01 Dec

DES LEÇON EN GROUPE

Vous qui lisez mes articles régulièrement auront vu la semaine dernière que je viens de commencer une belle collaboration avec Sarah. J’ai beaucoup aimé être l’invité « spécial » dans quelques uns de ses cours, et j’espère bien être invité à nouveau très bientôt, à l’occasion. Une gourmandise pour ses clients, si je puis m’exprimer ainsi. Si je vous écris aujourd’hui à ce sujet, c’est parce que moi aussi je pense à la possibilité d’offrir des cours en groupe. Voici ce que je vous propose. 

Group lessons You who read my posts regularly will have seen last week that I have just started a beautiful collaboration with Sarah. I truly loved being the « special » guest in a few of her lessons, and I hope to be invited again very soon, as and when I am needed. A treat for her students, if I may be so bold. If I am telling you this today, it is because I too am thinking about the possibility of offering group lessons. Here is what I propose.

Je voudrais mettre en place des cours d’une heure, avec un maximum de 8 participants. Le thème serait fixé à l’avance, ainsi que les exercices. Tous les matériaux seraient communiqués bien avant l’heure de la leçon, pour donner à toutes et tous le temps de se préparer. Je crois fermement qu’une préparation solide est à préférer à des tonnes de devoirs après une leçon, mais vous avez bien sûr le droit de ne pas être d’accord avec moi !

I would like to organise one-hour lessons, with a maximum of 8 people each time. The theme would be fixed in advance, as would the exercises. All materials would be sent well in advance of the lesson, in order to give you all plenty of time to prepare. I firmly believe that a solid preparation is preferable to a ton of homework after a lesson, but you of course have got the right to disagree with me on that topic ! 

Je vais prévoir des séquences de leçons sur trois niveaux, qui correspondront à peu près à ceux des examens du DELF. Le but ne sera pas de vous former à ces examens, mais plutôt de vous faire travailler sur votre grammaire, votre syntaxe, et votre prononciation, sans oublier l’acquisition de nouveau vocabulaire, et la prosodie, pour les plus avancé.e.s d’entre vous. En gros, je cherche à vous faire gagner en assurance dans un contexte détendu et amical. 

I will plan some series of lessons on three levels, which will roughly correspond to those of the DELF exams. The aim will not be to prepare you for these exams, but rather to have you work on your grammar, your syntax, and your pronunciation, without forgetting new vocabulary acquisition, and prosody, for the most advanced amongst you. In short, I am looking to make you gain confidence in a relaxed and friendly atmosphere. 

Les ressources seront toutes produites sur mesure, en essayant de les garder aussi authentiques que possible. Elles pourront parler de faits de sociétés, de culture ou de tout et de rien, pourvu qu’elles vous encouragent à former de plus en plus de français, à l’écrit, mais surtout à l’oral. En petits groupes, il est plus facile de profiter des idées des autres pour continuer à discuter pendant des heures ! Et, pourquoi pas, pour se faire de nouveaux amis en ces temps incertains et parfois difficiles. 

The resources we will use will be tailor made, as I will try to keep them as authentic as possible. They might talk about current affairs, of culture, or be about nothing in particular, as long as they encourage you to create more and more French in writing, but especially while speaking. In small groups, it is always easier to take advantage of ideas from others in order to keep talking for hours ! And, why not, while making new friends in these uncertain and sometimes difficult times. 

Alors, mes ami.e.s, je vous invite à me signaler votre intérêt pour mon petit projet en commentaire sur cet article ou sur Twitter, Facebook, et Instagram. J’espère que l’idée de travailler avec moi et quelques autres, pour toute une série de leçons ou juste comme ça, de temps en temps, vous plaira. N’hésitez également pas à me donner des idées pour ces leçons, car je sais que beaucoup d’entre vous veulent travailler sur un sujet précis. J’espère vous lire très nombreux.euses. A bientôt !

So, my friends, I invite you to let me know if you are interested in this little project of mine through a comment on this post, or on Twitter, Facebook, and Instagram. I hope that the idea of working with me and a few others, for a whole series of lessons or just like that, from time to time, will interest you. Please do not hesitate to give me ideas for lessons, too, as I know that many of you want to work on specific topics. I hope to hear from many of you. See you soon ! 

24 Nov

UNE COLLABORATION

J’espère que vous me pardonnerez tous et toutes cet excès d’arrogance, mais j’aimerais vous parler de ce qui va se passer demain à dix heures. Avant de tout vous raconter, je dois revenir environ un mois en arrière, quand Sarah, qui est à la tête de Aspire Languages, m’a contacté pour me demander si j’étais partant pour participer à un petit projet. Elle avait à peine commencé de l’expliquer que j’ai dit oui !

A collaboration I hope that all of you will forgive me this excess of hubris, but I would like to tell you about what is going to happen tomorrow at ten. Before I tell you everything, I must go back almost a month, when Sarah, who is heading Aspire Languages, contacted me to ask me if I was interested in participating in a little project. She had barely started telling me about it when I said yes ! 

Alors demain, à l’heure dite, je serai dans ma cuisine, devant mon ordinateur, prêt à rencontrer dix personnes, avec devant moi les ingrédients et les ustensiles pour faire un gâteau. L’idée n’est pas nouvelle pour moi, car ces sessions font partie de ce que j’offre à travers Arnaud’s Language Kitchen (il y a comme qui dirait un indice dans le nom). Mais c’est la première fois que j’en mènerai une sur Zoom, grâce à Sarah et à ses très nombreux contacts. 

So tomorrow, at said hour, I will be in my kitchen, in front of my computer, ready to meet ten people, with in front of me the ingredients and utensils needed to bake a cake. The idea is not new to me, because these sessions are part of what I offer through Arnaud’s Language Kitchen (there’s a bit of a clue in the name). But it is the first time that I will be leading one through Zoom, thanks to Sarah and her numerous contacts.

Je parie que beaucoup d’entre vous auront déjà deviné que la recette que nous suivrons ensemble est celle du far breton, que nous préparerons en français, et qui a l’avantage d’être rapide. A la fin de notre session, je devrai pouvoir admirer dix fars, tous plus dorés les uns que les autres. Et pendant que dix fours font leur travail, je sais que je vais devoir répondre à beaucoup de questions ! 

I bet that a lot of you will have guessed that the recipe we will follow together is that of the far breton, which we will prepare in French, and which has the advantage of being quick. At the end of our session, I should be able to admire ten fars, all more golden the one than the other. And while ten ovens are doing their stuff, I know I will have to answer a lot of questions ! 

Car en plus de faire un peu de cuisine, nous allons bien sûr profiter de ce temps précieux pour discuter en français, en posant plein de questions. Je ne sais pas quelles questions, car je n’ai pas voulu les voir en avance, mais je sais qu’elles seront toutes intéressantes, car nos dix invité.e.s ont été trié.e.s sur le volet. Je sais que Sarah prendra des notes sur le vocabulaire utilisé et les enverra à nos élèves. Comme vous voyez, on prend notre collaboration très au sérieux.

Because on top of baking a bit, we are of course going to take advantage of this precious time to chat in French, by asking a lot of questions. I don’t know which questions, because I didn’t want to see them in advance, but I know that they will all be interesting, as our ten guests have been chosen carefully. I know that Sarah will take notes on the vocabulary we use and will send them to our students. As you can see, we are taking our collaboration very seriously.

Je pense ne pas avoir à vous dire à quel point j’ai hâte d’être à demain, même si je sais que notre session va être très exigeante ! Mais grâce à Sarah, qui a tout organisé de manière si professionnelle, je sais aussi que tout va bien se passer, et que nous passerons un bon moment. Alors si jamais vous voulez prendre part à la prochaine session, n’hésitez pas à me contacter, ou à parler à Sarah. On trouvera sûrement une petite place pour vous ! 

I’m sure I don’t have to tell you how much I am looking forward to tomorrow, even if I know that our session will be demanding ! But thanks to Sarah, who organised everything in such a professional manner, I also know that everything will be ok, and that we’ll have a good time. So if you happen to want to be part of the next session, don’t hesitate to contact me, or to talk to Sarah. We’ll find you a seat for sure ! 

17 Nov

MON PETIT COIN

Si vous m’accusiez d’être casanier, vous auriez tout à fait raison. Et quand j’emploie le verbe ‘accuser’, je ne veux pas dire que vous me reprocheriez quoi que ce soit ! Et de toute façon, encore une fois, vous avez raison: j’adore mon petit chez-moi, et je m’y sens très bien. Ce qui est, je suis sûr que vous serez d’accord, très important, surtout ces temps-ci, où nous passons tous plus de temps à la maison. Pour peu que vous y ayez fait votre nid, tout va bien.

My little corner If you were to accuse me of being a stay-at-home, you would be totally right. And when I use the verb ‘to accuse’, I don’t mean to say that you would be reproaching me of anything ! And in any case, once more, you are right: I love my home, and I feel happy there. Which is, I am sure you will agree, very important, especially these days, when we are spending more time at home. Provided you’ve created a nest for yourself, all is well.

Je me demande surtout si vous aussi êtes des créatures pleines d’habitudes, comme on dit en anglais. Je sais que certain.e.s d’entre vous aurons toute sorte de routine en horreur, et franchement, je ne vous en veux pas. Je ne suis pas non plus une routine très rigide, même si beaucoup de mes journées se ressemblent. Pas vraiment un “métro-boulot-dodo”, vu que j’ai la chance de télétravailler à partir de chez moi, plutôt une régularité qui me sied à merveille. 

I am wondering if you too are creatures of habit, as they say. I know that some of you will see any form of routine as horrific, and frankly, I don’t blame you. I am not following a very rigid routine either, even if many of my days look alike. Not exactly “a rat race”, as I am lucky enough to work from home, but rather a regularity that perfectly fits the bill.

J’adore me lever assez tôt, et prendre un petit-déjeuner pas pressé. A part si j’ai une leçon matinale, où il m’arrive d’être devant mon écran à huit heures du matin à cause d’un décalage horaire ! Je passe le reste de mes journées à enseigner, à préparer mes cours, et à faire les mille et une choses qui demandent mon attention à la maison et dans le jardin. La machine à laver et le lave-vaisselle savent se faire entendre, quand ils le veulent. 

I love getting up rather early, and have a leisurely breakfast. Apart from the times when I have a morning lesson, where you can find me in front of my screen at eight o’clock in the morning, because of a time difference ! I spend the rest of my days teaching, preparing my lessons, and doing the thousand and one things demanding my attention at home and in the garden. The washing machine and the dishwasher know how to make themselves heard, when they want to.

Quand je suis chez moi, je travaille le plus souvent debout à mon bureau, avec de la musique en bruit de fond. J’adore mon petit domaine, où je dispose de tout ce dont j’ai besoin, et où tout est à portée de main. Je dois avouer cependant que j’adore aussi travailler sur la préparation de mes cours devant un bon film, surtout si c’est un film que j’ai déjà vu plusieurs fois. Vous aurez compris que je n’aime pas travailler en silence ! 

When I am at home, I work mostly standing at my desk, with music in the background. I love my little domain, where I have everything I need, and where everything is within my reach. I must confess, however, that I also love to work on my lessons preparation in front of a good film, especially if it is a film I have already seen several times. You will have understood that I hate to work in silence ! 

Bien sûr, je viens vous demandez si vous aussi vous aimez travailler à partir de chez vous, que vous y soyez contraint.e.s ou que vous ayez choisi de le faire. Suivez-vous une routine quelconque ? Vous est-elle pesante, ou au contraire la trouvez-vous réconfortante ? J’espère que vous me ferez l’honneur et le plaisir de laisser vos réponses en commentaires ou passerez me voir sur Twitter. A bientôt ! 

Of course, I want to ask you if you too like to work from home, whether you have been forced to or have chosen to do it. Do you follow any routine ? Do you find it heavy going, or rather reassuring ? I hope that you will do me the honour to leave your answers in a comment or will drop by to see me on Twitter. See you soon !

10 Nov

LE FRANÇAIS N’EXISTE PAS

C’est là le titre provocateur du livre, publié par Le Robert, qui recueille les rubriques d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, professeurs et comédiens belges, au sujet de la langue française. Ce titre est lui-même emprunté à Jean-Marie Klinkenberg, qui l’utilise en introduction à son cours de linguistique générale à l’université de Liège. C’est un livre plein d’humour, mais qui fait également réfléchir, et qui a pour but, je cite, de «désacraliser notre rapport à la langue». 

The French language doesn’t exist This is the provocative title of the book, published by Le Robert, which compiles columns from Arnaud Hoedt and Jérôme Piron, two Belgian teachers and comedians, on the topic of the French language. The title itself is borrowed from Jean-Marie Klinkenberg, who uses it to introduce his general linguistics course at Liège university. It is a book full of humour, but that also makes you think, and whose aim is, I quote, to «take the mystique out of our rapport with the language».

Je serai le premier à dire que lorsque j’enseigne à mes élèves adultes, j’utilise les règles et autres conventions que mes maîtres, maîtresses et autres professeur.e.s ont passé des années à m’enseigner. Bref, j’utilise un français ‘correct’. Mais l’argument des auteurs en faveur de l’invariabilité de tous les participes passés avec l’auxiliaire ‘avoir’ n’est pas loin de l’emporter, ce qui, si vous me connaissez, est assez extraordinaire !

I will be the first to say that when I teach my adult learners, I use the rules and other conventions that my primary and high school teachers spent years teaching me. In short, I use ‘correct’ French. But the authors, arguing towards the invariability of all past participles with the auxiliary ‘to have’, are not far from convincing me, which is, if you know me, quite extraordinary !

Car en fait, qu’est-ce que le ‘français correct’ ? Existe-t-il même ? La rubrique des deux gars au sujet de l’Académie Française est édifiante à ce sujet. Je me demande, après tout, qui est à même de décider de ce qui se ferait ou ne se ferait pas au sujet de l’orthographe, de la grammaire, ou même de la syntaxe ? Surtout pas les Immortel.le.s, parmi lesquel.le.s ne se trouvent presque aucun.e spécialistes de la langue ! 

Because, really, what is ‘correct French’ ? Does it even exist ? The two men’s column about the Académie Française is edifying on that topic. I wonder, after all, who is in the best position to decide what is acceptable and what isn’t as far as spelling, grammar, or even syntax are concerned ? Not the Immortel.le.s, amongst whom you will not find many language specialists !

Le reste de ce petit recueil met en évidence le fait qu’une langue, même le français, est une entité vivante, mouvante et changeante, et que personne n’est en position de s’opposer à son évolution. De l’apparition des émoticônes à la réforme de l’orthographe, en passant par l’écriture inclusive, ceux et celles qui se prononcent gardien.ne.s de la langue mènent un combat perdu d’avance. Les fautes ne sont que des peccadilles, plutôt que les symptômes d’une maladie de la langue.

The rest of this little compendium exposes the fact that a language, even French, is a living, moving and changing thing, and that nobody can claim the right to oppose its evolution. From the apparition of the emojis to the orthography reform, via inclusive writing, those who appoint themselves guardians of the language are fighting a war that’s already lost. Mistakes are but mere peccadillos, rather than the symptoms of a diseased language.

Je suis le premier à dire que, tout prof que je suis, j’en fais encore et toujours, des fautes. Et puis mince, à la fin, ça n’est pas si grave que ça ! Alors quand vous passerez me voir pour vos cours, ne vous inquiétez pas, on parlera un français qui convient à vos besoins, sans trop se soucier de ce qui pose problème. Après tout, tout ce qui compte, c’est que l’on continue de communiquer. A bientôt !

I will be the first one to say that, all teacher that I am, I still and always make plenty of those mistakes. And heck, it’s not the end of the world ! So when you drop by to see me for your lessons, don’t worry, we’ll use the kind of French that suits your needs, without worrying too much about what causes problems. After all, all that matters is that we keep on communicating. See you soon ! 

03 Nov

LES CHAMPIGNONS

La saison des champignons sauvages bat son plein, et c’est une saison que j’adore, car elle me rappelle plein de bons souvenirs. Quand j’étais petit, j’allais souvent chercher des champignons avec mon pépé, et il connaissait pas mal de bons coins. En plus, il m’a beaucoup appris sur les champignons, suffisamment pour ne pas aller demander conseil au pharmacien, car je ne cueille jamais les champignons que je ne connais pas. Voici trois de mes préférés.

Mushrooms The season for wild mushrooms is in full swing, and it is a season I love, because it brings back a lot of good memories. When I was little, I often went to look for mushrooms with my grandad, and he knew quite a few nice places. On top of it, he taught me a lot about mushrooms, enough for not having to go and ask the pharmacist for advice, as I never pick the mushrooms I don’t recognise. Here are three of my favourites.

Les trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides), quelquefois connues sous le nom de cornes d’abondance, sont de petits champignons en forme d’entonnoir, qui vont du fauve au noir profond. Comme beaucoup de champignons, elles deviennent fragiles si on ne les consomment pas bientôt après la cueillette, mais ça n’est jamais un problème pour moi. Apparemment, elles sont très riches en fer et en potassium, ce qui ne peut pas être une mauvaise chose. 

The death trumpets (Craterellus cornucopioides), sometimes known under the name of horns of plenty, are little mushrooms in the shape of funnels, which are brown to true black in colour. As a lot of mushrooms, they become fragile if they are not eaten very quickly after being picked, but that’s never a problem for me. Apparently, they are very rich in iron and in potassium, which cannot be a bad thing. 

Beaucoup moins connus, mais parmi mes favoris, les pieds bleus (Lepista nuda) sont très bons, même s’ils sont un peu sucrés. On conseille généralement de manger les spécimens jeunes, qui, malgré leur nom, sont plus violets que bleus. C’est l’exemple parfait du champignon qu’il faut mieux éviter si l’on n’est pas sûr d’être en présence de bons spécimens (s’ils sont gorgés d’eau, ou trop vieux, par exemple).

Much less well known, but amongst my favourites, the wood blewits (blue feet in French, or Lepista nuda) are very good, even if they are a little sweet. People are often advised to eat young ones, which, despite their name, are more purple than blue. It is the perfect example of a mushroom that is best avoided if you’re not sure to be in the presence of good ones (if they are saturated with water, or too old, for example). 

Pour mon troisième choix, je ne vais pas être très original en choisissant les girolles, souvent appelées chanterelles (Cantharellus cibarius). Vous les connaissez sûrement, on les rencontre très souvent sur nos assiettes. Elles n’aiment pas le gel, alors il faut essayer d’en trouver avant les grands froids ! Apparemment, on en récolte plus de mille tonnes par an en France, ce qui place ce champignon sur la liste des espèces en voie de régression, voire rare ou en danger. Alors, à consommer avec modération. 

For my third choice, I will not be very original in choosing girolles, often called chanterelles (Cantharellus cibarius). You will surely know them, you meet them very often on your plates. They don’t like getting cold, so you must try to find some before the freezing cold ! Apparently, more than a thousand tonnes are picked every year in France, which places this mushroom on the list of species disappearing, if not rare or endangered. So, to be eaten in moderation.

Je voudrais bien savoir quels champignons sont vos préférés, alors j’espère que vous me ferez le plaisir de laisser un commentaire ou de me faire signe sur les médias sociaux. Ce que je ne vous demanderai pas, c’est de me donner tous vos bons coins, parce que j’ai appris, en suivant les pas de mon grand-père, que ça ne se dit pas. Alors je vous laisse aller à la chasse aux champignons. A bientôt !

I would really like which mushrooms are your favourite, so I hope that you will do me the honour to leave a comment or to say hello on social media. What I will not ask you is to tell me all your good spots, because I learnt, following my grandfather’s footsteps, that you don’t disclose those. So I’m letting you off for a mushroom hunt. See you soon ! 

28 Oct

FAITES SONNER LES CLOCHES !

Ma copine Lesley, dont vous vous souviendrez si vous lisez ces lignes régulièrement, vient de me donner une bonne idée pour l’article de cette semaine, et je l’en remercie. Pendant son récent passage en France, elle a été marquée, et pas pour la première fois, par le son des cloches. Comme moi, elle adore ce son, et m’a demandé si je savais pourquoi les cloches sont si importantes dans la vie des Français.es. Je vais donc tenter de répondre à sa question.

Ring ‘em bells !  My friend Lesley, whom you will no doubt remember if you read these lines regularly, has just given me a good idea for this week’s post, and I thank her for it. During her recent passage in France, she was struck, and not for the first time, by the sound of bells. Like me, she loves this sound, and she asked me if I knew why bells are so important in the lives of French people. I am therefore going to attempt an answer to her question. 

Dans beaucoup de villages et villes de France, l’église occupe une place centrale, et le son de ses cloches rythme la vie de tous les jours. Pendant très longtemps, les cloches ont appelé les croyants à la prière, et continuent de le faire pour la messe dominicale. Ces jours-ci, leur fonction première est de donner l’heure, ce qui ennuie beaucoup les gens qui n’y sont pas habitués, surtout quand le quart et la demie sonnent aussi !

In a lot of French towns and villages, the church occupies a central spot, and the sound of its bells beats the rhythm of everyday life. For a long time, bells called believers to prayer, and continue to do so for the Sunday mass. These days, their main function is to give the time, which annoys people who are not used to it a lot, especially when the quarters and halves also ring ! 

Il y a deux autres sons de cloche, qui sont dorénavant très rares, mais qui sont pourtant très importants. Le premier est le tocsin, qui ne sonne qu’en cas de danger très grave. Je vous parle ici d’invasion par une force armée, d’attaque nucléaire, ou, ces temps-ci, de la menace créée par un ennemi invisible. Un son que personne ne veut entendre. Tout comme le deuxième, le glas, qui ne sonne que pour annoncer un décès, généralement d’une personne publique.

There are two other rings of the bells, which are these days very rare, but nonetheless important. The first one is the tocsin, or alarm bell, which only rings to warn of very grave danger. I am talking here of an armed forces invasion, a nuclear attack, or, nowadays, of a threat from an invisible enemy. A sound nobody wants to hear. Just like the second, le glas, or death knell, which only sounds to announce a death, usually of a public figure. 

Sur un ton beaucoup plus léger, je voudrais également vous parler des cloches de Pâques, qui, elles, sonnent pour des raisons beaucoup plus joyeuses. Car voyez-vous, dès que vous les entendez sonner le dimanche de Pâques, vous devez vous ruer dans le jardin, où vous trouverez les oeufs en chocolat: les cloches, de retour de Rome après avoir été bénies par le Pape, les y ont déposés !

On a lighter note, I would also like to talk to you about the Easter bells, which ring in much happier times. For, you see, as soon as you hear them ring on Easter Sunday, you must rush into the garden, where you will find the chocolate eggs: the bells, back from Rome after being blessed by the Pope, dropped them there ! 

Finalement, il existe également quelques occasions spéciales qui voient les églises sonner leurs cloches, comme le 11 novembre, jour où les habitants des villes et villages se retrouvent autour du monument aux morts, par respect pour les soldats tombés pour la France. Et à Paris, les cloches de Notre-Dame sonnent le 25 août pour célébrer la libération de la capitale en 1945. Je ne vous demande qu’une chose: la prochaine fois que vous entendez les cloches sonner, pensez à moi !

Finally, there also exists a few special occasions that see churches ring their bells, such as the 11th November, day where people in towns and villages meet around the cenotaph, in respect for the soldiers who fell for France. And in Paris, the bells of Notre-Dame ring on August 25th to celebrate the liberation of the capital in 1945. I will only ask you one thing: next time you hear the bells ring, think about me !

20 Oct

LE PAIN

Je ne sais pas s’il y a quelque chose de plus “français” qu’un article entièrement dédié au pain, mais c’est ce que je vous propose aujourd’hui. En tout cas, vous pouvez encore une fois remercier une abonnée à mon compte Twitter de m’avoir soufflé cette idée. Après avoir posté une photo la montrant triomphalement en possession d’une baguette et de quelques croissants, elle m’avait demandé quelques précisions sur les traditions autour du pain en France. 

Bread I do not know if there is something more “French” than an article entirely dedicated to bread, but it is what I offer you today. In any case, you can once more thank a Twitter follower of mine for sending this idea my way. After posting a photo showing her triumphantly holding a baguette and a few croissants, she had asked me a few questions on the traditions surrounding bread in France. 

Il faut dire aussi qu’en France, le pain est une véritable obsession, comme c’est le cas, je pense, dans la plupart des pays autour du monde, qui ont tous une version particulière de cet aliment des plus simples. Si l’on pense aux Français.e.s, on pense immédiatement à la baguette (200-250g), mais comment oublier le pain (400g) et la ficelle (100g). Plus les croissants, les pains au chocolat (je ne viens pas du sud-ouest) et autres viennoiseries et pâtisseries. 

One must also say that in France, bread is a proper obsession, as is the case, I think, in most countries across the world, that all have a particular version of this simplest of food. If you think about the French, you immediately think about the baguette (200-250g), but you cannot forget the pain (400g) and the ficelle (100g). Plus croissants, pains au chocolat (I am not from the south-west), and other pastries and cakes.

Mais c’est la baguette quotidienne qui préoccupent les Français, au point où il existe plusieurs lois pour garantir l’approvisionnement en pain, ainsi que le repos des boulangers, parfois forcé ! A Paris, notemment, toutes les boulangeries ne peuvent pas fermer quand elles le veulent, surtout en été, pour éviter que tout un arrondissement ne se retrouve sans pain. Qu’elle soit complète ou tradition, il se vend plus de 30 millions de baguettes par jour… 

But it is the daily baguette which preoccupies the French, to the extent that there are several laws that guarantee the supplying of bread, as well as the bakers’ rest, sometimes forced ! In Paris, for example, all bakeries cannot shut when they want to, especially in the summer, to avoid the fact that a whole district is left without bread. Whether it be wholemeal or tradition, more than 30 millions baguettes are sold every day…

Il y a de belles traditions, plus ou moins répandues, qui gouvernent la consommation de la baguette. Si, par exemple, vous arrivez chez vous après être passé.e.s par la boulangerie pour y acheter une baguette, sans que le quignon manque à l’appel, vous n’êtes pas Français ! Et pour la plupart d’entre nous, il est dangereux de poser une baguette à l’envers sur la table, de peur d’un gros coup de poisse. 

There are beautiful traditions, more or less observed, which govern the consumption of the baguette. If, for example, you get home after stopping at the bakery for a baguette without the end crust (le quignon) going missing, you are not French ! And for most of us, it is dangerous to place a baguette upside down on the table, for fear of a spot of bad luck.

Je vais vous laisser sur la chose qui m’intéresse le plus: l’origine de la baguette. Mon histoire préférée est celle qui donne à Fulgence Bienvenüe, ingénieur en maître du métro de Paris, l’idée de créer une forme de pain qui pourrait être partagée sans couteau, arme fréquemment utilisée dans les bagarres, et que tout ouvrier digne de ce nom portait sur lui. Ce qui explique pourquoi on préfère aujourd’hui rompre le pain à la main plutôt que de le couper au couteau. Jolie histoire, non ? A bientôt ! 

I am going to leave you with what interests me the most: the origin of the baguette. My favourite story is the one that credits Fulgence Bienvenüe, the engineer in charge of the construction of the Paris métro, with the idea of creating a shape of bread which could be shared without a knife, a weapon often used in fights, and that any worker worth his salt would carry. Which explains why we still prefer today breaking the bread by hand rather than cutting it with a knife. Nice story, isn’t it ? See you soon ! 

13 Oct

UN PRIX DE CONSOLATION

Au moment où j’écris ces lignes, je suis confortablement installé dans un superbe hôtel près de Bath, où les employés me chouchoutent pendant que mon mari est occupé à mener des entretiens d’embauche. Même si ma situation actuelle est des plus enviables (je ne vous raconte pas comment le brownie est délicieux), elle n’est qu’un arrêt précurseur à un séjour chez des amis qui habitent dans le Devon, et qui est le véritable sujet de cet article.

A consolation prize At the time of writing these lines, I am comfortably ensconced in a superb hotel near Bath, where the staff are taking care of me while my husband is busy conducting job interviews. Even if my current situation is most enviable (I won’t tell you how delicious the brownies are), it is but a precursor to a stay at some friends’ who live in Devon, and which is the true subject of this article.

Vous saurez peut-être que j’ai dû annuler deux passages en France cette année, pour cause de virus, mais surtout d’isolement obligatoire à mon retour, qui m’aurait empêché de travailler comme il faut. Alors le prix de consolation en question est une invitation à passer quelques jours dans une superbe région, en compagnie des amis que nous aurions accompagnés lors de notre second passage en France. 

You will surely know that I had to cancel two trips to France this year, because of the virus, but mostly because of the compulsory isolation upon my return, which would have prevented me from working properly. So the consolation prize mentioned is an invitation to spend a few days in a superb area, in the company of the friends we should have accompanied during our second trip to France. 

S & G, pour leur donner l’anonymat, sont des amis de longue date, généreux au plus haut point, et hôtes extraordinaires. G est féru des vins de Bourgogne, raison pour laquelle nous allions nous retrouver à Pommard, alors je sais que sa cave se retrouvera dépourvue de quelques bouteilles après notre passage. Quant à S, elle a déjà fait l’objet d’un de mes articles, car elle est impeccable cuisinière et produit des repas délicieux sans avoir l’air de faire le moindre effort. 

S & G, to keep their privacy, are old friends, generous to the extreme, and extraordinary hosts. G is a connaisseur of Burgundy wine, the reason for which we were meeting them in Pommard, so I know that his cellar will be freed from a few bottles after our passage. As far as S is concerned, she’s already been the subject of one of my posts, as she is an exemplary cook and produces delicious meals seemingly without any effort.

Alors même si je suis pour le moment seul avec mes pensées – mon mari se fait attendre – je sais que dans deux ou trois heures, je serai en bonne compagnie. Pour moi, deux ou trois jours passés ainsi sont aussi bons qu’un week-end dans un hôtel de luxe, parce que rien ne vaut les vieux amis avec qui on peut passer du bon temps. Pour compléter le tout, quelques bonnes balades, des câlins avec Buster le chien et Cléopâtre le chat, un bon bouquin et des tonnes de fous rires.

So even if I am for the moment alone with my thoughts – my husband is making himself scarce – I know that in a couple of hours, I will be in good company. For me, two or three days spent like this are just as good as a weekend in a luxury hotel, because nothing replaces old friends with whom you can have a laugh. To complete the picture, a few walks, cuddles with Buster the dog and Cleopatra the cat, a good book and tons of laughs.

Maintenant que je vous ai révélé tous mes plans, j’ai hâte de reprendre la route et d’être arrivé chez S & G, une tasse de thé à la main, adossé au poêle. J’ai hâte de lire, de faire les mots croisés devant un bon café le matin, d’aider S avec le repas du soir. La vie, quoi, mais dans un cadre différent, ce qui pour moi en ce moment vaut tout l’or du monde. Ah ! Mon mari a fini. Je vous laisse, et vous dit : à bientôt ! 

Now that I have exposed my plans to you, I look forward to getting back on the road and to arriving at S & G’s, a cup of tea in hand and my back to the AGA. I look forward to reading, to doing the crossword with a coffee in the morning , to helping S with the evening meal. Life, in short, but in a different setting, which is for me worth all the gold in the world. Ah ! My husband is done. I must leave you, and say to you: see you soon ! 

06 Oct

MES CLASSIQUES

Le monde est divisé entre ceux et celles qui lisent, et ceux et celles qui ne lisent pas. Moi je lis, tant que je peux. Je ne m’ennuie jamais, car si je mets le nez dans un livre, je suis transporté ailleurs. On me demande souvent sur les médias sociaux de recommander des livres pour tous les niveaux, et c’est très difficile, car tout choix est subjectif. Alors je vous propose ici trois de mes livres préférés. 

My classics The world is divided between those who read and those who don’t. I read, as much as I can. I am never bored, because if I put my nose in a book, I am transported elsewhere. On social media, people often ask me to recommend books for all levels, and it is very difficult, because all choices are subjective. So I am offering you here three of my favourite books. 

Le premier, Le Marin de Gibraltar (1952), de Marguerite Duras, est l’histoire d’un amour impossible entre un homme en mal de tout et une superbe femme à la recherche du marin de Gibraltar. Le protagoniste se retrouve à bord du yacht d’une belle Américaine dont il est tombé amoureux, même s’il sait qu’elle ne l’aimera jamais, car son coeur appartient à un mystérieux marin. Je ne vous révélerai pas la fin du roman, mais j’adore le ton du récit et l’atmosphère générale.

The first one, Le Marin de Gibraltar (1952), by Marguerite Duras, is the story of the impossible love between a man who’s sick of everything and a gorgeous woman who is looking for the sailor from Gibraltar. The main character finds himself aboard a beautiful American woman’s yacht, with whom he fell in love, even if he knows she will never love him back, as her heart belongs to a mysterious sailor. I will not spoil the end of the novel, but I love the tone of the narration and the general atmosphere. 

Dans un genre complètement différent, j’adore le court roman de science-fiction de René Barjavel, La Nuit des temps, publié en 1968. Le roman débute avec un mystérieux signal provenant d’une immense profondeur sous la glace antarctique, qui révèle la présence d’une ancienne civilisation. Je viens de réaliser que, encore une fois, il s’agit ici d’une histoire d’amour impossible, entre le Dr Simon et Eléa, reveillée d’un très long sommeil. Visiblement, je suis très fleur bleue. 

In a completely different genre, I adore the short science-fiction novel by René Barjavel, La Nuit des temps (The Ice People), published in 1968. The novel begins with a mysterious signal coming from deep down under the Antarctic ice, which reveals the presence of an ancient civilisation. I have just realised that, once more, we have here an impossible love story, between Dr Simon and Eléa, awoken from a very long sleep. Apparently, I’m a hopeless romantic.

Ma troisième recommandation est Le Jardin d’acclimatation (1980), le Prix Goncourt d’Yves Navarre. Un merveilleux roman, qui frappe fort dans le coeur, je vous préviens. La famille Prouillan, disséminée dans le monde, se souvient de Bertrand le jour de son anniversaire. Le langage est fort, direct, poétique. Les sentiments y sont exposés, les nerfs à vif du début à la fin. Je viens de le relire et je n’ai pas peur de vous dire que j’ai encore une fois eu les larmes aux yeux…

My third recommendation is Le Jardin d’acclimatation (1980), Yves Navarre’s Prix Goncourt. A wonderful novel, which hits you hard in the heart, let me tell you. The Prouillan family, scattered throughout the world, remembers Bertrand on the day of his birthday. The language is powerful, direct, poetic. Feelings are exposed, like raw nerves from start to finish. I have just read it again, and I am not afraid to tell you that once again tears welled up…

Bien sûr, la littérature française contient tellement de belles histoires, à tous les niveaux et pour tous les goûts, que je ne saurais pas lui faire justice dans cet article. De plus, comme je vous le disais au début, le choix de vos lectures est totalement subjectif. Une chose est sûre cela dit: la lecture est un outil très utile à la découverte de la langue française, pourvu que vous choisissiez un ouvrage à votre niveau. Quel qu’il soit, j’espère que vous m’en parlerez. A bientôt ! 

Of course, French literature contains so many beautiful stories, at all levels and for all tastes, that I can’t do it justice in this post. On top of it, as I was saying at the beginning, what you choose to read is totally subjective. One thing is sure, though: reading is a very useful tool to the discovery of the French language, provided you can choose a book at your level. Whatever it is, I hope you’ll tell me about it! See you soon!