21 Apr

Grenouilles and escargots

What is it with some Brits, and indeed other rather squeamish individuals, and snails and frogs’ legs? I do want to understand what their aversion to those morsels of delicacy is. Snails have been part of British culinary tradition for a long time, from the Mendip wall fish to the delicious chicken and snail pie I recently savoured at Marcus Wareing’s Gilbert Scott restaurant.

I do agree that their appearance does nothing for them, but bathed in garlic and parsley butter and stuffed back into their shells, they are simply delicious, even if they have a tendency to ‘explode’ when in the oven. The same remark about appearances apply to les cuisses de grenouilles, of course, but is that a reason to shun them? Or is it the thought of the animal at the source of your meal? Once again, once they are swimming in a soft cream sauce, and bejewelled in parsley, I find them difficult to resist.

So, are we talking about food phobias versus food education, here? I have recently learnt to appreciate oysters, putting a long-standing weariness of these odd bivalves behind me. I therefore don’t believe that what has not been learnt in infancy is never to be conquered later on in life. So be brave. You never know, you might get converted.

 

GRENOUILLES ET ESCARGOTS

Je ne saurai jamais pourquoi certains Britanniques, sans compter d’autres individus, sont si facilement dégoûtés par les escargots et les cuisses de grenouilles. Pourtant, je voudrais bien comprendre pourquoi ils ne peuvent pas souffrir ces petits délices. Les escargots font partis du canon culinaire britannique depuis longtemps, comme en témoignent les “poissons de mur” des collines du Mendip et la délicieuse tourte au poulet et escargots récemment appréciée au Gilbert Scott, le restaurant de Marcus Wareing.

Je dois bien avouer qu’ils ne sont pas très jolis à voir, mais une fois enfoncés dans leur coquille et baignés de beurre à l’ail et au persil, ils sont tout simplement délicieux, même s’ils ont tendance à ‘exploser’ dans le four.  On peut bien sûr en dire autant au sujet des cuisses de grenouilles, mais est-ce là une raison pour les éviter? Est-ce l’idée de l’animal à l’origine de votre repas qui est repoussante? Là aussi, une fois qu’elles nagent dans leur sauce à la crème, décorées de persil, je les trouve irrésistibles.

Parlerions-nous ici du débat entre phobies et éducation en matière de nourriture? Tout récemment, j’ai appris à apprécier les huîtres, laissant loin derrière moi une méfiance presque innée pour ses curieux bivalves. C’est pourquoi je ne crois pas que ce qui n’a pas été inculqué en enfance ne peut pas être conquis plus tard, à l’âge adulte. Alors courage, on ne sait jamais, vous pourriez être convertis.