14 Jan

JE VEUX UN CHIEN

Après l’adoption récente par une de mes élèves d’une charmante petite vizsla, dont je vous ai parlé dans cette colonne, mon envie d’un compagnon à quatre pattes, déjà très présente, ne fait que grandir. Il faut dire aussi que rester de marbre devant un chiot révèlerait en quiconque un coeur de glace. Et le mien a fondu, comme il tend à le faire devant la plupart des chiens, rares étant les espèces qui ne me font aucun effet. 

I want a dog After the recent adoption by one of my students of a charming little vizsla, a topic I addressed in this column, my need for a four-legged companion, already well established, is growing anew. I have to say that staying very stoic in front of a puppy is a sure sign of a heart of ice in anybody. And mine melts, as it is wont to do in front of almost any dog, as the breeds that leave me unmoved are are.

Pour moi, la question la plus vexante, à part bien sûr le dressage et comment empêcher le pipi partout et le machouillement des meubles, est comment trouver un nom à ce compagnon potentiel. Personnellement, comme beaucoup de famille le font avec leurs ‘vrais’ bébés, je pense qu’il est plus prudent d’attendre de voir la petite créature face à face avant de la nommer. Après tout, Vera deviendra peut-être Sophie, ou l’inverse. 

For me, the most vexing question, apart of course from the training and how to prevent wee everywhere and the gnawing of furniture, is how to find a name to this potential companion. Personally, as many families do with their ‘real’ babies, I think it is rather more prudent to see the little creature face to face before naming it. After all, Vera might become Sophie, or the other way round. 

J’ai de très bons souvenirs d’Onyx (un nom utile pour le Scrabble), un magnifique boxer qui fut mon compagnon partout pendant six courtes années, mais ce nom ne sera pas répété. Pour l’instant, Ralph est en tête de liste, car il est court et convient très bien, du moins je le pense, à la race de chiens que j’ai en tête. Quelle que soit la race, la compagnie d’un canidé me ferait très plaisir. 

I have very fond memories of Onyx (a very useful name in Scrabble), a magnificent boxer, who went everywhere with me for six short years, but this name will not be repeated. For the moment, Ralph is on top of the list, because it is short and suits, as far as I am concerned, the breed of dogs I have in mind. Whatever the breed, the companionship of a dog would be a great pleasure.

Sans compter qu’elle me ferait également le plus grand bien, mentalement et physiquement. Savoir Ralph couché près de moi quand je travaille serait un grand réconfort, et ses trois ou quatre promenades quotidiennes obligatoires feraient en sorte que j’atteindrais mes dix mille pas sans avoir à y penser. J’aimerais bien aussi lui préparer des petites gourmandises (j’ai déjà trouvé des recettes!). 

On top of everything, it would do me a lot of good, mentally and physically. Knowing that Ralph is curled up near me when I work would be a great comfort, and his three or four compulsory daily walks would mean I would reach my ten thousand steps without even thinking about it. I would also love to prepare some little treats for him (I have already found recipes!).

Il ne me reste plus, chers amis et lecteurs, qu’à vous révéler que j’aimerais bien adopter un petit border terrier, mais aussi à vous demander, surtout à vous qui habitez en Grande-Bretagne, et peut-être même pas très loin du QG d’ALK, si vous connaissez personnellement quelqu’un qui élève cette race. Et si c’est le cas, seriez-vous assez gentils pour me le dire?  A bientôt! 

All that is left for me to do, dear friends and readers, is to reveal that I would love to adopt a little border terrier, but also to ask you, especially to those living in the UK, and maybe even close to ALK HQ, if you personally know someone who breeds them. And if this is the case, would you be kind enough to tell me? Speak soon!

07 Jan

UNE JOURNÉE RIEN QU’A MOI

Ces jours-ci, elles sont plutôt rares, les journées rien qu’à moi. Je ne me plains pas du tout, bien au contraire: j’aime les jours où mes élèves passent à la maison ou sur mon écran pour leur leçon. Mais les journées où je peux vraiment être égoïste sont rares. Remarquez, ça n’est peut-être pas plus mal, l’égoïsme n’étant pas une qualité bien admirable. 

A day to myself      These days, they are rather rare, those days I have to myself. I am not complaining at all, quite the opposite: I love days when my students drop by the house or on my screen for their lesson. But the days when I can truly be selfish are rare. Mind you, that’s not a bad thing, as selfishness is not a quality to be admired.

Quand j’utilise cet adjectif précis, je pense surtout aux petits riens de la vie quotidienne qui prennent du temps, comme toutes les petites corvées: faire le lit, la poussière, la cuisine, les courses, ou même faire la queue à la poste ou à la station essence. Alors une journée en mer pendant une croisière, ou un week-end dans un bon petit hôtel sont pour moi des moments très précieux. 

When I use this precise adjective, I mostly think about these little nothings of everyday life that take time, like all the little chores: making the bed, doing the dusting, the cooking, going shopping or even queueing at the post office or the petrol station. So a day at sea during a cruise, or a weekend in a little hotel are for me very precious moments. 

Bien sûr, pendant ces rares journées, je pense beaucoup à ce qui me ferait plaisir, et c’est en ce sens qu’elles sont égoïstes. Mais je pense aussi beaucoup aux autres! Tenez, par exemple, je pense à vous, chers amis et lecteurs, en ce moment même, en pleine mer quelque part entre Palma de Majorque et La Spezia, alors que j’écris ces lignes. Mais quand je suis chez moi, et que toutes les petites tâches ménagères sont terminées, j’aime penser à moi. 

Of course, during these rare days, I think a lot about what makes me happy, and it is in that sense that they are selfish. But I also think about others a lot! Here, for example, I am thinking about you, dear friends and readers, at this precise moment, at sea somewhere between Palma de Mallorqua and La Spezia, as I write these lines. But when I am at home, and that all the little domestic chores are done, I like to think about myself. 

Et ce, encore une fois, dans le sens où j’ai le temps de réfléchir, de cogiter et de penser à toutes les autres choses dont je dois m’occuper, à savoir mes élèves. J’ai tellement de chance que mon travail soit un tel plaisir! J’adore passer du temps à créer tout les exercices que j’offre à ceux et celles qui viennent me voir pour pratiquer leur français: faire du sur-mesure est très important pour moi. 

And this, one more time, in the sense that I have time to reflect, cogitate and think about every other thing that I must take care of, to wit my students. I am so lucky that my job is such a joy! I love spending time creating resources that I offer to those who come to see me to practise their French: that everything I do is tailor-made is for me very important.

J’espère bien sûr que mes élèves se sentent chouchoutés pour cette raison même, et prennent plaisir à passer me voir chaque semaine. J’ose espérer aussi que ces moments sont pour eux et elles des petits plaisirs qui ne sont rien que pour eux. Comme ça, je me sentirais moins seul et moins coupable à me sentir égoïste de temps en temps… 

I hope of course that my students feel pampered for this very reason, and take great pleasure to come and see me every week. I dare hope too that these moments are for them little pleasures that are just for them. As such, I would feel less alone and less guilty to feel selfish from time to time… 

04 Dec

L’ÉLÉGANCE VESTIMENTAIRE

Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, chers amis et lecteurs, mais j’aime assez me faire beau pour une occasion spéciale. Je veux dire par là que j’aime bien fouiller dans mes armoires et en sortir une tenue convenable pour ladite occasion. Où même sans occasion, je suis toujours content de m’habiller du mieux possible. Sauf à la maison, où je suis souvent ‘en confortable’. 

Sartorial elegance I do not know if it the case for you, dear friends and readers, but I quite like to beautify for a special occasion. What I mean to say is that I like to rummage through my wardrobes and get an outfit out, suitable for said occasion. Or even without any occasion, I am always happy to dress up as best I can. Apart from when I am at home, where I am often found in my ‘comfies’.

Il faut dire aussi qu’à Henley-on-Thames, surtout l’été, on a de quoi sortir les costumes et autres smokings. Entre la Régatte (veste et cravate obligatoires) et le Festival (tenue de soirée exigée), il ne se passe pas une semaine sans la chance de porter sa tenue préférée. Sans compter que quand je sors ou suis invité chez des amis, je porte également une tenue soignée. Parce que c’est comme ça. Parce que je suis comme ça. 

It has to be said that in Henley-on-Thames, especially in the summer, one has reasons to get one’s suits and dinner jackets out. Between the Regatta (jacket and tie compulsory) and the Festival (evening wear demanded), one week doesn’t go by without the opportunity to wear one’s favourite attire. And that’s without mentioning that when I go out or am invited by friends, I also dress up. It’s like that. I’m like that.

Je dois aussi avouer une certaine dose de vanité, bien sûr, qui s’affiche très clairement quand je pars en croisière sur une des trois reines de la compagnie Cunard. Même si pendant la journée votre tenue peut être décontractée, le soir venu, les tenues plus soignées sont de rigueur. Et j’aime ça aussi, me transformer en pingouin.

I must also admit a certain dose of vanity, of course, very prominently displayed when I go on a cruise on one of the three Cunard queens. Even if during the day your outfit can be a very casual one, come the evening, grander outfits rule the day. And I love it too, turning into a penguin.

Mon goût du déguismement m’a récemment conduit à une nouvelle obsession: les noeuds papillons. Je portais bien sûr le traditionnel costume-cravate durant ma carrière de prof, mais c’est maintenant le cousin de la cravate qui me fascine. Je n’en ai que quatre pour le moment, mais je compte bien ne pas m’arrêter là. J’ai appris à les nouer en regardant des vidéos sur YouTube (bien sûr!), et maintenant je ne peux plus me contrôler. 

My taste for costumes recently revealed in me a new obsession: bow ties. I was of course wearing the traditional suit and tie during my teaching career, but it is now the tie’s cousin that fascinates me. I only have four of them right now, but I know I will not stop there. I learnt to tie them watching videos on YouTube (where else!), and now I can’t control myself.

Alors bien sûr, je dois vous demander si vous aussi, les amis, vous aimer vous ‘déguiser’? Quelle place occupe l’élégance vestimentaire dans votre vie, et à quoi ressemble-t-elle? Quelles sont les occasions bonnes à porter une tenue un peu plus soignée? Voire même un noeud papillon? Dites-moi tout… 

So of course, I have to ask you, dear friends and readers, if you also like to ‘dress up’? How important is sartorial elegance in your life, and what form does it take? What are the propitious occasions to wearing a rather elaborate outfit? Dare I say a bow tie? Tell me everything…

28 Nov

UN NOM DE CHIEN

Non, non, le titre de cet article n’est pas une insulte, je vous le jure! A peine un jeu de mot sur l’expression française qui décrit une météo peu clémente comme un temps de chien. Mais c’est bien de nos amis à quatre pattes dont je veux vous parler aujourd’hui. Car voyez-vous, une de mes élèves m’a envoyé une photo de la petite chienne qu’elle vient d’adopter, et elle cherche un nom. 

A dog’s name      No, no, I swear to you that the title of this article is not an insult! Barely a play on words on the French expression describing inclement weather as ‘a weather for a dog’. But it is of our four-legged friends that I want to talk to you today. Because you see, one of my students has sent me a picture of the little bitch that she has just adopted, and she is looking for a name.

Comme tous les chiots, elle est adorable, avec ses beaux yeux gris-bleu. Je dis ‘chiots’ au masculin, car la grammaire française veut presque tous les noms génériques des bébés animaux masculins. Mais cette petite femelle est bel et bien féminine, et s’appelle pour l’instant Daphnée. Pour l’instant, car on me demande de proposer un autre nom.

As with all puppies, she is adorable, with her blue-green eyes. The word ‘puppies’ is masculine in French, as grammar wants almost all baby animals’ names to be masculine. But this little female is definitely feminine, and answers for the moment to the name of Daphne. For the moment, as I have been asked to offer an alternative name.

Ce qui me pose un léger dilemme, car je désire moi-même un chien. Mais vu que je suis plutôt loin du moment où les petits petons de mon ami canidé viendront résonner sur mon carrelage, je me sens un peu coupable de garder les noms auxquels j’avais pensé pour moi-même. De plus, je pense que mon compagnon sera mâle, alors je pense pouvoir sans aucun problème me désinvestir des prénom féminins qui me trottent dans la tête. 

Which leaves me in a bit of a quandary, as I also want a dog. But as I am rather far at present from the moment when the little paws of my canine friend will sound on my tiled floor, I feel a little bit guilty to keep for myself the names which I had found. On top of that, I think that my companion will be male, so I believe I am able to give up without worrying too much the feminine names going through my head.

Onyx, un superbe boxer à la santé malheureusement fragile, a veillé sur mon petit frère et moi pendant six ans, et je crois que j’aurais du mal à en voir une deuxième incarnation. Cachou, le petit lhasa apso noir de ma maman nous a aussi quitté, mais son nom lui allait très bien: les cachous sont de petits bonbons noirs à la réglisse. Enfin, le seul chien qui vient en ce moment régulièrement chez moi quand ses humains viennent pour leurs leçons est un bel exemple de labrador qui s’appelle Oz. 

Onyx, a superb but tragically fragile boxer, looked after my little brother and me for six years, and I think I would struggle to see a second incarnation of the name. Cachou, the little black lhasa apso belonging to my mother has also left us, but his name suited him well: ‘cachous’ are little black liquorice sweets. Finally, the only dog currently coming into my home when his humans come for their lessons is a beautiful labrador specimen called Oz.

Mais revenons-en à ce qui nous préoccupe là maintenant tout de suite: Daphnée restera-t-elle Daphnée? Ou allez-vous, chers amis et lecteurs, lui trouver un autre prénom? La seule règle, dans cette petite compétition où il n’y a aucun prix à gagner, c’est de s’assurer que ledit nom peut être utilisé en toutes circonstances, et dans le grand monde. Alors à vos claviers, j’attends vos recommandations! 

But let’s come back to what preoccupies us right here and now: will Daphne remain Daphne? Or will you, dear friends and readers find another name for her? The only rule, in this little competition with no prizes, is to make sure that said name can be used in all circumstances, and in polite company. To your keyboards, I await your recommendations!

20 Nov

ALLEZ COMPRENDRE!

Une araignée! Là, dans ma baignoire! Et pas une petite, non plus: elle est grosse comme la main. Bon, d’accord, j’exagère un peu. Mais elle m’a bien surpris alors que je remettais des serviettes propres en place après la visite d’un couple d’amis ce week-end. Je veux toutefois préciser qu’il ne s’agit pas là d’un sévère cas d’arachnophobie, mais seulement d’un certain malaise quant à l’aspect, et surtout à la rapidité de mouvement, de cette (certes toute petite) créature. 

Go figure!        A spider! There, in my bathtub! And not a small one, either: it is as big as my hand. Alright, I exagerate a little. But it took me by surprise as I was dropping clean towels back in place after a visit from a couple of friends this weekend. However, I want to offer the precision that it is not here a severe case of arachnophobia, but merely a queasy feeling when I am confronted by the aspect, and especially the rapidity of movement of this (however small) creature.

Je ne pense pas souffrir de quelle phobie que ce soit, et vous m’en voyez là bien content. Les chiens ne me font pas peur, les chats noirs croisant mon chemin me laissent de marbre, et je prendrai même un plaisir perverse à passer sous une échelle! Quant à rester chez moi, dans le noir, un vendredi treize, il n’en est pas question. Cela dit, ne vous méprenez pas: je comprends tout à fait que mon comportement puisse vous alarmer. 

I don’t believe I suffer from any phobias at all, and you find me very well of the fact. I am not scared of dogs, black cats crossing my path leave me nonplussed, and I would even take perverse pleasure to walk under a ladder! And as for staying at home, in the dark, on Friday the 13th, no chance of that happening. This being said, do not presume anything: I totally understand that my behaviour might send waves of alarm in you.

Je vois certain(e)s d’entre vous frissonner, et attraper une salière pour en envoyer le contenu par-dessus votre épaule. (La droite ou la gauche? Je ne sais plus, je ne suis pas très superstitieux non plus!) Mais si je n’ai pas de peurs irrationnelles, il y a bel et bien des choses qui me feront hésiter, si ce n’est reculer de dix pas. Tenez, le sable par exemple. Très peu pour moi, merci. Rien qu’à l’idée de le sentir sous mes pieds, j’en ai la chair de poule.

I see some of you shiver, and grab a salt shaker to send its contents over their shoulder. (The right one or the left one? I forget, I am not very superstitious either!) But if I do not have irrational fears, truly there are some things that will stop me in my tracks, if not go back ten paces. Here, sand for example. Not for me, thank you very much. The mere idea of feeling it between my toes gives me goosebumps.

Je ne laisserai pas non plus quelqu’un poser un morceau de pain à l’envers sur la table. Ok, c’est peut-être là un peu de superstition de ma part, mais bon, je me dis que c’est plutôt une convention bien française. Et tout comme mon grand frère, je ne toucherai pas une pêche, et encore moins en manger la peau. Enfin, vous ne me verrez jamais marcher ou me tenir à droite de mon mari. Je sais, allez comprendre.

I will not let someone place a piece of bread upside down on the table either. Ok, this might border on superstition on my part, but I tell myself that it is rather a French convention. And just like my older brother, I will not touch a peach, let alone eat its skin. Finally, you will never see me walk to the right of my husband. I know, go figure.

Vous savez très bien, chers amis et lecteurs, ce que je vais maintenant vous demander. Je vous en prie, dites-moi tout, de vos plus jolies phobies à toutes vos petite lubies qui laissent ceux qui vous rencontrent perplexes. Je serais curieux de savoir si nous en partageons quelques unes! 

You will have guessed, dear friends and readers, what I am now going to ask you. Please, tell me everything, from your loveliest phobias to these little foibles of yours, which leave those who meet you confused. I am curious to know whether we share some of them.

13 Nov

VOTRE POISON ?

Alors que j’écris ces lignes, à bord du Queen Victoria de la ligne Cunard pour une croisière intitulée Voyage du Vin, je voulais réfléchir un peu sur ma consommation d’alcool. Pas de révélations ici, chers amis et lecteurs, je ne me joindrai pas à la réunion des amis de Bill W, gentiment organisée tous les jours par la compagnie. Non, décidément, je ne bois pas beaucoup. 

Your poison?      As I am writing these lines, aboard Cunard’s Queen Victoria for a cruise christenend Voyage du Vin, I wanted to reflect a little bit on how much I drink. No revelations here, dear friends and readers, I will not join the friends of Bill W meetings, kindly organised every day by the company. No, all things considered, I don’t drink that much.

C’est surtout vrai chez moi, dans le confort de ma propre maison, comme on dit en anglais. Le fait que pendant la croisière, je bois du vin presque tous les soirs n’enlève rien au fait qu’en temps normal, ma consommation d’alcool est réduite à un occasionel verre de vin le week-end, avec parfois l’addition d’un gin et tonic léger le vendredi soir. Je n’ai pas pour habitude de boire beaucoup, et je ne vois pas pourquoi cette habitude devrait changer. 

It is certainly true at home, in the comfort of my own home, as we say in English. The fact that, during the cruise, I drink some wine almost every evening doesn’t change the fact that in normal times, my alcohol comsumption is reduced to an occasional glass of wine at the weekend, sometimes augmented with a weak gin and tonic on Friday nights. I am not in the habit of drinking a lot, and I cannot see why this habit would change.

Je pense pouvoir me décrire comme quelqu’un qui boit dans des situations sociales, et jamais avec excès. Je fais partie de ceux qui peuvent très bien se contenter d’un seul whisky ou d’une pinte quand il rejoint des amis au pub, surtout pour un repas. Et si je suis le chauffeur, je ne bois pas du tout, ce qui ne me dérange jamais. J’avoue ne pas comprendre ceux et celles qui apparemment doivent boire à excès afin de passer une bonne soirée.

I believe I can describe myself as a social drinker, and never with excess. I am one of those who can quite contendedly drink just one whisky or a pint of beer when they join their friends at the pub, especially if it’s for a meal. And if I am the designated driver, I don’t drink at all, which never bothers me. I confess not being able to understand those who apparently have to binge drink in order to have a good time.

Mes pensées, après avoir frôlé le whisky, m’ont ramené à mes années en Ecosse, où j’ai découvert ce liquide ambré, mais aussi la façon de l’apprécier sans en consommer des litres. Au risque de me répéter, je sais en boire un, ou même deux si la soirée est longue sans plonger dans l’excès. Histoire d’éducation sans doute. 

My thoughts, after turing to whisky, brought me back to my years in Scotland, where I discovered this amber liquid, but also how to appreciate it withou consuming galons of it. At the risk of repeating myself, I can drink one, or even two drams if the evening is a long one, without falling into excess. It’s all about education, I guess.

Alors, chers amis et lecteurs, je ne serai pas assez mal élevé pour vous demandez si vous penser trop boire, mais j’aimerais bien savoir quel est votre poison, votre boisson de choix, à la maison ou quand vous êtes de sortie. J’attends votre réponse avec impatience. 

So, dear friends and readers, I will never be rude enough to ask you whether your think you drink too much, but I would love to know what your poison is, your drink of choice, at home or when you’re out. I breathlessly wait for your answers.

29 Oct

MON ANNIVERSAIRE

A l’occasion du vingt-deuxième anniversaire de mon arrivée au Royaume-Uni, le 31 août, une question, presque un doute, m’est venue à l’esprit. Cette pensée soudaine, à peine formée et déjà presque oubliée, a néanmoins laissé comme un goût de nostalgie derrière elle. Après vingt-deux ans passés à travailler, aimer, habiter et tout simplement vivre en Grande-Bretagne, suis-je toujours aussi français? 

My anniversary   As the 22nd anniversary of my settling in Great-Britain passed, on the 31st of August, a question, a fleeting doubt almost, came to mind. This sudden thought, barely formed and already almost forgotten, nevertheless left behind it a taste of nostalgia. After 22 years spent working, loving, dwelling and quite simply living in Great-Britain, am I still French?

La question se pose principalement car je fonctionne tous les jours en anglais. Quand Jason le plombier vient régler la chaudière ou que je cause à Adrian le facteur, c’est en anglais. Discuter avec Paula à Waitrose au sujet des goûters de l’église quand j’achète six demi-livres de beurre se fait en anglais. Des sujets bien britanniques qui se déroulent dans une langue dite étrangère pour moi. 

The question asks itself mostly as I function every day through English. When Jason the plumber comes to service the boiler or when I chat with Adrian the postman, I do so in English. Talking to Paula in Waitrose about the church teas when I buy six packs of butter is done in English. Very British topics which all take place in a language said foreign for me.

Car voilà bien le problème. Ayant pris la décision de venir utiliser mon anglais dans la vie courante et d’enseigner ma langue maternelle professionnellement, plutôt que de faire l’inverse, c’est l’anglais que j’utilise le plus souvent. Bien sûr, on me dit encore que j’ai tout juste une pointe d’accent (personnellement, je ne l’entends pas!), mais aussi que mon anglais est excellent. Après un dîplome dans cette langue et 22 ans dans le pays, j’espère bien! 

And herin lies the problem. Having taken the decision to come use my French in everyday life and teach my mother tongue professionally, rather than the other way round, it is English that I use most often. Of course, people tell me that I still have a bit of an accent (personally, I can’t hear it!), but also that my English is excellent. After a degree in this language and 22 years in the country, I should hope so!

Alors où en suis-je quant à la question de ma nationalité? Si mon passeport se dit français, ma tête et mon coeur vacillent parfois. D’où ma confusion, voyez-vous! La question générique ‘D’où venez-vous’ reçoit toujours la même réponse: ‘Henley-on-Thames’. Anglais. Mais si on me presse un peu plus, la réponse devient ‘Bourgogne’. Français. Je vous le dis, c’est compliqué. 

So where do I stand as to my nationality? If my passport is French, my head and my heart go back and forth sometimes. Hence my confusion, you see! The generic question ‘Where are you from?’ always gets answered in the same way: ‘Henley-on-Thames’. British. But if people press me on the matter, the answer becomes ‘Burgundy’. French. I’m telling you, it’s complicated.

Alors plutôt que de continuer à me poser la question, je vais vous lancer un défi, même si je ne suis pas sûr de vouloir en connaître le résultat! Ayant lu cet article, et, je l’espère suivant mes aventures sur Instagram et Twitter, dites-moi si vous me considérez comme étant français ou britannique. J’attends vos commentaires avec trépidation… 

So, rather than continuing asking myself the question, I am going to set you a challenge, even if I am not sure I want to learn the result! Having read this article, and, I hope, following my adventures on Instagram and Twitter, tell me if you see me as French or British. I await your comments with some dread…

22 Oct

UN SUJET QUI DIVISE

Rassurez-vous, chers amis et lecteurs, je ne mentionnerai pas ici le mot qui commence par B, car comme vous le savez, je ne parle jamais de politique dans cette colonne. Non, aujourd’hui, je me demande dans quel camp vous allez vous rangez quand je vous dirai finalement de quoi je veux vous parler. Mystère et boule de gomme, comme le dit l’expression francaise, laissant planner le doute. 

A devisive topic   Rest assured, dear friends and readers, I will not mention the B word here, as you know I never talk politics in this column. No, today I am wondering which camp you are going to choose when I end up telling you what I want to talk to you about. ‘Mystery and bubble gum’, as the French expression says, leaving you hanging.

Alors que j’écris ces lignes, Juliette Armanet me susurre doucement ses mots doux aux oreilles. Voyez-vous, je suis tout à fait incapable de travailler, sur quoi que ce soit, sans un bruit de fond. Appelons ça le camp ‘bruit’. J’avoue très librement ne pas comprendre le camp ‘silence’, qui lui regroupe tous ceux et toutes celles d’entre vous qui sont tout mon inverse et travaillent en silence. 

As I am writing these lines, Juliette Armanet is whispering sweet nothings in my ear. You see, I am totally incapable to work, whatever ‘work’ is, without background noise. Let’s call that the ‘noise’ camp. I freely admit not understanding the ‘silence’ camp, which welcomes all of you who are entirely my opposite and work in complete silence.

Le chant des oiseaux, la vague présence de la circulation ou des avions survolant très haut le QG d’ALK ne me suffisent pas. Quand je travaille, c’est avec de la musique, mais jamais la radio. Ou alors devant un film. Ce qui explique, puisque je viens de faire le lien, pourquoi et comment j’ai vu certains films plusieurs douzaines de fois! Je pense connaître par exemple le dialogue de Out of Africa par coeur… 

The birds singing, the vague presence of the traffic or of the planes flying high above ALK HQ are not enough for me. When I work, I do so with music, but never with the radio on. Or else in front of a film. Which explains, since I have just made the link, why and how I have seen some films dozens of time! I think I know the dialogue from Out of Africa by heart, for example…

J’ai bien sûr essayé de me mettre dans la peau d’un membre du camp ‘silence’, dont fait d’ailleurs partie mon cher et tendre, mais sans succès. Le silence me déconcerte et me déconcentre. Un paradoxe, peut-être, mais j’ai toujours eu besoin de ‘bruit’ pour faire mes devoirs, même tout petit (à l’époque, c’était surtout la télé du mercredi. Merci Récré A2). Autre exemple: mon mémoire de maîtrise a été écrit entièrement avec les albums de Véronique Sanson en bande sonore.

Of course I have tried to put myself in the shoes of a member of the ‘silence’ camp, of which my beloved is one, but without any success. Silence worries me and robs me of concentration. A paradox, maybe, but I have always needed ‘noise’ to do my homework, even as a child (at the time, it was mostly Wednesday afternoon telly. Thank you, Récré A2). Another example: my masters essay was entirely written with Véronique Sanson’s albums as a soundtrack. 

Ce qui m’amène donc à la question qui divise: dans quel camp vous rangez-vous? Etes-vous comme moi, à écouter de la musique, la radio ou à regarder un film quand vous travaillez? Ou préférez-vous le silence presque complet pour vous mettre à la tâche, quelle qu’elle soit? J’attends bien sûr et comme toujours votre réponse en commentaires et autres messages.  A bientôt!

Which brings me to the divisive question: which camp are you going to join? Are you, like me, listening to music, to the radio, or watching a film when you work? Or do you prefer an almost complete silence in order to get down to business, whatever it be? Of course, I await, as always, your answer in comments and other messages. See you soon! 

15 Oct

UN VOYAGE EN VOITURE

J’adore un long voyage en voiture. Même si ça n’a rien à voir (ou presque) avec le fait que ma nouvelle voiture est une petite merveille , j’adore m’asseoir au volant et prendre la route pour une destination plus ou moins lointaine. Mes lecteurs assidûs sauront que je suis allé dans le Devon il n’y a pas si longtemps, et c’est l’exemple parfait des voyages en voiture que j’apprécie particulièrement. 

A road trip I love a long road trip. Even if it has got nothing (well, almost) to do with the fact that my new car is a marvel, I love to sit behind the wheel and get on the road for a destination more or less distant. My faithful readers will know that I went to Devon not so long ago, and it is the perfect example of the road trips that I particularly appreciate.

Un trajet d’environ trois heures, c’est pour moi un voyage parfait, car il me permet d’atteindre mon but sans perdre trop de temps, tout en prenant le temps de m’arrêter quelque part pour une demi-heure, afin de me dégourdir les jambes et de prendre l’air. Ma voiture, d’ailleurs, me le rappele maintenant avec un très joli et opportun ‘ping’, accompagné d’une image représentant une tasse de café fumante, que j’accepte toujours bien volontiers.

Approximately three hours on the road, it is for me a perfect trip, because it enables me to reach my goal without losing too much time, while taking the time to stop somewhere for half an hour so as to stretch my legs and breathe deeply. My car, speaking of which, reminds me to do so with a very pretty and opportune ‘ping’, accompanied by a picture of a steeming cup of coffee, which I always gratefully accept.

Rendre visite à ma famille en France est une autre raison idéale pour un ‘road trip’ à la française. Vu que ma petite maman habite en Provence, l’occasion se présente de faire le trajet en deux fois. Même si nous avons déjà effectué tous ces kilomètres en un jour en partageant le temps derrière le volant, nous préférons désormais nous arrêter en Bourgogne. 

Paying a visit to my family in France is another ideal reason for a road trip, French style. Seeing as my dear mother lives in Provence, the occasion presents itself to do the trip in two bites. Even if we have already done all those kilometres in one day through sharing the driving, we now prefer to stop in Burgundy.

J’adore utiliser les autoroutes françaises, même si elles sont payantes, car elles sont généralement complètement vides, surtout quand on les compare aux autoroutes britanniques, et si l’on évite les grands week-ends de vacances. De plus, leurs aires de repos sont toujours là quand vous en avez besoin, des plus petites avec quelques tables pour votre pique-nique au plus grandes quand vous devez faire le plein. 

I love using French motorways, even with their tolls, because they are generally completely empty, especially if you compare them to British motorways, and if you avoid the big holiday weekends. Furthermore, their rest areas are always there when you need them, from the smallest ones, with a few picnic tables to the larger ones when you need to fill up.

De retour en Grande-Bretagne, j’évite parfois les autoroutes si je ne suis pas pressé d’arriver là où je vais. J’ai de cette façon découvert mains charmants villages et leurs secrets: églises centenaires, magasins d’antiquités trop tentants et autres pubs traditionnels. Alors, chers amis et lecteurs, j’attends vos suggestions: où devrais-je aller la prochaine fois que la route m’appelle? 

Back in Great-Britain, I sometimes avoid the motorways if I am in no hurry to arrive where I am going. That way, I have discovered many a charming village and their secrets: centuries old churches, very tempting antiques shops and other traditional pubs. So, dear friends and readers, I await your suggestions: where should I go next time I hear the call of the road?