18 Jan

UN WEEK-END A CHARTRES

Fin octobre, en chemin pour voir ma maman à Blois, je suis passé pas très loin d’une ville que je connais un peu grâce à un vieil ami (pardon Jérôme !) Cette belle ville, c’est Chartres. Il faut dire aussi que si vous passez en voiture par cette région, il est très difficile de la manquer, car elle a un atout majeur : sa cathédrale, qui se dresse, fière, au-dessus des champs de la Beauce. Ce chef d’œuvre d’architecture gothique est la principale, mais pas la seule, attraction de cette charmante ville. Partons à sa découverte.

A weekend in Chartres At the end of October, en route to see my mum in Blois, I drove quite close to a town I know a little thanks to an old friend (sorry Jérôme !) This pretty town is Chartres. I must say that if you ever drive through this region, it is difficult to miss it, because it has one major trump card : its cathedral, which rises, proudly, above the fields of the Beauce. This masterpiece of gothic architecture is the main, but not the only, attraction in this charming town. Let’s go on the discovery trail.

Arrivé devant sa façade principale, on comprend vite pourquoi elle a été classée comme Patrimoine mondial par l’UNESCO en 1979. Ses deux tours, non identiques mais toutes les deux impressionnantes, encadrent une des plus grandes rosaces du monde. Entré à l’intérieur, on peut admirer les vitraux, dont la plupart datent des 12e et 13e siècle, et se distinguent encore plus grâce au célèbre bleu de Chartres, qui doit sa luminosité au cobalt utilisé dans leur construction.

Faced with the main facade, you quickly understand why it became a UNESCO World Heritage site in 1979. Its two towers, non identical but both impressive, frame one of the largest rose windows in the world. Once inside, you can admire the stained-glass windows, most of which date back to the 12th and 13th century, and are even more remarkable thanks to the famous « Chartres blue », which owes its luminosity to the cobalt used in their making.

Si l’on fait attention, on peut observer que la nef n’est pas à l’horizontale, mais monte très légèrement vers le chœur. En route, on lève tout naturellement les yeux vers le toit, mais la charpente métallique de 1837 n’est pas visible, qui a remplacé « la forêt », la charpente en bois originale détruite par l’incendie de juin 1836. En approchant la cathédrale de l’extérieur, on remarque aussi son toit de cuivre, couleur vert-de-gris. Encore une fois, les vitraux impressionnent, et racontent des histoires, ou illustrent les corps de métiers qui ont participé à la construction ou au financement de la cathédrale. 

If you look carefully, you can notice that the nave is not level, but climbs slightly towards the choir. On the way, your eyes naturally go up to the roof, but the 1837 metal frame is not visible, which replaced « the forest », the wooden frame destroyed by the fire of June 1836. When approaching the cathedral from the outside, you also notice its copper roof, and its verdigris colour. Once more, the windows are impressive, and tell stories, or illustrate the guilds that participated in the construction of or raising money for the cathedral.

Un des détails architecturaux de la cathédrale ne s’apprécie pas le nez en l’air, mais bel et bien fixé au sol : le labyrinthe, figure géométrique de presque 13 m de diamètre, représente le chemin symbolique de l’homme allant à la rencontre de Dieu. Que l’on parte du centre ou de l’extérieur, le chemin est le même. Pour en sortir, on doit d’ailleurs atteindre son cœur, avant d’en ressortir en direction de l’autel. Détail intéressant : le labyrinthe et la rosace de la façade (consacrée à la résurrection) ont le même diamètre, laissant la figure du Christ de la fin des temps occuper le centre des deux quand on les superpose. 

One of the details of the cathedral’s architecture cannot be appreciated when your nose is in the air, as it is firmly on the ground : the maze, a geometric figure almost 13 metres across, represents the symbolic journey of man towards God. Whether you start from the outside or from the centre, the way is the same. To get out, you must actually reach its heart, before getting out, walking towards the altar. Interesting detail : the maze and the rose window on the facade (dedicated to the resurrection story) have the same diametre, leaving the figure of Christ at the end of times to occupy the centre of both when you superimpose them.

On pourrait passer toute une journée dans et autour de la cathédrale, mais ça ne serait pas donner à la ville l’attention qu’elle demande. Les rues qui descendent de la cathédrale sont toutes sympa, avec leurs restaurants et magasins. La petite Maison Picassiette est surprenante (je vous laisserai découvrir pourquoi), le centre international du vitrail est très informatif, et personnellement, je ne manquerais pas le marché aux victuailles, sous la halle de la Place Billard. Je vous le dis : un long week-end à Chartres doit à tout prix figurer sur votre itinéraire la prochaine fois que vous allez en France.

You could spend a whole day in and around the cathedral, but that would not give the town the attention it deserves. The streets coming down from the cathedral are all cool, with their restaurants and shops. The little Picassiette House is surprising (I will let you discover why), the international stained-glass centre is very informative, and personally, I would not miss the provisions market, under the covered market place on Place Billard. I’m telling you : a long weekend in Chartres must be present at all costs on your itinerary next time you go to France. 

En parlant de voyages, et de (longs) week-ends en France, je me dois bien sûr de vous demander quels ont été, et seront, vos plus belles villes et régions à visiter pour quelques jours. Je ne sais pas si comme moi vous avez une région préférée, où vous retournez très souvent, ou si vous aimez découvrir quelque chose de nouveau à chaque fois que vous allez en France, ou y voyagez simplement pendant vos vacances. J’attends comme d’habitude vos coucous sur Twitter, Facebook et Instagram. A bientôt !

Speaking of trips, and of (long) weekends in France, I must ask you what were, and will be, the prettiest towns and regions to visit for a few days. I don’t know if like me you have a favourite region, to which you go back time and again, or if you like to discover something new each time you go to France, or simply travel through it during your holidays. As always, I look forward to your hellos on Twitter, Facebook and Instagram. See you soon ! 

12 Mar

DES SOUVENIRS DE VACANCES

Ce matin, alors que je cherchais un peu d’inspiration en rangeant ma paperasse, je suis tombé sur quelques photos de famille. Pour être plus précis, sur quelques très vieilles photos de vacances: le ciel est d’un bleu parfait, le sable est blond, et, grâce au sourire béat sur mes lèvres, on peut voir que je suis très heureux dans le sud de la France.

This morning, as I was looking for some inspiration while tidying my paperwork out, I found a few family snaps. To be more precise, I found some very old holiday photos: the sky is a perfect shade of blue, the sand is golden, and, thanks to the stupid smile on my lips, you can see that I am very happy in the south of France.

Je vous préviens tout de suite, le souvenir qui m’est revenu à l’esprit en regardant cette photo et dont je veux vous parler aujourd’hui, comme vous allez très vite vous en rendre compte, concerne un point très précis. Mais revenons à cette première photo, prise en plein été à Argelès-sur-Mer, au tout début des années 80. Le sourire mentionné plus haut n’a rien à voir avec la plage, le camping, ou même le chant des cigales.

Let me warn you from the outset, the memory that jumped into my head looking at this picture and about which I want to tell you today, as you are soon going to realise, concerns a very precise topic. But let’s come back to that first photo, taken in the heart of summer in Argelès-sur-Mer, in the early 80s. The smile mentioned earlier has nothing to do with the beach, the campsite, or even the song of the cicadas. 

Ce sourire, et le souvenir qu’il évoque, concernent deux de ces petites gourmandises qui m’étaient permises de temps en temps à cette époque précise, et en ce lieu précis: sur la photo, je tiens dans la main droite un énorme beignet au sucre, et dans la main gauche un petit paquet de chouchous. Je ne sais pas si vous savez ce que sont les chouchous, ou si vous les appelez comme ça, mais ce sont des cacahouètes enrobées de caramel. 

That smile, and the memory it brings back, concern two of those little treats I was allowed to have from time to time, at that precise time, in that precise location: on the photo, I have in my right hand a huge sugar doughnut, and in my left hand a small packet of chouchous. I don’t know if you know what chouchous are, or if that’s what you call them, but they are caramel-coated peanuts. 

Tous les jours, à la plage, de nombreux vendeurs passaient avec des boissons fraîches, et lesdits beignets et chouchous. Le jour où la photo a été prise, j’avais clairement eu la chance d’avoir eu droit à deux d’entre eux, même si mes parents ne me laissaient pas me goinfrer comme ça tous les jours!

Every day, on the beach, numerous sellers walked by with cold drinks, and said doughnuts and chouchous. The day the photo was taken, I clearly was lucky enough to have earned two of them, even if my parents weren’t keen on me stuffing my face like that every day!

Cela dit, le soir, au Palais des Glaces, j’avais souvent droit à une boule ou deux, choisies parmi les douzaines de parfums disponibles. Pas de photos ici, mais des souvenirs clairs, comme semblent l’être tous ceux qui tournent autour de la nourriture. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop! J’attends avec impatience de voir quels souvenirs vous allez partager, chers amis et lecteurs.

That being said, in the evening, at the Ice cream Palace, I was often allowed a scoop or two, chosen amongst the dozens of flavours available. No photos here, but clear memories, as all the ones revolving around food seem to be. It proves that a leopard cannot change its spots! I am very much looking forward to see what memories you are going to share, dear friends and readers! 

18 Dec

L’ATLANTIQUE

La mer est forte, les vagues font, selon ce que vient de dire le maître de bord, presque huit mètres de haut, mais le soleil brille et le vent n’est pas très violent. Je suis encore une fois en vadrouille, cette fois en route pour la Grande-Bretagne depuis New York, que j’ai quitté il y a maintenant quatre jours. Heureusement que j’ai le pied marin, parce que ça tangue quand même un peu au moment où j’écris ces lignes.

The Atlantic    The sea is agitated, the waves are, according to what the master has just told us, nearly eight meters high, but the sun is shining, and the wind is not too fierce. I am once again on a jolly, this time en route to the UK from New York City, which I left four days ago now. Luckily, I seem to have found my sea legs, because we are rolling a bit as I am writing these lines.

Mes lecteurs assidus sauront que je suis un afficionado des croisières, et que ma ligne préférée est Cunard, à qui je fais encore une fois confiance pour me ramener chez moi. Cette fois, c’est sur la plus imposante des trois Queens, le Queen Mary 2, que je me trouve. Et j’en suis bien content: elle est la seule à avoir été construite pour résister aux assauts des vagues de l’Atlantique nord en décembre.

My assiduous readers will know that I am a fan of cruising, and that my favourite line is Cunard, which I am trusting one more time to take me home. This time, it is on the most imposing of the three Queens, the Queen Mary 2, that you find me. And I am glad of that: she is the only one to have been built to stand up to the assaults of the waves of the north Atlantic in December.

Même si la météo n’est pas des plus clémente, la vie à bord suit son court. Je ne peux pas parler pour les autres passagers (nous sommes plus de 2900 à bord), mais pour moi, ce passage est un trésor. J’ai tellement de temps pour faire toutes ces choses que je ne fais plus chez moi: j’écoute de la musique, je lis beaucoup, je vais faire un tour sur le pont (deux tours de bateau font un peu plus d’un kilomètre), et j’écris. Parce que les articles pour ce blog et le cinquième volume de la série tALK French ne vont pas s’écrire tous seuls!

Even if the weather is not too kind, life on board continues. I cannot vouch for the other passengers (there are over 2,900 of us on board), but for me this passage is pure gold. I have so much time to dedicate to the things I no longer do at home: I listen to music, I read a lot, I go for a walk on the outside deck (three times around the ship equates to a mile), and I’m writing. Because these blog posts and the fifth of the tALK French series are not going to write themselves!

Et bien sûr, je mange (trop!), je bois mon café du matin, je fais un tour au sauna, et le soir, je m’habille pour aller dîner. Certains voient en ce rituel une contrainte, mais moi, j’aime bien me transformer en pingouin (trois fois cette semaine) ou mettre une cravate pour aller déguster des repas qui m’étonnent toujours par leur qualité.

And of course I eat (too much!), I drink my morning coffee, I go to the sauna, and in the evening, I dress up to go to dinner. Some see this ritual as an imposition, but I like to dress up as a penguin (three times this week) or sport a tie to go savour meals that always astonish me through their quality.

Bon, c’est pas tout ça, il faut que je me remette au travail, alors je vous laisse pour le moment, pour vous retrouver sur le plancher des vaches. A bientôt!

Right, I really must dash and get to work again, so I will leave you for now, to meet up again on terra firma. See you soon!

06 Mar

Dinner at sea

How do they do it? It’s a real mystery. Feeding 2000 people, to near faultless standards, everyday, nearly 24/7 and more often than not in the middle of the ocean. I am writing here about the talented chefs on board Cunard’s Queen Elizabeth. Under the direction of executive chef Klaus Kremer, the meals produced on this ship are simply amazing. And last summer, the most amazing of all was the chef’s table dinner.

Having seen it advertised at the bottom of the menu, we had decided to join ten other guests to treat ourselves to a seven-course tasting menu with paired wines. Indulgent? I’ll give you that. Excessive? Certainly not. We met our fellow gourmands at the door to the kitchens and were guided through them by none other than Chef Klaus himself. How he and his team can prepare so much in this comparatively small space is a master class in organisation and skills.

Skills that were in evidence that evening, as we watched the chefs at work before enjoying each dish and its accompanying wine. Seven courses of pure delight and invention, where tastes and textures mingled to provide us with a sensational experience.

Of course, there was the added bonus of meeting our fellow guests, each and every one a pleasure to talk to, as we all shared a love of good food and fine wines. And a very cosmopolitan table we were too, with at least five nationalities represented! What an evening we all had, and one I hope to repeat this summer on the Queen Victoria.

 

UN DÎNER EN MER

Comment font-ils? C’est un véritable mystère. Nourrir 2000 personnes, et presque sans fautes, tous les jours, presque 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et la plupart du temps au beau milieu de l’océan. Je vous parle ici des talentueux chefs à bord du Queen Elizabeth, de la ligne Cunard. Sous la direction de chef Klaus Kremer, les repas produits sur ce navire sont simplement merveilleux. Et l’été dernier, le plus merveilleux de tous a été la table du chef.

L’ayant vu mentionnée au bas du menu, nous avions décidé de joindre dix autres invités pour savourer un menu dégustation de sept plats, chacun accompagné de son vin. Indulgent? Je ne vous le fais pas dire. Un peu trop? Certainement pas. Nous avons retrouvé nos compagnons gourmands devant les cuisines, que nous avons visitées avec Chef Klaus lui-même. La façon dont équipe et lui préparent tout dans un espace comparativement confiné relève tout simplement du summum en matière d’organisation et de talent. Talent bien en évidence ce soir-là, alors que nous regardions les chefs au travail avant de nous délecter de chaque plat et de son vin. Sept plats inventifs et délicieux, où les saveurs et les textures se mélangeaient pour nous fournir des sensations uniques.

Bien sûr, le bonus était de faire la rencontre de nos compagnons dînatoires, si je puis dire, tous plus intéressants les uns que les autres, vu que nous partagions tous le même amour pour la bonne chère et les vins fins. Et quelle tablée cosmopolitaine, avec au moins cinq nationalités représentées! Ce fut une super soirée, que l’on espère répéter cet été à bord du Queen Victoria.

15 Sep

The joys of a picnic

I want to tell you about a vice of mine. I grant you, it’s not one of the worst sins in life, and it is one you possibly share with me: I do love a good pique-nique. But only if the conditions are right. First of all, I am not one for the over-organised affairs with lots of friends and tables and chairs in someone’s back garden or in the local park, with a hamper full of delicacies lovingly prepared the day before.

No, I am talking of much less sophisticated occasions. My favourite one would probably have some of you recoil in horror. But do try to picture the scene, if you may. You have taken an early ferry from Dover to Calais, where you had a satisfactory breakfast, and are on your way to the south of France. Mid-morning, you stop in a little town, where you know the local shops can provide you with good bread, cheese, charcuterie and some fruit. The break you take feels good, but it is the anticipation of what’s to come that keeps you going.

Finally, it is time; you find a shady spot at a rest area (I know, I know, the glamour of it) and you savour your first taste of France in a long time: crunchy baguette sandwiches, ripe tomatoes à la croque au sel, some nutty Emmental, a juicy peach to finish with.

It may not be much, I agree, but to me it means one thing: the holidays have started…

 

LES PLAISIRS D’UN PIQUE-NIQUE

Je veux vous parler d’un de mes vices. D’accord, ça n’est pas un des pires péchés au monde, et peut-être même quelque chose dont vous êtes aussi coupables: j’adore une bon pique-nique. Mais seulement si toutes les conditions sont réunies. Tout d’abord, je n’aime pas ces réunions trop organisées avec tous vos amis, des tables et des chaises, dans le jardin ou le parc local, avec un panier plein à craquer de victuailles préparées la veille avec amour.

Non, je vous parle d’occasions bien moins sophistiquées. Ma préférée vous ferait sûrement reculer avec horreur. Mais essayez quand même d’imaginer la scène, s’il vous plaît. Vous avez pris le ferry entre Douvres et Calais, où vous avez eu un petit-déjeuner convenable, et vous êtes en route pour le sud de la France. Pendant la matinée, vous vous arrêtez dans une petite ville ou vous savez que tous les petits commerces peuvent vous fournir du bon pain, du fromage, de la charcuterie et quelques fruits. Prendre une pause vous fait du bien, mais c’est l’anticipation de ce qui suit qui vous pousse à continuer un peu plus loin.

Et finalement, il est l’heure; vous trouvez un coin ombragé sur une aire d’autoroute (je sais, je sais, c’est super glamour) et vous savourez votre premier morceau de France depuis longtemps: des sandwiches à la baguette bien croquante, des tomates bien mûres à la croque au sel, de l’emmental bien affiné, une pêche juteuse en dessert.

Ça n’est pas grand’chose, je vous l’accorde, mais pour moi, ça veux dire une seule chose: les vacances ont bel et bien commencé…

14 Jul

The cherry picker

I am referring to my dear mama, here. Living at the foot of Mont Ventoux as she is, and being retired, as she is too, she is often called to help some friends of hers to pick fruit in the summer. She gets to help with apricots, peaches, nectarines, and most importantly for me, who loves them, cherries.

These friends of my mum’s, who own quite a few cherry trees, are very generous with the fruit of her labour (see what I did there?), and she is always bringing full baskets of them home at the end of the day. So when I was last there, we had a glut of cherry concoctions. We made a few fluffy clafoutis (purists, cover your ears, the fruit were stoned), some gorgeous jam, preserved cherries in kirsch, ready for be served with some ice-cream and cigarettes russes, and finally, we used the fresh fruit in an ‘all-in-I-am-trying-this-for-the-first-time’ type of cake, which actually turned out to be utterly scrumptious.

Now, I love cherries and I could eat them until I look like them, as the saying goes in my family, but even I have to admit that that summer crop was HUGE! However, why would you turn them down when their only cost was some hard work on your mother’s part? Now all I need to do is time my next summer visit for the peach-picking season.

 

LA CUEILLEUSE DE CERISES

Je vous parle ici de ma petite maman. Vivant au pied du Mont Ventoux, et étant à la retraite, ses amis l’appellent souvent pendant l’été pour aider à cueillir les fruits. Elle a la chance de ramasser les abricots, les pêches, les nectarines et, c’est là que je suis le plus jaloux, vu que je les adore, les cerises.

Ses amis de ma mère, qui possèdent pas mal de cerisiers, sont très généreux avec les fruits de son labeur (jeu de mots, comme dirait Maître Capello), et elle rapporte toujours de pleins panniers à la maison à la fin de la journée. C’est pourquoi, lors de ma dernière visite, nous avons eu une pléthore de préparations à la cerise. Nous avons fait des clafoutis dodus comme un oreiller (désolé les puristes, sans noyaux), de la confiture bonne à tomber par terre, des cerises au kirsch, prêtes à servir avec de la glace à la vanille et des cigarettes russes, et pour finir, un gâteau ‘tout-en-un-c’est-la-première-fois-que-j’essaye-ça’ avec les fruits frais, qui se révèle être plutôt délicieux.

Bon, j’adore les cerises et je pourrais en manger jusqu’à ce que je leur ressemble, comme on dit dans ma famille, mais même moi je dois bien avouer que la récolte cet été était ÉNORME! Cela dit, pourquoi les refuser quand leur seul coût est un peu de travail par quelqu’un d’autre, ma mère en l’occurrence? Maintenant, il ne me reste qu’à faire en sorte que ma prochaine visite coincide avec la saison des pêches.

12 May

A fantasy dinner

The premise is that you can invite any ten guests, historical or contemporary, to a dinner party. I always imagine the settings for my party as a warm July evening in Provence, on the terrace of the Hostellerie de Crillon-le-Brave. The dinner is a seven-course degustation menu, from local and seasonal ingredients, accompanied by some fine local wines. The (somewhat selfish) aim of this party is to get to spend time with some of the people you’ve always wanted to meet. In no particular order, here are my guests.

Dr Lucy Worsley. Familiarly known as Dr Lucy, her TV programmes are favourites of mine for their intelligence and humour, both traits to be found in their author, I’m sure.

Claude Monet. I have been a fan of his art for years and his personal life is as interesting as his oeuvre. I would love to see him at work throughout the day.

Kate Mulgrew. A rather unconventional choice, but I would love to talk to Captain Janeway of the starship Voyager.

Nigel Slater. Simple, warm, comfortable. I love the man’s food and would love to meet the man behind it.

Barbra Streisand. The voice. The diva. ‘Nuff said.

Peter F. Hamilton. Science-fiction author extraordinaire. His Night’s Dawn Trilogy is simply unputdownable. I would love to ask him how you put a story like that together.

Bette Midler. Another voice, another diva. Who wouldn’t want to experience the Divine?

Emile Zola. Passion incarnate in so many fields, it is the novelist and politician I am dying to meet.

Véronique Sanson. French singer-songwriter active since the early 70s. Simply my favourite.

Sir Ian McKellen. The man, the actor, the gay rights activist. And come on, tell me you would not want to meet Gandalf?

UN DÎNER DE RÊVE

Le principe est simple: vous pouvez inviter dix personnes, historiques ou contemporaines, à dîner. Pour cette soirée, comme je l’imagine, est une chaude nuit de juillet en Provence, sur la terrasse de l’Hostellerie de Crillon-le-Brave. Le dîner suit le menu dégustation, sept plats accompagnés de bons vins locaux. Le but (quelque peu égoïste) de cette soirée est de passer quelques heures avec des personnes que vous avez toujours voulu rencontrer. Voici la liste de mes invités, sans aucun ordre précis.

Dr Lucy Worsley. Connue sous le nom peut-être familier de Docteur Lucy, ses programmes à la télé sont mes préférés, pour leur intelligence et leur humour, qualités que je suis sûr de trouver chez leur auteur.

Claude Monet. Je suis fan de son art depuis des années et sa vie privée est aussi intéressante que son oeuvre. J’aimerais le voir au travail à travers la journée.

Kate Mulgrew. Choix peu conformiste, mais j’aimerais discuter avec Capitaine Janeway, du vaisseau Voyager.

Nigel Slater. Simples, chaudes, confortables. J’adore ses recettes et aimerais rencontrer l’homme qui les invente.

Barbra Streisand. La voix. La diva. C’est tout.

Peter F. Hamilton. Auteur de science-fiction extraordinaire. J’ai lu sa Night’s Dawn Trilogy plusieurs fois. J’aimerais bien lui demander comment on fait pour imaginer une histoire pareille.

Bette Midler. Une autre voix, une autre diva. Mais qui ne voudrait pas rencontrer la Divine Miss M?

Emile Zola. La passion incarnée, dans tant de domaines, mais c’est le romancier et l’homme politique que je veux rencontrer.

Véronique Sanson. Active depuis le début des années 70, cette auteure-compositrice est tout simplement ma préférée.

Sir Ian McKellen. L’homme, l’acteur, l’activiste pour la cause des homosexuels. Allez, qui ne voudrait pas rencontrer Gandalf?

24 Apr

These are made for walking

When visiting a new city (or town, or village, or hamlet, for that matter), I like to do so, as far as possible, on foot. Of course, major cities are well equipped in terms of public transport and a recent trip to Berlin would not have been the same without the extensive and superb network of trains, underground trains and other tramways and buses. However, how best to appreciate the extent of the Wall without walking its old route, taking in the sights?

And this is where a great pair of shoes becomes important, or crucial, even. And this is also here that my new best friends at Anatomic Shoes come in. Never wanting to sacrifice style over substance (there are standards to be respected at all times), I was grateful to be wearing a stylish, yet supremely comfortable pair of brown suede shoes from their extensive collection. I love those shoes, and all the other pairs I own! They are specifically designed to offer ultimate comfort to the wearer without even remotely offending the beholders’ eyes.

This is why wherever I go, I pack a pair or two of Anatomic shoes. A long weekend in the south of France in May? The driving shoe-style loafers will be perfect. Two weeks on a cruise ship in August? I will have shoes for all occasions, from the relaxed to the ultra formal. But, please don’t take my word for it and try these shoes for yourselves.

http://www.anatomicshoes.com

 

FAITES POUR MARCHER

Quand je visite une nouvelle capitale (ou une ville, un village ou même un lieu-dit, en fait), j’aime le faire, autant que possible, à pied. Bien sûr, les grandes villes sont bien équipées en matière de transports en commun et un récent voyage à Berlin n’aurait pas été le même sans le superbe et consequent réseau de trains, métro et autres tramways et bus. Cela dit, comment mieux apprécier l’étendue de Mur sans en parcourir la route à pied, en admirant toutes les attractions.

Et c’est là que porter une bonne paire de chaussures devient important, ou même crucial. Et c’est également là que mes nouveaux amis à Anatomic Shoes le deviennent aussi. Je ne veux jamais sacrifier le style pour la qualité (il y a tout de même des valeurs à respecter en tout temps), et j’étais bien content de porter une élégante paire de chaussures en daim marron, qui font partie de leur superbe collection. Je les adore, ces chaussures, et toutes les autres paires que je possède! Elle sont faites spécifiquement pour offrir un confort suprême à celui qui les porte sans même songer à offenser celui qui les regarde.

C’est pourquoi, où que j’aille, j’emporte toujours une paire de chaussures Anatomic. Un long weekend dans le sud de la France en mai? Les mocassins seront parfaits. Deux semaines de croisière en août? J’aurai des chaussures pour toutes les occasions, de la détente aux ultra formelles. Mais ne me croyez pas sur parole et essayez-les vous-mêmes.

http://www.anatomicshoes.com

14 Apr

No gawping please, I’m a celebrity

A few years back, I was in Megève, an absurdly pretty town in the French Alps, once the winter preserve of the St Tropez set (Saint-Trop’ l’été, Megève l’hiver, they say). It can’t still be the case if riff-raff like yours truly managed to find a way in (and I have never even been to St Tropez, in any season!)

That first night, it being my birthday (a distinct advantage of being a summer baby is that you’re often on holiday when your birthday comes round), I was treated to a meal at Le Flocon de Sel, a two Michelin star-restaurant (it now has three) where Emmanuel Renaut, meilleur ouvrier de France and chef extraordinaire, made that evening hard to forget by coming out of the kitchen to take our order (I had sweetbreads) in person and even a second time to shake our hands upon our leaving, replete and happy beyond words.

But it is another chance encounter that reminded me that Nigel Slater once wrote that the “the English are probably the world’s least subtle celebrity-spotters.” The following night, and in another of Megève’s finest establishments (I know, I know, but we were on holiday, after all…), I had to almost physically restrain my dining companion after we spotted the fabulous Maureen Lipman dining en famille at the next table. And the prize for not rubbernecking and not pestering? A gorgeous smile from the lady herself as she passed our table later that evening.

 

NE ME REGARDEZ PAS, JE SUIS CÉLÈBRE

Il y a quelques années, j’étais à Megève, une ville absurdement jolie dans les Alpes, à une époque la réserve de chasse des stars de Saint-Tropez (Saint-Trop’ l’été, Megève l’hiver, selon le dicton). Ça ne peut plus être le cas, puisque le moindre des mortels que je suis y est allé (et je n’ai même jamais visité Saint-Tropez, en n’importe quelle saison!)

Le premier soir, vu que c’était mon anniversaire (un avantage certain d’être un bébé d’été est que vous êtes souvent en vacances quand c’est votre anniversaire), on m’avait gâté avec un repas au Flocon de Sel, un restaurant avec deux étoiles Michelin (qui en a aujourd’hui trois), où Emmanuel Renault, meilleur ouvrier de France et chef extraordinaire a fait de cette soirée un évènement mémorable en sortant de sa cuisine pour prendre notre commande en personne (j’ai choisi des ris de veau), et encore une fois pour nous donner une poignée de main à notre depart, complets et heureux.

Mais c’est une autre rencontre fortuite qui m’a fait revenir en mémoire ce que Nigel Slater a un jour écrit: “les anglais sont certainement les chasseurs de célébrités les moins subtiles.” Le deuxième soir, et dans un autre établissement culinaire de Megève (je sais, je sais, mais on était en vacances après tout…), j’ai presque dû m’asseoir sur mon compagnon de table après qu’il a remarqué la fabuleuse Maureen Lipman, qui dînait en famille à la table d’à côté. Et notre récompense pour ne pas l’avoir ennuyée ou fixée? Un charmant sourire de cette grande dame à son passage près de notre table en fin de soirée.