11 Jun

LE JOUR J

Le week-end dernier, j’avais les yeux humides en regardant ces hommes, droits comme des ‘i’ malgré leur âge, avancer lentement sur cette scène, devant un fond montrant des images du plus grand débarquement aérien et maritime de tous les temps. Il y a soixante-quinze ans, dans un effort surhumain, des milliers d’hommes prenaient part à l’assaut des plages normandes, pour libérer la France et le reste de l’Europe, occupés par les forces allemandes.

D-Day      Last weekend, my eyes were distinctively moist as I watched these men, straight as a pole despite their age, slowly walk towards the front of that stage, in front of screens displaying pictures of the largest air and sea operation of all times. Seventy-five years ago, in a superhuman effort, thousands of men took part in the assault of the Normandy beaches, to free France and the rest of Europe, occupied by German forces.

Même si les blessures ont cicatrisé, si les peuples sont maintenant amis, il est important de ne pas oublier, de se souvenir de ce qui s’est passé, et de célébrer les efforts de tous ceux qui se sont sacrifiés pour l’idée de la Liberté. L’anniversaire du débarquement des troupes américaines, canadiennes et britanniques sur les cinq plages de Normandie a réuni les anciens combattants. 

Even if the wounds healed, if the peoples are now friends, it is important not to forget, to remember what happened, and to celebrate the efforts of all those who sacrificed themselves for the ideal of Freedom. The anniversary of the landing of the American, Canadian and British troops on the five beaches of Normandy got the veterans together. 

Certains reviennent en France pour la première fois depuis 1944. D’autres n’ont jamais parlé de leur expérience à qui que ce soit, pour ne pas revivre les horreurs auxquelles ils ont été confrontés. Et pourtant ils sont là, leurs médailles brillant fièrement sur leur poitrine. Ils posent une couronne de coquelicots au pied des tombes de leurs camarades tombés au combat. Ils disent fort et haut qu’ils ne sont pas des héros: les vrais héros reposent là depuis 75 ans. 

Some are coming back to France for the first time since 1944. Others have never talked about their experience so as not to relive the horrors they witnessed. But they are here all the same, their medals proudly glinting on their chests. They lay a wreath of poppies on their comrades’ tombs, those who fell fighting. They say, clearly and proudly that they are not the heroes: the real heroes have been lying here for 75 years. 

Alors s’il vous plaît, laissez-moi me joindre à tout le monde, des dignitaires à vos arrières-petits-enfants, pour simplement vous dire: ‘Merci.’

So please, let me join everybody, from the dignitaries to your great-grandchildren, to simply say: ‘Thank you.’

05 Jun

D’OÙ VENEZ-VOUS?

Je pense que la question que l’on me pose le plus est: ‘D’où êtes-vous en France?’. C’est une question facile à poser à quelqu’un que l’on rencontre pour la première fois, et qui ne me dérange pas, bien au contraire. Mais c’est également une question qui peut éliciter une réponse assez longue. Alors autant commencer par la réponse courte: je suis né en Bourgogne, dans le joli département de la Côte d’Or, sur les bords de la Seine. Et c’est de là que je viens. 

Where are you from?   The question that people ask me the most is: ‘Where in France do you come from?’. It is an easy question to ask to someone you meet for the first time, and that I don’t mind, quite the opposite. But it is also a question that can elicit a rather long answer. So we might as well start with the short answer: I was born in Burgundy, in the pretty départementof the Côte d’Or, right on the Seine. And that is where I come from.

Cette belle région, que je visite tès souvent, tient une place bien spéciale dans mon coeur, même si je n’y suis pas resté très longtemps, même si je ne peux pas dire que j’y ai des racines très profondes. Ayant déménagé plusieurs fois après avoir quitté la Bourgogne, je me suis retrouvé à Orléans, sur les bords de la Loire, cette fois. 

This beautiful region, that I visit very often, occupies a special place in my heart, even though I didn’t stay there long, even if I can’t claim to have deep roots there. Having moved several times after leaving Burgundy, I found myself in Orléans, on the banks of the Loire this time. 

Là, j’ai passé mon baccalauréat et mes années à l’université, et ai effectué un petit passage par Bourges dans le cadre de mon service militaire. Et en 1997, je suis arrivé en Ecosse, où j’ai reçu mon diplôme de prof, avant d’enseigner dans quelques écoles. Je pense que j’y serais resté si le manque de travail ne m’avait fait ‘descendre’ en Angleterre. 

There, I went through my baccalauréat (the equivalent of A levels) and my university years, and I even went a little out of my way to Bourges in the framework of my military service. And in 1997, I arrived in Scotland, where I gained my PGCE, before teaching in a few schools. I think I would have stayed there if the lack of work hadn’t forced me to ‘go south’ to England.

Ceux et celles qui suivent les aventures de Monsieur tALK sauront que la Provence exerce sur moi une forte attraction, mais reconnaîtront aussi que depuis plus de vingt ans, je suis chez moi dans mon petit coin d’Angleterre, et maintenant au QG d’ALK, près de Henley-on-Thames. Alors peut-être que la prochaine fois qu’on me demandera d’où je viens, je répondrai que je viens de Mill End.

Those of you who follow the adventures of Monsieur tALK will know that Provence has on me a strong attraction, but will also recognise that for over twenty years, I have been at home in my little corner of England, and now at ALK HQ, near Henley-on-Thames. So maybe next time someone asks me where I come from, I will say I come from Mill End.