06 Nov

UN FEU DE JOIE

Et ben, ça a été une belle semaine! Mais nous y voilà: un autre mardi, un autre article pour vous, chers amis et lecteurs. Et vous ne saurez jamais à quel point je vous suis reconnaissant de lire et répondre aux petites tranches de vie que j’essaye de vous servir toutes les semaines.

A bonfire.   Well, it’s been quite a week! But here we are: another Tuesday, another post for you, dear friends and readers. And you will never know how grateful I am to you all for reading and responding to the little slices of life that I try to serve you every week.

Pour des raisons auxquelles je ne ferai pas allusion ici, cette semaine à été frénétique, et mes leçons m’ont beaucoup aidé à garder un semblant de normalité quand tout a comploté pour m’empêcher de vous fournir mes offrandes habituelles. J’espère que vous m’aurez pardonné les dates-limites que j’ai manquées et aurez apprécié celles d’aujourd’hui!

For reasons I do not want to get into here, this week has been a busy one, and my lessons have gone a long way to help me maintain a semblance of normality when events conspired to prevent me from supplying you with my usual offerings. I hope you will have forgiven me for all the missed deadlines and have enjoyed today’s!

L’autre évènement de la semaine qui m’a fait sourire était le feu de joie dimanche à Hambleden. Nous voilà à cette époque de l’année encore une fois, et je dois dire que les amis, un gobelet de vin chaud, un feu de joie et une belle explosion de feux d’artifice m’ont aidé à me sentir bien mieux. Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas au fait avec les origines de cette tradition britannique, il suffit de dire que tous les ans, depuis 1605, on allume des feux de joie comme acte d’action de grâce pour célébrer le fait que le roi James I et le Parlement n’ont pas fait boum.

The other thing this week that brought a smile to my face was Sunday night’s bonfire up in Hambleden. It is this time of the year again, and I have to say that friends, a beaker of mulled wine, a bonfire and a fine fireworks display made me feel great. For those of you who are a bit hazy on the origins of this fine British tradition, suffice to say that every year, since 1605, bonfires are lit as an act of thanksgiving to celebrate King James I and the Houses of Parliament not getting blown up.

Mais vraiment, c’est une super excuse pour se rencontrer, se réchauffer autour d’un feu par une soirée fraîche en novembre et apprécier les bruits et les jolies couleurs, pendant que l’on peut encore le faire. Je vais vous dire, les gens: perso, je n’ai pas hâte de l’arrivée des feux d’artifice silencieux… Et dimanche dernier, j’ai fait oooh et aaah tout à côté de braves toutous qui n’avaient pas l’air d’être ennuyés du tout par le bruit! Peut-être que la délicieuse odeur des hot-dogs y était pour quelque chose…

But really, it’s a jolly good excuse to meet up, get warm around a fire on a cold November evening and enjoy the loud bangs and pretty colours, while we still can. I’ll tell you what, people: I, for one, am not looking forward to silent fireworks… And last Sunday, I ooohed and aaahed right alongside some very brave pooches who didn’t seem to mind the noise at all! Maybe the wonderful smell of the hot-dogs had something to do with it…

Alors si vous voulez vous joindre à moi l’année prochaine pour un verre de quelque chose de bien chaud à côté de quelque chose d’encore plus chaud (et je ne parle pas de moi), donnez-moi un coup de fil, et on arrangera ça!

So if you want to join me next year for a glass of something hot near something even hotter (and I’m not talking about me), give me a bell, and we’ll arrange something!

30 Oct

JE FAIS DES FAUTES

Je fais des fautes. C’est vrai, j’en fais, et plein. Ce que certains d’entre vous, chers amis et lecteurs, pourraient voir comme une admission de culpabilité ou de faiblesse est pour moi une grande source de force. Je vise toujours la perfection quand je place mes petits exercices et jeux devant vous sur les médias sociaux, mais les fautes et erreurs s’incrustent quand j’ai le dos tourné.

Un moment d’inattention et voilà! Une mauvaise lettre, et un mot n’a aucun sens. Une mauvaise terminaison, et je gâche toute la grammaire en vous! Bien sûr, toutes ces petites fautes de frappe sont ennuyantes, mais elles ne me gênent pas trop: je sais que j’ai lu la même chose une douzaine de fois et fait de mon mieux pour éliminer ces fautes, mais je ne les ai tout simplement pas vues. Comme celle sur la page 101 du troisième volume de la série tALK French qu’une de mes étudiantes vient de me montrer.

Je ne sais pas si c’est la même chose pour vous, mais je suis aussi convaincu que les fautes sont une force pour le bien, pourvu bien sûr qu’elles soient expliquées et corrigées. Je crois vraiment que savoir pourquoi quelque chose n’est pas correct, en plus de savoir comment le rectifier, est un puissant outil didactique.

Voilà pourquoi je fais aussi des fautes, exprès cette fois, dans les exercices que je publie presque tous les après-midis sur les médias sociaux, où je vous demande de les corriger pour moi. Alors pourquoi ne pas passer par Instagram là maintenant tout de suite et laisser un commentaire sous l’un d’entre eux, avec vos corrections, pour me montrer ce que vous pouvez faire? Je serai sûr de vous faire savoir à quel point vous êtes doué(e)(s).

Et bien sûr, si vous voyez une faute dans cet article ou une de mes publications, les gens, faites-le moi savoir!

I make mistakes.

I make mistakes. That’s true, I do, and plenty of them. What some of you, friends and readers, might see as an admission of guilt or weakness is for me a great source of strength. I always aim for perfection when I put all my little exercises and games in front of you on social media, but mistakes and errors do creep in when I’ve got my back turned.

A moment of inattention and there it is! One letter out, and a word doesn’t make sense. A wrong ending, and I confuse the grammar out of you! Of course, these little typos are annoying, but I don’t mind them too much: I know I have read the same thing a dozen times over and did my best to eliminate these mistakes, but simply didn’t see them. Like the one on page 101 of the third volume of the tALK French series that a student of mine has just pointed out.

I don’t know about you, but I am also convinced that mistakes are a force for good, provided of course that they are explained and corrected. I truly believe that knowing why something is wrong, on top of how to make it right, is a very powerful and didactic tool.

This is why I also make mistakes, on purpose this time, in exercises I place most afternoon on social media, where I ask you to correct them for me. So why not drop by Instagram right now and leave a comment under one of them, with your corrections, to show me what you can do? I’ll be sure to let you know what a grand job you did.

And of course, if you see a mistake in this post or in one of my publications, people, let me know!

23 Oct

A L’IMPRIMERIE

J’ai l’impression que je dois m’excuser pour une ou deux choses  aujourd’hui, et je pense que je vous ai laissé tomber, chers amis et lecteurs! Ceux qui me suivent sur les médias sociaux sauront que je cherche à vous aider à apprendre un peu de français tous les jours, avec des mots, des expressions et deux ou trois petits jeux.

At the printing press.  I feel I have to apologise for quite a few things today, as I think I have let you down, dear friends and readers! Those of you who follow me on social media will know that I aim to help you learn a little bit of French every day with words, phrases, and a couple of little games.

Le problème (et la raison pour mes excuses) étant que je n’étais pas chez moi hier, vous privant par conséquent de mes offrandes journalières. Voyez-vous, je me suis payé un petit week-end à la campagne, sur la route, dans le très joli Devon. Certains d’entre vous auront peut-être remarqué la photo du charmant Manoir de Lewtrenchard, où j’ai passé la nuit (excuses renouvelées!).

The problem (and the reason for my apologies) being that I was not around yesterday, therefore depriving you of my daily offerings. You see, I was having a little weekend away, on the road, in the lovely county of Devon. Some of you might have seen me post a picture of the lovely Lewtrenchard Manor, where I spent the night (further apologies!).

Après un délicieux dîner, une nuit confortable et un tranquille petit-déjeuner, je suis reparti sur la route afin d’atteindre la véritable raison de ma visite dans l’ouest du pays: mon rendez-vous avec Mark, qui dirige Short Run Press. Mark et son équipe sont ceux qui ont rendu possible les trois premiers volumes de tALK French, et m’aideront bientôt à donner vie au petit dernier de la série, si je puis dire.

After a delicious dinner, a comfortable night and a very leisurely breakfast, I went back on the road in order to get to the real reason for my visit to the west of the country: my meeting with Mark, who runs Short Run Press. Mark and his team are the people responsible for bringing you the first three volumes of tALK French, and will soon help me bring the newest book of the series to life, if I may say so.

Mais je ne veux pas encore tout vous dévoiler  alors vous ne réussirez pas à me faire parler du projet sur lequel je travaille depuis quelques mois! Bien sûr, tout sera révélé bientôt, mais je dois d’abord faire parvenir mon manuscrit à Mark, pour qu’il puisse produire une maquette du livre, pour m’aider avec mon travail de relecture et de correction.

But I do not yet want to give the name of the game away, so you won’t drag me into telling you about what I have been working on in the past few months! Of course, there will be a big reveal soon, but I first need to get my manuscript to Mark, so that he can procuce a mock up of the book, helping me with the proofreading process.

Après ça, tout sera clair, et mon dernier livre se retrouvera je l’espère sur votre bureau, dans votre sac (à main), et entre vos mains (il y a là un petit indice). Et j’espère sincèrement que vous l’aimerez.

After that, all will become clear, and my latest book will I hope find take its way to your desk, in your (hand)bag, and in your hand (there is a little clue there). And I certainly hope you like it.

15 Oct

LA CUISINE BRITANNIQUE

La semaine dernière, j’ai demandé à mes abonnés sur Twitter de me donner des idées au sujet de nouveaux articles pour ce blog, et j’ai immédiatement reçu un message me demandant de parler de la cuisine britannique, du point de vue d’un français qui aime bien cuisiner et manger, et qui habite en Grande-Bretagne depuis maintenant plus de 21 ans.

Quand je suis arrivé en Ecosse, en 1997, il est vrai que je ne connaissais rien à la cuisine de ce pays en général. Et ça n’est pas les Mars frits et les fish and chips qui m’ont appris à apprécier les aspects les plus fins de ce que la Grande-Bretagne avait à offrir en matière d’arts culinaires. En tant qu’étudiant, je n’avais également pas les moyens d’aller voir ce que les restaurants étoilés chez Michelin proposaient.

A l’époque, on me demandait souvent ce que, en tant que français, je trouvais de mangeable au Royaume-Uni, l’implication étant qu’on mangeait mal ici. Viande bouillie, légumes trop cuits, pain et fromages inférieurs, vous voyez ce que je veux dire. Le pire, c’est que même aujourd’hui j’entends la même chose quand je vais en France: “Vous vivez en Angleterre? Vous devez être content de rentrer à la maison en France pour bien manger!”

Qu’est-ce que ça m’agace, cette étroitesse d’esprit! Tout d’abord, je ne ‘rentre’ pas en France, j’y vais pour des visites plus ou moins régulières avant de rentrer chez moi, en Angleterre. Ensuite, je suis fatigué de ce discours, alors je vais y mettre mon grain de sel. Alors accrochez votre ceinture! 

On mange très bien dans mon pays, bien mieux que dans beaucoup de restaurants français où plus de la moitié des plats ne sont plus préparés sur place. Produits de saison, préparés et servis avec soin, viandes et poissons de premier choix, techniques anciennes et nouvelles, les chefs britanniques nous dorlotent, et ce depuis longtemps.

Alors à tous ceux qui pensent encore qu’on mange mal ici: vous avez tort. Tout simplement. Mais comme vous avez le droit de ne pas être d’accord, dites-moi si je raconte n’importe quoi!

British cuisine.  Last week, I asked my followers on Twitter to give me some ideas about new posts for this blog, and I immediately received a message asking me to talk about British food, from the point of view of a Frenchman who likes to cook and eat, and who’s now been living in Great-Britain for over 21 years.

When I arrived in Scotland, in 1997, it is true that I knew nothing about the food in this country in general. And it is not deep-fried Mars bars and fish and chips that taught me how to appreciate the finer aspects of what Great-Britain had to offer as far as the culinary arts were concerned. As a student, I also did not have the means to go and have a look at what Michelin star-studded restaurants were offering.

At the time, I was often asked what, as a Frenchman,  I found edible in the UK, the implication being that people ate badly here. Boiled meat, overcooked vegetables, inferior bread and cheeses, you know what I am talking about. And what is worse is that even today I hear the same thing when I go to France: “You live in England? You must be so happy to come home to France and eat well!”

Oh, how this narrow-mindedness annoys me! First of all, I don’t ‘come home’ to France, I go there for more or less regular visits before coming home, to England. Second, I am tired of this way of thinking, so I’m going to add my grain of salt. So fasten your seatbelt!

We eat very well in my country, a lot better than in a lot of French restaurants, where more than half the dishes are no longer prepared on the premises. Seasonal products, prepared and served with care, premium meat and fish, ancient and new techniques, British chefs pamper us, and have been for a while.

So to all of those who still think that we eat badly here: you’re wrong. It’s that simple. But as you have the right to disagree, let me know if I’m talking rubbish!

08 Oct

DE LA TÉLÉ À LA SCÈNE

La semaine dernière, dans le cadre du Festival Littéraire de Henley-on-Thames, j’ai eu la chance d’entendre la professeure Kate Williams parler de son nouvel ouvrage,  Rival Queens: The Bretrayal of Mary, Queen of Scots. Je dis la chance, car il y avait tellement  d’animation, de passion, de talent, d’intelligence, et d’humour sur la scène. Je pourrais continuer cette liste d’attributs qui décrivent tous Professeur Kate, mais vous aurez compris que j’ai été très impressionné par son éloquence!

From TV to stage.     Last week, as part of the Henley Literary Festival, I was lucky to hear Professor Kate Williams talk of her new book, Rival Queens: The Betrayal of Mary, Queen of Scots. I say lucky, because there was so much animation, passion, talent, intelligence and humour on the stage. I could continue with this list of attributes, all of which describe Professor Kate, but you will have understood that I was very impressed by her eloquence!

De tous les séminaires auxquels j’ai assisté cette année, et même l’année dernière et l’année d’avant, celui de Kate était tout simplement le meilleur. Le sujet m’intéressait, forcément, vu que j’avais acheté mon billet, mais il a été rendu d’autant plus fascinant à travers le fait marquant de cette présentation: la passion avec laquelle Kate (si je peux me permettre cette familiarité!) a présenté ledit sujet.

Of all the seminars I have attended this year, or even last year or the year before, Kate’s was quite simply the best. The topic was of interest to me, clearly, as I had bought a ticket, but it was made that much more fascinating through the striking fact of this presentation: the passion with which Kate (if I can be so bold!) presented said topic.

Pour moi, voir quelqu’un parler de ce qui les passionne d’une façon si simple et naturelle est impressionnant, au sens fort du terme. J’apprécie toujours de voir un(e) bon(ne) prof, que ce soit dans une salle de classe, sur scène, ou à la télé. Et quand ce/cette prof est souvent dans une salle de classe, à la télé, ET sur scène, comme Kate, c’est encore mieux! L’histoire de Mary, reine d’Ecosse, bien que tragique, est tellement pleine d’aventure, d’intrigue, de drame, et d’intérêt que je me suis bien sûr procuré le livre illico à la fin de la présentation.  

For me, to see someone talk about what fascinates them in such a simple and natural fashion is impressive, in the strong sense of the term. I always love to see a good teacher, whether it be in a classroom, on stage or on TV. And when this teacher is often in the classroom, on a stage AND on TV, like Kate, that’s even better! The story of Mary, Queen of Scots, although tragic, is so crammed full of adventure, intrigue, drama and interest that of course I got myself the book pronto at the end of the presentation.

Vu que l’auteure était présente, j’ai reçu une gentille dédicace et quelques minutes de son temps. J’avais tellement de questions dans ma tête que je n’en ai trouvé qu’une à poser: les lettres de Mary à Elizabeth, écrites principalement en français, sont-elles faciles à lire? La réponse de Kate: relativement! Avec un sourire coquin, Kate m’assure pouvoir les déchiffrer sans trop de difficultés, mais dit aussi ne pas être capable d’utiliser un français plus moderne avec la même confiance! Je suis libre pour vous donner quelques leçons, prodesseur…

Seen as the author was present, I received a kind autograph and a few minutes of her time. I had so many questions in my head that I only found one to ask: were Mary’s letters to Elizabeth, mainly written in French, easy to read? Kate’s answer: relatively! With a naughty smile, Kate assures me she can read them without too much trouble, but tells me also not being able to use a more modern form of French with the same confidence! I’m free for a few lessons, professor…

Mais je pense à vous aussi, chers amis et lecteurs: quelle(s) question(s) auriez-vous posée(s) à Kate? Dites-moi tout. Et si vous hésitez encore pour vos leçons, faites-moi signe aussi. A bientôt!

But I’m also thinking of you, dear friends and readers: which question(s) would you have asked Kate? Tell me everything. And if you’re still hesitant about your lessons, give me a ring, too. See you soon!

P.S. Je tiens à dire, avant de recevoir quelques messages et commentaires outrés, que Kate Williams elle-même a utilisé la photo qui illustre cet article sur son compte Twitter, et qu’elle m’a donné la permission de l’utiliser! 

P.S. I want to make sure you all know, before I receive various outraged messages and comments, that Kate Williams herself used the photograph which illustrates this post on her Twitter account, and that she gave me permission to use it!

02 Oct

UN PETIT ÉLÉPHANT

Lundi dernier, j’étais l’invité d’une artiste de talent, Rosamond Lloyd, et d’Adam Paddon, qui nous accueillait à Sculpture Castings Ltd, une fonderie d’art à Basingstoke. Et là, tous les trois, nous avons assisté à la naissance d’un éléphanteau… Mais, devant votre incrédulité, je pense avoir à revenir un peu en arrière, afin de vous donner un peu plus d’explications!

Le fait est, je suis tombé amoureux d’un petit éléphant en bronze, galopant, la trompe et les oreilles dans le vent, vers une cigogne qui s’envole. Lors du Festival à Henley, Rosamond était là, en tenue de soirée, à travailler sur une de ses sculptures en glaise, une tête de buffle grandeur nature. Et là, juste à côté, mon éléphanteau. Un véritable coup de foudre. Il ne m’a pas fallu longtemps pour prendre la décision de l’adopter.

Alors lundi dernier, Adam m’a fait découvrir toutes les étapes qui mènent à la ‘naissance’ de ce petit trésor. Le moule en silicone qui enregistre tous les détails, même les plus minuscules, de la sculture originale. Le positif en cire qui en ressort, la création d’un nouveau moule ‘en dur’ autour de la cire, le négatif créé une fois que la cire est fondue dans la fournaise, et, enfin, le bronze liquide à 1100 degrés, qui remplit ce moule et reproduit l’original dans toute sa splendeur.

Je ne vous raconte même pas mon anxiété quand Adam s’est attaqué au moule à peine refroidi à grands coups de marteau! Mais en quelques secondes, il était là, et j’ai vu ses petits yeux espiègles qui me regardaient. Encore quelques jours à attendre, et il arrivera chez moi, quand Rosamond elle-même l’apportera!

Au fait, il me manque toujours un nom pour mon nouvel ami (c’est lui sur la photo), alors si jamais vous avez une idée à ce sujet, faites-moi signe!

A little elephant

Last Monday, I was the guest of a very talented artist, Rosamond Lloyd, and of Adam Paddon, who was welcoming us to Sculpture Castings Ltd, an art foundry in Basingstoke. And there, all three us were present at the birth of an elephant calf… But, faced by your incredulity, I think I have to go back a bit, so as to give you a little bit more explanations!

The fact is, I fell in love with a little bronze elephant, galloping, his trunk and ears to the wind, towards a stork flying off. During the Henley Festival, Rosamond was there, in full glam, working on one of her clay sculptures, a life-sized buffalo’s head. And there, just next to it, my baby elephant. True love at first sight. It didn’t take me long to take the decision to adopt him.

So last Monday, Adam made me discover all the stages that lead to the ‘birth’ of this little treasure. The silicon moulds that register all the details, even the most minute ones, of the original sculpture. The wax positive which comes out of it, the creation of a ‘solid’ mould around the wax, the negative created once the wax melts away in the furnace, and, finally, the liquid bronze at 1,100 degrees, which fills this mould and reproduces the original in all its splendour.

I won’t even tell you about my anxiety when Adam attacked the barely cold mould with blows from a big hammer! But a few seconds later, there it was, and I saw its little cheeky eyes watching me. I still have a few days to wait before it arrives home, when Rosamond herself will bring him!

By the way, my new little friend (that’s him in the picture) is still missing a name, so if you have an idea on that topic, let me know!

25 Sep

CONSTRUIRE UNE MAISON

Tout récemment, j’ai rendu visite à des amis qui sont très occupés à rénover une maison dans un charmant village dans le Devon. J’admire leur vision, leurs idées, et surtout leur travail, toujours très dur, pour faire de cette maison la leur, pour toujours. Enlever un mur ici, en mettre un autre par là, décision après décision, c’est un travail de longue haleine.

Building a house.       Very recently, I paid a visit to friends who are very busy renovating a house in a charming village in Devon. I admire their vision, their ideas, and especially their efforts, always very arduous, in order to make this house theirs, forever. Take a wall down here, build a new one there, decision after decision, they are in it for the long haul.

Ce qui m’amène à penser à ce que je ferais, moi, si j’avais le choix. Le cottage qui abrite actuellement le QG d’ALK ne m’appartient pas, et je rêve de m’installer dans un petit chez-moi bien à moi. Et c’est pour ça que j’ai pensé à ces amis qui travaillent dur pour transformer une bonne maison en quelque chose qui est parfait pour eux. Pourrais-je faire pareil? Aurais-je la vision pour une telle transformation?

Which brings me to think about what I would do, if I had the choice. The cottage currenty home to ALK HQ does not belong to me, and I dream of moving to a little place of my own. And that’s why I thought of those friends working hard to turn a good house into something perfect for them. Could I do the same? Would I have the vision to effect such a transformation?

Je ne le pense pas. Mais ce qui est sûr, c’est que je sais exactement ce que je veux en matière de pièces à vivre, d’espace, et d’agencement. Alors j’ai le choix entre trois options: suivre mes amis et rénover, acheter de vieux murs et tout refaire à l’intérieur, ou construire tout tout neuf, du sol au plafond. Je ne sais pas ce que vous me conseilleriez de faire, mais je sais (je suis plein de certitudes aujourd’hui!) quelle option est ma préférée.

I don’t think so. But one thing is for sure, it’s that I know exactly what I want as far as living spaces, space in general and organisation are concerned. So I have three choices: follow my friends’ lead and renovate, buy old walls and gut the interior, or build from scratch, from floor to ceiling. I don’t know what you would advise me to do, but I know (I am full of certainties today!) which option is my favourite.

Pouvoir parler de mon projet à un architecte et construire exactement ce que je veux. Voir la maison de mes rêves prendre forme, avec un garde-manger assez grand pour pouvoir tout y ranger, des fenêtres au bon endroit pour apprécier la vue, des prises de courants accessibles partout où je sais en avoir besoin, bref, tout au bon endroit et exactement agencé pour satisfaire tous mes besoins.

To be able to talk to an architect and build exactly what I want. To see my dream house take shape, with a pantry large enough to put everything in, windows in the right place to be able to admire the view, electrical sockets accessible everywhere I know I will need them, in short, everything in the right place and organised exactly to satisfy all my needs.

Tout cela peux vous paraître un peu égoïste, mais je construis ici mon château en Espagne, une maison ou je deviendrai vieux, mon chez-moi, un espace où je peux être moi, fonctionner sans avoir à penser. Alors oui, excusez-moi si je pense un peu à moi. Car en fait, comme d’habitude, j’aimerais bien savoir ce que vous feriez dans ma position: rénovation, vieux murs ou nouvelle construction? Dites-moi tout.

All this can seem a little selfish, but what I am building here is my castle in the sky, a house where I will grow old, my place, a space where I can be me, function without having to think about it .So yes, please forgive me if I’m thinking of myself. Because, in fact and as always, I would love to know what you would do in my position: renovation, old walls or new build? Tell me everything.

18 Sep

UN PEU DE LECTURE LÉGÈRE

Je ne me rappelle plus si je vous en ai déjà parlé, mais Monsieur tALK et moi sommes au beau milieu de notre nouvelle oeuvre. Je plaisante. Nous écrivons tout simplement un quatrième livre, et nous avons atteint le point où son titre provisoire ne me convient plus du tout, du tout. Alors, comme d’habitude, c’est vers vous, chers amis et lecteurs, que je me tourne.

Cette fois, ça n’est pas un livre d’exercices que je vous propose. Comment ça, ‘Awww!”? Vous en avez déjà trois à compléter, pleins de leçons de grammaire, de recettes et de jeux! Non, cette fois, je tenais à vous proposer quelque chose d’un peu différent. Alors même si l’idée n’est pas nouvelle, je vous offre un recueil de textes courts, en français et en anglais, pour vous aider à travailler vos pouvoirs de compréhension écrite.

Chaque texte sera en français sur la page de gauche, avec son équivalent en anglais sur la page de droite, pour une lecture en parallèle. Bien sûr, la façon d’approcher ces textes restera celle de votre choix, mais pour vous aider, je vous proposerai également une page de vocabulaire utile en contexte, ainsi que des questions de compréhension en anglais, pour vous aider à comprendre le texte original sans recourir à sa version anglaise. J’ajouterai aussi trois questions en français, afin d’approfondir le sujet de chaque texte, en vous invitant à y répondre en français avant de m’envoyer vos réponses pour que je puisse les corriger, si besoin est.

Qu’en pensez-vous, chers amis et lecteurs? J’espère vraiment que vous aimerez l’idée et les textes que je vous propose, mais j’ai aussi besoin de vous pour m’aider à choisir un titre pour cet ouvrage! Alors cogitez, pensez, réfléchissez et envoyez-moi vos suggestions, s’il vous plait!

 

A little light reading         I cannot remember if I have already told you about this, but Monsieur tALK and I are right in the middle of our new opus. I’m kidding. We are simply writing a fourth book, and we have reached the point where its working title is no longer worth its salt. At all. So, as always, it is to you that I am turning, dear friends and readers.

This time, it is not an exercise book that I offer you. What do you mean, “Awww!”? You already have three of them to complete, full of grammar lessons, recipes and games! No, this time I wanted to offer you something slightly different. So, even if the idea is not a new one, I give you a compendium of short texts, in French and in English, to help you work on your reading comprehension powers.

Each text will be in French on the left-hand page, with its equivalent on the right-hand page, for some parallel reading. Of course, the way you choose to approach these texts will be totally up to you, but in order to help you, I will also offer a page of useful vocabulary in context, as well as comprehension questions in English, to help you understand the original text without having to read the English version. I will also add three questions in French, so as to dig deeper into the topic of each text, inviting you to answer them in French before sending me your answers, so that I can correct them, if need be.

What do you think, dear friends and readers? I sincerely hope you will like the idea and the texts that I offer you, but I also need you to help me choose a title for this book! So cogitate, think, reflect on it, and send me your suggestions, please!

11 Sep

LES BISCUITS

Je sais que ces temps-ci, un sujet qui divise autant l’opinion n’est pas un très bon sujet pour un article publié en français et en anglais. Après tout, nous devrions parler de toutes les choses qui nous unissent plutôt que de choses qui sont uniques à nos deux cultures, et qui peuvent donc paraître étrangères, bizarres, ou tout simplement différentes.

Mais il faut bien se rendre à l’évidence: une visite dans un supermarché français, quand vos pas vous mènent dans le rayon des biscuits pour la première fois, peut être une expérience assez… déroutante. Du moins, je le pense. Bien sûr, certains biscuits auront traversé la Manche, et se retrouveront sur les étagères britanniques et françaises, même si c’est parfois sous un autre nom. Les Pim’s français ne vous disent rien? Mais si, vous les connaissez. Ce sont des Jaffa Cakes.

Mais il est assez difficile de trouver d’autres examples! Quels que soient vos biscuits britanniques de choix (Custard Creams, Bourbons, Nice, Rich Teas or other Digestives), vous devrez chercher longtemps pour les trouver en France, et dans presque tous les cas, dans le rayon ‘Produits étrangers’. Pourquoi? Je ne sais pas. Les goûts des Français sont sûrement simplement très différents.

Quand je retourne en France, je passe dans ce rayon, et même si je n’achète rien pour cause de régime, je caresse les paquets de langues de chats, de Prince (goût chocolat uniquement), de cigarettes russes, de Granola (très proches d’un Hobnob au chocolat) et de Pépito, pour cause de crise de nostalgie profonde.

Alors bien sûr, je vous pose la question, chers amis et lecteurs: quel est ou quels sont vos biscuits préférés? Trouvez-vous votre plaisir dans le rayon français, ou êtes-vous content avec ce que vous pouvez acheter près de chez vous? Dites-moi tout! Pourquoi ne pas m’envoyer votre réponse en français à info@arnaudslanguagekitchen.com? Je pourrai ainsi faire votre connaissance et vous répondre! J’attends vos réponses avec impatience.

Biscuits.  I know that these days, such a divisive subject is not a very good topic for a post published in French and in English. After all, we should be talking of all the things that unite us rather that of the things that are unique to our two cultures, and which therefore can seem foreign, bizarre, or quite simply different.

But you have to admit something: a visit to a French supermarket, when your idle steps lead you to the biscuits aisle for the first time, can be an experience quite… disconcerting. At least, I think so. Of course, some biscuits will have crossed the Channel, and will be found on British and French shelves, even if it is sometimes under a different name. Do you know French Pim’s? Of course you do. They’re Jaffa Cakes.

But it is quite difficult to find other examples! Whatever you favourite British biscuits are (Custard Creams, Bourbons, Nice, Rich Teas or other Digestives), you will have to search high and low to find them in France, and in almost every case will do so in the ‘Foreign produce’ aisle. Why? I don’t know. French tastes are obviously quite simply very different.

When I go to France, I walk through this aisle, and even if I don’t buy anything for dieting purposes, I stroke the boxes of langues de chats, Prince (the chocolate filled kind only), Russian cigarettes, Granola (the closest we get to a chocolate Hobnobs) and Pepito, because of a serious case of nostalgia.

So of course, I will ask you the following question, dear friends and readers: which is or are your favourite biscuit(s)? Do you find what you’re looking for in the French aisle, or are you happy with what you can buy closer to home? Tell me everything! Why not send me your answer in French to info@arnaudslanguagekitchen.com? That way, I’ll be able to get to know you and respond! I await your messages with trepidation.