22 Mar

LES SAUCES MÈRES

Après vous avoir parlé d’Auguste Escoffier, il me semble plutôt apte d’aborder un sujet qui, je le sais, vous passionnera. Vous vous souviendrez que le grand Auguste a codifié et modernisé les cuisines et le service dans les grands restaurants d’Europe, mais ce que vous ne savez peut-être pas qu’il a aussi écrit plusieurs ouvrages importants, dont un qui établit une liste de ce que l’on appelle les sauces mères, ces sauces qui peuvent être déclinées sous presque tous les goûts, et deviennent alors des sauces filles. Je vous les présente aujourd’hui. 

Mother sauces After telling you about Auguste Escoffier, it seems rather apt for me to tackle a subject which, I know for a fact, will fascinate you. You will remember that the great Escoffier codified and modernised both kitchens and service in Europe’s great restaurants, but what you may not know is that he also wrote several important books, one of which establishes a list of what is known as mother sauces, these sauces that can be declined for almost all tastes, and then becomes daughter sauces. Let me tell you about them today.

Les moins connues sont la sauce espagnole et le velouté. La sauce espagnole est une sauce brune, préparée avec un roux foncé, un bouillon (de bœuf ou de veau), et des tomates ou de la purée de tomates. La sauce grand veneur est dérivée de cette première sauce mère. Le velouté, comme son nom l’indique, est une sauce plus légère, faite à partir d’un bouillon léger et épaissie avec un roux blanc. J’ajouterai à cette liste la sauce tomate, qui a pour base un mirepoix et de la poitrine de porc salée, qui nous a donné la sauce bolognaise, entre autres. 

Lesser known sauces are the Spanish sauce and the velouté. A Spanish sauce is a brown one, prepared with a dark roux, stock (beef or veal), and tomatoes or tomato paste. The sauce grand veneur us derived from this first mother sauce. The velouté, as it name indicates (it means velvety), is a lighter sauce, made from a light stock and thickened with a white roux. I would add to this list the tomato sauce, which has a mirepoix as a base, with salted pork, which gave us Bolognaise sauce, amongst others. 

Avec sa base de roux blanc et de lait, peut–être la plus célèbre des sauces mères est la Béchamel, qu’on aromatise régulièrement à l’oignon, ou avec du thym ou de la noix de muscade. La Béchamel est utilisée dans de nombreuses cuisines autour du monde (une petite moussaka, ça vous dit ?) et a donné naissance à plusieurs sauces filles. En y ajoutant du fromage râpé, on la transforme en sauce Mornay, et en Soubise si on l’ajoute à des oignons revenus dans du beurre. Peu utilisée de nos jours (et c’est dommage), la sauce Nantua, une Béchamel au beurre d’écrevisse ou de homard, accompagne impeccablement les quenelles de poisson.

With its white roux and milk base, maybe the most famous of mother sauces is the Béchamel, which is regularly flavoured with onions, or with thyme or nutmeg. The Béchamel is used in many cuisines around the world (a little moussaka, anyone?) and has given birth to many daughters. Add some grated cheese, and you turn it into a Mornay sauce, and to a Soubise if you add onions sautéed in butter. Not often used these days (and what a pity), Nantua sauce, a Béchamel with crayfish or lobster butter added, impeccably accompanies fish quenelles

Les deux dernières sauces mères sont la hollandaise et la mayonnaise. Toutes les deux sont à base de jaune d’œuf (la première une émulsion chaude au beurre clarifié et la deuxième une émulsion froide à l’huile), et sont souvent aromatisées au jus de citron ou au vinaigre. Leurs sauces filles sont légion : béarnaise, paloise, choron ou noisette pour la hollandaise, et rémoulade, tartare ou encore gribiche pour la mayonnaise. Je dois bien avouer un faible pour la mayonnaise avec mes frites, ou encore une béarnaise avec un bon steak.

The last two mother sauces are the hollandaise and mayonnaise. Both have an egg yolk base (the former is a warm emulsion with clarified butter, the latter a cold emulsion with oil), and are often flavoured with lemon juice or vinegar. Their daughter sauces are many: béarnaise, paloise, choron or noisette for the hollandaise, and rémoulade, tartar or even gribiche for the mayonnaise. I must admit a certain weakness for some mayonnaise with my chips, or for a béarnaise with a good steak.

Escoffier n’est pas le seul chef de l’histoire à avoir catalogué les sauces mères, et la liste change parfois. Même si la grande (et grande) Julia Child la place fermement dans sa liste de sauces mères, la mayonnaise est parfois placée à l’écart, ce qui est pour moi un problème, car c’est ma préférée. Il ne me reste donc plus qu’à vous demander quelle sauce mère et sauce fille sont vos préférées, et à me faire le plaisir de passer me donner votre réponse sur Twitter, Instagram ou Facebook. A bientôt !

Escoffier is not the only chef in history to have cataloged the mother sauces, and the list sometimes changes. Even if the great (and tall) Julia Child places it squarely within the mother sauces list, mayonnaise is sometimes sidelined, which is a problem for me, as it is my favourite. All that is left for me to do is ask you which mother and daughter sauces are your favourites, and to give me the pleasure of reading your messages on Twitter, Instagram or Facebook. See you soon! 

09 Nov

OÙ MANGER ?

S’il y a une chose à dire à propos de la France, c’est que lorsque l’on veut manger quelque part, on a presque toujours l’ambarras du choix. A part le lundi, bien sûr, car beaucoup des établissement dont je voudrais vous parler cette semaine sont souvent fermés le lundi, comme le reste des commerces à travers le pays ! Ce que j’aime avec tous les endroits où l’on peut manger en France, c’est qu’il y en a un pour toutes les occasions, alors je vous propose de les passer en revue.

Where to eat ? If there is one thing to say about France, it is that when you want to eat somewhere, you almost have too much choice. Apart from on Mondays, of course, because a lot of the establishments I would like to tell you about this week are often closed on a Monday, just like a lot of other shops throughout the land ! What I like about all these places where you can eat in France is that there’s one for all occasions, so I offer you to have a look at the line-up.

Si vous voulez manger sur le pouce, ou avez simplement envie d’une petite gourmandise, il vous faut partir à la recherche d’une boulangerie, pour y trouver des viennoiseries (croissants, pains au chocolat, chaussons aux pommes, etc), ou d’une pâtisserie, pour tous les gâteaux et autres délicieuses confections aux fruits ou à la crème. Vous pouvez bien sûr vous arrêtez dans un café pendant la journée pour un café-crème et un croissant le matin ou un sandwich à l’heure du déjeuner. Dans l’après-midi, je préfère m’arrêter dans un petit salon de thé indépendant, si j’en trouve un ! 

If you want to eat on the go, or simply fancy a treat, you have to look for a boulangerie (bakery), to find pastries (croissants, pains au chocolat, apple turnovers, etc), or for a pâtisserie (cake shop), for all those cakes and other delicious fruity or creamy confections. You can of course stop in a café during the day, for a milky coffee and a croissant in the morning or a sandwich at lunchtime. In the afternoon, I love to stop in a small independent salon de thé (tearoom), if I can find one !

Si vous cherchez un repas plus consistant, surtout à midi ou le soir, les régions plus rurales vous offrent parfois une auberge, souvent attachée à des chambres d’hôtes. Elles sont maintenant rares, mais vous y trouverez des plats simples mais bons, et une atmosphère conviviale. En ville, vous serez rarement déçus si vous poussez la porte d’une brasserie ou d’un bistro, car on y sert des classiques de la cuisine française, et des vins et bières du coin. En plus, les prix y sont généralement (très) raisonnables.

If you are looking for a fuller meal, especially for lunch or dinner, more rural areas will sometimes offer an auberge (inn), often attached to a B&B. They are now quite rare, but you will find simple but good dishes there, and a friendly atmosphere. In town, you will rarely be disappointed if you push open the doors of a brasserie or of a bistro, because you will be served French cuisine classics, and local wines and beers. On top of that, prices are usually (very) reasonable.

Si vous cherchez un repas de qualité supérieure ou un service au top, avec nappe blanche et jolis couverts, vous pouvez bien sûr trouver un restaurant, du plus simple au trois étoiles Michelin. Vous y choisirez des plats à la carte, ou dans un menu fixe, ou même un menu dégustation, avec un vin pour chaque plat. Quant à moi, je suis toujours content de trouver une bonne crêperie, surtout en Bretagne. Mon choix ? Une galette, une crêpe, et une bolée de cidre. Ça peut vous paraître bizarre, mais c’est un de mes petits plaisirs. 

If you are looking for a superior quality meal or top service, with white tablecloth and pretty cutlery, you can of course opt for a restaurant, from a simple one to three Michelin stars. You can choose dishes à la carte or from a menu fixe, or even a tasting menu, with a different wine for each dish. As for me, I am always happy to find a good crêperie, especially in Brittany. What do I choose ? A galette (savoury) and a crêpe (sweet), and a bowlful of cider. It may look odd to you, but it’s one of the treats I love.

Je finirai cet article avec, bien sûr, quelques questions, auxquelles, je l’espère, vous répondrez sur Twitter, Facebook ou Instagram. Ou aimez-vous manger quand vous allez en France ? Choisissez-vous vos préférés avec soin, ou laissez-vous au hasard le choix de votre repas du jour ? Etes-vous plutôt restaurant sérieux ou brasserie sympa ? Et bien sûr, dites-moi ce que vous achetez toujours dans la première pâtisserie que vous trouvez ! A bientôt. 

I will finish this post with, of course, a few questions which, I hope, you will answer on Twitter, Facebook or Instagram. Where do you like to eat when you go to France ? Do you choose your favourites with care, or do you leave it to chance to find your meal for the day ? Are you more about serious restaurants or cool brasserie ? And of course, tell me what you always buy in the first pâtisserie you come across ? See you soon !

28 Sep

DE BONS PETITS PLATS

Je sens que l’automne est juste au coin de la rue, car j’ai envie de quelque chose d’autre que les salades et autres plats légers que j’ai appréciés tout l’été. Alors je pensais passer vous parler de quelques bons petits plats qui seront plus à l’aise sur ma table maintenant que les journées raccourcissent et que les températures baissent. Quand les matinées sont brumeuses, que les feuilles mortes sont craquantes, et que l’on doit allumer un feu dans la cheminée, je me mets aux fourneaux, et vous propose trois plats régionaux que j’adore.

Some nice dishes I feel that autumn is just around the corner, because I feel like eating something else than the salads and other light dishes I have been enjoying throughout the summer. So I thought I would drop by to talk to you about some nice dishes which will feel right on my table now that the days are getting shorter and that the temperatures are dropping. When the mornings are foggy, that the fallen leaves are crisp, and that you have to light a fire in the fireplace, I stand at the stove and offer you three regional dishes that I love.

Souvent considérée comme la reine des plats d’hiver, surtout par tous ceux et toutes celles d’entre vous qui aiment dévaler les pistes enneigées, la tartiflette se doit de figurer dans ma très courte liste. Inventé dans les années 80 pour promouvoir le reblochon, ce doux fromage de Haute-Savoie, ce plat à l’origine appelé péla dans la région utilise la variété de pommes de terre tartiflâ, d’où le nom, et est un savoureux mélange d’oignon, de lardons, de crème et de vin blanc, sans compter bien sûr un reblochon entier. Un plat riche, alors attention à la ligne !

Often considered as the queen of winter dishes, especially by those of you who like to speed down the snowy slopes, tartiflette had to figure on my very short list. Invented in the 1980s in order to promote reblochon, this soft cheese from Haute-Savoie, this dish originally called péla in the area uses a variety of potatoes called tartiflâ, hence its name, and is a delicious mix of onion, bacon, cream and white wine, without forgetting, of course, a whole reblochon wheel. A rich dish, so careful with your figure !

Je vous ai déjà parlé de mon goût prononcé pour une véritable choucroute garnie d’Alsace. Alors que les matinées frisquettes d’octobre s’annoncent, comment ne pas penser à s’asseoir devant un plat de choucroute, cuite dans un bon vin blanc de la région, et couronnée (en abondance !) de bons morceaux de porc, de succulentes saucisses et de pommes de terre cuites à la vapeur. Le tout bien sûr accompagné d’un vin sec du coin, un riesling par exemple, ou d’une bière locale bien fraîche.

I have already told you about my taste for a true choucroute garnie from Alsace. As the cold October mornings are getting close, how is it possible not to think about sitting down to a dish filled with sauerkraut, cooked in a good local white wine, and crowed (in abundance !) with good chunks of pork, succulent sausages and steamed potatoes. The whole thing, of course accompanied by a regional dry wine, a riesling for example, or a cold local beer. 

Finalement, le plat qui me vient en tête le plus souvent est une daube. Ces plats de viande en sauce sont communs à presque toutes les régions françaises, de par leur origine paysane, et tirent leur nom de la daubière, en plat rond en terre cuite. Ma préférée est la daube de bœuf provençale (j’utilise la recette d’Elizabeth David), qui allie le bœuf, les oignons, les carottes, les tomates et le vin rouge, plus quelques olives noires. Ce plat peut mijoter à feu doux pendant des heures, jusqu’à ce que la viande vous fonde dans la bouche. Un régal.

Finally, the dish that most readily pops into my head is a daube. These dishes of meat in a rich sauce are common to almost all French regions, thanks to their peasant origin, and draw their name from the daubière, a round earthenware dish. My favourite is daube of beef provençale (I use Elizabeth David’s recipe), which allies beef, onions, carrots, tomatoes and red wine, with a few black olives thrown in. This dish can simmer for hours, until the meat melts in your mouth. A triumph.

Avant d’aller préparer une de ces trois plats pour ce soir (je vous laisse deviner lequel !), je me dois de vous poser quelques questions. Avez-vous déjà dégusté une bonne tartiflette après une journée sur les pistes ? Une choucroute garnie entre amis en Alsace ? Ou une daube de bœuf après une bonne balade dans les collines de Provence ? Je voudrais également savoir quels sont les plats les plus populaires dans votre culture, ou votre pays, qu’il soit celui où vous êtes nés ou d’adoption. Dites-moi tout sur Twitter, Facebook ou Instagram. A bientôt !

Before I go prepare one of those dishes for tonight (I’ll let you guess which one !), I must ask you a few questions. Have you ever savoured a tartiflette after a day on the pistes ? A choucroute garnie with friends in Alsace ? Or a daube of beef after a good walk in the hills of Provence ? I would also love to know which dishes are the most popular in your culture, or your country, whether it be the one where you were born, or the one you adopted. Tell me everything on Twitter, Facebook or Instagram. See you soon ! 

03 Aug

UN DÎNER AU GEORGE & DRAGON

La semaine dernière, j’ai fêté mon anniversaire, un peu en retard, en allant au restaurant avec mon mari. C’était la première fois en un an, et laissez-moi vous dire que je n’ai pas été déçu. Pour cette occasion doublement spéciale (anniversaire et première sortie), nous sommes retournés au George and Dragon, un pub et restaurant avec chambres à West Wycombe. C’est un super resto, qui est tenu de main de maître par Arnaud Stevens, un chef que je connais depuis des années, après notre “rencontre” sur Instagram grâce à notre prénom commun.

Dinner at the George & Dragon Last week, I celebrated my birthday, somewhat late, by going to the restaurant with my husband. It was the first time in a year, and let me tell you that I was not disappointed. For this doubly special occasion (birthday and first outing), we went back to the George and Dragon, a pub and restaurant with rooms in West Wycombe. It’s a great restaurant, which is admirably lead by Arnaud Stevens, a chef I have known for years, after “meeting” him on Instagram thanks to our common first name.

Cette fois-ci, Arnaud s’était allié à son ancien protégé Aaron Harris, devenu grand, pour recréer des plats mythiques du menu de leur restaurant, Sixty-One, à Londres. Alors qui pourrait passer à côté de cette réunion ? Pas moi, et dès les dates communiquées sur les médias sociaux, j’ai appelé pour réserver notre table, sans me soucier de lire le menu. J’ai encore une fois fait confiance à Arnaud et Aaron, car je savais que nous allions nous régaler. 

This time, Arnaud found an ally in his former protégé Aaron Harris, now flying solo, to recreate mythical dishes from the menu of Sixty-One, their restaurant in London. So who would let this reunion pass unacknowledged? Not me, and as soon as the dates were announced on social media, I called to book our table, without even looking at the menu. I trusted Arnaud and Aaron, as I knew we were going to love it. 

Et comment ! Tartelette de boeuf, verrine de crabe et sa brioche, poulet succulent et sa laitue braisée, tartelette au citron en pré-dessert et un dome aux trois chocolats pour terminer, sans parler de la madeleine légère comme un nuage pour accompagner le café. Tout cela servi avec grâce et gentillesse par Caroline et Laura, qui complètent une équipe hors-pair. Ce fut un repas comme je les aime, sans façons, mais parfait dans tous les détails. 

And how ! Beef tartlet, crab bisque and its brioche, succulent chicken with braised lettuce, lemon tartlet as a pre-dessert and a three-chocolate dome to finish with, not to mention the light-as-a-cloud madeleine that came with coffee. All this served with grace and kindness by Caroline and Laura, who complete this amazing team. This was a meal after my own heart, without fuss, but perfect in all its details. 

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que je prévois déjà un retour chez Arnaud (toujours avec Aaron) pour la fin du mois d’août, vu que deux dates ont été annoncées, ainsi que le menu, qui promet d’être encore meilleur que le premier, si c’est possible. Cette fois, le poisson sera à l’honneur, et le reste me donne l’eau à la bouche rien que d’y penser. Je pense également faire découvrir la cuisine d’Arnaud à mes voisins, histoire de partager un bon moment avec des gens très sympa. 

You will therefore not be surprised if I tell you that I am already planning a return trip to Arnaud’s (still with Aaron) for the end of August, as two more dates have been announced, as well as another menu, which promises to be even better than the first, if that’s possible. This time, fish will feature prominently, and just by reading about them, the other dishes whet my appetite. I also think I will help my neighbours discover Arnaud’s cuisine, just to share a great time with very nice people. 

Il ne me reste donc plus qu’à attendre ce deuxième repas avec grande impatience, en comptant les jours, si ce n’est les heures. Je pense que nous avons toutes et tous en mémoire un repas comme celui de la semaine dernière. L’ambiance, le menu, la compagnie, tout contribue à former des souvenirs olfactifs et gustatifs qui restent avec nous pour longtemps. Alors j’espère que vous allez me faire plaisir et me raconter une de vos experiences. Je vous attends en commentaires, ou sur Twitter et Instagram. A bientôt !

All that is left for me to do is eagerly wait for this second meal, counting the days, if not the hours. I think that we all have in our memories a meal like last week’s. The ambiance, the menu, the company, it all helps forming memories filled with tastes and smells which stay with you for a long time. So I hope that I will have the pleasure to read about one of your experiences, here in the comments or on Twitter and Instagram. See you soon ! 

13 Jul

LES MADELEINES

Comme j’adore ces petits gâteaux en forme de coquilles et leur goût subtil. Raffiné, en fait. Somme toute, ils sont une petite gourmandise toute simple, mais bel et bien présente dans notre conscience collective. Un peu grâce à Marcel Proust, bien sûr, qui décrit parfaitement les sensations et sentiments évoqués par le parfum d’une madeleine trempée dans une tasse de thé. Le symbole même du pouvoir du goût et des odeurs à rappeler les souvenirs. Mais d’où nous viennent les madeleines ?

Madeleines  How I love these little shell-like cakes and their subtle taste. Refined, actually. All in all, they are simple little treats, but well and truly present in our collective consciousness. A little bit thanks to Marcel Proust, of course, who perfectly describes the sensations and sentiments brought up by the taste of a madeleine dipped in a cup of tea. The very symbol of the power of taste and smell to bring back memories. But where do madeleines come from ?

Il est généralement accepté qu’elles viennent de Lorraine, où, lors d’un banquet donné par le Duc Leszczynski, la jeune Madeleine surprit les invités avec une recette de famille après que le chef pâtissier abandonna son poste à la dernière minute. Le duc, très impressionné, insiste alors et ordonne que ces gâteaux, fondant dans la bouche, soient nommés en son honneur. Légende ou pas, la ville de Commercy, où se passe cette histoire, est depuis ce temps célèbre à travers le monde.

It is widely accepted that they come from Lorraine, where, during a banquet given by Duke Leszczynski, young Madeleine surprised the guest with a family recipe after the pastry chef abandoned his post at the last minute. The Duke, impressed, insists that these melt in the mouth cakes be named after her in her honour. Legend or truth, the town of Commercy, where this story takes place, has since then been famous throughout the world.

En 1874, un décret est passé, qui autorise des vendeuses de madeleines à en vendre de pleins paniers sur les quais de la gare, un arrêt entre Paris et Strasbourg. Il est donc plutôt normal que cette ville de la région Grand-Est soit toujours le centre de la production de la vraie madeleine, et je dois dire que si vous m’en offriez une boîte, je vous en serais très reconnaissant ! Cela dit, j’adore en faire moi-même en suivant la recette de Ginette Mathiot, qui préconise un moule en métal pour le meilleur résultat.

In 1874, a decree is passed, authorising the sale of basketfuls of cakes to be sold on the platform of the station, a stop on the Paris to Strasburg line. It is therefore rather a given that this town in the Grand-Est region is still a centre for the production of the true madeleine, and I must say that if you were to offer me a box of them, I would thank you forever ! This being said, I love to make them myself, following Ginette Mathiot’s recipe, which recommends a metal tin for the best results. 

Mais qu’en est-il de la forme caractéristique des madeleines ? Une autre légende pose l’origine des gâteaux dans les mains de pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle, et donc en forme de coquille, symbole bien connu du pèlerinage. Mais en tout cas, ce qui ne change pas, ce sont les ingrédients : farine, œufs, sucre et beurre, avec parfois un peu de vanille, ou un zest de citron ou d’orange. 

But what about the characteristic shape of madeleines ? Another legend drops the origin of the cakes in the hands of pilgrims on the way to Santiago de Compostela, and therefore shaped like a shell, well-known symbol of the pilgrimage. But what doesn’t change are the ingredients : flour, eggs, sugar and butter, with sometimes a little bit of vanilla, or the zest of a lemon or an orange.

Une fois que vous aurez perfectionné votre recette, tout un monde de variantes s’offre à vous : les madeleines s’adaptent à tous les goûts, en passant de la lavande au chocolat, alors n’hésitez pas à faire quelques expériences. Et surtout, n’oubliez pas de tout me raconter sur Twitter et Instagram, ou en me laissant un commentaire sur cet article. Qui sait, une fois la recette des madeleines maîtrisée, vous pourrez toujours essayer les cannelés de Bordeaux, alors dites-moi si vous voulez en savoir plus. A bientôt !

Once that you will have perfected your recipe, a whole world of variants becomes yours : madeleines can adapt to all tastes, going from lavender to chocolate, so don’t hesitate to experiment a little. And above all, don’t forget to tell me everything on Twitter or Instagram, or by leaving me a comment on this post. Who knows, once you’ve mastered madeleines, you could try Bordeaux cannelés, so tell me if you want to know more. See you soon !  

25 May

LA PITCHOUNE

En rangeant un peu et en faisant le tri des choses à jeter avant le Jour-J, je suis tombé sur un magazine qui parle de toutes sortes de choses concernant la France. Un article en particulier m’a interpelé, qui parlait de la Pitchoune, la maison de vacances de Julia Child, la célèbre Américaine qui a donné le goût de la cuisine française à ses compatriotes. Située au cœur de la Provence, cette modeste maison résonne à nouveau aux sons de la préparation de petits plats, que j’imagine succulents.

La Pitchoune Tidying up a little and sorting things out before D-Day, I stumbled upon a magazine talking about all sorts of things about France. One article in particular stopped me in my tracks, that talked about la Pitchoune, the holiday home of Julia Child, the famous American who taught her compatriots how to appreciate French cooking. Situated in the heart of Provence, this modest house again rings with the sounds of the preparation of many dishes, which I imagine to be succulent.

C’est désormais un couple, américain lui aussi, qui réside à la Pitchoune. Ce qui est très intéressant, c’est qu’eux aussi s’intéressent de près à la cuisine et offrent des cours à tous ceux et celles qui viennent en Provence à la recherche de Julia. Les recettes, d’après ce qu’en dit l’article, sont variées, et pas forcément fidèles à l’esprit de Madame Child, car les profs se sont vite rendu compte que certains de leurs élèves avaient du mal à la reproduire une fois retournés au bercail.

These day, it is a couple, Americans too, who reside at la Pitchoune. What is very interesting, is that they too are interested in cooking and offer lessons to all those who come to Provence looking for Julia. The recipes, from what the article says, are varied in nature, and not necessarily faithful to Madame Child’s spirit, as the teachers quickly realised that some of their students struggled to reproduce them once back home.

J’ai déjà parlé dans ces lignes de mon affection pour Julia Child et pour ses programmes de cuisine télévisés, qui ont beaucoup fait pour faire connaître la cuisine française à un public américain qui n’avait jamais été exposé à ses classiques. Si vous ne les avez jamais vus, je vous conseille de regarder les programmes télévisés de la grande (à tous les sens du terme) dame.

I have already written about my affection for Julia Child and for her TV cookery shows, which did a lot to popularise French cuisine amongst an American public who had never been exposed to its classics. If you have never seen them, I can recommend you watch the televised programmes of the tall dame. 

Apprendre à cuisiner grâce à ces programmes est une chose, mais faire un séjour à la Pitchoune pour faire la même chose en est une autre ! Je pense que j’aimerais bien rentrer dans cette cuisine qui sent bon la Provence, pour préparer de bons petits plats. Je vois sur les photos de l’article que les nouveaux propriétaires ont gardé le panneau à trous où Julia accrochait tous ses ustensiles et toutes ses poêles et casseroles. Un petit détail, me direz-vous, mais un détail qui compte. 

Learning to cook thanks to these progeammes is one thing, but to stay at la Pitchoune to do the same thing is totally different ! I think I would love getting into that kitchen, rich in the smells of Provence. On the pictures in the article, I can see that the new owners kept the peg board where Julia hung all her utensils and all her pots and pans. A detail, I hear you say, but an important one. 

En pensant aux programmes télévisés de Julia Child, je pense aussi à toutes les autres émissions de cuisine que je regarde, de la Pioneer Woman à Nigella Lawson. Il m’arrive même de préparer quelques repas en suivant les recettes vues à la télé. Alors je me demande si c’est aussi le cas pour vous ? J’aimerais bien savoir si vous aussi vous aimeriez suivre des cours de cuisine, et si vous aussi vous préparez de petits plats après avoir été inspiré par une émission de télé. Dites-moi tout, et à bientôt !  

Thinking about Julia child’s TV programmes, I also think about all the other cooking shows I watch , from the Pioneer Woman to Nigella Lawson. I sometimes prepare meals following recipes seen on TV. So I am wondering if you do the same ? I would love to know if you too would like to get cooking lessons, and if you too prepare nice dishes after being inspired by a TV programme. Tell me everything, and see you soon ! 

08 Sep

JE FAIS LE MIEN

J’adore cette période de l’année, vous le savez, chers amis et lecteurs, et j’ai déjà écrit plusieurs articles sur l’automne. J’espère pourtant que vous me pardonnerez cet article de la semaine, dédié à cette saison. Cette fois-ci, cependant, j’ai une bonne raison de vous importuner encore une fois avec le même sujet: les noisettes. Les noisetiers autour de la maison commencent à se débarrasser de leurs fruits, et je me dépêche de les ramasser avant que les écureuils ne les mangent ou ne les enterrent tous.

I’m making my own I love this period of the year, as you know, dear friends and readers, and I have already written several posts on autumn. Indeed I hope that you will forgive me this week’s article, dedicated to this season. This time, however, I have a good reason to bother you once more about the same topic: hazelnuts. The trees around the house are starting to shed their fruits, and I am hurrying to collect them before the squirrels eat them or bury them all. 

Une fois les noisettes recueillies, je pourrais bien sûr les garder au sec et les déguster dans les quelques prochains mois, mais je suis très impatient, alors je suis sur le chemin de guerre pour des recettes. J’ai déjà trouvé deux ou trois gâteaux et une tarte au chocolat qui utilisent des noisettes sous plusieurs formes, mais la recette que je préfère pour le moment, c’est celle d’une pâte au chocolat et aux noisettes, pour remplacer celle produite commercialement que vous connaissez sûrement. 

Once the hazelnuts are gathered, I could of course keep them dry and appreciate them in the next few months, but I am very impatient, so I am on the warpath for recipes. I have already found a couple of cakes and a chocolate tart which use hazelnuts under several forms, but my preferred recipe for the moment is one for a chocolate and hazelnut paste, to replace the one commercially produced, that you will I’m sure know. 

Alors j’ai fait des recherches, et je peux vous dire que si vous voulez des recettes pour la-dite pâte, vous en trouverez des douzaines. Après mûre réflexion, j’en ai choisi une qui ne contient que cinq ingrédients. Ça n’est pas que je cherchais une recette très facile (je n’ai pas peur des plus compliquées !), mais celle-là me plaît car ses ingrédients sont naturels et que, une fois fini, le résultat peut se conserver hors du frigo. 

So I did some research, and I can tell you that if you want a recipe for said paste, you will find dozens of them. After thinking hard, I chose one that contains only five ingredients. It’s not that I was looking for an easy recipe (I’m not afraid of more complicated ones!), but I like this one because the ingredients are natural and because the result, once finished, can be kept out of the fridge.

Je ne sais pas si comme moi vous aimez profiter des cadeaux que nous fait la nature, mais je suis très content, et pas peu fier, de pouvoir créer quelque chose, ma foi assez sain, sans trop d’effort. En plus, l’ingrédient principal de ma pâte aux noisettes est gratuit, ce qui me fait très plaisir. Les autres ingrédients, quant à eux, m’attendent sagement dans le placard. Il ne me reste plus qu’à casser deux cents noisettes !

I don’t know if like me you like to take advantage of the presents that nature gives you, but I am very happy, and not a little proud, to be able to create something, which is rather healthy, without too much effort. On top of it, the main ingredient of my hazelnut paste is free, which pleases me most. The other ingredients, as far as they are concerned, are waiting patiently in the cupboard. All I have to do is break two hundred hazelnuts!

Alors, comment ça se passe chez vous ? Est-ce que vous aussi vous aimez préparer des choses à partir d’ingrédients que la nature nous donne ? Peut-être aimez-vous en faire cadeau à ceux et celles qui vous sont chers/chères ? Je suis toujours à la recherche de bonnes idées, alors j’espère que vous n’hésiterez pas à me laisser vos recommandations en commentaire. En attendant, à la semaine prochaine !

So, what is it like at home ? And do you like to prepare things from ingredients nature gives you ? Maybe you like to gift them to all your loved ones ? I am always looking for good ideas, so I hope that you will not hesitate to leave me your recommendations in a comment. Meanwhile, see you next week !

09 Apr

DES COBAYES

Pas de panique, les gens, surtout ceux et celles d’entre vous qui n’aiment pas particulièrement ces rongeurs. Je ne veux pas non plus vous parler des cobayes médicaux. Je veux vous parler aujourd’hui de ces gens qui sont volontaires pour essayer de nouvelles choses pour la première fois: je vous parle ici de mes invités, qui sont parfois il est vrai ‘victimes’ de mes expérientations culinaires. 

Don’t panic, people, especially those of you who don’t particularly like these rodents. I don’t mean either to talk to you about medical guinea pigs. I want to talk to you today of these people who volunteer to try new things for the first time: I am talking here of my guests, who, it is true, fall sometimes ‘victim’ to my culinary experiments.

Voyez-vous, j’aime assez souvent essayer de nouvelles recettes sur mes invités, au grand dam de Monsieur tALK, qui lui pense que je devrais me la couler douce et servir à mes amis des plats dont j’ai le secret, et que je pourrais produire les yeux fermés. Mais je vous le demande: où est le plaisir à faire ça comme ça? Pourquoi ne pas plutôt ressentir un petit frisson d’inquiétude (et un peu de fierté aussi, il faut bien l’avouer) à servir un plat pour la première fois?

You see, I quite like to try new recipes on my guests, much to the dismay of Monsieur tALK, who for his part thinks that I should take it easy and serve my friends dishes I know the ins and outs of, and that I could produce in my sleep. But let me ask you: where is the pleasure in doing so? Why not rather feel this little frisson of worry (and quite a bit of pride, let’s face it) when serving a dish for the first time?

Alors je me lance souvent dans de petites aventures en cuisine, surtout en ce qui concerne les desserts, car j’aime bien essayer de nouveaux gâteaux, par exemple. Mais c’est là un risque calculé, car la pâtisserie se rapproche plus d’une science exacte que de l’alchimie. Pour les plats de viande, de poisson ou végétariens, je me contente, quand j’en prépare un pour la première fois, de suivre à la lettre la recette. Ça n’est que quand j’inscris ces plats à mon répertoire que je me permets d’adapter, de substituer, de réduire ou d’augmenter. 

So I often launch myself into little adventures in the kitchen, especially as far as desserts are concerned, because I like to try new cakes, for example. But it is here a calculated risk, as baking is closer to an exact science than it is to alchemy. For meat, fish or vegetarian dishes, I simply, when I prepare one of them for the first time, follow the recipe to the letter. It is only when I add these dishes to my repertoire that I take the liberty to adapt, substitute, reduce or augment. 

Alors si jamais vous vous trouvez dans les parages et que vous n’avez pas froid aux yeux, que vous voulez parler un peu français et boire un verre (ou deux!), faites moi signe et installez-vous à table. Mais seulement si vous n’avez pas peur d’être un de mes cobayes! 

So if by any chance you are ever in the vicinity, and that you don’t know fear, that you want to speak a little French and have a drink (or two!), get in touch and sit yourself down. But only if you’re not scared to be one of my guinea pigs!

15 Oct

LA CUISINE BRITANNIQUE

La semaine dernière, j’ai demandé à mes abonnés sur Twitter de me donner des idées au sujet de nouveaux articles pour ce blog, et j’ai immédiatement reçu un message me demandant de parler de la cuisine britannique, du point de vue d’un français qui aime bien cuisiner et manger, et qui habite en Grande-Bretagne depuis maintenant plus de 21 ans.

Quand je suis arrivé en Ecosse, en 1997, il est vrai que je ne connaissais rien à la cuisine de ce pays en général. Et ça n’est pas les Mars frits et les fish and chips qui m’ont appris à apprécier les aspects les plus fins de ce que la Grande-Bretagne avait à offrir en matière d’arts culinaires. En tant qu’étudiant, je n’avais également pas les moyens d’aller voir ce que les restaurants étoilés chez Michelin proposaient.

A l’époque, on me demandait souvent ce que, en tant que français, je trouvais de mangeable au Royaume-Uni, l’implication étant qu’on mangeait mal ici. Viande bouillie, légumes trop cuits, pain et fromages inférieurs, vous voyez ce que je veux dire. Le pire, c’est que même aujourd’hui j’entends la même chose quand je vais en France: “Vous vivez en Angleterre? Vous devez être content de rentrer à la maison en France pour bien manger!”

Qu’est-ce que ça m’agace, cette étroitesse d’esprit! Tout d’abord, je ne ‘rentre’ pas en France, j’y vais pour des visites plus ou moins régulières avant de rentrer chez moi, en Angleterre. Ensuite, je suis fatigué de ce discours, alors je vais y mettre mon grain de sel. Alors accrochez votre ceinture! 

On mange très bien dans mon pays, bien mieux que dans beaucoup de restaurants français où plus de la moitié des plats ne sont plus préparés sur place. Produits de saison, préparés et servis avec soin, viandes et poissons de premier choix, techniques anciennes et nouvelles, les chefs britanniques nous dorlotent, et ce depuis longtemps.

Alors à tous ceux qui pensent encore qu’on mange mal ici: vous avez tort. Tout simplement. Mais comme vous avez le droit de ne pas être d’accord, dites-moi si je raconte n’importe quoi!

British cuisine.  Last week, I asked my followers on Twitter to give me some ideas about new posts for this blog, and I immediately received a message asking me to talk about British food, from the point of view of a Frenchman who likes to cook and eat, and who’s now been living in Great-Britain for over 21 years.

When I arrived in Scotland, in 1997, it is true that I knew nothing about the food in this country in general. And it is not deep-fried Mars bars and fish and chips that taught me how to appreciate the finer aspects of what Great-Britain had to offer as far as the culinary arts were concerned. As a student, I also did not have the means to go and have a look at what Michelin star-studded restaurants were offering.

At the time, I was often asked what, as a Frenchman,  I found edible in the UK, the implication being that people ate badly here. Boiled meat, overcooked vegetables, inferior bread and cheeses, you know what I am talking about. And what is worse is that even today I hear the same thing when I go to France: “You live in England? You must be so happy to come home to France and eat well!”

Oh, how this narrow-mindedness annoys me! First of all, I don’t ‘come home’ to France, I go there for more or less regular visits before coming home, to England. Second, I am tired of this way of thinking, so I’m going to add my grain of salt. So fasten your seatbelt!

We eat very well in my country, a lot better than in a lot of French restaurants, where more than half the dishes are no longer prepared on the premises. Seasonal products, prepared and served with care, premium meat and fish, ancient and new techniques, British chefs pamper us, and have been for a while.

So to all of those who still think that we eat badly here: you’re wrong. It’s that simple. But as you have the right to disagree, let me know if I’m talking rubbish!