14 Sep

LE TOURNESOL

Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais pour moi, le tournesol est un véritable et puissant symbole de l’été en France. Entre juin et août, si vous traversez la France en voiture, rares seront les régions où vous ne verrez pas ces fleurs géantes, qui suivent le parcours du soleil dans le ciel. Alors je voudrais vous dire pourquoi j’aime ces fleurs, qui ne font pas dans la discrétion. Surtout celle qui, vous l’aurez sûrement remarqué, a toujours une tête de plus que les autres !

The sunflower I do not know if it is the same for you, but to me, the sunflower is a true and powerful symbol of summer in France. Between June and August, if you drive through France, rare will be the regions where you will not see those giant flowers, which follow the run of the sun in the sky. So I would like to tell you why I like these flowers, which are truly not discreet. Especially the one, which, you will surely have noticed, is always a head taller than all the others !

Comment ne pas apprécier ces étendues dorées, ces champs entiers de tournesols qui s’étendent presque à perte de vue. Je sais que je ne suis pas le seul à les aimer, puisque Louis XIV, le Roi Soleil lui-même, était clairement grand fan, à tel point que son mobilier et même certaines pièces de monnaie en portaient la marque. Et que dire d’Hergé, qui nomma son excentrique professeur après cette fleur : Tryphon Tournesol est mon personnage préféré après Tintin (et Milou). 

How is it possible not to appreciate those golden expanses, these whole fields of sunflowers which spread almost as far as the eye can see. I know I am not alone in liking them, as Louis XIV, the Sun King himself, was clearly a fan, so much so that his furniture and even some of the coins minted under his reign bore their mark. And what about Hergé, who named his eccentric professor after the flower : Tryphon Tournesol is my favourite character after Tintin (and Snowy). 

Ce qui est le plus étonnant pour cette fleur emblématique en France, c’est que comme le tabac, la pomme de terre ou la tomate, elle nous vient tout droit des Amériques. Introduite en France au 16ème siècle, nous devons à François 1er et à ses explorateurs sa culture en France. Je ne suis pas le seul à apprécier l’attrait de ces fleurs, puisque Monet et Gauguin les font figurer dans leurs peintures. C’est Vincent van Gogh qui les transforme en obsession en 1888-1889, dans cinq tableaux de grande taille.

What is even more astonishing about this emblematically French flower is that, just like tobacco, potatoes and tomatoes, it comes to us straight from the Americas. Introduced in France in the 16th century, we owe its cultivation to François I and his explorers. I am not the only one to feel attracted to these flowers, since Monet and Gauguin painted them. It is Vincent van Gogh who turns them into an obsession in 1888-1889, in five big paintings. 

Le tournesol peut mesurer plus de 3 mètres de haut, et les fleurs elles-mêmes sont souvent grandes comme des assiettes, et contiennent plusieurs milliers de graines, dont on fait de l’huile, des snacks et même des produits de beauté. Il y a même des chefs qui essaient d’utiliser toute la plante dans leur cuisine. A Fukushima et Tchernobyl, on a planté des tournesols, car les plantes absorbent de grandes concentrations de produits toxiques et de métaux lourds. Pas seulement jolis, mais utiles.

The sunflower can reach more than three meters in height, and the flowers themselves are often as big as dinner plates, and cary thousands of seeds, from which you can make oil, snacks and even beauty products. There are even chefs who try to use the whole plant in their cooking. In Fukushima and Chernobyl, sunflowers have been planted, because the plants absorb vast concentrations of toxic materials and heavy metals. Not only pretty, but useful.

Je veux bien sûr vous demander si vous aussi vous aimez la vue de ces champs dorés quand vous traversez la France en direction de vos vacances. Peut-être avez-vous même des photos à partager ? Si c’est le cas, vous êtes bien sûr les bienvenus sur Twitter et Instagram. Vous ne savez peut-être pas à quel point j’adore lire vos messages et autres tweets, alors j’espère que vous me ferez le plaisir de m’en laisser un. A bientôt !

Of course, I want to ask you if you too love the sight of these golden fields when you’re going through France towards your holidays. You may even have some photos to share ? If that is the case, you are of course welcome to do so on Twitter and Instagram. You may not know how much I love to read your messages and other tweets, so I hope that you will be kind enough to leave me one. See you soon ! 

07 Sep

LE LÈCHE-VITRINE

Je ne suis pas super fan du shopping. Aller faire mes courses dans un supermarché français, ça oui, j’adore. Mais aller dans les magasins à la recherche de vêtements, chaussures ou autre, non merci. Cela dit, je ne déteste pas faire du lèche-vitrine, une passe-temps qui ne coûte pas cher, et qui peut vous remplir les yeux et la tête de merveilles. Surtout si vous avez la chance de visiter les trois destinations parisiennes dont je veux vous parler aujourd’hui. C’est parti !

Window shopping I’m not a fan of shopping. Going food shopping in a French supermarcket, yes, thank you, I love that ! But going to shops looking for clothes, shoes or other, no thank you. That said, I don’t hate window shopping, a cheap pastime, one that can fill your eyes and head with wonders. Especially if you are lucky enough to visit the three Paris destinations I want to tell you about today. Let’s go ! 

Le premier grand magasin que j’adore visiter est le Printemps. Ce magasin a ouvert ses portes en 1865, le premier à offrir des prix fixes et l’électricité ! Un des deux grands magasins du Boulevard Haussmann (au 64), sa façade est classée monument historique depuis 1975, et la surface de vente propose plus de 2000 marques sous sa superbe coupole. Je vous recommande la vue sur Paris à partir du neuvième étage, d’où l’on peut admirer l’Opéra Garnier et la tour Eiffel. 

The first department store I love to visit is Le Printemps. This store opened its doors in 1865, being the first to offer fixed prices and electricity ! One of two huge stores on the Boulevard Haussmann (at number 64) , its facade has been classed as a historical monument since 1975, and the shop floor offers more than 2,000 brands under its superb cupola. I can recommend the view over Paris from the ninth floor, from where you can admire the Opéra Garnier and the Eiffel Tower.

La grande dame des grands magasins parisiens se trouve Rue de Sèvres, dans le 7ème arrondissement : le Bon Marché accueille ses clients depuis 1852. Sa fierté est dans l’innovation et une expérience unique à Paris. J’adore particulièrement sa Grande Epicerie de Paris, qui doit être la plus grande de la capitale. Mon endroit préféré pour y faire du lèche-vitrine est la papeterie du deuxième étage, qui bénéficie de la lumière naturelle qui traverse le toit de verre.

The grand dame of the Parisian department stores can be found Rue de Sèvres, in the 7th arrondissement : le Bon Marché has been welcoming its customers since 1852. Its pride resides in innovation and a unique experience in Paris. I particularly love its Grande Epicerie de Paris, which must be the largest in the capital. My favourite place do window-shop there is the stationery shop on the second floor, which benefits from the natural light coming through the glass roof.

Le troisième grand magasin célèbre est les Galeries Lafayettes, une compagnie familiale depuis cinq générations. Le magasin lui-même, au 40 Boulevard Haussman, dans le 9ème arrondissement , est une véritable splendeur, avec son architecture d’un pur style Art Nouveau. A tel point qu’apparemment il est le deuxième site touristique de Paris. Je ne sais pas s’ils sont toujours là, mais sur la terrasse des téléscopes vous faisaient découvrir le Paris de 1912 grâce à la réalité virtuelle. Un deuxième magasin, Rue du Départ, vaut le coup d’œil aussi.

The third famous department store is the Galeries Lafayettes, a family business for five generations. The building itself, at number 40 Boulevard Haussmann, in the 9th arrondissement, is pristine splendour, with its pure Art Nouveau architecture. So much so that apparently it is the second most visited touristic site in Paris. I don’t know if they are still there, but on the terrace, telescopes used to let you find out what 1912 Paris looked like, thanks to virtual reality. A second site, Rue du Départ, is worth a look, too.

Je suis sûr que beaucoup d’entre vous auront une grande passion pour le shopping, ou simplement le lèche-vitrine, alors j’espère que vous n’hésiterez pas une seconde avant de venir me faire signe sur Twitter, Facebook ou Instagram pour me donner vos meilleures adresses, partout dans le monde. Comme ça, dès que l’on pourra voyager plus librement, je pourrai pratiquer un de mes passe-temps préférés. Alors je me permets de vous dire : à bientôt !

I am sure that a lot of you will have a burning passion for shopping, or simply for window shopping, so I hope that you will not hesitate for a second before coming to say hello on Twitter, Facebook or Instagram to give me your best addresses, everywhere in the world. That way, as soon as we can travel more freely, I will be able to practise one of my favourite pastimes. So let me take the liberty to say : see you soon ! 

31 Aug

LE SEL

Marais salants, paludiers, Guérande, fleur de sel, … Voilà quelques mots autour du sujet d’aujourd’hui que vous ne connaissez peut–être pas. J’espère remédier à cette situation après que vous aurez terminé de lire ces lignes. Depuis des siècles, si ce n’est des millénaires, les habitants des côtes atlantique et méditerranéenne travaillent dans les marais salants, dont on retrouve les images sur les boîtes de sel de l’Île de Ré à Aigues-Mortes, en passant par Noirmoutier et, bien sûr, Guérande. Alors partons à la découverte de la culture de cet ingredient très prisé des gourmets.

Salt Marais salantspaludiersGuérandefleur de sel, … Here are a few words around today’s topic that you might not know. I hope to be able to remedy the situation after you finish reading these lines. For centuries, if not millennia, people living in the Atlantic and Mediteranean coastlines have been working in salt pans, the image of which can be found on boxes of salt from the Ile de Ré to Aigues-Mortes, via Noirmoutier and, of course, Guérande. So let’s go on a discovery of the culture of this ingredient, a favourites of gourmet everywhere.

Je pense que la récolte du sel marin est un procédé qui n’a pas changé depuis des milliers d’années. On creuse tout d’abord des dépressions, appelées œillets, où on laisse entrer l’eau de mer qui, par évaporation, laisse derrière elle le sel, qui forme des cristaux. Au fond des bassins, on trouve le gros sel, qui est moins cher, et dont je me sers pour saler l’eau de cuisson des pâtes ou des légumes, par exemple. A la surface, on trouve des cristaux plus fins, la fleur de sel, que l’on recueille délicatement, afin de préserver la précieuse structure de ses grains, et dont on se sert également plus délicatement, pour saler les mets qui demandent un petit point croquant.

I think that the gathering of salt is a process that has not changed in thousands of years. You first dig depressions, called œillets, before letting sea water in which, through evaporation, leaves salt behind, in the shape of crystals. At the bottom of the pans, you can find coarse salt, or gros sel, which I use to salt the cooking water for pasta or vegetables, for example. On the surface, you can find finer crystals, la fleur de sel, which is delicately gathered, so that the precious nature of its grains is preserved, and which is also used more delicately, to salt dishes that demand a little crunch.

On peut bien sûr visiter les marais salants, non seulement pour apprendre comment le sel est récolté, mais aussi pour en apprécier la vue, la flore et la faune. Beaucoup de ces bassins sont des réserves naturelles où l’on peut voir aigrettes et flamands roses, les fameux chevaux de Camargue, et bien sûr les bassins roses près d’Aigues-Mortes. Si l’on sait où regarder, on peut trouver de la salicorne, cette plante qui pousse près de la mer, et qui accompagne si bien le poisson. 

You can of course visit the salt marshes, not only in order to learn how salt is collected, but also to appreciate the vistas, the flora and the fauna. A lot of these marshes are natural reserves, where you can see egrets and flamingoes, the famous horses of the Camargue, and of course the pink lakes near Aigues-Mortes. If you know where to look, you can find samphire, this plant that grows near the sea, and accompanies fish so well. 

La France côtière n’est pas la seule à produire du sel. Les départements du Jura et du Doubs produisent du sel de roche, issu de dépôts préhistoriques, qui sont aussi exploités depuis des siècles. Sans le sel, préserver la nourriture était difficile, d’où sa haute valeur. Son prix explique aussi la gabelle, cet impôt sur le sel imposé au 14èmesiècle, qui est souvent cité comme facteur important dans les origines de la Révolution. Quoi qu’il en soit, on a toujours eu besoin de sel, et on s’en sert toujours.

The French coasts are not the only places to produce salt. The Jura and Doubs départements produce rock salt, which comes from prehistoric deposits, which have been exploited for centuries, too. Without salt, preserving food was difficult, hence its high value. Its cost also explains the gabelle, this tax on salt imposed from the 14th century, which is often mentioned as an important factor in the history of the Revolution. Be that as it may, we’ve always needed salt, and we’re still using it.

Ces jours-ci, on trouve dans le commerce des sels aromatisés qui peuvent être très bons dans certains plats. Certains par exemple favorisent par-dessus tout le sel rose de l’Himalaya, que je n’ai jamais goûté. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous un sel préféré, celui que vous aimez utilisez pour cuisiner ? Vous avez peut-être une petite boîte de fleur de sel quelque part dans vos placards ? Dites-moi tout sur Twitter ou Instagram. A bientôt !

These days, you can find flavoured salts, wich can be very good in some dishes. Some, for example, love above all others Himalayan pink salt, which I have never tasted. What do you think ? Do you have a favourite salt, which you like to use in your cooking ? Maybe you have a little box of fine salt crystals somewhere in your cupboards ? Tell me everything on Twitter or Instagram. See you soon ! 

24 Aug

DES FEMMES D’INFLUENCE

Si vous lisez ce blog depuis le début (ou presque), vous saurez que j’ai habité à Orléans pendant un certain nombre d’années, et c’est en pensant à cette période de ma vie que m’est venue l’idée de vous parler de femmes d’influence, si nombreuses dans la société française à travers les âges. Sainte Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans, est la première de ces femmes. De son village de Domrémy à sa mort sur le bûcher à Rouen à l’âge de 19 ans, elle a laissé une trace indélébile sur l’histoire de France, après avoir fait couronné Charles VII et libéré la ville alors occupée par les forces anglaises.

Women of influence If you’ve been reading this blog since the beginning (or close enough), you will know that I lived in Orléans for a number of years, and it is while thinking about this period of my life that I had the idea of telling you about women of influence, of which there have been many in French society throughout the ages. Saint Joan of Arc, the Maiden of Orléans, is the first of these women. From her village of Domrémy to her death at the stake in Rouen at the age of 19, she left an unforgettable trace in French history, after helping Charles VII to get crowned and liberating the town from the occupying English forces. 

Plusieurs siècles plus tard, c’est une heroïne de roman du même nom qui apparaît dans l’oeuvre d’Amandine Aurore Lucile Dupin, plus connue sous le nom de plume de George Sand. Cette grande dame de la littérature française à toute sa vie poussé les limites imposées aux femmes à travers son talent d’écrivaine, sa façon de s’habiller et ses libres amours, notemment avec Frédéric Chopin. On retrouve sa ferme opinion quant à l’égalité entre hommes et femmes à travers sa vie et son oeuvre.

Several centuries later, it is the heroin of a novel carrying the same name who appears in a novel by Amandine Aurore Lucile Dupin, better known under the nom de plume of George Sand. All her life, this great lady of French letters pushed the boundaries imposed on women, through her talent as a writer, her dress sense, and her lovers, among which figured Frédéric Chopin. You can find her strong opinions on equality between men and women throughout her life and body of works.

Il n’est pas necessaire d’être née en France pour en être une grande dame française. Maria Sklodowska en est le parfait example. Née en Pologne, elle arrive à Paris à l’âge de 24 ans et entre à la Sorbonne, avant de prendre le nom de son mari et de franciser son prénom. Marie Curie s’impose dans le monde scientifique, en étant la première femme à obtenir un Prix Nobel, en physique, avant d’en obtenir un deuxième huit ans plus tard, en chimie cette fois. Ses travaux sur les utilisations de la radioactivité ont mené à beaucoup de découvertes très utiles.

It is not necessary to have been born in France to be a great French woman. Maria Sklodowska is the perfect example. Born in Poland, she arrives in Paris at 24 and studies at the Sorbonne, before taking her husband’s name and adopt the French version of her first name. Marie Curie dominates the scientific world, being the first woman to win a Nobel Prize, for physics, before winning a second one eight years later, for chemistry this time. Her work on the uses of radiation led to a lot of very useful discoveries.

Ma quatrième femme d’influence est née entre les deux Prix Nobel de Marie Curie. Considérée comme une force importante du movement existentialiste, écrivaine et philosophe, Simone de Beauvoir a de plus été à la pointe du movement féministe français, en publiant son oeuvre phare, Le deuxième sexe, à peine neuf ans après l’obtention du droit de vote par les femmes en France. L’ensemble de son oeuvre a fait réfléchir le monde sur le rôle des femmes dans la société. Une grande dame. 

My fourth woman of influence was born between Marie Curie’s two Nobel Prizes. Considered as one of the luminaries of the existentialist movement, a writer and a philosopher, Simone de Beauvoir was on top of it on the leading edge of the feminist movement, publishing her seminal work, The Second Sex, barely nine years after women gained the right to vote in France. Her whole body of work made the world reflect on the role of women in society. A giant.

Des sciences aux arts, de la mode à la politique, du cinema au monde sportif, les Françaises sont nombreuses à nous montrer la voie à suivre. J’aurais pu parler de Colette, d’Edith Piaf, de Coco Chanel, de Catherine Deneuve, de Simone Veil ou de Charlotte Gainsbourg, mais la liste des icônes est quasiment sans fin, alors ça sera pour un autre jour. En tout les cas, j’attends de voir quelle Française d’exception vous choisirez comme votre préférée. A bientôt sur Facebook, Twitter ou Instagram !

From the sciences to the arts, from fashion to politics, from the world of cinema to sports, many French women show us the way. I could have talked about Colette, Edith Piaf, Coco Chanel, Catherine Deneuve, Simone Veil or Charlotte Gainsbourg, but the list of icons is virtually endless, so it’ll be for another day. In any case, I look forward to hearing which exceptional French woman you will choose as your favourite. See you soon on Facebook, Twitter or Instagram

17 Aug

LE PUITS DU MAHARAJAH

Plus de 18 kilomètres et 27 000 pas, j’appelle ça une bonne promenade. Par une assez belle journée de samedi (pas trop chaude, en fait un temps parfait pour aller marcher), je suis sorti de chez moi pour aller à la rencontre de la campagne environnante, que je ne connais pas encore très bien, vu que je n’ai emménagé au nouveau QG d’ALK que fin mai, et que j’ai pris mon temps pour m’installer. Mais je m’écarte du sujet, alors revenons-en au parcours suivi lors de cette sortie.

The Maharajah’s well Over 18 kilometres and 27,000 steps, I call that a good walk. By a rather nice Saturday (not too hot, actually the perfect weather for a walk), I left my home to greet and meet the surrounding countryside, which I still don’t know very well, as I moved to the new ALK HQ only at the end of May, and as I took my time to settle down. But I digress, so let’s come back to the itinerary I followed during this outing.

La première partie, à travers champs et bois, m’était connue, puisque je l’avais déjà empruntée plusieurs fois lors de ma recherche du meilleur moyen d’atteindre l’excellent Blue Tin Café et son superbe magasin, rempli de produits locaux, et mené de main de maître par Emma et Farmer Jed. Je me suis arrêté pour faire la causette et boire un café, car il était l’heure du café. Si vous passez me voir un jour, on pourra y aller à pied, c’est un endroit qui vaut le détour.

The first part, through fields and woods, was known to me, as I had already walked it several times during my search for the best way to reach the excellent Blue Tin Café and its superb farm shop, filled with local produce, and expertly led by Emma and Farmer Jed. I stopped to have a chat and a coffee, because it was coffee time. If you come and see me one day, we’ll go there, because it is a place that’s worth the walk.

Tout cela, comme ma promenade, est le long chemin qui nous mène au vrai sujet de cet article : le puit du Maharajah à Stoke Row, le village d’à côté. Que fait un puits au nom indien dans la campagne anglaise ? Et bien voyez-vous qu’il tire son nom et son origine de l’amitié entre un cadre de la East India Company, Edward Anderton Reade, et le Maharajah de Benares, Ishree Pershad. Le Maharajah, inquiet du manque d’eau potable dans le village, fait généreusement don de l’argent nécessaire à la construction d’un puits pour fournir de l’eau à cette communauté victorienne. 

All this, just like my walk, is a long way that does lead us to the real subject of this post : the Maharajah’s well in Stoke Row, the village next door. What is an Indian-sounding well doing in the English countryside ? Well, it draws its name and origins from the friendship between an official of the East India Company, Edward Anderton Reade, and Ishree Persahd, Maharajah of Benares. The Maharajah, worried by the lack of clean water in the village, generously provides the means necessary to the construction of a well to provide water to this Victorian community. 

Les travaux commencent le 10 mars 1863, symbole de la loyauté du Maharajah à la Reine Victoria, au lendemain de la Rebellion Indienne, et se terminent un an plus tard. Un seul homme à la fois creuse ce puits, presque dans le noir et dans une atmosphere fétide. Le résultat est un puits profond de 112 mètres , ce qui représente deux fois la colonne de Nelson à Londres, ou presque la hauteur du deuxième étage de la Tour Eiffel ! A la fin des travaux, le Maharajah fait ériger un dais de style anglo-indien unique, avant l’ajout d’un éléphant doré vers 1871.

Work begins on 10th March 1863, a true symbol of the loyalty of the Maharajah to Queen Victoria, following the Indian Rebellion (then Mutiny), and ends a year later. One man at a time digs this well, almost in the dark and in a foul atmosphere. The result is a 112m-deep (368 feet) well, which represents twice the height of Nelson’s Column in London, or almost the height of the second floor of the Eiffel Tower ! Once the work completed, the Maharajah pays for the erection of a canopy, unique in its Anglo-Indian style, before the addition of a golden elephant around 1871.

Le puits est resté en activité jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, et demeure aujourd’hui une des plus belles attractions autour d’ici, tellement il est original et surprenant. Je ne manque jamais d’en parler à mes invités, qui veulent toujours aller le voir. Et vous, mes amis, quelle structure appréciez-vous le plus ? Il y a peut-être une sculpture ou une grotte près de chez vous que vous aimez montrer à vos visiteurs ? Dites-moi tout, je suis curieux. A bientôt sur Twitter ou Instagram

The well was in activity until the Second World War, and remains today one of the prettiest attractions around here, such is its original and surprising nature. I never fail to tell my guests about it, and they always want to go and see it. And what about you, dear friends, what structure do you like most ? Maybe there is a sculpture or a cave near you that you like to show off to your visitors ? Tell me everything, I am curious. See you soon on Twitter or Instagram.

10 Aug

LES JOHNNIES OIGNONS

Je parie que certains d’entre vous n’aurez jamais entendu parlé des “Onions Johnnies”, ces Français qui parcouraient les rues et la campagne anglaises, leur vélo et leurs épaules chargés d’oignons roses de Roscoff, avec, alerte cliché, la cigarette aux lèvres et le béret vissé sur la tête. Avant que vous ne me corrigiez, je confirme que l’orthographe réformée du mot “ognon” n’est pas encore entrée en vigueur chez moi. Par contre, tout comme Raymond Blanc, j’adore utiliser ces délicieux bulbes pour préparer une soupe à l’oignon bien française. 

The Onion Johnnies I will bet that some of you will have never heard of the Onion Johnnies, these French men who crisscrossed English streets and countryside, their bikes and shoulders laden with Roscoff’s pink onions, with, cliché alert, a cigarette clamped between their lips and a beret on their heads. Before you correct me, I confirm that the reformed spelling of the word “ognon” is not yet in use here. On the other hand, just like Raymond Blanc, I love to use these delicious bulbs to prepare a truly French onion soup.

Pendant des siècles, des milliers d’agriculteurs bretons survécurent en parcourant la France pour vendre leurs oignons. Quand la surproduction fit chuter les prix, des centaines d’entre eux décidèrent de tenter la dangereuse traversée de la Manche pour vendre leur production, très prisée, en Grande-Bretagne. Apparemment, beaucoup portaient la traditionnelle marinière, et très souvent un béret, ce qui a sûrement contribué à l’apparition du stéréotype que l’on connait tous. 

For centuries, thousands of Breton farmers survived by going through France to sell their onions. When overproduction saw the prices drop, hundreds of them decided to attempt the dangerous crossing of the Channel to sell their production, very well considered in Great-Britain. Apparently, a lot of them wore the traditional “marinière”, or stripy jersey, and very often a beret, which surely played a role in the apparition of the stereotype that we all know and love.

Avec la grande Dépression du début des années 30, le marché s’effondre, et la plupart de ceux qui franchissent encore la Manche ne rencontrent que des portes fermées, et très peu de clients. Encore quelques années plus tard, et moins de 400 “Johnnies” font le déplacement chaque année. La Seconde Guerre Mondiale met complètement fin au marché, mais les Bretons sont accueillis à bras ouvert dans un après-guerre pauvre en fruits et legumes frais.

After the Great Depression at the beginning of the 1930s, the market crumbled, and most of those still crossing the Channel only encountered closed doors, and very few clients. A few more years later, and under 400 “Johnnies” came over each year. The Second World War completely killed the market, but the boys from Brittany were welcomed with open arms in a post-war period poor in fresh fruit and vegetables. 

Les dures conditions de vie de ces hommes, loin de leur famille pendant des mois, la perte de cargos entiers dans des naufrages dûs aux mers déchaînées, et la facilité grandissante de l’échange et de l’exportation des produits font ensuite en sorte qu’à la fin du 20ème siècle, seule une poignées de marchands d’oignons parcouraient les routes britanniques. Il reste à espérer que l’AOC gagnée en 2009, et l’AOP de 2013 sauveront l’oignon rose de Roscoff.

The harsh living conditions of these men, far from their homes and families for months on end, the loss of whole cargos in shipwrecks caused by heavy seas, and the growing easing of exchange and export of produce made sure that by the end of the 20th century, only a handful of onion sellers were seen on Brtish roads. One has to hope that the AOC gained in 2009, and the 2013 AOP will help save Roscoff’s pink onion.

Car il vaut bien sûr la peine d’être sauvé, pour le simple fait que de l’avis de la plupart des chefs français, il est le meilleur pour la soupe à l’oignon, une tradition qu’il ne faudrait surtout pas perdre ! J’adore en faire de temps en temps pour mes invités, même si je ne trouve jamais d’oignons de Roscoff, car c’est une recette facile, économique, et succulente. Je vous encourage à en faire, sans oublier les croutons couverts de fromage fondu, et à m’envoyer les images sur Twitter ou Instagram. A bientôt ! 

Because it is worth saving, for the simple fact that according to most French chefs, it is the best for onion soup, a tradition it would be sad to lose ! I love preparing one for my guests from time to time, even if I can never find Roscoff onions, because it is an easy, cheap and succulent recipe. I urge you to try it, not forgetting the croutons covered in melted cheese, and to send me pictures on Twitter or Instagram. See you soon ! 

03 Aug

UN DÎNER AU GEORGE & DRAGON

La semaine dernière, j’ai fêté mon anniversaire, un peu en retard, en allant au restaurant avec mon mari. C’était la première fois en un an, et laissez-moi vous dire que je n’ai pas été déçu. Pour cette occasion doublement spéciale (anniversaire et première sortie), nous sommes retournés au George and Dragon, un pub et restaurant avec chambres à West Wycombe. C’est un super resto, qui est tenu de main de maître par Arnaud Stevens, un chef que je connais depuis des années, après notre “rencontre” sur Instagram grâce à notre prénom commun.

Dinner at the George & Dragon Last week, I celebrated my birthday, somewhat late, by going to the restaurant with my husband. It was the first time in a year, and let me tell you that I was not disappointed. For this doubly special occasion (birthday and first outing), we went back to the George and Dragon, a pub and restaurant with rooms in West Wycombe. It’s a great restaurant, which is admirably lead by Arnaud Stevens, a chef I have known for years, after “meeting” him on Instagram thanks to our common first name.

Cette fois-ci, Arnaud s’était allié à son ancien protégé Aaron Harris, devenu grand, pour recréer des plats mythiques du menu de leur restaurant, Sixty-One, à Londres. Alors qui pourrait passer à côté de cette réunion ? Pas moi, et dès les dates communiquées sur les médias sociaux, j’ai appelé pour réserver notre table, sans me soucier de lire le menu. J’ai encore une fois fait confiance à Arnaud et Aaron, car je savais que nous allions nous régaler. 

This time, Arnaud found an ally in his former protégé Aaron Harris, now flying solo, to recreate mythical dishes from the menu of Sixty-One, their restaurant in London. So who would let this reunion pass unacknowledged? Not me, and as soon as the dates were announced on social media, I called to book our table, without even looking at the menu. I trusted Arnaud and Aaron, as I knew we were going to love it. 

Et comment ! Tartelette de boeuf, verrine de crabe et sa brioche, poulet succulent et sa laitue braisée, tartelette au citron en pré-dessert et un dome aux trois chocolats pour terminer, sans parler de la madeleine légère comme un nuage pour accompagner le café. Tout cela servi avec grâce et gentillesse par Caroline et Laura, qui complètent une équipe hors-pair. Ce fut un repas comme je les aime, sans façons, mais parfait dans tous les détails. 

And how ! Beef tartlet, crab bisque and its brioche, succulent chicken with braised lettuce, lemon tartlet as a pre-dessert and a three-chocolate dome to finish with, not to mention the light-as-a-cloud madeleine that came with coffee. All this served with grace and kindness by Caroline and Laura, who complete this amazing team. This was a meal after my own heart, without fuss, but perfect in all its details. 

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que je prévois déjà un retour chez Arnaud (toujours avec Aaron) pour la fin du mois d’août, vu que deux dates ont été annoncées, ainsi que le menu, qui promet d’être encore meilleur que le premier, si c’est possible. Cette fois, le poisson sera à l’honneur, et le reste me donne l’eau à la bouche rien que d’y penser. Je pense également faire découvrir la cuisine d’Arnaud à mes voisins, histoire de partager un bon moment avec des gens très sympa. 

You will therefore not be surprised if I tell you that I am already planning a return trip to Arnaud’s (still with Aaron) for the end of August, as two more dates have been announced, as well as another menu, which promises to be even better than the first, if that’s possible. This time, fish will feature prominently, and just by reading about them, the other dishes whet my appetite. I also think I will help my neighbours discover Arnaud’s cuisine, just to share a great time with very nice people. 

Il ne me reste donc plus qu’à attendre ce deuxième repas avec grande impatience, en comptant les jours, si ce n’est les heures. Je pense que nous avons toutes et tous en mémoire un repas comme celui de la semaine dernière. L’ambiance, le menu, la compagnie, tout contribue à former des souvenirs olfactifs et gustatifs qui restent avec nous pour longtemps. Alors j’espère que vous allez me faire plaisir et me raconter une de vos experiences. Je vous attends en commentaires, ou sur Twitter et Instagram. A bientôt !

All that is left for me to do is eagerly wait for this second meal, counting the days, if not the hours. I think that we all have in our memories a meal like last week’s. The ambiance, the menu, the company, it all helps forming memories filled with tastes and smells which stay with you for a long time. So I hope that I will have the pleasure to read about one of your experiences, here in the comments or on Twitter and Instagram. See you soon ! 

27 Jul

LES ÉTOILES

Si vous lisez ces lignes assez régulièrement, vous aurez remarqué que je m’intéresse ces derniers temps à l’utilisation de certains mots assez courants, et cette semaine ne sera pas une exception. Le mot qui me trotte dans la tête est « étoile », que l’on prononce [etwal], et que l’on trouve dans le ciel, dans l’océan, et même sur nos grands et petits écrans. Bien sûr, on peut parler des vedettes du cinéma français, mais j’aime bien l’image des étoiles, comme celles des stars sur Hollywood Boulevard.

Stars If you read these lines regularly, you will have noticed that these days, I am interested in the use of some commonly used nouns, and this week will not be an exception. The word that is running through my brain is une étoile, the French for star, pronounced [etwal], and that can be found in the sky, in the ocean, and even on our big and little screens. Of course, we can use the word vedettes (celebrities), but I like the image of the stars, such as the ones on Hollywood Boulevard. 

Quand on parle de vedettes, on ne parle pas forcément de celles qui jouent dans les films à grands succès. Prenez le monde de la danse, par exemple. Quand un artiste est au pinnacle de sa carrière, il ou elle devient danseur ou danseuse étoile. Ayant fait quelques recherches, je découvre que le terme apparaît pour la première fois dans les années 30, et officiellement en 1940, et que le titre est généralement décerné après une étincelante performance sur scène. Une chose est sûre : je ne serai jamais danseur étoile !

When you talk about celebrities, you don’t necessarily mean the ones that play in all these blockbusters. Take the world of dance, for example. When an artiste is at the height of his or her career, they become danseur/danseuse étoile, or principal dancer. Having done some research, I have found out that the term appears for the first time in the 30s, and officially in 1940, and that the title is usually given after a scintillating performance on stage. One thing is for sure : I will never be a principal dancer ! 

Que l’on soit un petit ou un grand enfant, on aime tous regarder les étoiles qui brillent dans le ciel quand on lève la tête vers elles. Et de temps en temps, on en voit une qui file à travers le firmament. Bien sûr, cette étoile filante n’est pas une étoile descendue sur terre, mais un météore, voire une météorite s’il atteint le sol. N’oubliez surtout pas de faire un voeu quand vous en voyez une, surtout si vous dormez à la belle étoile, car un orage pourrait gâcher votre plaisir !

Whether you are a small or a big kid, everybody likes to look at the stars that shine in the sky when you lift up your head towards them. And from time to time, you can see one shooting through the skies. Of course, this étoile filante, or shooting star, is not a fallen star, but a meteor, if not a meteorite if it reaches the ground. Do not forget under any circumstances to make a wish when you see one, especially if you sleep à la belle étoile, or under the stars, as a rain storm could ruin your fun ! 

En parlant de faire un voeu. Si l’on espère un grand succès, il faut croire en sa bonne étoile, avoir confiance en soi et tout faire pour réussir. Cette étoile, comme un ange gardien, veille sur vous et vous aide dans tous vos efforts. Cela dit, certains d’entre vous n’on pas besoin de faire tout cela, parce qu’ils sont nés sous une bonne étoile, et que le succès leur tombe tout cuit dans la bouche. Je peux vous dire tout de suite que je ne suis pas l’un d’entre eux…

Speaking of wishes. If you are hoping for a huge success, you have to believe in your lucky star, your “bonne étoile”, or good star, have faith in yourself and do everything to succeed. This star, like a guardian angel, looks over you and assists you in your efforts. That said, some of you don’t need to do all that, because they are “born under a good star”, and all good things fall into their lap. I can tell you right away that I am not one of these people…

J’ai tout de même eu la chance de déguster un superbe repas le week-end dernier, et même si les deux chefs, Arnaud Stevens et Aaron Harris ne sont pas étoilés, leurs plats méritent de l’être. J’apprécie vraiment l’attention qu’ils portent à la préparation de tout ce qu’ils servent, et j’ai hâte de retourner au George & Dragon pour une autre expérience extraordinaire. Je ne manquerai pas de vous en parler dans un article à part, alors n’oubliez pas de lire mon blog la semaine prochaine. A bientôt !

Still, I was lucky enough to savour a superb meal last weekend, and even if the two chefs, Arnaud Stevens and Aaron Harris do not have stars to their names, their dishes deserve them. I really appreciate the attention they pay to the preparation of everything they serve, and I am looking forward to go back to the George & Dragon for another extraordinary experience. I will not fail to talk to you about it in a separate post, so don’t forget to drop by again next week. See you soon ! 

20 Jul

LE BÉRET

Le mot « béret », apparemment d’origine gasconne, est un distant cousin du bas-latin birretum, et n’apparaît qu’en 1835. Alors laissez-moi vous poser une question pour commencer : quoi de plus typiquement français que le béret ? Ça n’est rien de plus qu’un stéréotype, me direz-vous. Et bien non, figurez-vous que le béret est bel et bien une invention française, alors partons à la découverte de ce couvre-chef bien particulier, porté à travers le monde aussi bien par les militaires de carrière que par les stars du grand et du petit écran.

The beret The word « béret », apparently coming from Gascony, is a distant cousin of birretum in low Latin, and only appears in 1835. So let me ask you a question to start with : is there anything more typically French than a beret ? Nothing more than a stereotype, I hear you say. Well, no, actually, it is well and truly a French invention, so let’s go on a voyage of discovery for this particular headgear, worn all around the world, as much by carrier soldiers than by small or big screen stars.

L’origine gasconne du mot trahit son origine géographique : les bergers béarnais du Moyen-Âge découvrirent que la laine devient vite imperméable quand on la laisse dehors par tous les temps et en firent des chapeaux plats, les ancêtres du béret. Voilà peut-être l’origine de la légende qui dit que Noé se servit du feutre créé par la laine piétinée par tous les animaux dans son arche pour un faire des chapeaux pour protéger sa propre tête et celles de sa famille des 40 jours et 40 nuits de pluie.

The Gascony link to the word betrays its geographic origins : medieval shepherds from the Béarn discovered that wool rapidly becomes waterproof when you leave it out in all weathers, and made flat caps with it, ancestors to the beret. This might explain the legend which says that Noah used the felt created by wool trampled by all the animals on the Ark in order to make hats to protect his own head and those of his family from the 40 days and 40 nights it rained.

Quoi qu’il en soit, le béret devient vite indispensable à la vie des habitants de cette région. Même s’il était à l’origine réservé aux hommes, il est clair que de nos jours, et depuis belle lurette, les femmes s’en sont emparé pour en faire un accessoire de mode. En parlant d’emprunt, il me paraît important de préciser que le béret basque, passé dans le vocabulaire courant, n’est pas basque du tout : les joueurs de pelote n’ont pas inventé cette partie de leur uniforme.

In any case, the beret quickly became a staple in the life of the people of the region. Even it if was first used by men, it is clear that nowadays, and for a long time, women have been stealing it to make a fashion accessory of it. Speaking of borrowing, it seems important for me to mention that the « béret basque », commonly used in everyday French, is not basque at all : pelota players did not invent this part of their uniform. 

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à se servir du béret comme signe distinctif. Les armées du monde entier en portent un, avec presque toutes les couleurs de l’arc-en-ciel représentées, comme le fait Michèle Morgan dans le film Quai des brumes (quelle classe), ou même Donald Duck ! Le béret était également populaire parmi les membres des réseaux de résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale, et on peut voir l’influence de ce mouvement sur le célèbre portrait de Che Guevara.

Indeed, they are not the only ones to have used the beret as a distinctive characteristic. Armies throught the world wear one, with almost all the colours of the rainbow represented, as does Michèle Morgan in the film Quai des brumes (what class), or even Donald Duck ! The beret was also popular among the members of the Resistance movements during WW2, and you can see the influence of this movement on the famous protrait of Che Guevara. 

Alors même si l’on ne fabrique plus beaucoup de bérets en France, je me dois de vous demander s’il vous arrive, de temps en temps, d’en porter un. Mesdames, je m’adresse plus particulièrement à vous, bien sûr, mais je suis curieux de savoir si vous aussi, messieurs, vous portez un béret. Et surtout comment vous le portez, parce qu’apparemment, le port du béret est tout un langage… Alors dites-moi tout, et à bientôt ! 

So even if not many berets are being made in France any more, I must ask you if you happen, from time to time, to be wearing one. Ladies, I am talking to you in particular, of course, but I am also curious to know if you too, gentelmen, sport one. And don’t forget to let me know, if you wear one, how you wear it, because, apparently, there is a beret language… So tell me everything, and see you soon !