06 Sep

JE SUIS MARIÉ !

Une belle (et courte !) cérémonie dans la matinée à Henley et 70 de nos plus chers amis réunis dans l’après-midi : depuis samedi matin, et après vingt-et-un ans de vie commune, je porte une alliance avec fierté ! J’ai rencontré G en 2001, et je vous assure que les coups de foudre peuvent arriver, puisque ce fut le cas pour nous. Il y a quatre ans, à genoux derrière un énorme bouquet de pivoines blanches, G a fait sa demande en mariage, et j’ai bien sûr dit oui tout de suite. Mais aujourd’hui, j’aimerais vous en dire un peu plus sur ce qui s’est passé le week-end dernier, si vous me le permettez.

I am married! A beautiful (and short) ceremony in the morning and 70 of our dearest friends brought together in the afternoon: since Saturday morning, and after 21 years together, I am proudly wearing a wedding ring! I met G in 2001, and I assure you that love at first sight is real, because it happened to us. Four years ago, kneeling behind and enormous bunch of white peonies, G proposed to me, and I of course said yes immediately. But today, I would like to tell you more about what happened last weekend, if you would kindly let me.

Après un entretien en mai, la cérémonie de mariage avait été prévue ce samedi 3 septembre, en présence de nos témoins et d’une trentaine de personnes qui ont insisté pour nous accompagner dans notre aventure. Notre entrée en musique, l’échange de vœux et d’alliances, la signature du registre et les applaudissements de nos amis, tout s’est passé si vite, mais parfaitement. G a choisi un simple anneau en platine, créé par Alison, son amie d’enfance, qui a aussi ajouté une émeraude à la bague que je porte depuis longtemps.

After an interview in May, the wedding ceremony had been planned for this Saturday, the 3rd of September, in the presence of our witnesses and of about 30 people who had insisted on accompanying us in our adventure. Our walking in to music, the exchange of vows and rings, the signature of the register and the clapping from our friends, it all happened so fast, but so beautifully. G chose a simple platinum band, created by Alison, his childhood friend, who also added an emerald to the ring I have been wearing for a while.

Après la cérémonie, nous sommes rentrés à la maison pour accueillir ma copine Laure, venue spécialement d’Ecosse pour la fête. Cette fête a eu lieu au Blue Tin, notre café et magasin à la ferme préféré. C’est un endroit simple, rustique, et Emma, Farmer Jed et leur équipe ont tout fait pour que nous passions un superbe après-midi, nos amis autour de nous. Nous avions fait appel à Eilidh et Andrew, alias Mill Cux pour nous régaler, et ils ne nous ont pas déçus. Eux aussi ont mis les petits plats dans les grands, et quels plats !

After the ceremony, we went home to welcome my friend Laure, coming especially from Scotland for the party. This party took place at the Blue Tin, our favourite café and farm shop. It’s a simple, rustic place, and Emma, Farmer Jed and their team pulled all the stops to ensure we had a superb afternoon, with all our friends around us. We had called upon Eilidh and Andrew, a.k.a. Mill Cux to feed us, and they did not disappoint. They two did everything they could, and how well they did !

Nous sommes arrivés au Blue Tin à quatre heures, et avons accueilli nos invités en leur offrant un verre de Crémant de Bourgogne et de superbes canapés, avant de dire quelques mots rapides pour les remercier d’être venus. Andrew et Jed aux fourneaux, tout le monde s’est ensuite servi au buffet : boeuf et porc élevés sur place, et salades délicieuses, le tout accompagné de vins soigneusement choisis. Un plateau de fromage, des macarons framboise/chocolat, et des petits cheesecakes ont complété un excellent menu.

We arrived at the Blue Tin at four in the afternoon, and we welcomed our guests with a glass of Crémant de Bourgogne and some superb canapés, before giving a quick speech to thank them all for coming. Andrew and Jed were cooking a storm, and everybody helped themselves to the buffet: beef and pork, raised on site, and delicious salads, with carefully chosen wines to go with it all. A big cheese board, raspberry and chocolate macarons, and mini cheesecakes completed this excellent menu.

Mon mari et moi remercions de tout notre cœur l’équipe de rêve formée par ces deux partenaires. Je pense vraiment que tous nos invités ont très vite compris pourquoi nous avions choisi cette façon de célébrer notre union. Pour nous, le succès de la réception tient du fait que tout a été préparé avec soin et affection. Rien de criard, mais une simplicité accompagnée d’un beau travail bien fait. Je pense que j’ai déjà trouvé où célébrer mon cinquantième anniversaire l’année prochaine. Mais c’est une autre histoire. A bientôt ! 

My husband and I thank from the bottom of our hearts the dream team formed by these two partners. I really think that our guests very quickly understood why we chose to celebrate our union this way. For us, the success of the reception was due to the fact that everything had been prepared with care and attention. Nothing shouty, but simplicity allied to a beautiful job well done. I think that I have already found the right place to celebrate my 50th birthday next year. But that’s another story. See you soon! 

30 Aug

DÉMÉNAGER À L’ÉTRANGER

Je ne sais pas si vous avez vu ça dans les journaux ou à la télévision, mais une étude récente montre qu’apparemment, apprendre une langue étrangère, c’est comme apprendre à faire du vélo : une fois que l’on a appris, on n’oublie pas. Cette étude m’a rappelé tous les clients qui sont passé me voir pour des leçons avant de faire le grand saut et de déménager en France, ou en tout cas d’acheter une propriété pour y passer autant de temps que possible. Ce qu’ils ont tous en commun, c’est qu’à un moment donné, ils ont étudié le français, que ça soit au collège ou à l’université. 

Moving abroad I don’t know if you will have noticed it in the papers or on television, but a recent study shows that apparently, learning a foreign language is like riding a bike: once you’ve learnt, you won’t forget how to do it. This study reminded me of all the clients who dropped to see me for lessons before taking the jump and moving to France, or at least buy a property in order to spend as much time there as possible. What they all have in common is that, at one stage, they studied French, whether it be at school or university.

Alors cette semaine, je viens mettre mon grain de sel dans tout cela. Presque tous les clients qui me contactent ont généralement de bonnes bases. Dès que nous commençons à travailler ensemble, que ce soit sur des points de grammaire bien précis ou avec des exercices de production orale, il est clair qu’ils sont prêts à remonter sur leur vélo ! Certes, leur niveau n’est peut-être pas ce qu’ils espéraient, mais ils se souviennent souvent des bases importantes, comme la prononciation des voyelles françaises, la conjugaison des verbes courants, ou l’accord des adjectifs. 

So this week, I am adding my grain of salt to this theory. Almost all of the clients who contact me generally possess great bases. As soon as we start working together, on precise grammar points or on oral production exercises, it is clear that they are ready to climb back on the bike! I grant you, their level might not be as good as what they had hoped, but they do remember the important basics, such as the pronunciation of French vowels, common verbs conjugations, or the agreement of adjectives. 

En tout cas, leur motivation est bel et bien réelle, et après une (ou plusieurs !) série(s) de leçons, mes clients se sentent prêts à affronter le français de tous les jours : aller au marché, au restaurant, ou même acheter une propriété en France ! Quand je regarde un de ces programmes qui montrent la vie de Britanniques qui décident d’aller vivre en France sans parler français, je m’inquiète toujours un peu pour eux. Comment se débrouilleront-ils quand ils auront besoin d’un plombier ou d’aller à la préfecture pour combattre la bureaucratie française ?

In any case, their motivation is well and truly real, and after one (or several!) series of lessons, my clients are ready to tackle everyday French: going to the market, to the restaurant, or even buying a property in France! When I watch one of those TV shows which deals with the lives of Brtis who decide to go and live in France but can’t speak French, I always worry for them a bit. How will they cope when they need a plumber or need to go to the préfecture to take on French bureaucracy?

A travers mon activité professionnelle et les médias sociaux, j’ai fait la connaissance de ces gens courageux qui habitent maintenant en France. Un couple en Bretagne, qui gère un gîte à Morlaix, un autre au cœur de l’Auvergne, qui rénove une immense bâtisse en pierre, et deux nouvelles amies qui habitent, par pure coïncidence, dans la même ville au sud du pays. Toutes ces personnes ont en commun non seulement un amour pour la France et sa culture, mais aussi le fait qu’ils ont tous étudié la langue avant de s’installer dans leur coin préféré, pour quelques années ou pour toujours. 

Through my professional activity and social media, I met some brave people who now live in France. A couple in Brittany, who manage a gîte in Morlaix, another in the heart of the Auvergne, who are renovating a huge stone building, and two new friends who live, by sheer coincidence, in the same town in the south of the country. All these people have in common not only a lot of love for France and its culture, but also the fact that they have all studied the language before settling in their favourite area, for a few years or forever.

Il ne me reste plus qu’à vous demander si vous aussi, chers amis et lecteurs, pensez à déménager à l’étranger ? Si c’est en effet votre intention, considérez-vous (re)prendre des leçons ? Peut-être êtes-vous abonnés à mon compte sur Twitter ou Instagram, où je vous propose des exercices pour vous aider à remonter en selle, si je puis dire. Et qui sait, je serai peut-être celui qui vous aidera à retrouver votre niveau de français, et à progresser au-delà. Si vous y pensez sérieusement, je suis à votre disposition, alors j’espère faire votre connaissance très bientôt !

All that is left for me to do is to ask if you too, dear friends and readers, are thinking about moving abroad? If it is indeed your intention, are you considering taking (more) lessons? You may be following me on Twitter or Instagram, where I offer some exercises to help you back in the saddle, if I may say so. And who knows, I might become the one who will help you find your feet, and improve. If you are seriously thinking about it, I am available, so I hope to meet you all soon! 

23 Aug

#Z333

Je regardais distraitement la télévision tout en préparant le repas du soir l’autre jour quand j’ai entendu une histoire, belle et surprenante. Si belle que j’en ai laissé tomber les préparatifs du repas pour suivre un oiseau, un femelle albatros de Laysan pour être plus précis, qui répond au doux nom de Wisdom (Sagesse). Les ornithologues amateurs auront sûrement entendu parler d’elle, car son histoire est si remarquable qu’elle représente tout ce qu’il y a de bon et de pur dans notre monde de brutes. Sa bague, le #Z333 du titre, lui a été donnée en 1956, faisant d’elle le plus vieil oiseau sauvage bagué au monde. 

#Z333 I was quite distractedly watching TV while preparing our evening’s meal the other day when I heard a beautiful and surprising story. So beautiful that I dropped the preparations to follow a bird, a female Laysan albatross to be precise, who answers to the sweet name of Wisdom. Amateur ornithologists will no doubt have heard of her, as her story is so remarkable that it represents all that is good and pure in this horrid world we live in. Her tag, the #X333 of the title, was given to her in 1956, making her the oldest recorded wild bird in the world. 

Wisdom avait déjà atteint sa maturité sexuelle à cette date, ce qui fait qu’elle a très probablement plus de 70 ans, un fait surprenant quand on sait que les albatros vivent en moyenne une quarantaine d’années. Mais depuis 1956, Wisdom revient sur son l’île de Midway, au milieu du Pacifique, pour y retrouver son partenaire, et pondre l’œuf unique qu’elle couvera jusqu’à la naissance de son oisillon. On sait que les albatros sont monogames, alors il est fort probable que Wisdom ait déjà eu au moins deux partenaires. Mais ce que l’on sait surtout, c’est que Wisdom est une bonne mère : on estime qu’elle a élevé jusqu’à 40 jeunes.

Wisdom had apparently already reached sexual maturity at this date, which means that she is in all probability over 70 years old, a surprising fact when you know that albatross live for 40 years on average. But since 1956, Wisdom has been coming back to the island of Midway, in the middle of the Pacific, to meet up with her mate, and lay her one egg, which they will watch over until the chick hatches. We know that albatross are monogamous, so it is highly likely that Wisdom has had at least two partners. But what we know is that Wisdom is a good mother: it is estimated that she has raised up to 40 chicks. 

Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai tout abandonné pour écouter les aventures de cet oiseau, mais je sais qu’on a mangé un peu plus tard ce soir-là. J’étais totalement fasciné par les événements qui ont marqué sa vie, comme le fait qu’elle a dû être baguée plus d’une fois du fait de sa longévité, ou qu’elle est toujours en vie alors que Chandler Robbins, le scientifique qui a “découvert” Wisdom, nous a quitté à l’âge de 98 ans en 2017. Et que penser du fait qu’elle a déjà parcouru plus de 4 800 000 km dans sa vie, soit plus de 120 fois la circonférence de la Terre !

I don’t really know why I gave everything up to listen to this bird’s adventures, but I do know that we ate later that night. I was totally fascinated by the main events of her life, like the fact that she had to be tagged more than once due to her longevity, or that she is still alive whereas Chandler Robbins, le scientifique who “discovered” Wisdom, sadly passed away at the age of 98 in 2017. And what should we think about the fact that she’s already flown over 4,800,000 km during the course of her life, or more than 120 times Earth’s circumference!

En 2011, Wisdom et son poussin ont survécu au séisme de Tōhoku et au tsunami qu’il a engendré alors que des milliers d’albatros sur l’île de Midway n’y ont pas survécu. Les experts s’accordent à dire qu’elle a réussi à élever jusqu’à 40 petits albatros, fait remarquable pour le plus vieil oiseau sauvage au monde. En faisant quelques recherches, j’ai trouvé des perroquets en captivité plus vieux, et même un flamand rose surnommé Greater, mort au zoo d’Adélaïde, en Australie, à l’âge d’au moins 83 ans (voire même 95 ans !).

In 2011, Wisdom and her chick survived the Tōhoku earthquake and tsunami when thousands of albatross died on Midway Island. Experts agree on the fact that she has managed to raise up to 40 little ones,  a remarkable feat for the oldest wild bird in the world. Doing some research, I uncovered some parrots in captivity that were older, and even Greater the flamingo, who died in Adelaide zoo, in Australia, at the age of 83 (or even 95!).

J’espère vraiment que Wisdom vivra encore de longues années, en évitant les tsunamis, les souris qui pullulent maintenant sur l’île, et se contentera de manger les calmars plutôt que les tonnes de plastique qui polluent les mers qu’elle parcoure toute l’année avant de venir retrouver son partenaire à la fin de l’automne. J’espère aussi qu’elle aura beaucoup d’autres petits qui eux aussi partiront à la découverte des mers, et qui vivront aussi longtemps que leur maman. Quelle belle histoire. A bientôt ! 

I really hope that Wisdom will live for many more long years, avoiding tsunamis, the mice that are now teeming on the island, and will only eat squid rather than the tons of plastic polluting the seas that she criss-crosses all year before coming back to her partner at the end of Autumn. I also hope that she will have many more chicks and that they will all fly the nest to discover their world, and live as long as their mummy. What a beautiful story. See you soon! 

16 Aug

NOTES DE L’ÎLOT D’ALK

Je discutais récemment de nos lectures avec un de mes groupes de conversation. Après avoir aidé mes amies à tout révéler sur leurs petits plaisirs littéraires, mon tour est venu de parler du livre qui occupe ces jours-ci une place prépondérante sur ma table de chevet. Et pas que là d’ailleurs, car je le porte sous le bras à travers la maison et dans presque tous mes déplacements ! Ce livre, c’est celui de Debora RobertsonNotes from a Small Kitchen Island, une véritable lettre d’amour à sa cuisine londonienne, qu’elle a relativement récemment quittée pour une autre cuisine, dans le sud de la France cette fois.

Notes from the small ALK island I was recently talking about our reading lists with one of my conversation groups. After helping my friends to reveal all about their literary treats, my turn came to talk about the book which these days takes pride of place on my bedside table. And not just there, actually, as I carry it under my arm wherever I go in the house, and almost whenever I venture out! This book is Debora Robertson‘s Notes from a Small Kitchen Island, a true love letter to her London kitchen, which she has relatively recently left for another kitchen, this time in the south of France. 

Mes amies ont été un peu étonnée de mon choix, malgré la tour de livres de cuisine présente dans la pièce, mais je les ai rassurées en révélant que j’avais lu le livre de Debora comme d’autres lisent un roman ou une biographie historique. Les recettes sont bien sûr alléchantes et les photos encore plus, mais les mini-essais sont tour à tour nostalgiques, hilarants, provocateurs, ou tout simplement pleins d’informations très utiles. Debora nous invite dans sa cuisine, tout simplement, en amis, pour une tasse de thé ou un poulet rôti, le plat parfait pour nous dire qu’elle nous aime bien. 

My friends were a little bit surprised by my choice, despite the tower of cookery books in evidence in the room, but I reassured them by revealing that I had read Debora’s book as others read a novel or a historical biography. The recipes are of course mouth-watering, but the mini essays are in turn nostalgic, hilarious, throught-provoking, or quite simply full of very useful information. Debora is inviting us into her kitchen, very simply, as friends, for a cup of tea or a roast chicken, the perfect dish to let us know that she likes us.

Cet article sera bien trop court pour faire justice aux recettes que j’adore, et qu’il me tarde d’essayer, mais je voudrais juste en citer quelques unes. Puisque je fais pousser des betteraves dans mon jardin, la salade de betteraves au raifort et à la crème fraîche sera facile et délicieuse ; le lapin aux pruneaux ferait j’en suis sûr saliver ma mémé Suzanne, qui en élevait toujours quelques uns ; enfin, dès que notre maison accueillera un toutou, il sera gâté avec les os au Cheddar et au persil dont raffole apparemment Barney. Ceci n’est bien sûr qu’une toute petite sélection, et il y en a beaucoup d’autres ! 

This post will be too short to do the recipes I love justice, all of them I am looking forward to trying, but I’d like to mention a few of them. As I am growing beetroot in my garden, the beetroot with horseradish and sour cream will be easy and delicious; the rabbit with prunes would I am sure whet my grandma Suzanne’s appetite, who was always rearing a few; finally, as soon as our home welcomes a doggo, he will be spoiled with Barney’s Cheddar and parsley bones, which he adores, apparently. This is of course a very small selection, and there are so many more of them! 

Si vous lisez assez souvent ces lignes (en français ? En anglais ? Les deux ? Dites-moi tout sur Twitter ou Instagram), vous saurez que je suis les nouvelles aventures de Debora dans sa vie française, à travers sa colonne hebdomadaire dans le Telegraph du samedi et son blog sur Substack. Elle habite désormais une charmante maison à Marseillan, une belle petite ville pas très loin de Béziers. Pour tout vous dire, je passerai dans la région début octobre et j’espère rencontrer Debora pour un café le mardi matin, jour de marché en ville.

If you often read these lines (in French? In English? Both? Tell me everything on Twitter and Instagram), you will know that I am following Debora’s new adventures in her French life, through her weekly column in the Saturday Telegraph and her Substack newsletter. She now lives in a charming house in Marseillan, a pretty little town not too far from Béziers. To tell you the truth, I will be in the area at the beginning of October, and I am hoping to meet up with Debora for a coffee on Tuesday morning, market day in town.

Je ne sais pas si comme moi vous lisez les livres de cuisine comme des romans. Mon amour pour ce genre particulier n’est pas limité à Debora, car j’ai littéralement dévoré les Kitchen Diaries de Nigel Slater, et tous les livres de Nigella Lawson, qui recommande d’ailleurs chaudement Notes from a Small Kitchen Island. Les livres en direct de la petite cuisine parisienne de Rachel Khoo et ceux de Rick Stein font aussi partie de mes lectures préférées. Alors s’il vous plaît, dites-moi les vôtres. A bientôt ! 

I don’t know if, like me, you read cookery books like you read novels. My love for the genre is not limited to Debora, as I have literally devoured Nigel Slater’s Kitchen Diaries, and all of Nigella Lawson’s books, who by the way recommends Notes from a Small Kitchen Island. Books coming straight from Rachel Khoo’s little Paris kitchen and Rick Stein’s are also amongst my favourites. So please, let me know about yours. See you soon! 

09 Aug

LA TORNADE 

Quand elle arrive, rien ne va plus. Tout s’envole avant de retomber au mauvais endroit, et elle ne tient pas en place : une minute elle est en cuisine, la prochaine dans la chambre ou la salle de bains. Il n’y a aucun moyen de lui échapper, mais en fait, je suis toujours content quand la Tornade passe par chez moi. Car voyez-vous, la Tornade, c’est ma petite maman. Laissez-moi vous raconter son dernier passage par le QG d’ALK, longuement reporté à cause de la pandémie. L’histoire se passe en mai dernier, après une période de fin d’année un peu désolante.

The Tornado When she gets here, everything is all over the place. Everything is up in the air before falling back down, all in the wrong places, and she cannot stay still: one minute she is in the kitchen, the next in the bedroom or the bathroom. There is no way you can escape it, but actually, I’m always happy when the Tornado comes by my place. Because you see, the Tornado is my mummy. Let me tell you about her latest stay at ALK HQ, long postponed because of the pandemic. This story takes place last May, after a rather disappointing Christmas period. 

Comme d’habitude, un séjour de ma mère chez nous commence à Londres, où on la récupère à sa descente de l’Eurostar à Saint Pancras. Elle a toujours pour consigne de s’installer au Pain Quotidien en face de la porte des arrivées si jamais je suis retenu dans les embouteillages, car il est plus que probable qu’elle y trouve quelqu’un qui parle français… Au passage, à chaque fois que je passe par la capitale, je ne regrette pas de ne plus y habiter. S’y déplacer en voiture est une épreuve, et il y a tellement de monde ! Je préfère de loin le trajet du retour au QG d’ALK, niché à la campagne. 

As usual, my mother staying with us starts in London, where we greet her when she gets off the Eurostar in Saint Pancras. She is always told to settle in the Pain Quotidien outlet opposite the arrivals gate if I am ever detained in some traffic jam, as it is more than likely she will find someone who speaks French there… By the way, each time I come through the capital, I really don’t regret not living there anymore. Driving through is a nightmare, and the people! I prefer by far driving back to ALK HQ, nestled in the countryside. 

Mais revenons-en à la Tornade elle-même. C’était la première visite de ma mère dans notre nouvelle maison, presque un an après notre installation à Checkendon. J’avais bien sûr fait le ménage depuis lors, mais ma mère, qui à 75 ans (elle va m’engueuler d’avoir révélé son âge…) est complètement incapable de rester assise plus de cinq minutes sans s’ennuyer, “insiste” pour tout récurer à fond, du sol au plafond. Remarquez, je ne me plains pas, ça l’occupe pendant que je suis occupé avec mes élèves, et le résultat est toujours impeccable !

But let’s go back to the Tornado herself. It was my mother’s first visit to our new house, nearly a year after we settled in Checkendon. I had of course cleaned the place up since then, but my mother, who, at 75 years of age (she is going to tell me off for revealing her age…) is completely incapable to sit down for more than five minutes without getting bored, “insists” on scrubbing every surface clean, from floor to ceiling. Mind you, I’m not complaining, as it keeps her busy while I am busy with my students, and the finished product is always impeccable!

Mais je vous entends déjà plaindre ma petite maman, qui est sûrement exploitée par son méchant fils. Essayez donc de lui dire de ralentir et de ne pas travailler, et vous me direz si elle vous écoute plus que moi ! Nous avons bien sûr fait d’autres choses, telles que des balades dans les bois, du lèche-vitrines à Reading et Oxford, où nous avons aussi visité l’excellent musée Ashmolean. Nous sommes même allé à pied au puits du maharaja dans le village d’à côté. Un peu comme pour un môme, je dois trouver des choses pour l’occuper et la fatiguer.

But I can already hear you pity my mummy, who is surely exploited by her nasty son. Well, YOU try to tell her to slow down and not get to work, and you can let me know if she listens to you more than she does me! Of course, we did other things, such as walks through the woods, some window shopping in Reading and Oxford, where we have also visited the excellent Ashmolean Museum. We even walked to the Maharajah’s well in the village next door. A little bit as for a child, I have to find things to amuse her and tire her out. 

C’est avec beaucoup d’amour que je me moque un peu d’elle (elle lit mon blog), car ses visites sont précieuses et toujours intéressantes. Cette fois-ci, elle est restée presque deux semaines, et nous l’avons ramenée en France avec nous, avant de continuer vers le sud pour une semaine de vacances (bien méritées !). Fin septembre, nous retournons en France et nous nous arrêterons voir ma maman à Blois, alors je vous raconterai tout ça plus tard sur Twitter et Instagram. A bientôt !

It is with a lot of love in my heart that I tease her (she does read my blog), because her visits are precious and always interesting. This time, she stayed for almost two weeks, and we took her back to France with us, before going on south for a (well earned) week’s holiday. At the end of September, we’re back in France, and we’ll stop over in Blois to see my mum, so I’ll tell you all about it on Twitter and Instagram. See you soon!

02 Aug

UNE JOURNÉE EN MER

Salut tout le monde ! Mes fans de la première heure sauront que j’apprécie beaucoup les croisières. Les escales sont bien sûr les bienvenues, et j’ai déjà décrit dans ces lignes à quel point j’aime découvrir de nouvelles destinations. Mais ce que j’apprécie presque plus, ce sont les journées en mer. Que ce soit en traversant l’Atlantique en décembre ou en parcourant la Méditerranée en été, il est pour moi toujours agréable de passer une journée à ne pas faire grand-chose, ou encore moins que ça. Petit-déjeuner tranquille, nulle part où aller, et une journée qui s’étire devant moi à n’en plus finir.

A day at sea Hello everybody! My early fans will know that I appreciate going on cruises. The stopovers are of course welcome, and I have already described through these lines how I like to discover new destinations. But what I love alomst more are days at sea. Whether it be crossing the Atlantic in December or crisscrossing the Mediterranean in the summer, it is for me always pleasant to spend a day doing not a lot, or even less than that. A quiet breakfast, nowhere to go, and a day stretching its legs in front of me, seemingly endless.

Quand je suis en vacances sur une des trois (bientôt quatre) Reines de la compagnie Cunard, j’aime me reposer, ce qui veut dire ne pas faire grand-chose, pendant que nous voyageons entre les escales. C’est bien sûr mon choix, car il y a tellement à faire : sports sur le pont, lecture, cours de peinture, de dance, de bridge, passage par la gym, et tellement d’autres choses. Moi, je choisis de lire, et de regarder la mer, les vagues, les oiseaux quand il en passe (et quelquefois des cétacés !), et je pense à vous toutes et tous.

When I am on holiday on one of the three (soon to be four) Cunard Queens, I like to have a rest, which means doing very little, as we cruise between stopovers. It is of course my choice, as there is so much to do: sports on the deck, reading, painting, dancing or bridge lessons, a stop in the gym, and so many other things. As for me, I choose to read, to look at the sea, the waves, the birds when they drift by (and sometimes cetaceans!), and I think of you all.

Car voyez-vous, vous n’êtes jamais bien loin de mes pensées, et je profite d’être loin de tous les événements de la vie courante (deux semaines sans faire le ménage, la cuisine, le repassage, sans travailler, …) pour écrire quelques articles pour le blog, comme c’est le cas pour celui-ci. Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne suis pas attaché à mon ordinateur, comme s’il était un boulet accroché par une chaîne à ma cheville ou mon poignet ! J’aime tout simplement laisser mon esprit divaguer, laisser l’inspiration venir à moi plutôt que de la guetter et de la chasser. Alors si elle passe me voir pour me souffler une idée à l’oreille, c’est bien, mais si elle se fait élusive, ça n’est pas grave.

Because you see, you are never far from my thoughts, and I take advantage to be far from all the everyday events (two weeks without cleaning, cooking, ironing, working, …) to write a few posts for the blog, as is the case for this one. Don’t worry about me, I am not tied to my laptop, as though it were a ball and chain to my ankle or to my wrist! I simply like to let my mind wander, and let inspiration come to me, rather than stalking it or hunting it out. So if it comes to whisper ideas in my ear, it’s all good, but if it remains ellusive, it’s ok too. 

Je me dis parfois que je devrais profiter de toutes les opportunités mises à ma disposition sur ces paquebots de luxe. Mais je me contente d’écouter ma musique, d’aller faire plusieurs tours de pont pour me dégourdir les jambes et prendre l’air, et de penser aux mots que j’utilise un peu plus attentivement. Ce que j’espère plus que tout, c’est que je réussis à vous divertir, tout en vous apportant tous les éléments de la langue française qui pourraient vous être utiles. Alors si je n’écris pas beaucoup d’articles, ou du moins pas autant que je le voudrais, je ne m’en fais pas trop, car je les espère assez bons pour vous intéresser. 

I sometimes think that I should take better advantage of all the opportunities given to me on these luxury liners. But I am happy to listen to my music, to go out on deck to stretch my legs and get some air, and to think about the words I use a little bit more carefully. What I hope above all else, is that I manage to entertain you, while bringing you all the elements of the French language that could be useful to you. So if I don’t write many articles, or at least not as many as I’d like, I don’t worry to much, as I hope they’ll be good enough to be of interest.

Je ne sais pas si comme moi vous aimez les croisières, et si vous avez une compagnie préférée. Pour moi, c’est Cunard, et j’ai hâte de remonter à bord, et de faire connaissance avec le Queen Anne, le nouveau paquebot de la ligne. Quand vous choisissez une croisière, quel est l’élément le plus important ? La destination, les escales, les spectacles et autres activités disponibles à bord ? Ou peut-être le bateau lui-même ? J’espère que vous me direz tout sur Twitter ou Instagram après avoir lu ces lignes. A bientôt !

I don’t know if like me you like cruising, and if you have a favourite company. For me, it is Cunard, and I look forward to boarding again, and to meet Queen Anne, the new cruise ship of the line. When you choose a cruise, what is the most important element? The destination, the stopovers, the shows and other activities available onboard? Or maybe the ship itself? I hope you will tell me everything on Twitter or Instagram after reading these lines. See you soon! 

26 Jul

#RÉCOLTEAUMARCHÉ

Depuis que j’utilise les plateformes sociales comme Twitter et Instagram, j’ai appris à me servir des mots-dièse, comme on les appelle en France. Du moins, c’est comme ça que l’Académie Française veut les voir utilisés, mais on entend très souvent parler des hashtags, alors pourquoi pas ! En tout cas, ils sont bien utiles, parce qu’ils permettent de se faire un peu plus remarquer, et de mettre en évidence les aspects importants de nos messages. Alors moi, je suis tout à fait en faveur des mots-dièse. D’ailleurs, il y en a un qui me plaît bien en ce moment, et je viens vous en parler cette semaine. 

#markethaul Since I started using social sites like Twitter and Instagram, I have learnt to use “mots-dièse”, as we call them in France. At least, that’s how the Académie Française wants to see them used, but we very ofter hear hashtags mentioned, so why not use that! In any case, they are very useful, because they allow us to be noticed a little bit more, and to highlight the more important aspects of our messages. So I am totally for hashtags. Indeed, there’s one that I really like at the moment, and I want to tell you about it this week. 

En plus, ça tombe bien, parce que ce hashtag en particulier (“hashtag” parce qu’il est généralement employé en anglais) devient important le mardi. Vous qui lisez ces lignes régulièrement saurez que j’essaye de publier un nouvel article le même jour, et ce toutes les semaines ; mais pas forcément que le mardi, c’est aussi jour de marché à Marseillan, un charmant village où vit Debora Robertson, qui écrit une colonne pour le Telegraph du samedi. Ce mot-dièse que je guette, c’est #markethaul, #récolteaumarché, pour faire plus français.

On top of it all, it’s quite fortuitous, because this particular hashtag (in English because it is generaly used in English messages) becomes popular on Tuesdays. You who read these lines regularly will know that I try to publish a new post on that very same day, every week; but not necessarily that Tuesdays are market days in Marseillan, a charming village where Debora Robertson lives, who writes a column for the Saturday Telegraph. This hashtag I always look for is #markethaul, #récolteaumarché if I want to sound more French.

Comme j’aimerais me joindre à Debora pour faire mes achats, prendre un café en terrasse, et papoter avec le maraîcher, le poissonnier, le vendeur d’olives et d’autres produits frais, locaux, et saisonniers. Du nord au sud, d’est en ouest, je n’ai jamais trouvé de marché français que je n’ai pas aimé, et je suis sûr que celui de Marseillan ne ferait pas exception à la règle. Et après le marché, on rentrerait chez Debora pour un déjeuner composé de ce #markethaul. Elle nous présente généralement sa récolte très joliment, sur un torchon de lin que j’aime beaucoup, une jolie toile pour cette nature-morte. Sans oublier les recettes qui accompagnent ses récoltes, que Debora publie sur Substack. Miam miam !

How I would like to join Debora to do my shopping, have a coffee on the terrace, and chat with the fruit and veg man, the fishmonger, the olive guy, and those who sell other fresh, local and seasonal produce. From the North to the South, from East to West, I have never found a French market that I didn’t like, and I am sure that Marseillan market would not be an exception. After the market, we would go back to Debora’s to lunch on this #markethaul. She usually offers it to us very prettily, on a linen tablecloth that I like very much, a pretty canvas for this still-life. Without forgetting the recipes that accompany them, which Debora published on Substack. Yum yum!

Tous les suspects principaux sont là : baguettes croustillantes, madeleines moelleuses, gariguettes rutilantes, poulet rôti et ses pommes de terre bronzées, olives parfumées… Pour moi, comme pour beaucoup d’entre vous, je le sais, c’est le plaisir des choses simples qui compte. Apprécier des produits sains et frais entre amis, sans se presser, par une belle journée où rien d’autre n’importe. Voilà un mardi comme je les aime, tout simple, tranquille, un mardi qui fait du bien à l’âme. J’aimerais que tous les jours soient un mardi comme ça. 

All the usual suspects are there: crusty baguettes, soft madeleines, rutilant gariguettes strawberries, roast chicken and its bronzed potatoes, scented olives… For me, as for many of you, I know, it is all about the pleasure of simple things. About appreciating healthy and fresh produce with friends, without any hurry, on a beautiful day when nothing else matters. That’s a Tuesday after my own heart, so simple, so quiet, a Tuesday that puts balm on your soul. I would love for every day to be that Tuesday.

Comme je le dis plus haut, je sais que la plupart d’entre vous qui êtes en mesure de visiter la France aimez faire le marché. Que recherchez-vous en particulier ? Les produits locaux, les fromages, les paniers tressés, ou les céramiques du coin ? Moi, je regarde tout, et je ne quitte jamais un marché sans acheter quelque chose. Ne manquez pas de passer me voir sur Twitter, car j’aimerais bien voir vos photos. Surtout, n’oubliez pas d’ajouter #markethaul et #récolteaumarché à vos messages ! A bientôt !

As I said above, I know that most of you who are able to visit France like to go to the market. What do you look for in particular? Local produce, cheeses, woven baskets, or local ceramics? I admire everything, and I never leave a market without buying something. Please don’t forget to drop by via Twitter to see me, as I would love to see your photos. Above all, don’t forget to add #markethaul and #récolteaumarché to your messages! See you soon!

19 Jul

LES ÉGLISES

Alphonse tALK et moi avons un point en commun que peu d’entre vous qui lisez ces lignes régulièrement auront remarqué, vu que je ne pense pas en avoir jamais parlé. Ça sera donc chose faite à la fin de cet article, une autre pièce du puzzle qui vous laisse, peu à peu, découvrir qui se cache derrière la plume de ce blog. Même si je ne cache pas mon identité, comme Lady Whistledown dans la série Bridgerton, il est vrai que je ne révèle pas non plus tout ce qui se passe dans ma vie. De toute façon, elle n’est pas si fascinante que ça, ma vie. Mais je m’égare, alors revenons à nos moutons. Qu’ai-je en commun avec Alphonse le citron vert ? On aime tous les deux les églises.

Churches Alphonse tALK and I have a thing in common that few of you who read these lines regularly will have noticed, as I don’t think I have ever told you about it. It will be a done thing by the end of this article, another piece of the puzzle that will help you, step by step, discover who is hiding behind the quill. Even if I am not hidig my true identity, like Lady Whistledown in Bridgerton, the Netflix series, it is true that I don’t reveal everything that goes on in my life. In any case, my life is not that fascinating. But I digress, so let’s come back to the topic at hand. What do I share with Alphonse the lime? We both like churches.

Quand on fait les touristes tous les deux, comme ce fut le cas pendant notre croisière en avril, Alphonse et moi ne manquons presque jamais de rentrer dans l’église du lieu que nous visitons. Pareil pour les chapelles, basiliques ou cathédrales, d’ailleurs. Peu importe sa taille, l’architecture du lieu, bien que la plupart du temps très intéressante, n’est pas le but premier de notre visite. Non, ce que nous recherchons est la tranquillité, la paix, et la sérénité que nous apporte généralement ces endroits presque toujours calmes, voire silencieux. 

When we are being tourists together, as was the case during our cruise in April, Alphonse and I almost never miss the opportunity to go into the church in the place we are visiting. The same applies to chapels, basilicas and cathedrals, too. No matter the size, the architecture of the place, although most of the time very interesting, is not the main reason for our visit. No, what we are after is the tranquillity, the peace, and the serenity that we get from these places, that are almost always quiet, if not slient.

Ce sentiment, je l’adore vraiment. Élevé catholique, je ne me décrirai pas comme possédant une foi à toute épreuve, mais je ressens toujours le côté réconfortant de ces lieux de culte. Dès que j’en franchis la porte, je me sens plus calme, et je sais que je ne suis plus seul avec mes pensées. Un sentiment étrange, il est vrai, mais réel et profond. J’ai hésité plus haut à utiliser le mot “sérénité”, mais ce sentiment s’en rapproche, comme une impression d’être reconnu. Comme si tout à coup quelqu’un m’écoute et me comprends. 

I truly adore this feeling. Brought up a Catholic, I will not describe myself as equipped with a bomb-proof faith, but I always feel the comforting aspect of these religious places. As soon as I go through the door, I feel calmer, and I know that I am no longer alone with my thoughts. A weird feeling, it is true, but it is real, and deep. I hesitated to use the word “serenity” earlier, but this feeling gets close to it, as if someone recognises me. As if, all of a sudden, someone is listening and understands me.

Quand je le peux, et c’est presque toujours le cas, je laisse derrière moi une petite trace éphémère, mais sincère, de ma présence. J’aime allumer une bougie et la regarder émettre sa petite lumière, douce mais solide. Je pense alors à toutes les personnes que j’aime, qu’elles soient encore dans le monde des vivants ou derrière les fleurs, comme le chante Véronique Sanson. Mes grands-parents figurent en particulier dans mes pensées, et je souris en me rappelant les asperges de Pépé Marcel et le gâteau au chocolat de ma Mémé Suzanne…

When I can, and it is almost always the case, I leave behind me a little, fleeting, but sincere trace of my presence. I like to light a candle and to watch its little light, soft but solid. There and then, I think of all the people I love, whether they be with us still, or “behind the flowers”, as Véronique Sanson says in her song. My grandparents figure heavily in my thoughts, and I smile when I think of my Pépé Marcel’s asparagus, or my Mémé Suzanne’s chocolate cake…

Je veux bien sûr vous demander si comme moi vous appréciez les églises, pour leur architecture, pour leur calme, pour le fait qu’elles vous apportent un sentiment de paix et de tranquillité, comme elles le font pour moi. Je comprendrai bien sûr qu’au contraire vous n’y entrez jamais, et ne ressentez pas le besoin d’y passer quand vous découvrez de nouveaux paysages où elles figurent. J’aimerais bien en discuter avec vous, alors n’hésitez pas à passer me voir sur Twitter ou Instagram. A bientôt !

Of course, I want to ask you if, like me, you appreciate churches, for their architecture, their quietness, for the fact that they bring you a feeling of peace and tranquillity, as they do for me. I will understand that, on the other hand, you never go in, and never feel the need to visit one when you are discovering new landscapes. I would love to chat to you about it, so don’t hesitate to come and chat on Twitter or Instagram. See you soon! 

12 Jul

LE CHOCOLAT CHAUD

Alors que j’écris ces lignes, je suis sous l’emprise d’une grave crise de nostalgie. Bon, ça va passer, mais je dois dire que celle-là est plutôt grave. Depuis mon réveil ce matin, j’ai dans les narines une odeur fantôme qui ne me quitte pas, et je ne sais vraiment pas d’où elle me vient. Mais je ne pense qu’à ça, alors je vais devoir faire quelque chose pour remédier à ce manque que je ressens. On sait le pouvoir évocateur des odeurs et les nombreux souvenirs qu’elles évoquent en nous. Et laissez-moi vous dire que l’arôme qui me pousse à écrire ces mots est celui du chocolat chaud… 

Hot chocolate As I write these lines, I am suffering from a severe bout of nostalgia. Ok, it’ll pass, but I must say that this one is a serious one. Since I woke up this morning, I have been experiencing this phantom smell that will not leave me, and I really don’t know where it is coming from. But it’s all I can think about, so I will have to do something to fill this void that I feel in me. We all know the evocative powers of smells and the many memories that they bring forth in us. And let me tell you that the aroma that is prompting me to write these words is that of hot chocolate…

Tout petit, le chocolat chaud était ma boisson de choix pour le petit-déjeuner, et ma maman m’en préparait un tous les matins. Vous comprendrez bien que même si elle m’aimait beaucoup (et qu’elle m’aime toujours), elle ne préparait pas une bonne boisson à base de vrai chocolat râpé fondu dans du lait, mais qu’elle mélangeait une préparation instantanée à du lait bien chaud. Si je me souviens bien, la marque de choix chez nous était Benco, qui était en granules plutôt qu’en poudre. Mais je pense que Poulain fait aussi un bon chocolat chaud, et je ramène toujours du Nesquik quand je vais en France. 

As a kid, hot chocolate was my drink of choice for breakfast, and my mummy prepared one for me every morning. You will realise that even if she loved me very much (and still does), she was not preparing a great drink from grated chocolate melted in milk, but that she stirred a mix in very hot milk. If I remember correctly, the brand of choice at home was Benco, which presented itself as granules, rather than a powder. But I think that Poulain also does an excellent hot chocolate, and I always bring Nesquik back when I go to France. 

Ces temps-ci, je préfère le café au petit-déjeuner, mais de temps en temps, l’envie d’une gourmandise me prend, et je me prépare un chocolat chaud, pour le petit-déjeuner ou à quatre heures. Parfois même, je prends le temps de râper du chocolat, que je fais fondre dans du lait à feu doux, en y ajoutant un peu de miel de lavande. Et ça, c’est le moyen sûr de me remonter le moral, ou de réchauffer mes vieux os après une promenade hivernale. Surtout si je trouve quelques biscuits Speculoos dans le placard, que je trempe dans mon chocolat, juste assez pour les ramollir, mais pas assez pour qu’ils terminent en soupe au fond de ma tasse !

These days, I prefer coffee for breakfast, but from time to time, I feel like a treat, and I take the time to grate some chocolate, that I leave to melt in milk over a low heat, adding a bit of lavender honey. That is a right pick-me-up, or a sure way to warm my old bones after a winter walk. Especially if I can find a few Speculoos biscuits in the cupboard, which I dip into my chocolate, enough to soften them, but not enough so that they end up, soup-like, at the bottom of my cup!

Vous l’aurez compris, le chocolat chaud est tout ce qu’il me faut quand le moral ne va pas trop fort, et quand j’ai besoin, ou simplement envie, de quelque chose d’un peu plus décadent qu’une tasse de thé. Quant aux souvenirs que son odeur m’apporte, ils ne se limitent pas à mon enfance : je remercierai longtemps Coralie pour son chocolat chaud en terrasse, face au Mont Ventoux, loin de tous les soucis de la vie de tous les jours, avec un petit-déjeuner tranquille au soleil, et un croissant qui met des miettes partout.

You will have understood that hot chocolate is all I need when I’m not feeling myself, and when I need, or simply feel like something slightly more decadent than a cup of tea. As for the memories that its smell evokes, they are not limited to my childhood: I will forever thank Coralie for her hot chocolate on the terrace, facing Mont Ventoux, far from everyday life worries, with a quiet breakfast in the sun, and a croissant covering me in crumbs.

Comme d’habitude, je viens vous demander si comme moi vous aimez le chocolat chaud, quel que soit votre âge, et j’espère que vous passerez sur Twitter ou Instagram pour tout me dire. Moi, même si la cinquantaine approche à grands pas, je serai toujours ce gamin qui boit son chocolat chaud dans son bol breton à oreilles, en se plaignant qu’il y a de la peau…. Mais je réalise qu’il est presque sept heures, et il faut que je commence ma journée, alors il faut vraiment que j’y aille : mon chocolat chaud ne va pas se préparer tout seul. A bientôt !

As always, I’m going to ask you if, like me, you like hot chocolate, whatever your age, and I hope you will drop by on Twitter or Instagram to let me know. As for me, even if the big 50 looms large, I will always be the kid drinking his hot chocolate from his Breton bowl with ears, whinging that there’s a skin on the surface… But I notice that it is nearly seven, and that I have to start my day, so I really must go: my hot chocolate is not going to prepare itself. See you soon!