15 Jun

LA BASTILLE

Voilà sûrement un mot français des plus connus de par le monde, synonyme de la France et de Paris. Je vous propose aujourd’hui de partir à la découverte de trois des lieux emblématiques de la capitale, liés à la Révolution, et au nom de la forteresse médiévale à huit tours qui occupait le site avant d’être prise d’assaut par une foule en colère au matin du 14 juillet 1789. L’histoire est bien connue, mais connaissez-vous les environs ? Partons à la découverte. 

Bastille Here is what surely is one of the most well-known French words around the world, synonym of France and of Paris. Today I offer you to discover three emblematic locations in the capital, linked to the Revolution, and to the name of the eight-towered fortress which occupied the site before being taken by force by a mob early on the 14th of July 1789. The story is famous, but do you know the neighbourhood ? Let’s go wandering.

Au cœur de la Place de la Bastille se dresse la Colonne de juillet, surmontée du Génie de la Liberté, ailé et doré. Tout autour de vous, vous trouverez les bars et magasins traditionnels, et si vous faites attention, vous remarquerez les contours de l’ancienne prison dans les pavés qui recouvrent la place. Vous n’avez d’ailleurs pas à l’imaginer, car une installation de réalité virtuelle au coin du Boulevard Richard Lenoir vous montre ce à quoi elle ressemblait. Enfin, si l’Opéra Bastille n’est pas à votre goût, vous pouvez toujours quitter la place et vous promener le long du canal Saint-Martin.

At the heart of the Place de la Bastille stands the Colonne de juillet, topped by the Génie de la Liberté, winged and golden. All around you, you will find the traditionnal bars and shops, and if you pay close attention, you will notice the pattern of the former prison in the cobblestones that cover the square. Indeed, you don’t even have to imagine it, as a virtual reality installation at the corner with the Boulevard Richard Lenoir shows you what it looked like. Finally, if the Opéra Bastille is not to your taste, you can always leave the square and wander along the Saint-Martin canal.

Vous pouvez également visiter les jardins du Palais Royal, et ce gratuitement. N’oubliez pas de passer sous l’arche pour vous délecter des installations d’art moderne dans la cour. L’histoire de ce palais, qui abritait la famille royale avant Versailles, a vu Camille Desmoulins, avocat et journaliste de son métier, appeler la foule à prendre les armes deux jours avant la prise de la Bastille. Si je me souviens bien, il y a une bonne pâtisserie toute proche du Palais, mais je ne me rappelle plus exactement où… 

You can also visit the Palais Royal gardens, for free. Don’t forget to go under the arch in order to be delighted by the modern art insallations in the courtyard. The history of this palace, which sheltered the royal family before the move to Versailles, saw Camille Desmoulins, a lawyer and journalist, call the crowd to take up arms two days before the storming of the Bastille. If I remember correctly, there is a great pâtisserie quite close to the Palais, but I can’t remember where exactly…

Avant d’arriver à la prison, la foule pleine de ferveur révolutionnaire ramasse tout ce qu’elle trouve dans l’Hôtel National des Invalides, un superbe monument de style baroque construit par Louis XIV pour abriter les vétérans de ses armées. Le bâtiment comprend d’ailleurs toujours un hôpital militaire, mais est plus connu pour le majestueux tombeau de Napoléon, ainsi que le Musée de l’Armée, qui recueille apparemment plus de 500 000 objets.

Before getting to the prison, the mob, full of revolutionary fervour, picks up everything it can find in the Hôtel National des Invalides, a superb Baroque monument built by Louis XIV to take care of his armies’ veterans. Indeed, the building still houses a military hospital, but is best known for Napoléon I’s majestic tomb, as well as the Army Museum, which has apparently amassed over 500,000 objects. 

L’histoire de Paris est si riche que je devrais vous présenter bien plus des endroits devenus mythiques au cours des siècles. Alors plutôt que de vous parler de mes préférés, comme le Jardin du Luxembourg ou la Sainte Chapelle, je voudrais vous demandez si vous avez des coins de Paris que vous aimez, et qui sont peut-être un peu plus en dehors des sentiers battus. Je sais que vous n’hésiterez pas à me faire signe sur Twitter ou Instagram. A bientôt ! 

The history of Paris is so rich that I should talk about many more of its locations, which have become mythical throughout the centuries. So, rather than telling you about my favourite ones, such as the Jardin du Luxembourg or the Sainte Chapelle, I would like to ask you if there are areas of Paris that you love, and that are a little bit more off the beaten track. I know you will not hesitate to come and chat on Twitter or Instagram. See you soon ! 

08 Jun

LA FRAISE

Ce fruit est un de mes préférés, du simple fait qu’il est délicieux, mais aussi car comme toutes les bonnes choses, je le déguste de préférence, voire exclusivement, en saison, ce qui en fait un plaisir particulier aux mois les plus chauds de l’année. Ayant goûté ma première fraise de la saison, mon esprit est parti en vadrouille et s’est fixé, pour des raisons qui lui sont propres, non pas sur le fruit lui-même, mais sur les multiples utilisations du mot dans la langue française.

Strawberry This fruit is one of my favourite, due to the simple fact that it is delicious, but also because, as for all other good things, I appreciate it preferably, if not exclusively, in season, which makes it one of the pleasures associated with the warmest months of the year. Having tasted my first strawberry of the season, my mind went off on a tangent and settled, for reasons that are not entirely clear, not on the fruit itself, but on the multiple uses of the word in the French language.

Le fruit lui-même est une fraise, qui peut être des bois quand on la trouve à l’état sauvage. J’adore aller en cueillir et les utiliser pour garnir de petites coquilles de pâte sablée ou feuilletée remplies de crème pâtissière. On peut également la porter autour du coup si l’on apparaît dans un film historique. La fraise peut aussi être maniée par les dentistes (on connaît bien le son de cet instrument). Apparemment, la fraise est aussi un instrument utilisé pour percer des trous dans le métal, mais j’ai dû ici faire des recherches, parce que je ne suis pas spécialiste en bricolage.

The fruit itself is a strawberry, which can be « of the woods » (une fraise des bois) when you find it in the wild. I love to go collect some and use them to garnish little cups of shortcrust or flaky pastry filled with crème pâtissière. You can also wear it as a ruff around your neck if you appear in a period drama. The « drill » can be handled by dentists (we all know the sound of this instrument). Apparently, as a « reamer », it is also used in metal work to drill holes, but I had to look this one up, as I am no expert in DIY.

Là où le mot devient plus intéressant pour moi est quand il est utilisé dans des expressions un peu plus idiomatiques. Je trouve la première assez drôle. Si vous aimez vous mêler de choses qui ne vous regardent pas, et que vous donnez votre avis sur tout, tout le temps, même quand on ne vous l’a pas demandé, on vous dira que vous ramenez votre fraise ! Je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante quant à l’origine de cette expression, alors n’hésitez pas à m’éclairer. 

Where the word becomes a little bit more interesting for me is when it is used in expressions that are a little bit more idiomatic. I find the first one quite funny. If you like to deal in things that have nothing to do with you, and give your opinion on everything, all the time, even when nobody asked you to, you will be told that you « bring your strawberry back » (ramener sa fraise), that you stick your oar or your nose in. I have not found any satisfactory explanations for this phrase, so if you can enlighten me, don’t hesitate to do so.

La seconde expression qui m’est venue en tête en dégustant un deuxième fruit rutilant est un peu moins marrante, voire même méchante. Si votre grand-oncle (ou qui que ce soit d’autre d’ailleurs) sucre les fraises, c’est qu’il est dans un état de décrépitude assez avancé, et que ses mouvements ne sont pas trop sûrs. Ses mains ont sûrement la tremblote, ce qui peut être très utile si l’on tient une cuillérée de sucre au-dessus d’un bol des fruits en question.

The second expression that popped into my head while tasting my second rutilant piece of fruit is not as funny, if not unkind. If your great-uncle (or anybody else, in fact)  is « sweetening the strawberries » (sucrer les fraises), it is because he is quite decrepit, and his movements are no longer steady. His hands have the shakes, which can be useful if you are holding a spoonful of sugar over a bowlful of the fruit in question.

Voilà comment fonctionne mon esprit. Plutôt que de se concentrer sur d’agréables sensations, il se pose des questions totalement aléatoires sur les usages d’un mot somme toute très courant. Si vous en connaissez d’autres, je compte sur vous pour me les faire connaître, dans un commentaire ci-dessous, ou en venant me faire coucou sur Twitter. Je vous y attends toujours, alors à bientôt !

That’s how my mind works. Rather than concentrating on pleasurable sensations, it ponders completely random questions on the uses of a somewhat common word. If you know more of them, I am counting on you to let me know, in a comment under this post, or by dropping to say hi on Twitter. I’m always available there, so see you soon ! 

01 Jun

A L’ÉCOLE

Quelqu’un m’a demandé l’autre jour si j’aimerais refaire mes jours à l’université, ou même mes années de lycée, et j’ai immédiatement pensé à mon parcours scolaire en France. Ce fut un parcours totalement typique, même si j’ai toujours été le plus jeune de ma classe, étant né à la fin du mois de juillet. Alors je voudrais vous en parler, car le système scolaire français est quelque peu différent du système britannique.

At school The other day, somebody asked me if I would like to live through my university days again, or even my high school years, and I immediately thought of my passage through the French education system. That was a truly typical journey, even though I always was the youngest in my year, having been born at the end of July. So I wanted to tell you about it, as the French school system is somewhat different from the British one.

Tout commence à la maternelle, pour moi à l’âge de trois ans. Pendant trois ans, l’école est un lieu où l’on met ses pantoufles en arrivant, où l’on apprend de manière ludique, et où l’on fait la sieste après le déjeuner ! Et puis, à l’âge de six ans, on passe dans la cour des grands pour cinq ans. On apprend à lire et à écrire, à compter et à raconter. On apprend un peu d’histoire et on refait le monde en jouant avec ses copains.

It all starts at la maternelle, or preschool, at the age of three for me. For three years, school is a place where you put your slippers on upon arrival, where you learn while playing, and where you take a nap after lunch ! And then, at the age of six, you move to big school for five years. You learn to read and write, to count and to tell stories. You learn a bit of history and you remake the world in your image with your friends. 

A onze ans, on redevient petits poissons dans la mare des grands, en entrant au collège, où l’on reste 5 ans (si on ne redouble pas !). Les leçons y sont plus structurées, et l’on rencontre plein de profs, qui sont maintenant spécialisés. On se souvient toutes et tous des meilleurs et des pires, je pense. Notre éducation s’étend aux langues (y compris le latin pour moi), aux maths, et à presque toutes les autres matières, et nous mène au brevet des collèges. 

At the age of eleven, you become a small fish in a big pond again, starting le collège, or lower high school. where you stay for five years (if you’re not kept behind a year !). Lessons there are more structured, and you meet a lot of teachers, who are now specialists. We all remember the worst and the best of them, I think. Our education now includes languages (including latin for me), maths, and almost every other subjects, and leads us to le brevet des collèges, a diploma similar to GCSEs.

Après l’obtention du brevet, on se spécialise un peu au lycée, où l’on travaille pendant trois ans pour passer le Baccalauréat, ou Bac. Par exemple, ma spécialité était la philo et les langues, ayant complètement abandonné les sciences et ne donnant qu’un clin d’œil aux maths. Là encore, on peut y passer un peu plus de temps que prévu si nos résultats ne sont pas assez bons. Pour ma part, j’y ai terminé mes études avant mes 18 ans, pour la raison donnée dans le premier paragraphe.

After passing le brevet, we’re getting specialists at le lycée, or high school/college, where you work for three years on your Baccalauréat or Bac, the Frech equivalent to A levels. For example, my specialty was philosophy and languages, having completely abandoned the sciences and with only a courteous nod to maths. You could be spending more time there again, if your results are not good enough. As for me, I finished my studies before my 18th birthday, for the same reason I gave in the first paragraph. 

En parlant de premier paragraphe, la réponse à la question qui m’y a été posée est non : même si la plupart de mes souvenirs sont bons, je n’ai aucune envie de recommencer toutes ces années de travail, de devoirs, et d’examens ! Mais vous ? Est-ce que vous aimeriez retourner un peu dans le temps pour revivre une partie de votre vie scolaire ? Voire même la refaire complètement ? Dites-moi tout sur Twitter ou Facebook et à bientôt !

Speaking of which, the answer to the question I was asked is no : even if most of my memories are good ones, I have no intention to start over with all those years of toil, homework, and exams ! But what about you ? Would you like to travel back in time to relive a part of your school life ? Or even go through it all again ? Tell me everything on Twitter or Facebook, and see you soon ! 

25 May

LA PITCHOUNE

En rangeant un peu et en faisant le tri des choses à jeter avant le Jour-J, je suis tombé sur un magazine qui parle de toutes sortes de choses concernant la France. Un article en particulier m’a interpelé, qui parlait de la Pitchoune, la maison de vacances de Julia Child, la célèbre Américaine qui a donné le goût de la cuisine française à ses compatriotes. Située au cœur de la Provence, cette modeste maison résonne à nouveau aux sons de la préparation de petits plats, que j’imagine succulents.

La Pitchoune Tidying up a little and sorting things out before D-Day, I stumbled upon a magazine talking about all sorts of things about France. One article in particular stopped me in my tracks, that talked about la Pitchoune, the holiday home of Julia Child, the famous American who taught her compatriots how to appreciate French cooking. Situated in the heart of Provence, this modest house again rings with the sounds of the preparation of many dishes, which I imagine to be succulent.

C’est désormais un couple, américain lui aussi, qui réside à la Pitchoune. Ce qui est très intéressant, c’est qu’eux aussi s’intéressent de près à la cuisine et offrent des cours à tous ceux et celles qui viennent en Provence à la recherche de Julia. Les recettes, d’après ce qu’en dit l’article, sont variées, et pas forcément fidèles à l’esprit de Madame Child, car les profs se sont vite rendu compte que certains de leurs élèves avaient du mal à la reproduire une fois retournés au bercail.

These day, it is a couple, Americans too, who reside at la Pitchoune. What is very interesting, is that they too are interested in cooking and offer lessons to all those who come to Provence looking for Julia. The recipes, from what the article says, are varied in nature, and not necessarily faithful to Madame Child’s spirit, as the teachers quickly realised that some of their students struggled to reproduce them once back home.

J’ai déjà parlé dans ces lignes de mon affection pour Julia Child et pour ses programmes de cuisine télévisés, qui ont beaucoup fait pour faire connaître la cuisine française à un public américain qui n’avait jamais été exposé à ses classiques. Si vous ne les avez jamais vus, je vous conseille de regarder les programmes télévisés de la grande (à tous les sens du terme) dame.

I have already written about my affection for Julia Child and for her TV cookery shows, which did a lot to popularise French cuisine amongst an American public who had never been exposed to its classics. If you have never seen them, I can recommend you watch the televised programmes of the tall dame. 

Apprendre à cuisiner grâce à ces programmes est une chose, mais faire un séjour à la Pitchoune pour faire la même chose en est une autre ! Je pense que j’aimerais bien rentrer dans cette cuisine qui sent bon la Provence, pour préparer de bons petits plats. Je vois sur les photos de l’article que les nouveaux propriétaires ont gardé le panneau à trous où Julia accrochait tous ses ustensiles et toutes ses poêles et casseroles. Un petit détail, me direz-vous, mais un détail qui compte. 

Learning to cook thanks to these progeammes is one thing, but to stay at la Pitchoune to do the same thing is totally different ! I think I would love getting into that kitchen, rich in the smells of Provence. On the pictures in the article, I can see that the new owners kept the peg board where Julia hung all her utensils and all her pots and pans. A detail, I hear you say, but an important one. 

En pensant aux programmes télévisés de Julia Child, je pense aussi à toutes les autres émissions de cuisine que je regarde, de la Pioneer Woman à Nigella Lawson. Il m’arrive même de préparer quelques repas en suivant les recettes vues à la télé. Alors je me demande si c’est aussi le cas pour vous ? J’aimerais bien savoir si vous aussi vous aimeriez suivre des cours de cuisine, et si vous aussi vous préparez de petits plats après avoir été inspiré par une émission de télé. Dites-moi tout, et à bientôt !  

Thinking about Julia child’s TV programmes, I also think about all the other cooking shows I watch , from the Pioneer Woman to Nigella Lawson. I sometimes prepare meals following recipes seen on TV. So I am wondering if you do the same ? I would love to know if you too would like to get cooking lessons, and if you too prepare nice dishes after being inspired by a TV programme. Tell me everything, and see you soon ! 

18 May

DU SUR-MESURE

Vous qui me suivez sur Twitter ou Instagram sauront que le QG d’ALK vient de changer d’adresse, et que dorénavant, je me la coule douce dans le charmant village de Checkendon. Je ne me suis pas trop éloigné du site précédent, car le cottage près de la Tamise est à peine à vingt kilomètres de mon nouveau chez-moi. Pour être totalement honnête, même si la maison m’appartient, je n’y suis toujours pas installé, mais j’ai hâte de tourner cette nouvelle page. Et c’est là qu’Andy entre sur la scène. 

Custom-made You who follow me on Twitter or Instagram will know that ALK HQ has a new address, and that from now on, I will be living the sweet life in the charming village of Checkendon. I am not too far from the previous site, as the cottage by the Thames is barely 15 miles from my new home. To be totally honest, even if the house is mine, I am still not settled there, but I look forward to opening that chapter. And that is where Andy comes onto the stage. 

Je connais Andy, un talentueux menuisier, parce que c’est lui qui est responsable de la cuisine là où j’habite depuis cinq ans. Il a tout fait lui-même, et la qualité de son travail est hors pair. J’entends certain d’entre vous me demander non seulement pourquoi je vous parle d’Andy, mais aussi pourquoi je n’ai toujours pas emménagé dans cette maison dont j’ai longtemps rêvé. La raison est très simple : je veux que tout y soit aussi parfait que possible avant d’y poser mes bagages. Rien de tel qu’un peu de planning pour vous simplifier la vie. Du moins, c’est ce que je pense. 

I know Andy, a talented carpenter, because he is responsible for the kitchen where I have lived for the past five years. He did it all himself, and the quality of his work is out of this world. I hear some of you ask me why I am telling you about Andy, but also why I still have not moved into this house I have dreamt of for so long. The reason is simple : I want everything to be as perfect as possible before dropping my suitcases there. There’s nothing like a bit of planning to make life simpler. At least, I think so. 

Quant à Andy, sa présence ici s’explique par la construction d’une bibliothèque sur-mesure dans le salon, ainsi que d’un placard dans la buanderie (ampoules, sacs pour l’aspirateur, produits de ménage), et d’un autre dans la cuisine, où je vais ranger tous mes ingrédients à gâteaux et autres choses essentielles dans la cuisine, comme les épices et autres condiments. Il est donc important pour moi de voir toutes ces merveilles terminées avant d’habiter ici à temps complet.

As for Andy, his presence here is explained by the construction of a custom-made bookcase in the living-room, and of a cupboard in the utility room (light bulbs, vacuum cleaner bags, cleaning products), and of another in the kitchen, where I am going to keep all my baking supplies and all other essential things in the kitchen, such as spices and other condiments. It is therefore important to me that all this marvellous things be finished before I live here full time. 

Il en est de même avec mon bureau. Cependant, en ce qui concerne mon nouvel espace de travail, ma patience est à l’épreuve : l’ossature est là, les étagères sont prêtes, mais le tout attend encore les quelques couches de peinture (une teinte de vert exquise) qui donneront à cette pièce une allure très tranquille et professionnelle. Enfin, tous mes livres et autres ressources seront rangées, et j’aurai un espace où travailler et accueillir mes étudiants en grand confort.

The same thing  applies to my office. However, as far as my new work space is concerned, my patience is being tested : the backbone is there, the shelves are ready, but the whole is still waiting for the few coats of paint (an exquisite shade of green) which will give to this room a quiet and professional tone. At last, all my books and other resources will be tidied away, and I will have a space where I can welcome my students in great comfort.

Voilà pourquoi ce déménagement, annoncé depuis plusieurs semaines, se fait attendre. Je veux que tout soit prêt dans la nouvelle maison avant d’y dormir pour la première fois, et de descendre dans la cuisine pour notre premier petit déjeuner. Comme pour mes cours, je préfère la préparation aux devoirs, alors je prends mon mal en patience, en quelque sorte. Mais ne vous inquiétez pas, je vous montrerai le résultat de tout ce travail. A bientôt ! 

This is why this move, annonced a few weeks ago, is still in progress. I want everything to be ready in the new house before sleeping there for the first time, and going down to the kitchen for our first breakfast. As for my lessons, I prefer preparation to homework, so I am sitting on my hands, so to speak. But don’t worry, I will show you the result of all this work. See you soon ! 

11 May

TROIS FILMS

Venant de finir mon repassage devant un de mes films préférés (Fargo, des frères Cohen), je passe vous demander une question triple, mais simple : quels films aimez-vous regarder, quand les regardez-vous, et les regardez-vous plusieurs fois ? Vos réponses ne seront peut-être pas simples, mais j’aimerais vous parler de trois films français que j’aime regarder n’importe quand, et que j’ai visionnés des douzaines de fois. Car oui, de la même façon que je vais relire un livre que j’aime, je re-regarde certains films.

Three films Having just finished my ironing in front of one of my favourite films (Fargo, from the Cohen brothers), I am dropping by to ask a question in three parts, but a simple one : which films do you like to watch, when do you watch them, and do you watch them several times ? Your answers may not be simple, but I would like to talk to you about three French films that I like to watch at any time, and I have watched dozens of time. Because it’s true, in the same way that I like to read a book I love again, I wach certain films again and again.

Le premier de ces films raconte l’histoire d’une jeune femme, Mathilde, qui est convaincue que son amoureux, Manech, n’est pas mort au front de la Somme comme tout le monde le pense. Alors, dans Un long dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet, 2003), elle parcoure la France de l’après Première Guerre Mondiale, à sa recherche. J’adore l’atmosphère de ce film, sa musique, et je pense que c’est une bonne adaptation du roman du même nom, de Sébastien Japrisot.

The first of these films tells the story of a young woman, Mathilde, who is convinced that her lover, Manech, did not die on the front of the Somme, as everybody thinks. So, in A Very Long Engagement (Jean-Pierre Jeunet, 2003), she criss-crosses France after the First World War, looking for him. I love the atmosphere of this film, its music, and I think that it is a great adaptation of the eponymous novel, by Sébastien Japrisot.

Le deuxième film que j’admire (le terme n’est pas trop fort, je vous l’assure) est un film très dur, qui n’épargne pas les émotions. Kristin Scott-Thomas (dans un français parfait) incarne Juliette, qui a beaucoup de mal à s’adapter à la vie et à trouver sa place dans sa famille, après 15 ans passés en prison. Il y a longtemps que je t’aime (Philippe Claudel, 2008) est l’étude d’un drame difficile, tout en nuances, un film très français. 

The second film that I admire (the word is not too strong, I assure you) is a very hard film, which hits you hard in the heart. Kristin Scott-Thomas (in perfect French) plays the role of Juliette, who struggles to adapt back to normal life and to find her place within her family, after 15 years spend in prison. I loved You So Long (Philippe Claudel, 2008) is the study of a terrible drama, all in nuances, a very French film. 

Je vais tricher un peu avec mon troisième choix, car je vous propose La Gloire de mon père et sa suite, Le château de ma mère (Yves Robert 1990), d’après l’œuvre de Marcel Pagnol. Deux films très nostalgiques sur l’enfance, avec ses rêves et ses déceptions, sur l’amitié qui nous lie et nous sauve parfois, et sur tout ce qui fait de nous des créatures faillibles. Ces deux films sentent bon, comme la lavande et le romarin de la Provence où ils se déroulent. Rien que pour ça, je les regarde assez souvent. 

I am going to cheat a bit with my third film, as I offer you My Father’s Glory and its follow-on film, My Mother’s Castle (Yves Robert, 1990), after the works of Marcel Pagnol. Two films full of nostalgia about childhood, with its dreams and disappointments, about friendship and all that links us and saves us sometimes, and about what makes of us fallible creatures. These two films smell of lavender and rosemary from Provence, where the action takes place. Just for that reason, I watch them regularly. 

Si vous lisez ces lignes régulièrement, vous saurez que c’est à votre tour de tout me dire. J’aimerais surtout savoir quels films français vous adorez, au point de les avoir vus plusieurs fois. Est-ce que ce sont des films récents ou au contraire des films plus anciens, voire même des classiques du cinéma français ? Peut-être avez-vous un film fétiche, vu des centaines de fois. Ou alors vous êtes tout le contraire, et ne regardez jamais un même film deux fois. Je vous écoute. A bientôt ! 

If you read these lines regularly, you will know that it is now your turn to tell me everything. I would especially love to know which French films you love, to the point of having watched them several times. Are they recent films, or the opposite, older, classics of French cinema, even ? Maybe you have a bit of a mascot, that you’ve seen hundreds of times. Or maybe you are the opposite, and never watch the same film twice. I’m listening. See you soon ! 

04 May

TROIS ROMANS

Salut tout le monde. J’espère que vous allez bien et que vous trouvez assez de temps libre pour ouvrir un bon livre ces temps-ci. Si la lecture fait partie de vos habitudes, bien sûr. Elle fait partie des miennes, et en ce moment, j’essaie de lire le plus possible durant la journée, car je suis souvent trop fatigué le soir pour parcourir plus de deux pages. Comme une abonnée sur Twitter m’a demandé quels étaient mes romans français préférés, j’en ai choisi trois pour vous en parler. 

Three novels Hello everybody. I hope that all is well and that you are finding enough free time to open a good book these days. If reading is part of your habits, that is. It is part of mine, and at the moment, I try to read as much as possible during the day, as I am often too tired in the evening to go though more than two pages. As a Twitter follower of mine asked me what my favourite French novels were, I chose three of them to tell you about them.

Si vous lisez ces lignes régulièrement et depuis un moment, vous saurez que je suis fan de Marguerite Duras, et principalement du Marin de Gibraltar, cette histoire d’amour impossible entre la belle Américaine qui recherche son marin et l’homme qui a tout plaqué pour la suivre. J’ai dû lire ce livre plus de dix fois, et je n’arrive toujours pas à savoir pourquoi. La chaleur, la mer, les personnages, le rythme de l’écriture, tout y fait. Le malaise présent dans la vie du personnage principal y est aussi pour beaucoup.

If you have been reading these lines regularly and for a while, you will know that I am a Marguerite Duras fan, and mainly of The Sailor of Gibraltar, this story of impossible love between the stunning American woman and the man who dropped everything to follow her. I must have read this book more than ten times, and I still don’t know why. The heat, the sea, the characters, the rhythm of the writing, it all counts. The malaise at the heart of the main character’s life is also a big part of it. 

La liste des classiques de la littérature française que j’apprécie est longue, mais alors que je regardais mes étagères, mes yeux se sont posés sur Le Rouge et le Noir, de Stendhal. Cette course effrénée vers le bonheur parfait, lui aussi impossible (il y a comme qui dirait un thème dans mes choix), ne mène pas Julien Sorel vers un destin très heureux, mais j’adore le côté épique du récit, et les rebondissements dans l’histoire de ce provincial ambitieux. Je pense qu’il est temps que je le relise. 

The list of French literature classics I like is long, but as I was looking at my shelves, my eyes came to bear on The Red and the Black, by Stendhal. This frenetic race towards a perfect hapiness, just as impossible (there seems to be a theme, here), doesn’t lead Julien Sorel to a happy ending, but I love the epic nature of the tale, and the turns in the story of this ambitious country boy. I think that it is time I read it again. 

Là, juste à côté du roman de Stendhal, se trouve La Nuit des temps, de René Barjavel. On ne peut plus différent, ce court roman de science-fiction, dont je vous ai déjà parlé, raconte lui aussi une double histoire d’amour, la première aussi impossible que la deuxième. J’adore l’écriture rapide, intense, et les thèmes de l’amour et du conflit global entre deux superpuissances. Je dois vraiment être accro aux histoires qui finissent mal, moi.

There, right next to the Stendhal novel, is The Ice People, by René Barjavel. Totally different, this short science-fiction novel, which I have already mentioned, also tells about a double love story, the first just as impossible as the second. I love the fast, intense writing, and the themes of love and global conflict between two superpowers. I really must be addicted to happily never after stories. 

Ce qu’il manque dans ma bibliothèque, ce sont des romans écrits en français, mais un peu plus récents. J’attends donc avec impatience vos recommandations. Je sais que certains d’entre vous vont me proposer des récits intéressants, engagés, voire même profonds, et je ne manquerai pas de passer vous raconter mes nouvelles lectures dans un prochain article du blog. Je vous dis donc, à bientôt !

What is missing from my library are novels written in French, but a little bit more recent. I am therefore looking forward to your recommendations. I know that some of you will offer me interesting, committed, or even deep writings, and I will not fail to tell you about what I’ll be reading in a future blog post. The only thing left for me to say is, see you soon !

27 Apr

UN CHOIX DE ROUTES

Voilà maintenant presque deux ans que je ne suis pas allé, certains diront retourné, en France. Mon pays me manque beaucoup, tout comme ma famille, et rien qu’à y penser, mon cœur se serre un peu. Si bien sûr je suis triste de ne pas pouvoir (facilement) voir ma famille, c’est aussi sillonner les routes de France qui me manque. Car voyez-vous, j’aime bien un périple en voiture, surtout quand on a un grand choix de routes à utiliser.

A choice of roads It has been nearly two years since I haven’t been, some will say been back, to France. I miss my country a lot, as I do my family, and just thinking about it, my heart skips a beat. If of course I am sad for not being able to (easily) see my family, it is also criss-crossing French roads that I miss. Because you see, I like a road trip, especially when you have a good number of choices of which routes to use.

Commençons par les autoroutes, que vous trouverez en suivant les panneaux bleus. On y circule plus vite, à 130 km/h (110 km/h par mauvais temps), et elles suivent un tracé assez direct, ce qui fait gagner beaucoup de temps. Cependant, elles sont payantes, et on fait souvent la queue aux postes de péages. Pendant les périodes de vacances, on y reste souvent coincé dans des bouchons énormes. Le côté positif, ce sont les nombreuses aires de repos où l’on peut s’arrêter. Les plus grandes sont pratiques, avec leurs stations essences et leurs restaurants, mais je préfère me dégourdir les jambes sur les plus petites, avec leurs blocs sanitaires et leurs tables de pique-nique. 

Let’s start with the motorways, which you will find following the blue signs. You can drive faster there, at about 80mph (70mph during bad weather), and they follow quite a direct route, which enables you to gain a lot of time. However, they are toll roads, and you often queue at the toll booths. During the holiday periods, you’re also often stuck there in enormous traffic jams. On a positive note, there are many rest areas where you can stop. The largest are practical, with their petrol stations and their restaurants, but I prefer to stretch my legs on the smaller ones, with their toilet blocks and picnic tables. 

Les routes nationales ou départementales, qui elles serpentent à travers la campagne et relient aussi bien les grandes villes que les petits villages, sont signalées par des panneaux verts. Même si l’on prend plus de temps à arriver à sa destination, le chemin est toujours plus joli, et on peut s’arrêter n’importe où, de préférence dans une petite ville, visiter les magasins locaux et acquérir tout le nécessaire pour un déjeuner tranquille. 

The national or ‘county’ roads, who meander through the countryside and link both large cities and small villages, are signposted in green. Even if reaching your destination takes more time, the path is always prettier, and you can stop anywhere, preferably in a small town, visit the local shops and acquire everything you need for a quiet lunch.

Maintenant que ma petite maman habite à Blois, le trajet pour aller la voir sera plus court, et j’ai déjà étudié ce qui ne sera peut-être pas le meilleur moyen, ou le plus rapide, ou le plus efficace, d’aller chez elle, mais le plus agréable. Ce qui sera sûrement un mélange d’autoroute, pour gagner du temps, et de routes plus directes pour découvrir de nouveaux paysages, et en revisiter d’autres. Ça sera le cas pour Chartres, par exemple. Et qui sait, l’occasion se présentera-t-elle de renouer certaines amitiés…

Now that my little Mama lives in Blois, the route to go see her will be shorter, and I have already studied what will probably not be the best way, or the fastest, or the most efficient, to reach her home, but the most pleasant. Which will undoubtedly be a mix of motorway, to save some time, and of more direct roads to discover new landscapes, and to revisit others. This will the case for Chartres, for example. And who knows, I may have the pleasure of renewing the links of friendship…

Je voudrais bien sûr savoir si vous aussi vous aimez vous asseoir au volant de votre voiture, ou au guidon de votre moto, et partir à l’aventure ? Quel genre de route aimez-vous emprunter ? Avez-vous le même choix ? Quand vous vous rendez en France, préférez-vous le côté pratique et rapide de l’autoroute ? Peut-être les routes secondaires ont-elles plus d’attrait pour vous, et pour les mêmes raisons que moi. J’espère que vous me ferez le plaisir de tout me dire. A bientôt !

I would of course like to know if you too love to sit behind the wheel of your car, or straddle your motorcycle, and go on an adventure. What type of roads do you like to take ? Do you have the same choice ? When you go to France, do you prefer the practical and fast side of the motorway ? Maybe the secondary roads feel more attractive to you, and for the same reasons they are to me. I hope I will have the pleasure of hearing from you. See you soon !

20 Apr

UNE ENFANCE

La grande Juliette affirme dans une de ses chansons que « l’enfance est un parfum tenace », et je suis d’accord avec elle. J’ai déjà abordé dans ces lignes le thème des souvenirs, mais je voudrais, si vous me le permettez, revenir sur le sujet. Je rentre tout juste d’une promenade froide mais ensoleillée, et au détour d’un chemin, un arbre m’interpelle, en quelque sorte. Comme si un souvenir s’était pris dans ses branches encore nues. 

A childhood The great Juliette claims in one of her songs that  « childhood is a persistent perfume », and I agree with her. I have already tackled the theme of memories in these lines, but I would like, if you’ll let me, to come back to that topic. I am just back from a cold but sunny walk, and just round the corner, a tree calls to me, so to speak. As if a memory got caught in its still bare branches. 

Je m’arrête et lève les yeux. La forme de cet arbre, ce ciel bleu, l’espace tout autour de moi, tout me parle. Et soudain, je comprends : je suis de retour à Cousance et j’ai à peine 10 ans. Je suis dans le jardin de la maison où j’habite avec mes parents et mon petit frère, encore un petit bout. Moi, j’ai mes soldats en plastique, rangés sagement, qui attendent le feu des canons sous la forme de billes, avec lesquelles je bombarde ces bonhommes qui n’ont rien demandé.

I stop and gaze up. The shape of this tree, the blue sky, the space around me, it all speaks to me. And suddenly, I get it : I am back in Cousance, and I am barely 10 years old. I am in the garden of the house where I live with my parents and my younger brother, who’s just a tot. As for me, I’ve got my plastic soldiers, all in a quiet line, waiting for cannon fire in the shape of marbles, with which I am bombarding these men, who didn’t call for it.

Un peu plus loin, là, sur le bord du chemin, il y a une dépression dans la terre sèche, comme celle que nous devions remplir de billes, en jouant « au trou ». C’est à peine un trou, mais c’est tout ce dont j’ai besoin pour que cet autre souvenir ne surgisse. Je suis cette fois dans la cour de l’église, sous les tilleuls qui abritent le monument aux soldats tombés pour la patrie. Mes amis et moi, tous gamins, jouons dehors du soir au matin, sous l’œil attentif du plus grand des Martin, un ado. 

A little bit further, at the edge of the path, there’s a depression in the dry earth, like the one we had to fill with marbles, playing « au trou ». It is barely a hole, but it is all I need for another memory to gush forth. This time I am in the churchyard, under the lime trees sheltering the monument to the soldiers who fell for France. My friends and I, all kids, are playing outside from morning to night, under the watchful eye of the oldest of the Martins, a teenager. 

Le grand Martin, c’est un peu le chef de cette bande de mômes qui, pendant les vacances scolaires, vadrouillent dans les rues de cette petite ville calme. En remontant la rue à partir de la Poste, on tombe d’abord sur la maison des Martin. En haut, avant de tourner à gauche, on récupère les Bourdrix, dont le père est tailleur de pierre et a des mains immenses. Et enfin, à côté de l’usine, on retrouve mon copain Boris. Quelquefois, il a le droit d’entraîner son chien Jip dans nos aventures.

Martin the Elder, he’s like the boss of that gang of kids who, during the summer holidays, roam the street of this quiet little town. Going up the street from the post office, you first find the Martins’ home. At the top, before you turn left, we collect the Bourdrix, whose dad is a stone mason and has huge hands. And finally, next to the factory, we meet my pal Boris. Sometimes, he’s allowed to drag Jip, his dog, into our adventures. 

Ce ne sont que des petits riens, mais j’y tiens, à ces souvenirs. Je suis content que le parfum des mûres cueillies au retour de l’une de nos expéditions me remplisse toujours les narines. Je revois encore mon vélo orange, abandonné en grande hâte contre le mur, car j’étais trop pressé pour le ranger : mon goûter m’attendait dans la cuisine. Une grosse tartine beurrée et un gros bout de chocolat, vite dévorés. Me voilà nostalgique, alors j’espère que dès demain, une autre promenade me laissera parcourir à nouveau le chemin des souvenirs. A bientôt.

These are only details, but these memories are dear to me. I am glad that the perfume of the blackberries collected on the way back from one of our expeditions still lingers. I can still see my orange bike, hastily abandoned against the wall, as I was too much in a hurry to put it away : my snack was waiting for me in the kitchen. A fat buttered slice of bread and a chunk of chocolate, quickly devoured. Here I am, all nostalgic, so I hope that as early as tomorrow, another walk will again lead me down memory lane. See you soon !