04 Dec

L’ÉLÉGANCE VESTIMENTAIRE

Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, chers amis et lecteurs, mais j’aime assez me faire beau pour une occasion spéciale. Je veux dire par là que j’aime bien fouiller dans mes armoires et en sortir une tenue convenable pour ladite occasion. Où même sans occasion, je suis toujours content de m’habiller du mieux possible. Sauf à la maison, où je suis souvent ‘en confortable’. 

Sartorial elegance I do not know if it the case for you, dear friends and readers, but I quite like to beautify for a special occasion. What I mean to say is that I like to rummage through my wardrobes and get an outfit out, suitable for said occasion. Or even without any occasion, I am always happy to dress up as best I can. Apart from when I am at home, where I am often found in my ‘comfies’.

Il faut dire aussi qu’à Henley-on-Thames, surtout l’été, on a de quoi sortir les costumes et autres smokings. Entre la Régatte (veste et cravate obligatoires) et le Festival (tenue de soirée exigée), il ne se passe pas une semaine sans la chance de porter sa tenue préférée. Sans compter que quand je sors ou suis invité chez des amis, je porte également une tenue soignée. Parce que c’est comme ça. Parce que je suis comme ça. 

It has to be said that in Henley-on-Thames, especially in the summer, one has reasons to get one’s suits and dinner jackets out. Between the Regatta (jacket and tie compulsory) and the Festival (evening wear demanded), one week doesn’t go by without the opportunity to wear one’s favourite attire. And that’s without mentioning that when I go out or am invited by friends, I also dress up. It’s like that. I’m like that.

Je dois aussi avouer une certaine dose de vanité, bien sûr, qui s’affiche très clairement quand je pars en croisière sur une des trois reines de la compagnie Cunard. Même si pendant la journée votre tenue peut être décontractée, le soir venu, les tenues plus soignées sont de rigueur. Et j’aime ça aussi, me transformer en pingouin.

I must also admit a certain dose of vanity, of course, very prominently displayed when I go on a cruise on one of the three Cunard queens. Even if during the day your outfit can be a very casual one, come the evening, grander outfits rule the day. And I love it too, turning into a penguin.

Mon goût du déguismement m’a récemment conduit à une nouvelle obsession: les noeuds papillons. Je portais bien sûr le traditionnel costume-cravate durant ma carrière de prof, mais c’est maintenant le cousin de la cravate qui me fascine. Je n’en ai que quatre pour le moment, mais je compte bien ne pas m’arrêter là. J’ai appris à les nouer en regardant des vidéos sur YouTube (bien sûr!), et maintenant je ne peux plus me contrôler. 

My taste for costumes recently revealed in me a new obsession: bow ties. I was of course wearing the traditional suit and tie during my teaching career, but it is now the tie’s cousin that fascinates me. I only have four of them right now, but I know I will not stop there. I learnt to tie them watching videos on YouTube (where else!), and now I can’t control myself.

Alors bien sûr, je dois vous demander si vous aussi, les amis, vous aimer vous ‘déguiser’? Quelle place occupe l’élégance vestimentaire dans votre vie, et à quoi ressemble-t-elle? Quelles sont les occasions bonnes à porter une tenue un peu plus soignée? Voire même un noeud papillon? Dites-moi tout… 

So of course, I have to ask you, dear friends and readers, if you also like to ‘dress up’? How important is sartorial elegance in your life, and what form does it take? What are the propitious occasions to wearing a rather elaborate outfit? Dare I say a bow tie? Tell me everything…

28 Nov

UN NOM DE CHIEN

Non, non, le titre de cet article n’est pas une insulte, je vous le jure! A peine un jeu de mot sur l’expression française qui décrit une météo peu clémente comme un temps de chien. Mais c’est bien de nos amis à quatre pattes dont je veux vous parler aujourd’hui. Car voyez-vous, une de mes élèves m’a envoyé une photo de la petite chienne qu’elle vient d’adopter, et elle cherche un nom. 

A dog’s name      No, no, I swear to you that the title of this article is not an insult! Barely a play on words on the French expression describing inclement weather as ‘a weather for a dog’. But it is of our four-legged friends that I want to talk to you today. Because you see, one of my students has sent me a picture of the little bitch that she has just adopted, and she is looking for a name.

Comme tous les chiots, elle est adorable, avec ses beaux yeux gris-bleu. Je dis ‘chiots’ au masculin, car la grammaire française veut presque tous les noms génériques des bébés animaux masculins. Mais cette petite femelle est bel et bien féminine, et s’appelle pour l’instant Daphnée. Pour l’instant, car on me demande de proposer un autre nom.

As with all puppies, she is adorable, with her blue-green eyes. The word ‘puppies’ is masculine in French, as grammar wants almost all baby animals’ names to be masculine. But this little female is definitely feminine, and answers for the moment to the name of Daphne. For the moment, as I have been asked to offer an alternative name.

Ce qui me pose un léger dilemme, car je désire moi-même un chien. Mais vu que je suis plutôt loin du moment où les petits petons de mon ami canidé viendront résonner sur mon carrelage, je me sens un peu coupable de garder les noms auxquels j’avais pensé pour moi-même. De plus, je pense que mon compagnon sera mâle, alors je pense pouvoir sans aucun problème me désinvestir des prénom féminins qui me trottent dans la tête. 

Which leaves me in a bit of a quandary, as I also want a dog. But as I am rather far at present from the moment when the little paws of my canine friend will sound on my tiled floor, I feel a little bit guilty to keep for myself the names which I had found. On top of that, I think that my companion will be male, so I believe I am able to give up without worrying too much the feminine names going through my head.

Onyx, un superbe boxer à la santé malheureusement fragile, a veillé sur mon petit frère et moi pendant six ans, et je crois que j’aurais du mal à en voir une deuxième incarnation. Cachou, le petit lhasa apso noir de ma maman nous a aussi quitté, mais son nom lui allait très bien: les cachous sont de petits bonbons noirs à la réglisse. Enfin, le seul chien qui vient en ce moment régulièrement chez moi quand ses humains viennent pour leurs leçons est un bel exemple de labrador qui s’appelle Oz. 

Onyx, a superb but tragically fragile boxer, looked after my little brother and me for six years, and I think I would struggle to see a second incarnation of the name. Cachou, the little black lhasa apso belonging to my mother has also left us, but his name suited him well: ‘cachous’ are little black liquorice sweets. Finally, the only dog currently coming into my home when his humans come for their lessons is a beautiful labrador specimen called Oz.

Mais revenons-en à ce qui nous préoccupe là maintenant tout de suite: Daphnée restera-t-elle Daphnée? Ou allez-vous, chers amis et lecteurs, lui trouver un autre prénom? La seule règle, dans cette petite compétition où il n’y a aucun prix à gagner, c’est de s’assurer que ledit nom peut être utilisé en toutes circonstances, et dans le grand monde. Alors à vos claviers, j’attends vos recommandations! 

But let’s come back to what preoccupies us right here and now: will Daphne remain Daphne? Or will you, dear friends and readers find another name for her? The only rule, in this little competition with no prizes, is to make sure that said name can be used in all circumstances, and in polite company. To your keyboards, I await your recommendations!

20 Nov

ALLEZ COMPRENDRE!

Une araignée! Là, dans ma baignoire! Et pas une petite, non plus: elle est grosse comme la main. Bon, d’accord, j’exagère un peu. Mais elle m’a bien surpris alors que je remettais des serviettes propres en place après la visite d’un couple d’amis ce week-end. Je veux toutefois préciser qu’il ne s’agit pas là d’un sévère cas d’arachnophobie, mais seulement d’un certain malaise quant à l’aspect, et surtout à la rapidité de mouvement, de cette (certes toute petite) créature. 

Go figure!        A spider! There, in my bathtub! And not a small one, either: it is as big as my hand. Alright, I exagerate a little. But it took me by surprise as I was dropping clean towels back in place after a visit from a couple of friends this weekend. However, I want to offer the precision that it is not here a severe case of arachnophobia, but merely a queasy feeling when I am confronted by the aspect, and especially the rapidity of movement of this (however small) creature.

Je ne pense pas souffrir de quelle phobie que ce soit, et vous m’en voyez là bien content. Les chiens ne me font pas peur, les chats noirs croisant mon chemin me laissent de marbre, et je prendrai même un plaisir perverse à passer sous une échelle! Quant à rester chez moi, dans le noir, un vendredi treize, il n’en est pas question. Cela dit, ne vous méprenez pas: je comprends tout à fait que mon comportement puisse vous alarmer. 

I don’t believe I suffer from any phobias at all, and you find me very well of the fact. I am not scared of dogs, black cats crossing my path leave me nonplussed, and I would even take perverse pleasure to walk under a ladder! And as for staying at home, in the dark, on Friday the 13th, no chance of that happening. This being said, do not presume anything: I totally understand that my behaviour might send waves of alarm in you.

Je vois certain(e)s d’entre vous frissonner, et attraper une salière pour en envoyer le contenu par-dessus votre épaule. (La droite ou la gauche? Je ne sais plus, je ne suis pas très superstitieux non plus!) Mais si je n’ai pas de peurs irrationnelles, il y a bel et bien des choses qui me feront hésiter, si ce n’est reculer de dix pas. Tenez, le sable par exemple. Très peu pour moi, merci. Rien qu’à l’idée de le sentir sous mes pieds, j’en ai la chair de poule.

I see some of you shiver, and grab a salt shaker to send its contents over their shoulder. (The right one or the left one? I forget, I am not very superstitious either!) But if I do not have irrational fears, truly there are some things that will stop me in my tracks, if not go back ten paces. Here, sand for example. Not for me, thank you very much. The mere idea of feeling it between my toes gives me goosebumps.

Je ne laisserai pas non plus quelqu’un poser un morceau de pain à l’envers sur la table. Ok, c’est peut-être là un peu de superstition de ma part, mais bon, je me dis que c’est plutôt une convention bien française. Et tout comme mon grand frère, je ne toucherai pas une pêche, et encore moins en manger la peau. Enfin, vous ne me verrez jamais marcher ou me tenir à droite de mon mari. Je sais, allez comprendre.

I will not let someone place a piece of bread upside down on the table either. Ok, this might border on superstition on my part, but I tell myself that it is rather a French convention. And just like my older brother, I will not touch a peach, let alone eat its skin. Finally, you will never see me walk to the right of my husband. I know, go figure.

Vous savez très bien, chers amis et lecteurs, ce que je vais maintenant vous demander. Je vous en prie, dites-moi tout, de vos plus jolies phobies à toutes vos petite lubies qui laissent ceux qui vous rencontrent perplexes. Je serais curieux de savoir si nous en partageons quelques unes! 

You will have guessed, dear friends and readers, what I am now going to ask you. Please, tell me everything, from your loveliest phobias to these little foibles of yours, which leave those who meet you confused. I am curious to know whether we share some of them.

13 Nov

VOTRE POISON ?

Alors que j’écris ces lignes, à bord du Queen Victoria de la ligne Cunard pour une croisière intitulée Voyage du Vin, je voulais réfléchir un peu sur ma consommation d’alcool. Pas de révélations ici, chers amis et lecteurs, je ne me joindrai pas à la réunion des amis de Bill W, gentiment organisée tous les jours par la compagnie. Non, décidément, je ne bois pas beaucoup. 

Your poison?      As I am writing these lines, aboard Cunard’s Queen Victoria for a cruise christenend Voyage du Vin, I wanted to reflect a little bit on how much I drink. No revelations here, dear friends and readers, I will not join the friends of Bill W meetings, kindly organised every day by the company. No, all things considered, I don’t drink that much.

C’est surtout vrai chez moi, dans le confort de ma propre maison, comme on dit en anglais. Le fait que pendant la croisière, je bois du vin presque tous les soirs n’enlève rien au fait qu’en temps normal, ma consommation d’alcool est réduite à un occasionel verre de vin le week-end, avec parfois l’addition d’un gin et tonic léger le vendredi soir. Je n’ai pas pour habitude de boire beaucoup, et je ne vois pas pourquoi cette habitude devrait changer. 

It is certainly true at home, in the comfort of my own home, as we say in English. The fact that, during the cruise, I drink some wine almost every evening doesn’t change the fact that in normal times, my alcohol comsumption is reduced to an occasional glass of wine at the weekend, sometimes augmented with a weak gin and tonic on Friday nights. I am not in the habit of drinking a lot, and I cannot see why this habit would change.

Je pense pouvoir me décrire comme quelqu’un qui boit dans des situations sociales, et jamais avec excès. Je fais partie de ceux qui peuvent très bien se contenter d’un seul whisky ou d’une pinte quand il rejoint des amis au pub, surtout pour un repas. Et si je suis le chauffeur, je ne bois pas du tout, ce qui ne me dérange jamais. J’avoue ne pas comprendre ceux et celles qui apparemment doivent boire à excès afin de passer une bonne soirée.

I believe I can describe myself as a social drinker, and never with excess. I am one of those who can quite contendedly drink just one whisky or a pint of beer when they join their friends at the pub, especially if it’s for a meal. And if I am the designated driver, I don’t drink at all, which never bothers me. I confess not being able to understand those who apparently have to binge drink in order to have a good time.

Mes pensées, après avoir frôlé le whisky, m’ont ramené à mes années en Ecosse, où j’ai découvert ce liquide ambré, mais aussi la façon de l’apprécier sans en consommer des litres. Au risque de me répéter, je sais en boire un, ou même deux si la soirée est longue sans plonger dans l’excès. Histoire d’éducation sans doute. 

My thoughts, after turing to whisky, brought me back to my years in Scotland, where I discovered this amber liquid, but also how to appreciate it withou consuming galons of it. At the risk of repeating myself, I can drink one, or even two drams if the evening is a long one, without falling into excess. It’s all about education, I guess.

Alors, chers amis et lecteurs, je ne serai pas assez mal élevé pour vous demandez si vous penser trop boire, mais j’aimerais bien savoir quel est votre poison, votre boisson de choix, à la maison ou quand vous êtes de sortie. J’attends votre réponse avec impatience. 

So, dear friends and readers, I will never be rude enough to ask you whether your think you drink too much, but I would love to know what your poison is, your drink of choice, at home or when you’re out. I breathlessly wait for your answers.

29 Oct

MON ANNIVERSAIRE

A l’occasion du vingt-deuxième anniversaire de mon arrivée au Royaume-Uni, le 31 août, une question, presque un doute, m’est venue à l’esprit. Cette pensée soudaine, à peine formée et déjà presque oubliée, a néanmoins laissé comme un goût de nostalgie derrière elle. Après vingt-deux ans passés à travailler, aimer, habiter et tout simplement vivre en Grande-Bretagne, suis-je toujours aussi français? 

My anniversary   As the 22nd anniversary of my settling in Great-Britain passed, on the 31st of August, a question, a fleeting doubt almost, came to mind. This sudden thought, barely formed and already almost forgotten, nevertheless left behind it a taste of nostalgia. After 22 years spent working, loving, dwelling and quite simply living in Great-Britain, am I still French?

La question se pose principalement car je fonctionne tous les jours en anglais. Quand Jason le plombier vient régler la chaudière ou que je cause à Adrian le facteur, c’est en anglais. Discuter avec Paula à Waitrose au sujet des goûters de l’église quand j’achète six demi-livres de beurre se fait en anglais. Des sujets bien britanniques qui se déroulent dans une langue dite étrangère pour moi. 

The question asks itself mostly as I function every day through English. When Jason the plumber comes to service the boiler or when I chat with Adrian the postman, I do so in English. Talking to Paula in Waitrose about the church teas when I buy six packs of butter is done in English. Very British topics which all take place in a language said foreign for me.

Car voilà bien le problème. Ayant pris la décision de venir utiliser mon anglais dans la vie courante et d’enseigner ma langue maternelle professionnellement, plutôt que de faire l’inverse, c’est l’anglais que j’utilise le plus souvent. Bien sûr, on me dit encore que j’ai tout juste une pointe d’accent (personnellement, je ne l’entends pas!), mais aussi que mon anglais est excellent. Après un dîplome dans cette langue et 22 ans dans le pays, j’espère bien! 

And herin lies the problem. Having taken the decision to come use my French in everyday life and teach my mother tongue professionally, rather than the other way round, it is English that I use most often. Of course, people tell me that I still have a bit of an accent (personally, I can’t hear it!), but also that my English is excellent. After a degree in this language and 22 years in the country, I should hope so!

Alors où en suis-je quant à la question de ma nationalité? Si mon passeport se dit français, ma tête et mon coeur vacillent parfois. D’où ma confusion, voyez-vous! La question générique ‘D’où venez-vous’ reçoit toujours la même réponse: ‘Henley-on-Thames’. Anglais. Mais si on me presse un peu plus, la réponse devient ‘Bourgogne’. Français. Je vous le dis, c’est compliqué. 

So where do I stand as to my nationality? If my passport is French, my head and my heart go back and forth sometimes. Hence my confusion, you see! The generic question ‘Where are you from?’ always gets answered in the same way: ‘Henley-on-Thames’. British. But if people press me on the matter, the answer becomes ‘Burgundy’. French. I’m telling you, it’s complicated.

Alors plutôt que de continuer à me poser la question, je vais vous lancer un défi, même si je ne suis pas sûr de vouloir en connaître le résultat! Ayant lu cet article, et, je l’espère suivant mes aventures sur Instagram et Twitter, dites-moi si vous me considérez comme étant français ou britannique. J’attends vos commentaires avec trépidation… 

So, rather than continuing asking myself the question, I am going to set you a challenge, even if I am not sure I want to learn the result! Having read this article, and, I hope, following my adventures on Instagram and Twitter, tell me if you see me as French or British. I await your comments with some dread…

22 Oct

UN SUJET QUI DIVISE

Rassurez-vous, chers amis et lecteurs, je ne mentionnerai pas ici le mot qui commence par B, car comme vous le savez, je ne parle jamais de politique dans cette colonne. Non, aujourd’hui, je me demande dans quel camp vous allez vous rangez quand je vous dirai finalement de quoi je veux vous parler. Mystère et boule de gomme, comme le dit l’expression francaise, laissant planner le doute. 

A devisive topic   Rest assured, dear friends and readers, I will not mention the B word here, as you know I never talk politics in this column. No, today I am wondering which camp you are going to choose when I end up telling you what I want to talk to you about. ‘Mystery and bubble gum’, as the French expression says, leaving you hanging.

Alors que j’écris ces lignes, Juliette Armanet me susurre doucement ses mots doux aux oreilles. Voyez-vous, je suis tout à fait incapable de travailler, sur quoi que ce soit, sans un bruit de fond. Appelons ça le camp ‘bruit’. J’avoue très librement ne pas comprendre le camp ‘silence’, qui lui regroupe tous ceux et toutes celles d’entre vous qui sont tout mon inverse et travaillent en silence. 

As I am writing these lines, Juliette Armanet is whispering sweet nothings in my ear. You see, I am totally incapable to work, whatever ‘work’ is, without background noise. Let’s call that the ‘noise’ camp. I freely admit not understanding the ‘silence’ camp, which welcomes all of you who are entirely my opposite and work in complete silence.

Le chant des oiseaux, la vague présence de la circulation ou des avions survolant très haut le QG d’ALK ne me suffisent pas. Quand je travaille, c’est avec de la musique, mais jamais la radio. Ou alors devant un film. Ce qui explique, puisque je viens de faire le lien, pourquoi et comment j’ai vu certains films plusieurs douzaines de fois! Je pense connaître par exemple le dialogue de Out of Africa par coeur… 

The birds singing, the vague presence of the traffic or of the planes flying high above ALK HQ are not enough for me. When I work, I do so with music, but never with the radio on. Or else in front of a film. Which explains, since I have just made the link, why and how I have seen some films dozens of time! I think I know the dialogue from Out of Africa by heart, for example…

J’ai bien sûr essayé de me mettre dans la peau d’un membre du camp ‘silence’, dont fait d’ailleurs partie mon cher et tendre, mais sans succès. Le silence me déconcerte et me déconcentre. Un paradoxe, peut-être, mais j’ai toujours eu besoin de ‘bruit’ pour faire mes devoirs, même tout petit (à l’époque, c’était surtout la télé du mercredi. Merci Récré A2). Autre exemple: mon mémoire de maîtrise a été écrit entièrement avec les albums de Véronique Sanson en bande sonore.

Of course I have tried to put myself in the shoes of a member of the ‘silence’ camp, of which my beloved is one, but without any success. Silence worries me and robs me of concentration. A paradox, maybe, but I have always needed ‘noise’ to do my homework, even as a child (at the time, it was mostly Wednesday afternoon telly. Thank you, Récré A2). Another example: my masters essay was entirely written with Véronique Sanson’s albums as a soundtrack. 

Ce qui m’amène donc à la question qui divise: dans quel camp vous rangez-vous? Etes-vous comme moi, à écouter de la musique, la radio ou à regarder un film quand vous travaillez? Ou préférez-vous le silence presque complet pour vous mettre à la tâche, quelle qu’elle soit? J’attends bien sûr et comme toujours votre réponse en commentaires et autres messages.  A bientôt!

Which brings me to the divisive question: which camp are you going to join? Are you, like me, listening to music, to the radio, or watching a film when you work? Or do you prefer an almost complete silence in order to get down to business, whatever it be? Of course, I await, as always, your answer in comments and other messages. See you soon! 

15 Oct

UN VOYAGE EN VOITURE

J’adore un long voyage en voiture. Même si ça n’a rien à voir (ou presque) avec le fait que ma nouvelle voiture est une petite merveille , j’adore m’asseoir au volant et prendre la route pour une destination plus ou moins lointaine. Mes lecteurs assidûs sauront que je suis allé dans le Devon il n’y a pas si longtemps, et c’est l’exemple parfait des voyages en voiture que j’apprécie particulièrement. 

A road trip I love a long road trip. Even if it has got nothing (well, almost) to do with the fact that my new car is a marvel, I love to sit behind the wheel and get on the road for a destination more or less distant. My faithful readers will know that I went to Devon not so long ago, and it is the perfect example of the road trips that I particularly appreciate.

Un trajet d’environ trois heures, c’est pour moi un voyage parfait, car il me permet d’atteindre mon but sans perdre trop de temps, tout en prenant le temps de m’arrêter quelque part pour une demi-heure, afin de me dégourdir les jambes et de prendre l’air. Ma voiture, d’ailleurs, me le rappele maintenant avec un très joli et opportun ‘ping’, accompagné d’une image représentant une tasse de café fumante, que j’accepte toujours bien volontiers.

Approximately three hours on the road, it is for me a perfect trip, because it enables me to reach my goal without losing too much time, while taking the time to stop somewhere for half an hour so as to stretch my legs and breathe deeply. My car, speaking of which, reminds me to do so with a very pretty and opportune ‘ping’, accompanied by a picture of a steeming cup of coffee, which I always gratefully accept.

Rendre visite à ma famille en France est une autre raison idéale pour un ‘road trip’ à la française. Vu que ma petite maman habite en Provence, l’occasion se présente de faire le trajet en deux fois. Même si nous avons déjà effectué tous ces kilomètres en un jour en partageant le temps derrière le volant, nous préférons désormais nous arrêter en Bourgogne. 

Paying a visit to my family in France is another ideal reason for a road trip, French style. Seeing as my dear mother lives in Provence, the occasion presents itself to do the trip in two bites. Even if we have already done all those kilometres in one day through sharing the driving, we now prefer to stop in Burgundy.

J’adore utiliser les autoroutes françaises, même si elles sont payantes, car elles sont généralement complètement vides, surtout quand on les compare aux autoroutes britanniques, et si l’on évite les grands week-ends de vacances. De plus, leurs aires de repos sont toujours là quand vous en avez besoin, des plus petites avec quelques tables pour votre pique-nique au plus grandes quand vous devez faire le plein. 

I love using French motorways, even with their tolls, because they are generally completely empty, especially if you compare them to British motorways, and if you avoid the big holiday weekends. Furthermore, their rest areas are always there when you need them, from the smallest ones, with a few picnic tables to the larger ones when you need to fill up.

De retour en Grande-Bretagne, j’évite parfois les autoroutes si je ne suis pas pressé d’arriver là où je vais. J’ai de cette façon découvert mains charmants villages et leurs secrets: églises centenaires, magasins d’antiquités trop tentants et autres pubs traditionnels. Alors, chers amis et lecteurs, j’attends vos suggestions: où devrais-je aller la prochaine fois que la route m’appelle? 

Back in Great-Britain, I sometimes avoid the motorways if I am in no hurry to arrive where I am going. That way, I have discovered many a charming village and their secrets: centuries old churches, very tempting antiques shops and other traditional pubs. So, dear friends and readers, I await your suggestions: where should I go next time I hear the call of the road?

08 Oct

UN GARDE-MANGER DE RÊVE

Dans la maison de mes rêves, il y a une des plus petites pièces à laquelle je pense le plus souvent. Et non, je ne veux pas parler des toilettes (quoi que, j’ai quelques idées là-dessus aussi!).  Ce petit coin de la maison qui me préoccupe tellement, c’est le garde-manger. Et je rêve d’en avoir un, ce qui n’est en ce moment pas le cas. 

A dream pantry  In the house of my dreams, there is one of the smallest rooms I think about most often. And no, I do not mean the toilets (mind you, I have a few ideas about that, too!). This little corner of the house that preoccupy me so is the pantry. And I dream of having one, which is not the case at present.

Même si j’ai déjà utilisé deux fois l’adjectif ‘petit’ pour décrire mon garde-manger, je le veux en fait assez grand pour pouvoir y ranger non seulement de la nourriture fraîche, mais aussi les boîtes de conserve et autres produits secs, sans compter tous les appareils électriques et ustensiles dont je ne me sers pas tous les jours dans la cuisine. Alors je voudrais avoir une combinaison de placards, et d’étagères, mais surtout d’étagères, où je pourrais tout ranger.

Even if I have already used the adjective ‘small’ to describe my pantry, actually I want it big enough to be able to tidy away not only fresh produce, but also tinned food and other dry things, without mentioning all the electrical appliances and utensils I don’t use every day in the kitchen. So I would love a combination of cupboards and shelves, but shelves mostly, where I could put everything away.

Je mettrais tout dans des bocaux étiquetés, dans des boîtes hermétiques, et tous les jours je pourrais rentrer dans mon garde-manger et trouver ce dont j’ai besoin sans avoir à farfouiller dans ma cuisine, dans des tiroirs trop petits et trop remplis. En plus, je voudrais être en mesure de mettre en valeur toute ma vaisselle et autres plats ou moules à gâteaux. 

I would put everything in labelled jars, in airtight boxes, and every day I would be able to walk into my pantry and find what I need without having to rummage in my kitchen, in drawers too small and too full. On top of that, I would love to be able to display all my crockery and other dishes or cake tins.

Des coupes à champagne aux petits mazagrans verts dans lesquels je sers le café à mes étudiants, en passant par mes assiettes de tous les jours ou celles pour les grandes occasion, je veux tout voir en un seul coup d’oeil, au cas où j’oublierais ce que j’ai dans mes placards. 

From champagne flutes to the little green glasses in which I serve coffee to my students, via my everyday plates and the ones I use for grander occasions, I want to see everything at one glance, should I forget what I have in my cupboards.

Vous voyez, je ne demande pas beaucoup. Juste une petite pièce à l’écart, près de ma cuisine, petite, certes, mais suffisamment grande pour y ranger tout ce qui doit être rangé. Comme l’écrivait Virginia Woolf, je ne veux qu’une pièce rien qu’à moi. Non pas pour m’y réfugier, en faire mon cocon, m’y sentir à l’abri de tout, mais afin d’assouvir mon envie d’ordre et d’efficacité. Ça n’est sûrement pas trop demander? 

So you see, I don’t ask for much. Just a little room on the side, near my kitchen, small, indeed, but big enough to receive everything that must be tidied away. As Virginia Woolf once wrote, all I want is a room of my own. Not to take refuge there, to cocoon me, to make me feel safe from everything, but to assuage my need for order and efficiency. Surely, that’s not too much to ask?

01 Oct

UN WEEK-END DANS LE DEVON

C’est toujours un plaisir que de retourner dans l’ouest du pays, et dans le Devon en particulier. Je n’ai bien sûr rien contre le Somerset ou la Cornouaille, et j’y ai passé plusieurs séjours très heureux, mais il y a un petit quelque chose qui m’attire particulièrement dans le Devon. Ça doit être la terre rouge, la verdure, les collines et les toutes petites routes très étroites! 

A weekend in Devon It is always with great pleasure that I go back to the west of the country, especially to Devon. I have of course nothing against Somerset or Cornwall, and I have spent many a very happy holiday there, but there is a little something that attracts me particularly to Devon. It must be the red earth, the greenery, the hills and all the very narrow lanes! 

Cette atmosphère bien spéciale est rendue encore plus spectaculaire par ce rare sentiment d’être loin de tout, surtout en ces temps incertains, où tout semble s’allier pour vous gâcher la vie. Je dois avouer que quand je suis dans ce petit coin de paradis, j’oublie les choses qui ne me concernent en rien. Ce qui me laisse du temps pour me concentrer sur celles qui me font plaisir et me rendent heureux. 

This rather special atmosphere becomes even more spectacular with this feeling of being far from everything, especially in these uncertain times, when everything seems to conspire to ruin your life. I must admit that when I am in this little corner of paradise, I forget these things that don’t matter to me at all. Which leaves me time to concentrate on those that do and make me happy.

Ce qui est d’autant plus facile puisque que nous saisissons toujours l’occasion de rendre visite à la famille de mon mari, qui réside dans le charmant petit village de Cockwood, pas très loin d’Exeter. Avec une vue imprenable sur l’estuaire de la rivière Exe, le petit déjeuner (et tous les autres repas pris en famille, d’ailleurs) sont un véritable baume au coeur. Même si la verdure et la Tamise au QG d’ALK sont très plaisantes, c’est toujours un plaisir de regarder les marées changer le paysage plusieurs fois par jour. 

Which is even easier to do as we always grab the opportunity to pay a visit to my husband’s family, who resides in the charming little village of Cockwood, not too far from Exeter. With an impregnable view over the river Exe estuary, breakfast (and all other family meals, actually) are truly soothing. Even if the greenery and the Thames at ALK HQ are very pleasing, it’s always a true pleasure to watch the tides change the scenery several times a day. 

Cette fois-ci, Harry (mon presque neveu) m’avait convaincu de chausser des bottes en caoutchouc pour une promenade sur la plage, à travers la boue et en direction de l’épave située en face de la maison. Même si nous ne l’avons pas atteinte, j’ai beaucoup ri quand, l’eau devenue soudainement trop profonde a envahi les bottes de mon compagnon. 

This time, Harry (my nearly nephew) had convinced me to don Wellingtons for a walk on the beach, through the mud and towards the wreck situated opposite the house. Even if we didn’t reach it, I laughed a lot when the water, suddenly too deep, invaded my friend’s boots.

Ce désagrément fut bien vite oublié avec un déjeuner et une pinte de bière au pub, et la cueillette de mûres bien mûres dans la haie pendant la promenade de l’après-midi. Des plaisirs simples et bienvenus, loin des complexités de la vie moderne, de la politique, des histoires sordides. Vous comprendrez alors pourquoi une invitation à passer par le Devon est toujours gracieusement acceptée.

This mishap was quickly forgotten with lunch and a pint of beer at the pub, and the gathering of ripe blackberries in the hedge during our afternoon walk. Simple and welcome pleasures, far from the complexities of modern life, of politics, of sordid stories. You will therefore understand why an invitation to drop by Devon is always gracefully accepted.