03 Aug

UN DÎNER AU GEORGE & DRAGON

La semaine dernière, j’ai fêté mon anniversaire, un peu en retard, en allant au restaurant avec mon mari. C’était la première fois en un an, et laissez-moi vous dire que je n’ai pas été déçu. Pour cette occasion doublement spéciale (anniversaire et première sortie), nous sommes retournés au George and Dragon, un pub et restaurant avec chambres à West Wycombe. C’est un super resto, qui est tenu de main de maître par Arnaud Stevens, un chef que je connais depuis des années, après notre “rencontre” sur Instagram grâce à notre prénom commun.

Dinner at the George & Dragon Last week, I celebrated my birthday, somewhat late, by going to the restaurant with my husband. It was the first time in a year, and let me tell you that I was not disappointed. For this doubly special occasion (birthday and first outing), we went back to the George and Dragon, a pub and restaurant with rooms in West Wycombe. It’s a great restaurant, which is admirably lead by Arnaud Stevens, a chef I have known for years, after “meeting” him on Instagram thanks to our common first name.

Cette fois-ci, Arnaud s’était allié à son ancien protégé Aaron Harris, devenu grand, pour recréer des plats mythiques du menu de leur restaurant, Sixty-One, à Londres. Alors qui pourrait passer à côté de cette réunion ? Pas moi, et dès les dates communiquées sur les médias sociaux, j’ai appelé pour réserver notre table, sans me soucier de lire le menu. J’ai encore une fois fait confiance à Arnaud et Aaron, car je savais que nous allions nous régaler. 

This time, Arnaud found an ally in his former protégé Aaron Harris, now flying solo, to recreate mythical dishes from the menu of Sixty-One, their restaurant in London. So who would let this reunion pass unacknowledged? Not me, and as soon as the dates were announced on social media, I called to book our table, without even looking at the menu. I trusted Arnaud and Aaron, as I knew we were going to love it. 

Et comment ! Tartelette de boeuf, verrine de crabe et sa brioche, poulet succulent et sa laitue braisée, tartelette au citron en pré-dessert et un dome aux trois chocolats pour terminer, sans parler de la madeleine légère comme un nuage pour accompagner le café. Tout cela servi avec grâce et gentillesse par Caroline et Laura, qui complètent une équipe hors-pair. Ce fut un repas comme je les aime, sans façons, mais parfait dans tous les détails. 

And how ! Beef tartlet, crab bisque and its brioche, succulent chicken with braised lettuce, lemon tartlet as a pre-dessert and a three-chocolate dome to finish with, not to mention the light-as-a-cloud madeleine that came with coffee. All this served with grace and kindness by Caroline and Laura, who complete this amazing team. This was a meal after my own heart, without fuss, but perfect in all its details. 

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que je prévois déjà un retour chez Arnaud (toujours avec Aaron) pour la fin du mois d’août, vu que deux dates ont été annoncées, ainsi que le menu, qui promet d’être encore meilleur que le premier, si c’est possible. Cette fois, le poisson sera à l’honneur, et le reste me donne l’eau à la bouche rien que d’y penser. Je pense également faire découvrir la cuisine d’Arnaud à mes voisins, histoire de partager un bon moment avec des gens très sympa. 

You will therefore not be surprised if I tell you that I am already planning a return trip to Arnaud’s (still with Aaron) for the end of August, as two more dates have been announced, as well as another menu, which promises to be even better than the first, if that’s possible. This time, fish will feature prominently, and just by reading about them, the other dishes whet my appetite. I also think I will help my neighbours discover Arnaud’s cuisine, just to share a great time with very nice people. 

Il ne me reste donc plus qu’à attendre ce deuxième repas avec grande impatience, en comptant les jours, si ce n’est les heures. Je pense que nous avons toutes et tous en mémoire un repas comme celui de la semaine dernière. L’ambiance, le menu, la compagnie, tout contribue à former des souvenirs olfactifs et gustatifs qui restent avec nous pour longtemps. Alors j’espère que vous allez me faire plaisir et me raconter une de vos experiences. Je vous attends en commentaires, ou sur Twitter et Instagram. A bientôt !

All that is left for me to do is eagerly wait for this second meal, counting the days, if not the hours. I think that we all have in our memories a meal like last week’s. The ambiance, the menu, the company, it all helps forming memories filled with tastes and smells which stay with you for a long time. So I hope that I will have the pleasure to read about one of your experiences, here in the comments or on Twitter and Instagram. See you soon ! 

13 Jul

LES MADELEINES

Comme j’adore ces petits gâteaux en forme de coquilles et leur goût subtil. Raffiné, en fait. Somme toute, ils sont une petite gourmandise toute simple, mais bel et bien présente dans notre conscience collective. Un peu grâce à Marcel Proust, bien sûr, qui décrit parfaitement les sensations et sentiments évoqués par le parfum d’une madeleine trempée dans une tasse de thé. Le symbole même du pouvoir du goût et des odeurs à rappeler les souvenirs. Mais d’où nous viennent les madeleines ?

Madeleines  How I love these little shell-like cakes and their subtle taste. Refined, actually. All in all, they are simple little treats, but well and truly present in our collective consciousness. A little bit thanks to Marcel Proust, of course, who perfectly describes the sensations and sentiments brought up by the taste of a madeleine dipped in a cup of tea. The very symbol of the power of taste and smell to bring back memories. But where do madeleines come from ?

Il est généralement accepté qu’elles viennent de Lorraine, où, lors d’un banquet donné par le Duc Leszczynski, la jeune Madeleine surprit les invités avec une recette de famille après que le chef pâtissier abandonna son poste à la dernière minute. Le duc, très impressionné, insiste alors et ordonne que ces gâteaux, fondant dans la bouche, soient nommés en son honneur. Légende ou pas, la ville de Commercy, où se passe cette histoire, est depuis ce temps célèbre à travers le monde.

It is widely accepted that they come from Lorraine, where, during a banquet given by Duke Leszczynski, young Madeleine surprised the guest with a family recipe after the pastry chef abandoned his post at the last minute. The Duke, impressed, insists that these melt in the mouth cakes be named after her in her honour. Legend or truth, the town of Commercy, where this story takes place, has since then been famous throughout the world.

En 1874, un décret est passé, qui autorise des vendeuses de madeleines à en vendre de pleins paniers sur les quais de la gare, un arrêt entre Paris et Strasbourg. Il est donc plutôt normal que cette ville de la région Grand-Est soit toujours le centre de la production de la vraie madeleine, et je dois dire que si vous m’en offriez une boîte, je vous en serais très reconnaissant ! Cela dit, j’adore en faire moi-même en suivant la recette de Ginette Mathiot, qui préconise un moule en métal pour le meilleur résultat.

In 1874, a decree is passed, authorising the sale of basketfuls of cakes to be sold on the platform of the station, a stop on the Paris to Strasburg line. It is therefore rather a given that this town in the Grand-Est region is still a centre for the production of the true madeleine, and I must say that if you were to offer me a box of them, I would thank you forever ! This being said, I love to make them myself, following Ginette Mathiot’s recipe, which recommends a metal tin for the best results. 

Mais qu’en est-il de la forme caractéristique des madeleines ? Une autre légende pose l’origine des gâteaux dans les mains de pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle, et donc en forme de coquille, symbole bien connu du pèlerinage. Mais en tout cas, ce qui ne change pas, ce sont les ingrédients : farine, œufs, sucre et beurre, avec parfois un peu de vanille, ou un zest de citron ou d’orange. 

But what about the characteristic shape of madeleines ? Another legend drops the origin of the cakes in the hands of pilgrims on the way to Santiago de Compostela, and therefore shaped like a shell, well-known symbol of the pilgrimage. But what doesn’t change are the ingredients : flour, eggs, sugar and butter, with sometimes a little bit of vanilla, or the zest of a lemon or an orange.

Une fois que vous aurez perfectionné votre recette, tout un monde de variantes s’offre à vous : les madeleines s’adaptent à tous les goûts, en passant de la lavande au chocolat, alors n’hésitez pas à faire quelques expériences. Et surtout, n’oubliez pas de tout me raconter sur Twitter et Instagram, ou en me laissant un commentaire sur cet article. Qui sait, une fois la recette des madeleines maîtrisée, vous pourrez toujours essayer les cannelés de Bordeaux, alors dites-moi si vous voulez en savoir plus. A bientôt !

Once that you will have perfected your recipe, a whole world of variants becomes yours : madeleines can adapt to all tastes, going from lavender to chocolate, so don’t hesitate to experiment a little. And above all, don’t forget to tell me everything on Twitter or Instagram, or by leaving me a comment on this post. Who knows, once you’ve mastered madeleines, you could try Bordeaux cannelés, so tell me if you want to know more. See you soon !  

25 May

LA PITCHOUNE

En rangeant un peu et en faisant le tri des choses à jeter avant le Jour-J, je suis tombé sur un magazine qui parle de toutes sortes de choses concernant la France. Un article en particulier m’a interpelé, qui parlait de la Pitchoune, la maison de vacances de Julia Child, la célèbre Américaine qui a donné le goût de la cuisine française à ses compatriotes. Située au cœur de la Provence, cette modeste maison résonne à nouveau aux sons de la préparation de petits plats, que j’imagine succulents.

La Pitchoune Tidying up a little and sorting things out before D-Day, I stumbled upon a magazine talking about all sorts of things about France. One article in particular stopped me in my tracks, that talked about la Pitchoune, the holiday home of Julia Child, the famous American who taught her compatriots how to appreciate French cooking. Situated in the heart of Provence, this modest house again rings with the sounds of the preparation of many dishes, which I imagine to be succulent.

C’est désormais un couple, américain lui aussi, qui réside à la Pitchoune. Ce qui est très intéressant, c’est qu’eux aussi s’intéressent de près à la cuisine et offrent des cours à tous ceux et celles qui viennent en Provence à la recherche de Julia. Les recettes, d’après ce qu’en dit l’article, sont variées, et pas forcément fidèles à l’esprit de Madame Child, car les profs se sont vite rendu compte que certains de leurs élèves avaient du mal à la reproduire une fois retournés au bercail.

These day, it is a couple, Americans too, who reside at la Pitchoune. What is very interesting, is that they too are interested in cooking and offer lessons to all those who come to Provence looking for Julia. The recipes, from what the article says, are varied in nature, and not necessarily faithful to Madame Child’s spirit, as the teachers quickly realised that some of their students struggled to reproduce them once back home.

J’ai déjà parlé dans ces lignes de mon affection pour Julia Child et pour ses programmes de cuisine télévisés, qui ont beaucoup fait pour faire connaître la cuisine française à un public américain qui n’avait jamais été exposé à ses classiques. Si vous ne les avez jamais vus, je vous conseille de regarder les programmes télévisés de la grande (à tous les sens du terme) dame.

I have already written about my affection for Julia Child and for her TV cookery shows, which did a lot to popularise French cuisine amongst an American public who had never been exposed to its classics. If you have never seen them, I can recommend you watch the televised programmes of the tall dame. 

Apprendre à cuisiner grâce à ces programmes est une chose, mais faire un séjour à la Pitchoune pour faire la même chose en est une autre ! Je pense que j’aimerais bien rentrer dans cette cuisine qui sent bon la Provence, pour préparer de bons petits plats. Je vois sur les photos de l’article que les nouveaux propriétaires ont gardé le panneau à trous où Julia accrochait tous ses ustensiles et toutes ses poêles et casseroles. Un petit détail, me direz-vous, mais un détail qui compte. 

Learning to cook thanks to these progeammes is one thing, but to stay at la Pitchoune to do the same thing is totally different ! I think I would love getting into that kitchen, rich in the smells of Provence. On the pictures in the article, I can see that the new owners kept the peg board where Julia hung all her utensils and all her pots and pans. A detail, I hear you say, but an important one. 

En pensant aux programmes télévisés de Julia Child, je pense aussi à toutes les autres émissions de cuisine que je regarde, de la Pioneer Woman à Nigella Lawson. Il m’arrive même de préparer quelques repas en suivant les recettes vues à la télé. Alors je me demande si c’est aussi le cas pour vous ? J’aimerais bien savoir si vous aussi vous aimeriez suivre des cours de cuisine, et si vous aussi vous préparez de petits plats après avoir été inspiré par une émission de télé. Dites-moi tout, et à bientôt !  

Thinking about Julia child’s TV programmes, I also think about all the other cooking shows I watch , from the Pioneer Woman to Nigella Lawson. I sometimes prepare meals following recipes seen on TV. So I am wondering if you do the same ? I would love to know if you too would like to get cooking lessons, and if you too prepare nice dishes after being inspired by a TV programme. Tell me everything, and see you soon ! 

08 Sep

JE FAIS LE MIEN

J’adore cette période de l’année, vous le savez, chers amis et lecteurs, et j’ai déjà écrit plusieurs articles sur l’automne. J’espère pourtant que vous me pardonnerez cet article de la semaine, dédié à cette saison. Cette fois-ci, cependant, j’ai une bonne raison de vous importuner encore une fois avec le même sujet: les noisettes. Les noisetiers autour de la maison commencent à se débarrasser de leurs fruits, et je me dépêche de les ramasser avant que les écureuils ne les mangent ou ne les enterrent tous.

I’m making my own I love this period of the year, as you know, dear friends and readers, and I have already written several posts on autumn. Indeed I hope that you will forgive me this week’s article, dedicated to this season. This time, however, I have a good reason to bother you once more about the same topic: hazelnuts. The trees around the house are starting to shed their fruits, and I am hurrying to collect them before the squirrels eat them or bury them all. 

Une fois les noisettes recueillies, je pourrais bien sûr les garder au sec et les déguster dans les quelques prochains mois, mais je suis très impatient, alors je suis sur le chemin de guerre pour des recettes. J’ai déjà trouvé deux ou trois gâteaux et une tarte au chocolat qui utilisent des noisettes sous plusieurs formes, mais la recette que je préfère pour le moment, c’est celle d’une pâte au chocolat et aux noisettes, pour remplacer celle produite commercialement que vous connaissez sûrement. 

Once the hazelnuts are gathered, I could of course keep them dry and appreciate them in the next few months, but I am very impatient, so I am on the warpath for recipes. I have already found a couple of cakes and a chocolate tart which use hazelnuts under several forms, but my preferred recipe for the moment is one for a chocolate and hazelnut paste, to replace the one commercially produced, that you will I’m sure know. 

Alors j’ai fait des recherches, et je peux vous dire que si vous voulez des recettes pour la-dite pâte, vous en trouverez des douzaines. Après mûre réflexion, j’en ai choisi une qui ne contient que cinq ingrédients. Ça n’est pas que je cherchais une recette très facile (je n’ai pas peur des plus compliquées !), mais celle-là me plaît car ses ingrédients sont naturels et que, une fois fini, le résultat peut se conserver hors du frigo. 

So I did some research, and I can tell you that if you want a recipe for said paste, you will find dozens of them. After thinking hard, I chose one that contains only five ingredients. It’s not that I was looking for an easy recipe (I’m not afraid of more complicated ones!), but I like this one because the ingredients are natural and because the result, once finished, can be kept out of the fridge.

Je ne sais pas si comme moi vous aimez profiter des cadeaux que nous fait la nature, mais je suis très content, et pas peu fier, de pouvoir créer quelque chose, ma foi assez sain, sans trop d’effort. En plus, l’ingrédient principal de ma pâte aux noisettes est gratuit, ce qui me fait très plaisir. Les autres ingrédients, quant à eux, m’attendent sagement dans le placard. Il ne me reste plus qu’à casser deux cents noisettes !

I don’t know if like me you like to take advantage of the presents that nature gives you, but I am very happy, and not a little proud, to be able to create something, which is rather healthy, without too much effort. On top of it, the main ingredient of my hazelnut paste is free, which pleases me most. The other ingredients, as far as they are concerned, are waiting patiently in the cupboard. All I have to do is break two hundred hazelnuts!

Alors, comment ça se passe chez vous ? Est-ce que vous aussi vous aimez préparer des choses à partir d’ingrédients que la nature nous donne ? Peut-être aimez-vous en faire cadeau à ceux et celles qui vous sont chers/chères ? Je suis toujours à la recherche de bonnes idées, alors j’espère que vous n’hésiterez pas à me laisser vos recommandations en commentaire. En attendant, à la semaine prochaine !

So, what is it like at home ? And do you like to prepare things from ingredients nature gives you ? Maybe you like to gift them to all your loved ones ? I am always looking for good ideas, so I hope that you will not hesitate to leave me your recommendations in a comment. Meanwhile, see you next week !

09 Apr

DES COBAYES

Pas de panique, les gens, surtout ceux et celles d’entre vous qui n’aiment pas particulièrement ces rongeurs. Je ne veux pas non plus vous parler des cobayes médicaux. Je veux vous parler aujourd’hui de ces gens qui sont volontaires pour essayer de nouvelles choses pour la première fois: je vous parle ici de mes invités, qui sont parfois il est vrai ‘victimes’ de mes expérientations culinaires. 

Don’t panic, people, especially those of you who don’t particularly like these rodents. I don’t mean either to talk to you about medical guinea pigs. I want to talk to you today of these people who volunteer to try new things for the first time: I am talking here of my guests, who, it is true, fall sometimes ‘victim’ to my culinary experiments.

Voyez-vous, j’aime assez souvent essayer de nouvelles recettes sur mes invités, au grand dam de Monsieur tALK, qui lui pense que je devrais me la couler douce et servir à mes amis des plats dont j’ai le secret, et que je pourrais produire les yeux fermés. Mais je vous le demande: où est le plaisir à faire ça comme ça? Pourquoi ne pas plutôt ressentir un petit frisson d’inquiétude (et un peu de fierté aussi, il faut bien l’avouer) à servir un plat pour la première fois?

You see, I quite like to try new recipes on my guests, much to the dismay of Monsieur tALK, who for his part thinks that I should take it easy and serve my friends dishes I know the ins and outs of, and that I could produce in my sleep. But let me ask you: where is the pleasure in doing so? Why not rather feel this little frisson of worry (and quite a bit of pride, let’s face it) when serving a dish for the first time?

Alors je me lance souvent dans de petites aventures en cuisine, surtout en ce qui concerne les desserts, car j’aime bien essayer de nouveaux gâteaux, par exemple. Mais c’est là un risque calculé, car la pâtisserie se rapproche plus d’une science exacte que de l’alchimie. Pour les plats de viande, de poisson ou végétariens, je me contente, quand j’en prépare un pour la première fois, de suivre à la lettre la recette. Ça n’est que quand j’inscris ces plats à mon répertoire que je me permets d’adapter, de substituer, de réduire ou d’augmenter. 

So I often launch myself into little adventures in the kitchen, especially as far as desserts are concerned, because I like to try new cakes, for example. But it is here a calculated risk, as baking is closer to an exact science than it is to alchemy. For meat, fish or vegetarian dishes, I simply, when I prepare one of them for the first time, follow the recipe to the letter. It is only when I add these dishes to my repertoire that I take the liberty to adapt, substitute, reduce or augment. 

Alors si jamais vous vous trouvez dans les parages et que vous n’avez pas froid aux yeux, que vous voulez parler un peu français et boire un verre (ou deux!), faites moi signe et installez-vous à table. Mais seulement si vous n’avez pas peur d’être un de mes cobayes! 

So if by any chance you are ever in the vicinity, and that you don’t know fear, that you want to speak a little French and have a drink (or two!), get in touch and sit yourself down. But only if you’re not scared to be one of my guinea pigs!

15 Oct

LA CUISINE BRITANNIQUE

La semaine dernière, j’ai demandé à mes abonnés sur Twitter de me donner des idées au sujet de nouveaux articles pour ce blog, et j’ai immédiatement reçu un message me demandant de parler de la cuisine britannique, du point de vue d’un français qui aime bien cuisiner et manger, et qui habite en Grande-Bretagne depuis maintenant plus de 21 ans.

Quand je suis arrivé en Ecosse, en 1997, il est vrai que je ne connaissais rien à la cuisine de ce pays en général. Et ça n’est pas les Mars frits et les fish and chips qui m’ont appris à apprécier les aspects les plus fins de ce que la Grande-Bretagne avait à offrir en matière d’arts culinaires. En tant qu’étudiant, je n’avais également pas les moyens d’aller voir ce que les restaurants étoilés chez Michelin proposaient.

A l’époque, on me demandait souvent ce que, en tant que français, je trouvais de mangeable au Royaume-Uni, l’implication étant qu’on mangeait mal ici. Viande bouillie, légumes trop cuits, pain et fromages inférieurs, vous voyez ce que je veux dire. Le pire, c’est que même aujourd’hui j’entends la même chose quand je vais en France: “Vous vivez en Angleterre? Vous devez être content de rentrer à la maison en France pour bien manger!”

Qu’est-ce que ça m’agace, cette étroitesse d’esprit! Tout d’abord, je ne ‘rentre’ pas en France, j’y vais pour des visites plus ou moins régulières avant de rentrer chez moi, en Angleterre. Ensuite, je suis fatigué de ce discours, alors je vais y mettre mon grain de sel. Alors accrochez votre ceinture! 

On mange très bien dans mon pays, bien mieux que dans beaucoup de restaurants français où plus de la moitié des plats ne sont plus préparés sur place. Produits de saison, préparés et servis avec soin, viandes et poissons de premier choix, techniques anciennes et nouvelles, les chefs britanniques nous dorlotent, et ce depuis longtemps.

Alors à tous ceux qui pensent encore qu’on mange mal ici: vous avez tort. Tout simplement. Mais comme vous avez le droit de ne pas être d’accord, dites-moi si je raconte n’importe quoi!

British cuisine.  Last week, I asked my followers on Twitter to give me some ideas about new posts for this blog, and I immediately received a message asking me to talk about British food, from the point of view of a Frenchman who likes to cook and eat, and who’s now been living in Great-Britain for over 21 years.

When I arrived in Scotland, in 1997, it is true that I knew nothing about the food in this country in general. And it is not deep-fried Mars bars and fish and chips that taught me how to appreciate the finer aspects of what Great-Britain had to offer as far as the culinary arts were concerned. As a student, I also did not have the means to go and have a look at what Michelin star-studded restaurants were offering.

At the time, I was often asked what, as a Frenchman,  I found edible in the UK, the implication being that people ate badly here. Boiled meat, overcooked vegetables, inferior bread and cheeses, you know what I am talking about. And what is worse is that even today I hear the same thing when I go to France: “You live in England? You must be so happy to come home to France and eat well!”

Oh, how this narrow-mindedness annoys me! First of all, I don’t ‘come home’ to France, I go there for more or less regular visits before coming home, to England. Second, I am tired of this way of thinking, so I’m going to add my grain of salt. So fasten your seatbelt!

We eat very well in my country, a lot better than in a lot of French restaurants, where more than half the dishes are no longer prepared on the premises. Seasonal products, prepared and served with care, premium meat and fish, ancient and new techniques, British chefs pamper us, and have been for a while.

So to all of those who still think that we eat badly here: you’re wrong. It’s that simple. But as you have the right to disagree, let me know if I’m talking rubbish!

12 Sep

Church teas

On a lovely sunny Sunday, a couple of weeks ago, it was my turn to host the Hambleden Church Teas. All through the summer season, from May to October, every Sunday afternoon, local residents bake and sell cakes for the church funds. At 50p for a cup of tea and £1.50 for a piece of home-made cake, it is always popular with locals, but also with the numerous walkers and cyclists going through this charming village.

Superbly supported by Penny, and with the invaluable help of Julia, who had baked six cakes to help me out, I am happy to report that we sold out of cakes in three hours and added nearly £300 to the kitty, a result for which I am very proud! There is also something incredibly satisfying about seeing complete strangers queue up to purchase your baked goods. My far breton, walnut tart and chocolate marble cake just disappeared.

Even if it was my first time, I had dared do things a little differently, as I had decided to introduce some savoury dishes in the mix of the traditional cakes. That very morning, I had prepared my version of a quiche lorraine, and two of my favourite offerings: a ham and olives cake parisien and a tuna loaf. The latter wasn’t a frank success at the event, but got gobbled up that evening back at home!

Everything else went, and everyone thought the savoury additions a good idea. I was particularly pleased with a group of walkers who all came back for seconds (thank you, guys!). So, as you can guess, dear friends and readers, I shall put my name forward for another turn next summer, and I hope to see you there!

 

LES GOUTERS DE L’EGLISE

Par un beau dimanche ensoleillé, il y a une quinzaine de jours, c’était mon tour de m’occuper du goûter de l’église à Hambleden. A travers tout l’été, de mai à octobre, tous les dimanches après-midis, les résidents locaux préparent et vendent des gâteaux pour les fonds de l’église. A 50p pour une tasse de thé et une livre cinquante pour une part de gâteau fait maison, c’est une occasion toujours populaire avec les indigènes, mais aussi avec les nombreux randonneurs et cyclistes qui traversent ce charmant village.

Admirablement soutenu par Penny, et avec l’aide très précieuse de Julia, qui avait fait six gâteaux pour m’aider, je suis très heureux de pouvoir vous dire qu’on a tout vendu en trois heures, et ajouté presque 300 livres à la caisse, un résultat dont je tire une grande fierté! Il y a aussi quelque chose d’incroyablement satisfaisant à voir de complets étrangers faire la queue pour acheter vos créations pâtissières. Mon far breton, ma tarte aux noix et mon gâteau marbré ont simplement disparu.

Même si c’était ma première fois, j’avais osé faire les choses un peu différemment, vu que j’avais décidé d’introduire des plats salés au milieu des gâteaux traditionnaux. Ce matin-là, j’avais préparé ma version d’une quiche lorraine, et deux de mes offrandes préférées: un cake parisien jambon-olives, et un pain de thon. Ce dernier ne fut pas un franc succès pendant la vente, mais fut dévoré le soir-même à la maison!

Tout s’est bien passé, et tout le monde a pensé que les plats salés étaient une bonne idée. Un groupe de randonneurs m’a particulièrement fait plaisir, à revenir pour une deuxième part (merci, les gars!). Et donc, comme vous pouvez vous en douter, chers amis et lecteurs, je me porterai volontaire pour un autre weekend l’été prochain, et j’espère vous y voir!

19 Dec

A guilty pleasure on TV

It’s confession time again, and this time, my thoughts have turned to the television. As I am typing this, an American cooking programme is showing on the Food Network and I am transfixed. The Pioneer Woman is on, and I simply have to watch her cook her way through a very American repertoire for her family, her friends and all the ranch workers. As she puts it, she lives in the middle of nowhere, on a huge cattle ranch, with her husband and four kids, and she cooks a lot.

Nothing is low fat or sugar free, and I am sure Mrs. Drummond will not mind me saying that it is not very sophisticated cuisine she is preparing day in, day out, but I simply admire her for the way she provides for her kin. She cooks with love and shops in bulk, goes for easy soups and amazing-looking burgers, uses a lot of infamous plastic cheese and goes Tex-Mex a lot. And yet I like her, because she does it all with great integrity and a lovely manner: she makes no excuses about cooking what her family likes to eat, and I love that. So here’s to you, Pioneer Woman!

The other American food programme that has me transfixed is called The Barefoot Contessa, which is the screen name of Ina Garten, a former White House employee. She also cooks American fare, and is equally fascinating. But here the comparison between the two ends, as the Contessa lives, cooks and entertains differently, in a famous posh part of the East coast of America, not in the wild wild West.

 

PETIT PLAISIR A LA TELE

C’est encore une fois l’heure des confessions, et cette fois, mes pensées se tournent vers la télévision. Alors même que j’écris, je regarde un programme de cuisine américaine sur la chaîne Food Network, et je suis fasciné. C’est The Pioneer Woman, et je dois simplement la regarder préparer des plats de son repertoire américain pour sa famille, ses amis et tous les employés du ranch. Comme elle le dit elle-même, elle habite au milieu de nulle part, dans un énorme ranch à bétail, avec son mari, ses quatre mômes, et elle fait beaucoup à manger.

Ça n’est pas de la cuisine légère ou sans sucre, et Mme Drummond ne m’en voudra pas si je dis que ça n’est pas très sophistiqué non plus, ce qu’elle fait tous les jours, mais je l’admire tout simplement pour la façon dont elle s’occupe de sa couvée. Elle fait la cuisine avec amour, les course en gros, choisit des soupes simples et des burgers ahurissants, utilise plein de fameux fromage-plastique et va du côté Tex-Mex assez souvent. Et pourtant, je l’aime bien, parce qu’elle le fait avec intégrité et agréablement: elle ne s’excuse pas du fait qu’elle cuisine ce que sa famille aime manger, et j’aime ça. Alors à la vôtre, Pioneer Woman!

L’autre programme américain qui me fascine s’appelle The Barefoot Contessa (la Comtesse aux Pieds Nus), le nom de plume d’Ina Garten, ancienne employée à la Maison Blanche. Elle aussi a un répertoire très américain, et est tout aussi fascinante. Mais là s’arrête la comparison, vu que la comtesse habite, cuisine et reçoit différemment, dans une région très chic de la côte est des Etats-Unis, pas au Far West.

07 Sep

Family secrets

Relax, I’m talking about family recipes here… This is a respectable blog, I’ll have you know! We all have favourite recipes, and some of them might even be treasured heirlooms, coming from fifteen generations back. Ok, maybe not that old, but it doesn’t mean they are not cherished.

My late maternal grandmother was a good French cook. Nothing too fancy, no high cuisine there, but robust, tasty dishes and desserts from her home region, Brittany, and her adopted home, Burgundy. That said, she could turn her hands to most things, and her cakes and tarts were things of beauty. What I am trying to say is that my grandma was more than good, she was a great cook.

She used to rear her own poultry and rabbits, and I was used to the ‘from pen to plate’ ethos of her cooking. Her roast chicken and ‘lapin en sauce’ were legendary. Coupled to the fresh produce from my grandpa’s garden, those made for fantastic family meals. One of our favourite starters was a fantastic rice salad with bits and bobs in it (that one is not quite a guarded secret, but we might come back to it later!), followed by a roast chicken with a potato gratin and maybe some green beans . Dessert was always a big deal, as my grandma loved to bake. Her cinnamon tart was amazing (I still can’t do pastry lattice like hers to put on top), and her chocolate cake… Well, that one is a family secret. And there was also an elaborate (in its preparation) gâteau basque, best kept for afternoon tea, as it wasn’t the most delicate of her confections and would not be enjoyed after a good meal!

My two favourite desserts are Grandma Dabet’s far breton, which regular readers will already know, and her marquise au chocolat, a fridge cake served with home-made crème anglaise. This one is quite rich and a total treat, but I can already let it slip that this will be the alternative dessert for the Christmas celebrations at ALK HQ…

 

DES SECRETS DE FAMILLE

Relax, je vous parle de recettes de famille… N’oublions pas que mon blog est bien sous tout rapport! Nous avons tous nos recettes préférées, et certaines d’entre elles font parfois partie d’un long héritage, qui nous suit depuis quinze générations. Ok, peut-être pas depuis aussi longtemps, mais ça ne veut pas dire qu’on n’y tient pas tout autant.

Ma grand-mère maternelle, qui vient de nous quitter, était bonne cuisinière. Rien de très compliqué, pas de haute cuisine, mais des plats robustes et goûtus et des desserts de sa région natale, la Bretagne, ou de sa région d’adoption, la Bourgogne. Cela dit, elle pouvait presque tout faire, et ses gâteaux et autres tartes étaient sublimes. Ce que j’essaye de vous dire, c’est que ma mémé était mieux que bonne cuisinière, c’était une super cuisinière.

Elle élevait ses volailles et ses lapins, et j’avais l’habitude de les voir passer de la basse-cour à la casserole. Son poulet rôti et son lapin en sauce étaient tous les deux légendaires. En y ajoutant les produits frais du jardin de mon grand-père, nous dégustions de délicieux repas de famille. Une de nos entrées préférées était une salade de riz fantastique avec des trucs et des machins dedans (la recette n’est pas secrète, mais on y reviendra sûrement!), suivie d’un poulet rôti avec un gratin de pommes de terre et peut-être quelques haricots verts . Le dessert était toujours un évènement, vu que ma mémé était également bonne pâtissière. Sa tarte à la cannelle était surprenante (je ne sais toujours pas faire les croisillons de pâte comme elle sur le dessus), et son gâteau au chocolat… Là, celui-là je le garde secret, pour le coup. On gardait un gâteau basque élaboré (dans sa préparation) pour le thé de cinq heures, vu qu’il n’était pas le plus léger de ses confections et n’était pas toujours apprécié à sa juste valeur à la fin d’un repas!

Mes deux desserts préférés qui me viennent de ma Mémé Dabet sont le far breton, que mes lecteurs assidus connaissent déjà, et sa marquise au chocolat, un dessert sans cuisson servi avec une tonne de crème anglaise maison. C’est un dessert riche et à manger avec modération, mais je peux vous confier qu’il sera le dessert un peu alternatif des célébrations de Noël au QG d’ALK…