25 Sep

CONSTRUIRE UNE MAISON

Tout récemment, j’ai rendu visite à des amis qui sont très occupés à rénover une maison dans un charmant village dans le Devon. J’admire leur vision, leurs idées, et surtout leur travail, toujours très dur, pour faire de cette maison la leur, pour toujours. Enlever un mur ici, en mettre un autre par là, décision après décision, c’est un travail de longue haleine.

Building a house.       Very recently, I paid a visit to friends who are very busy renovating a house in a charming village in Devon. I admire their vision, their ideas, and especially their efforts, always very arduous, in order to make this house theirs, forever. Take a wall down here, build a new one there, decision after decision, they are in it for the long haul.

Ce qui m’amène à penser à ce que je ferais, moi, si j’avais le choix. Le cottage qui abrite actuellement le QG d’ALK ne m’appartient pas, et je rêve de m’installer dans un petit chez-moi bien à moi. Et c’est pour ça que j’ai pensé à ces amis qui travaillent dur pour transformer une bonne maison en quelque chose qui est parfait pour eux. Pourrais-je faire pareil? Aurais-je la vision pour une telle transformation?

Which brings me to think about what I would do, if I had the choice. The cottage currenty home to ALK HQ does not belong to me, and I dream of moving to a little place of my own. And that’s why I thought of those friends working hard to turn a good house into something perfect for them. Could I do the same? Would I have the vision to effect such a transformation?

Je ne le pense pas. Mais ce qui est sûr, c’est que je sais exactement ce que je veux en matière de pièces à vivre, d’espace, et d’agencement. Alors j’ai le choix entre trois options: suivre mes amis et rénover, acheter de vieux murs et tout refaire à l’intérieur, ou construire tout tout neuf, du sol au plafond. Je ne sais pas ce que vous me conseilleriez de faire, mais je sais (je suis plein de certitudes aujourd’hui!) quelle option est ma préférée.

I don’t think so. But one thing is for sure, it’s that I know exactly what I want as far as living spaces, space in general and organisation are concerned. So I have three choices: follow my friends’ lead and renovate, buy old walls and gut the interior, or build from scratch, from floor to ceiling. I don’t know what you would advise me to do, but I know (I am full of certainties today!) which option is my favourite.

Pouvoir parler de mon projet à un architecte et construire exactement ce que je veux. Voir la maison de mes rêves prendre forme, avec un garde-manger assez grand pour pouvoir tout y ranger, des fenêtres au bon endroit pour apprécier la vue, des prises de courants accessibles partout où je sais en avoir besoin, bref, tout au bon endroit et exactement agencé pour satisfaire tous mes besoins.

To be able to talk to an architect and build exactly what I want. To see my dream house take shape, with a pantry large enough to put everything in, windows in the right place to be able to admire the view, electrical sockets accessible everywhere I know I will need them, in short, everything in the right place and organised exactly to satisfy all my needs.

Tout cela peux vous paraître un peu égoïste, mais je construis ici mon château en Espagne, une maison ou je deviendrai vieux, mon chez-moi, un espace où je peux être moi, fonctionner sans avoir à penser. Alors oui, excusez-moi si je pense un peu à moi. Car en fait, comme d’habitude, j’aimerais bien savoir ce que vous feriez dans ma position: rénovation, vieux murs ou nouvelle construction? Dites-moi tout.

All this can seem a little selfish, but what I am building here is my castle in the sky, a house where I will grow old, my place, a space where I can be me, function without having to think about it .So yes, please forgive me if I’m thinking of myself. Because, in fact and as always, I would love to know what you would do in my position: renovation, old walls or new build? Tell me everything.

18 Sep

UN PEU DE LECTURE LÉGÈRE

Je ne me rappelle plus si je vous en ai déjà parlé, mais Monsieur tALK et moi sommes au beau milieu de notre nouvelle oeuvre. Je plaisante. Nous écrivons tout simplement un quatrième livre, et nous avons atteint le point où son titre provisoire ne me convient plus du tout, du tout. Alors, comme d’habitude, c’est vers vous, chers amis et lecteurs, que je me tourne.

Cette fois, ça n’est pas un livre d’exercices que je vous propose. Comment ça, ‘Awww!”? Vous en avez déjà trois à compléter, pleins de leçons de grammaire, de recettes et de jeux! Non, cette fois, je tenais à vous proposer quelque chose d’un peu différent. Alors même si l’idée n’est pas nouvelle, je vous offre un recueil de textes courts, en français et en anglais, pour vous aider à travailler vos pouvoirs de compréhension écrite.

Chaque texte sera en français sur la page de gauche, avec son équivalent en anglais sur la page de droite, pour une lecture en parallèle. Bien sûr, la façon d’approcher ces textes restera celle de votre choix, mais pour vous aider, je vous proposerai également une page de vocabulaire utile en contexte, ainsi que des questions de compréhension en anglais, pour vous aider à comprendre le texte original sans recourir à sa version anglaise. J’ajouterai aussi trois questions en français, afin d’approfondir le sujet de chaque texte, en vous invitant à y répondre en français avant de m’envoyer vos réponses pour que je puisse les corriger, si besoin est.

Qu’en pensez-vous, chers amis et lecteurs? J’espère vraiment que vous aimerez l’idée et les textes que je vous propose, mais j’ai aussi besoin de vous pour m’aider à choisir un titre pour cet ouvrage! Alors cogitez, pensez, réfléchissez et envoyez-moi vos suggestions, s’il vous plait!

 

A little light reading         I cannot remember if I have already told you about this, but Monsieur tALK and I are right in the middle of our new opus. I’m kidding. We are simply writing a fourth book, and we have reached the point where its working title is no longer worth its salt. At all. So, as always, it is to you that I am turning, dear friends and readers.

This time, it is not an exercise book that I offer you. What do you mean, “Awww!”? You already have three of them to complete, full of grammar lessons, recipes and games! No, this time I wanted to offer you something slightly different. So, even if the idea is not a new one, I give you a compendium of short texts, in French and in English, to help you work on your reading comprehension powers.

Each text will be in French on the left-hand page, with its equivalent on the right-hand page, for some parallel reading. Of course, the way you choose to approach these texts will be totally up to you, but in order to help you, I will also offer a page of useful vocabulary in context, as well as comprehension questions in English, to help you understand the original text without having to read the English version. I will also add three questions in French, so as to dig deeper into the topic of each text, inviting you to answer them in French before sending me your answers, so that I can correct them, if need be.

What do you think, dear friends and readers? I sincerely hope you will like the idea and the texts that I offer you, but I also need you to help me choose a title for this book! So cogitate, think, reflect on it, and send me your suggestions, please!

11 Sep

LES BISCUITS

Je sais que ces temps-ci, un sujet qui divise autant l’opinion n’est pas un très bon sujet pour un article publié en français et en anglais. Après tout, nous devrions parler de toutes les choses qui nous unissent plutôt que de choses qui sont uniques à nos deux cultures, et qui peuvent donc paraître étrangères, bizarres, ou tout simplement différentes.

Mais il faut bien se rendre à l’évidence: une visite dans un supermarché français, quand vos pas vous mènent dans le rayon des biscuits pour la première fois, peut être une expérience assez… déroutante. Du moins, je le pense. Bien sûr, certains biscuits auront traversé la Manche, et se retrouveront sur les étagères britanniques et françaises, même si c’est parfois sous un autre nom. Les Pim’s français ne vous disent rien? Mais si, vous les connaissez. Ce sont des Jaffa Cakes.

Mais il est assez difficile de trouver d’autres examples! Quels que soient vos biscuits britanniques de choix (Custard Creams, Bourbons, Nice, Rich Teas or other Digestives), vous devrez chercher longtemps pour les trouver en France, et dans presque tous les cas, dans le rayon ‘Produits étrangers’. Pourquoi? Je ne sais pas. Les goûts des Français sont sûrement simplement très différents.

Quand je retourne en France, je passe dans ce rayon, et même si je n’achète rien pour cause de régime, je caresse les paquets de langues de chats, de Prince (goût chocolat uniquement), de cigarettes russes, de Granola (très proches d’un Hobnob au chocolat) et de Pépito, pour cause de crise de nostalgie profonde.

Alors bien sûr, je vous pose la question, chers amis et lecteurs: quel est ou quels sont vos biscuits préférés? Trouvez-vous votre plaisir dans le rayon français, ou êtes-vous content avec ce que vous pouvez acheter près de chez vous? Dites-moi tout! Pourquoi ne pas m’envoyer votre réponse en français à info@arnaudslanguagekitchen.com? Je pourrai ainsi faire votre connaissance et vous répondre! J’attends vos réponses avec impatience.

Biscuits.  I know that these days, such a divisive subject is not a very good topic for a post published in French and in English. After all, we should be talking of all the things that unite us rather that of the things that are unique to our two cultures, and which therefore can seem foreign, bizarre, or quite simply different.

But you have to admit something: a visit to a French supermarket, when your idle steps lead you to the biscuits aisle for the first time, can be an experience quite… disconcerting. At least, I think so. Of course, some biscuits will have crossed the Channel, and will be found on British and French shelves, even if it is sometimes under a different name. Do you know French Pim’s? Of course you do. They’re Jaffa Cakes.

But it is quite difficult to find other examples! Whatever you favourite British biscuits are (Custard Creams, Bourbons, Nice, Rich Teas or other Digestives), you will have to search high and low to find them in France, and in almost every case will do so in the ‘Foreign produce’ aisle. Why? I don’t know. French tastes are obviously quite simply very different.

When I go to France, I walk through this aisle, and even if I don’t buy anything for dieting purposes, I stroke the boxes of langues de chats, Prince (the chocolate filled kind only), Russian cigarettes, Granola (the closest we get to a chocolate Hobnobs) and Pepito, because of a serious case of nostalgia.

So of course, I will ask you the following question, dear friends and readers: which is or are your favourite biscuit(s)? Do you find what you’re looking for in the French aisle, or are you happy with what you can buy closer to home? Tell me everything! Why not send me your answer in French to info@arnaudslanguagekitchen.com? That way, I’ll be able to get to know you and respond! I await your messages with trepidation.

03 Sep

DE VRAIES LETTRES

L’art épistolaire se perd. Du moins, je le pense. Je pense aussi qu’il est grand temps que quelqu’un fasse quelque chose pour remédier à cette situation, alors j’agis! Pour commencer, j’ai décidé de passer plus de temps à ne pas regarder mon ordinateur dans les yeux, et plus de temps à rester en contact avec les gens qui me sont chers. Et une des choses que je vais faire est d’envoyer de vraies lettres, écrites sur du vrai papier avec un vrai stylo-plume, et mises dans une vraie enveloppe avec un vrai timbre dessus!

Real letters

Letter writing is a lost art. At least, I think it is. I also think it is time for someone to do something about it, so I am! To start with, I have decided to spend more time not staring at my screen, and more time staying in contact with people I care about. One of the things I am going to do is to send real letters, written on real paper with a real fountain pen, and put in real envelopes with a real stamp on them!

A part une occasion récente sur laquelle je vais revenir plus bas, je me souviens de lettres envoyées à ma copine L, qui habitait (et habite toujours!) en Ecosse, alors que je finissais mes études en France. Ces lettres étaient énormes, vu que je prenais mon temps pour les écrire, parfois pendant une semaine ou deux. Autre fait marquant: les enveloppes étaient faites de pubs immondes découpées dans des magazines de programmes télé.

Apart from a recent occasion, of which more later, I remember letters sent to my friend L, who lived (and sill does!) in Scotland, as I was finishing my studies in France. These letters were gigantic, as I was taking my time to write them, sometimes over a week or two. Other distinguishing feature: the envelopes were made out of awful ads cut out of TV programmes.

Malgré leur longueur, elles ne contenaient malheureusement pas beaucoup de nouvelles intéressantes, mais elles étaient de parfaits exemples d’un certain courant de conscience, même s’il faut bien se rendre à l’évidence: je ne suis ni Proust ni Virginia Woolf.

Despite their length, they contained, sadly, not very many pieces of news of note, but they were perfect examples of a certain kind of stream of consciousness, even if I am the first person to admit I am no Proust or Virginia Woolf.

Ce qui m’amène, comme promis, à vous parler de ma copine A, que je n’ai jamais rencontrée en vrai. Et pour cause: elle habite aux Philippines. Mais il n’y a pas si longtemps, je lui ai envoyé un petit cadeau pour l’aider dans son apprentissage du français, ainsi qu’au nom de notre amitié naissante, accompagné d’une lettre manuscrite. J’ai bien l’intention de ne pas m’arrêter là et de faire de cette correspondance une activité régulière, telle a été la réaction de la jeune femme en question.

Which brings me, as promised, to my friend A, whom I have never met in real life. And for a good reason: she lives in the Philippines. But not so long ago, I sent her a little present to help her in her learning of French, as well as in the name of our nascent friendship, to which a hand-written letter was attached. It is my intention not to stop there and to turn this correspondence into a regular activity, such was the reaction of the young lady in question.

Et vous, chers amis et lecteurs, écrivez-vous de vraies lettres? A qui les envoyez-vous? Je sais, je suis curieux, mais j’aimerais bien savoir. Et si ces quelques mots vous ont inspiré à renouer une amitié épistolaire, je serais aussi très fier de l’apprendre.

What about you, dear friends and readers, do you write real letters? To whom do you send them? I know, I am a nosy Parker, but I would like to know. And if these few words have inspired you to rekindle an epistolary friendship, I would be very proud to hear about it.

28 Aug

DES COUTUMES FRANÇAISES

Il n’y a pas très longtemps, je faisais des recherches sur les coutumes françaises qui pourraient être considérées comme étant un peu bizarres, et je suis tombé sur un article écrit par un(e) Américain(e), qui prétend qu’il est déconseillé d’appeler qui que ce soit en France après deux heures de l’après-midi, pendant la semaine, de peur de déranger cette personne pendant sa sieste.

Not so long ago, I was doing some research on French customs that could be considered as being a bit weird, and I fell upon an article written by an American (of indistinct gender), who pretends that it is not advisable to call anyone in France after 2pm, during the week, for fear of disturbing that person during their siesta.

Ma réaction? Un peu d’incrédulité, mais surtout beaucoup de colère que quelqu’un puisse écrire quelque chose d’aussi stupide. Alors j’ai continué mes recherches et j’ai réussi à trouver des choses qui non seulement ne sont pas stupides, mais plutôt utiles pour quelqu’un qui vient en France pour la première fois. Le premier de ces conseils est d’arriver 10 minutes en retard à un dîner, même entre amis, pour donner à vos hôtes la chance de mettre la touche finale au repas ou à la décoration. Seulement 10 minutes, cela dit, parce que plus de 10 minutes, c’est malpoli.

My reaction? A little bit incredulous, but especially very angry that someone could write something that stupid. So I continued my research and I managed to find some things that are not only not stupid, but also rather useful for someone who comes to France for the first time. The first of these pieces of advice is to arrive 10 minutes late to a dinner, even between friends, to give your hosts time to put the finishing touches to the meal or to the décor. But only 10 minutes, mind, because over 10 minutes is just rude.

En parlant de dîner et autres soirées entre collègues et/ou amis, le deuxième conseil est de ne pas apporter de vin à son hôte, mais plutôt des chocolats, des fleurs, ou autres petits cadeaux. Et ce afin de ne pas l’insulter en sous-entendant qu’il ou elle n’y connaît rien en vin et allait vous servir une vraie piquette… Cela dit, si vous savez que votre hôte aime le bon vin, vous pouvez toujours lui en offrir une bonne bouteille, qu’il ou elle mettra de côté pour un autre jour, ou une autre visite.

Talking of dinner and other soirées between colleagues and/or friends, the second piece of advice is not to bring wine to your host, but rather chocolates, flowers, or other little presents. And this in order not to insult him/her in implying that he or she knows nothing about wine and was about to serve you some random plonk… That said, if you know that your host loves good wine, you can also give them a good bottle, that he or she will reserve for another day, or for another visit.

Les deux dernières coutumes dont je veux vous parler sont liées à des histoires qui ne sont peut-être que ça, mais elles sont intéressantes. La première raconte que les ouvriers et autres compagnons (maçons, tailleurs de pierre, vitriers, etc) qui bâtissaient les cathédrales posaient toujours leur serviette pliée à leur place à table pour signifier qu’ils reviendraient le lendemain. Aujoud’hui, une serviette pliée dans un restaurant signifie que vous y reviendrez vite, alors que la laisser dépliée ne vous engage pas à une autre visite.

The last two customs I would like to tell you about are linked to stories that are maybe just that, but that are interesting. The first says that workers and other compagnons (builders, stone masons, glass makers, etc) who were building the cathedrals used to leave their folded napkins at their place at the table to indicate that they would be back the following day. Today, a folded napkin in a restaurant means that you’ll be back there quickly, whereas leaving it unfolded does not commit you to another visit.

Et finalement, une des explications au fait que les Français ne placent jamais leur pain à l’envers sur la table (ce qui invite soit la famine, soit le mauvais sort, apparemment), est que, les jours d’exécutions publiques, le boulanger préparait toujours une miche pour le bourreau, en forme de paiement, et qu’il la plaçait à l’envers, pour que personne n’y touche, pour des raisons qui sont, je pense, compréhensibles.

And finally, one of the explanations of the fact that French people never place bread upside down on the table (which invites famine or bad luck in, apparently) is that, on public execution days, the baker would prepare a loaf for the hangman, as a form of payment, and that he would place it upside down, so that nobody could touch it, for reasons that are, I think, understandable.

Et vous, chers amis et lecteurs, connaissez-vous des coutumes de votre pays qui peuvent paraître bizarres ? Racontez-moi tout, je vous écoute!

What about you, dear friends and readers? Do you know of customs in your country that could appear bizarre? Tell me everything, I’m listening!

23 Aug

MES MOTS PRÉFÉRÉS: LES ADJECTIFS

Et finalement. Le dernier de mes tops 5. Cette fois, c’est au tour de l’humble adjectif. Cette catégorie a été, pour une raison inconnue, la plus difficile à compiler, vu qu’il y a tellement d’adjectifs utiles, mignons ou expressifs. Je crois que la sélection d’aujourd’hui ne rendra pas justice à ces outils pratiques, alors une nouvelle sélection apparaîtra bientôt sur vos écrans. Voici le premier round.

My favourite words: adjectives

And finally. The last of my top 5 lists. This time, it’s the humble adjective’s turn. This category was, for some reason, the most difficult to chose from, as there are so many useful, pretty or indeed expressive adjectives. I feel that today’s selection will not do these very handy tools justice, so there probably will be another selection appearing on your screens soon. Here’s round one:

rond [ʁɔ̃]: round en anglais. Ici encore, le son, et plus précisément la forme des lèvres et le placement de la langue quand on le prononce font de cet adjectif un pur plaisir. Je le trouve aussi très représentatif de sa signification!

rond [ʁɔ̃]: round. Here again, the sound, or more precisely the shape of the lips and the placement of the tongue when you pronounce it make of this adjective a pure delight. I also find it very representative of its meaning! .

vilain [vilɛ̃]: ugly, nasty, naughty. J’adore cet adjectif, car son sens précis (et donc sa traduction en anglais) ne devient clair qu’en contexte et avec la bonne intonation. Je trouve qu’il peut être aussi bien positif que négatif, ce qui est assez marrant.

vilain[vilɛ̃]: ugly, nasty, naughty. I love this adjective, because its full meaning only becomes clear in context and with the correct intonation. I find it can be as positive or as negative as you like, which makes it fun.

scintillant [sɛ̃tijɑ̃]: sparkling. Utilisé seulement en parlant de lumière (le vin est pétillant), j’apprécie l’orthographe et la prononciation difficiles de cet adjectif. Mais le fait que vous pouvez aussi l’utiliser pour décrire un diamant ou une conversation le rend aussi très polyvalent!

scintillant[sɛ̃tijɑ̃]: sparkling. Used only in terms of light (the wine would be ‘pétillant’), I appreciate the difficult spelling and pronunciation of this adjective. But the fact that you can also use it to describe a diamond or a conversation makes it versatile, too.

spectaculaire [spɛktakylɛʁ]: spectacular. Celui-là, juste parce que vous devriez tout simplement apprécier un adjectif de quatre syllabes, qui vous rempli la bouche non seulement de délice mais aussi d’autant d’émerveillement que le sujet décrit!

spectaculaire [spɛktakylɛʁ]: spectacular. Just because you have to like a four-syllable adjective, which fills your mouth with as much delight and wonder as whatever is being described here!

moche [mɔʃ]: ugly. Je sais, c’est le deuxième mot avec le même sens. Mais celui-là est négatif, et ce sans équivoque: court, cassant, brusque, vous pouvez le cracher et personne ne doutera de vos sentiment! J’aime bien ça…

moche [mɔʃ]: ugly. I know, that’s the second word with the same meaning. But this one is unequivocally negative: short, curt, terse, you can spit it out and nobody would be in any doubt about your feelings! I like that…

Alors encore une fois, chers amis et lecteurs, quels adjectifs apparaîtraient dans votre top 5 cette semaine, ce mois-ci ou cette année? Je meurs de tout savoir, alors j’espère lire plein de commentaires ici ou sur les médias sociaux. Lâchez-vous!

So once again, dear friends and readers, which adjectives would make it to your top 5 this week, month of year? I am dying to know, so I hope to read a lot of comments on here or on social media. Go for it!

14 Aug

DE LA NATURE DES SOUVENIRS

Vous êtes-vous jamais demandé d’où viennent les souvenirs? Où les garde-t-on, bien au chaud, protégés, comme dans un cocon qui s’ouvre parfois pour les laisser revenir à la surface? Et qu’est-ce qui les fait éclore à nouveau? Ces pensées me viennent alors que je viens de reconduire une amie, que je n’avais pas vue depuis presque 10 ans, à l’aéroport.

Of the nature of memories

Have you ever wondered where memories come from? Where do we keep them, nice and warm, protected, like in a cocoon that sometimes opens up to let them come to the surface again? And what makes them blossom again? These thoughts are coming to me as I have just taken a friend, whom I had not seen in over 10 years, to the airport.

Bien sûr, nous avions passé toute une soirée à nous souvenir de petits détails, toujours importants, au sujet de l’année que nous avons passée à Glasgow, avec beaucoup d’autres, à préparer notre futur de profs. Et tous ces souvenirs me font maintenant penser à leur nature, et à ce qui les fait resurgir. Dans notre cas, c’était simplement le fait de parler de toutes les bonnes soirées passées à discuter, à manger, à boire (sans excès!), de tous les concerts, tous les cèilidhs et autres soirées…

Of course, we had spent a whole evening reminiscing about small details, always important, concerning the year we spent in Glasgow, with quite a few others, preparing our futures as teachers. And all these memories now make me think of their nature, and about what makes them resurface. In our case, it was simply the fact that we talked about all the super evenings spent chatting, eating, drinking (without excess!), about all the concerts, all the cèilidhs and other nights out…

Bien sûr, la madeleine de Proust nous a appris qu’une odeur peut nous transporter dans un passé, peut-être lointain, et nous faire ressentir des émotions parfois puissantes ou pénibles, comme ça, pour un rien. Mais je pense aussi que certains sons peuvent évoquer des souvenirs, comme le fait le chant des martinets, qui évoquent mes étés passés en Provence. Dans la même veine, certaines chansons me ramènent dans un passé plus ou moins lointain, et sont donc des machines à remonter le temps à part entière.

Of course, the Proust madeleine taught us that a smell can take us back to the past, maybe long gone, and make us remember feelings, sometimes powerful or painful, just like that, unprovoked. But I also think that certain sounds can invoke memories, as does the song of the swifts, which reminds me of my summers spent in Provence. In the same way, some songs take me back to a past that is more or less distant, and are therefore time machines in themselves.

Marie, par Véronique Sanson, me ramène en 1997, à Glasgow, où je me souviens l’avoir fait découvrir à un groupe de lycéens dans le cadre de leurs études de français. Si j’entends I’m not in love, par 10CC, je suis avec ma copine Laure, en 1994, bien au chaud dans son petit studio au dernier étage, la froide pluie écossaise battant la chamade sur le toit.

Marie, by Véronique Sanson, takes me back to 1997, in Glasgow, where I remember helping high school students discover its meaning in the framework of their French studies. I’m not in Love, by 10CC, I am with my friend Laure, in 1994, in the warmth of her little studio on the top floor, with the cold Scottish rain beating hard on the roof.

Et vous, chers amis et lecteurs, qu’est-ce qui vous fait remonter le temps? Quels souvenirs vous reviennent en tête quand vous sentez une odeur particulière, entendez cette chanson-là, ou voyez un petit détail apparemment sans importance? Dites-moi tout!

So, what about you, dear friends and readers, what takes you back in time? Which memories come flooding back when you smell a particular smell, hear that song, or see a tiny detail apparently meaningless? Tell me everything!

07 Aug

J’ÉTAIS À NEW YORK!

Chers amis et lecteurs, pour mon nouvel article sur ce blog, je vais vous parler de mes vacances. Vu que les paragraphes sont plus longs, je vais encore une fois intercaler la version française avec celle en anglais. J’espère que vous répondrez à la question à la fin!

Dear friends and readers, for my new post on this blog, I am going to tell you about my holidays. As the paragraphs are longer, I am once again going to sandwich the French version with the English one. I hope you will answer the question at the end!

 

Je sais, chers amis et lecteurs, que vous allez pensez (et que certains vont me le faire savoir par messages sur tous les médias sociaux!), que j’étais encore en vadrouille, et que je ne le méritait vraiment pas, vu que je ne travaille pas assez dur pour y avoir droit!

I know, dear friends and readers, that you are going to think (and that some will let me know via messages on social media!), that I was once again out and about, and that I really didn’t deserve it, because I am not working hard enough to have the right to go!

Mais voyez-vous, c’est la faute de Monsieur tALK, qui m’avait murmuré à l’oreille qu’il n’était jamais allé aux Etats-Unis, et qu’il rêvait d’y venir. Et bien voilà, c’est chose faite…

But you see, it’s Monsieur tALK’s fault, who had been whispering in my ear that he had never been to the United-States, and that he was dreaming of coming here. Well, here we are, it’s a done thing…

Quel plaisir de revenir dans la cité qui ne dort jamais. La dernière fois que j’ai arpenté les rues de cette métropole était en 2011, je crois, ou même peut-être avant! Certaines choses ne changent pas: les vendeurs de hot-dogs et de bretzels, Central Park, la statue de la Liberté et Broadway. Mais quelle joie de voir à nouveau un gratte-ciel s’élever sur le site du World Trade Center. Et le mémorial est tout simplement à couper le souffle.

What a pleasure it was to be back in the city that never sleeps. The last time I walked the streets of this metropolis was in 2011, I think, or maybe earlier, even! A few things never change: the hot-dogs and pretzels sellers, Central Park, the Statue of Liberty and Broadway. But what a joy to see again a sky-scraper rise on the site of the World Trade Center. And the memorial quite simply takes your breath away.

Mais il ne vous aide pas à vous préparer pour le musée du 11 septembre, qui vous arrache tout simplement le coeur. Je ne vous donnerai aucun détails ici, mais je pense vraiment qu’il vaut le détour. Tout comme un charmant bistro près de Greenwich Village, qui s’appelle Buvette, où j’ai mangé le MEILLEUR croque-madame, avant de traverser le pont de Brooklyn, d’explorer le coin et de prendre le ferry pour la 34ème rue, un super moyen d’admirer le panorama de Manhattan, et d’apprécier le développement de l’est de la cité.

But it does not prepare you for the 9/11 museum, which is simply heart-wrenching. I won’t go into details here, but I think that it deserves a visit. As does a charming bistro near Greenwich village, called Buvette, where I had the best croque-madame EVER, before walking across the Brooklyn Bridge, exploring the area and taking the ferry to 34thstreet, a great way to admire the Manhattan skyline, and to appreciate the development of the east side of the city.

Après la foule et l’action de la ville, Monsieur tALK s’est bien amusé dans l’Ohio, en rendant visite à de vieux amis et en s’en faisant de nouveaux. Ça nous a aussi fait du bien de voir un peu de pluie, quelque chose qu’on avait pas vu depuis un lustre à la maison! Une balade en bateau, la rencontre de chiens géants, admirer de belles maisons, tout était tellement sympa que le citron vert a hâte d’y retourner. Mais vous, chers amis et lecteurs? Avez-vous passé des vacances que vous voudriez nous raconter? J’attends vos messages avec impatience!

After the hustle and bustle of the city, Monsieur tALK had a lot of fun in Ohio, visiting old friends and making new ones. It was also a relief to see some rain, something we had not seen for a few weeks back at home! A boat ride, meeting giant dogs, looking at lovely houses, it was such a lovely time that the lime can’t wait to go back! But what about you, dear friends and readers? Have you had some lovely holidays you can tell us about? I look forward to reading your messages!

24 Jul

MES MOTS PRÉFÉRÉS: LES NOMS

Suivant mes verbes préférés dans un article précédent, j’ai pensé revenir sur le sujet et vous parler de quelques uns de mes noms favoris. Mai quel défi: comment choisir seulement 5 noms parmi les milliers de noms que comporte la langue française? Devais-je choisir le banal ou le poétique? Du coup, cette petite sélection est ‘du moment’, vu que je change d’avis au moins dix fois par jour, ou du moins à chaque fois qu’on me demande mon nom préféré. Alors voici mon top 5, pour l’instant:

une libellule  [ynlibelyl]: J’aime la version française de ce mot, tellement plus douce et innocente que la version anglaise (dragonfly), et qui je pense reflète la grâce de ce superbe insecte.

un taille-crayon  [ɛ̃  tajɛkʁɛjɔ̃]:  Ici, j’adore l’honnêteté de ce nom, et la simplicité de sa construction, qui,en fait, fait miroir à son correspondant anglais.

un hérisson  [ɛ̃  eʁisɔ̃]:  Mes lecteurs avides sauront qu’une famille de quatre vit dans mon jardin, et j’apprécie le nom piquant de cet animal, tout comme la douce créature elle-même.

une cruche  [ynkʁyʃ]:  J’aime la syllabe craquante de ce nom, et sa définition argotique assez coquine, décrivant une ingénue assez naïve et simple…

un arc-en-ciel  [ɛ̃n-aʁkɑ̃sjɛl]:  J’aime, encore une fois, la nature plutôt prosaïque de ce nom francais, qui de façon un peu perverse, est aussi assez poétique. Et pas de pluie, comme dans sa traduction anglaise, merci beaucoup!

Encore une fois, je fais appel à vous, chers amis et lecteurs, pour me faire savoir quel sont vos noms français préférés. Je suis prêt à parier que je serai surpris par vos choix, alors allez-y, faites-moi plaisir et laissez un commentaire ci-desous!

My favourite words: nouns

Following my favourite verbs in a previous article, I thought I would come back to the topic and talk to you about some of my favourite nouns. But what a challenge: how to select only 5 of the thousands of nouns in the French language? Should I go for the mundane or the poetic? This little selection is therefore ‘of the moment’, as I am known to change my mind at least ten times a day, or at least every time people ask me what my favourite French noun is. But here is my top 5, for the moment:

une libellule  [yn libelyl]: a dragonfly. I love the much sweeter and more innocent sound of this French noun, which I think reflects the grace of this wonderful insect.

un taille-crayon  [ɛ̃  tajɛkʁɛjɔ̃]: a pencil sharpener. Here, I love the honesty of this noun, and the simplicity of its construction, which actually mirror its English counterpart.

un hérisson  [ɛ̃  eʁisɔ̃]: a hedgehog. Avid readers will know that a family of four live in my garden, and I appreciate the rather prickly sound of the name of this animal, just like the very sweet creature itself.

une cruche  [yn kʁyʃ]: a pitcher. I like the crisp syllable of this noun, and its rather naughty slang meaning, describing a rather naïve and simple ingenue…

un arc-en-ciel  [ɛ̃n-aʁkɑ̃sjɛl]: a rainbow. I particularly like, once more, the rather prosaic nature of this French noun, which, rather perversly, is also quite poetic in its direct translation of ‘bow-in-the-sky’. And no mention of rain, thank you very much!

Once again, I call upon you, dear friends and readers, to let me know which French nouns are your favourite. I am ready to bet that I will be surprised by your choices, so go on, make me happy and leave a comment below!