06 Mar

Dinner at sea

How do they do it? It’s a real mystery. Feeding 2000 people, to near faultless standards, everyday, nearly 24/7 and more often than not in the middle of the ocean. I am writing here about the talented chefs on board Cunard’s Queen Elizabeth. Under the direction of executive chef Klaus Kremer, the meals produced on this ship are simply amazing. And last summer, the most amazing of all was the chef’s table dinner.

Having seen it advertised at the bottom of the menu, we had decided to join ten other guests to treat ourselves to a seven-course tasting menu with paired wines. Indulgent? I’ll give you that. Excessive? Certainly not. We met our fellow gourmands at the door to the kitchens and were guided through them by none other than Chef Klaus himself. How he and his team can prepare so much in this comparatively small space is a master class in organisation and skills.

Skills that were in evidence that evening, as we watched the chefs at work before enjoying each dish and its accompanying wine. Seven courses of pure delight and invention, where tastes and textures mingled to provide us with a sensational experience.

Of course, there was the added bonus of meeting our fellow guests, each and every one a pleasure to talk to, as we all shared a love of good food and fine wines. And a very cosmopolitan table we were too, with at least five nationalities represented! What an evening we all had, and one I hope to repeat this summer on the Queen Victoria.

 

UN DÎNER EN MER

Comment font-ils? C’est un véritable mystère. Nourrir 2000 personnes, et presque sans fautes, tous les jours, presque 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et la plupart du temps au beau milieu de l’océan. Je vous parle ici des talentueux chefs à bord du Queen Elizabeth, de la ligne Cunard. Sous la direction de chef Klaus Kremer, les repas produits sur ce navire sont simplement merveilleux. Et l’été dernier, le plus merveilleux de tous a été la table du chef.

L’ayant vu mentionnée au bas du menu, nous avions décidé de joindre dix autres invités pour savourer un menu dégustation de sept plats, chacun accompagné de son vin. Indulgent? Je ne vous le fais pas dire. Un peu trop? Certainement pas. Nous avons retrouvé nos compagnons gourmands devant les cuisines, que nous avons visitées avec Chef Klaus lui-même. La façon dont équipe et lui préparent tout dans un espace comparativement confiné relève tout simplement du summum en matière d’organisation et de talent. Talent bien en évidence ce soir-là, alors que nous regardions les chefs au travail avant de nous délecter de chaque plat et de son vin. Sept plats inventifs et délicieux, où les saveurs et les textures se mélangeaient pour nous fournir des sensations uniques.

Bien sûr, le bonus était de faire la rencontre de nos compagnons dînatoires, si je puis dire, tous plus intéressants les uns que les autres, vu que nous partagions tous le même amour pour la bonne chère et les vins fins. Et quelle tablée cosmopolitaine, avec au moins cinq nationalités représentées! Ce fut une super soirée, que l’on espère répéter cet été à bord du Queen Victoria.

15 Sep

The joys of a picnic

I want to tell you about a vice of mine. I grant you, it’s not one of the worst sins in life, and it is one you possibly share with me: I do love a good pique-nique. But only if the conditions are right. First of all, I am not one for the over-organised affairs with lots of friends and tables and chairs in someone’s back garden or in the local park, with a hamper full of delicacies lovingly prepared the day before.

No, I am talking of much less sophisticated occasions. My favourite one would probably have some of you recoil in horror. But do try to picture the scene, if you may. You have taken an early ferry from Dover to Calais, where you had a satisfactory breakfast, and are on your way to the south of France. Mid-morning, you stop in a little town, where you know the local shops can provide you with good bread, cheese, charcuterie and some fruit. The break you take feels good, but it is the anticipation of what’s to come that keeps you going.

Finally, it is time; you find a shady spot at a rest area (I know, I know, the glamour of it) and you savour your first taste of France in a long time: crunchy baguette sandwiches, ripe tomatoes à la croque au sel, some nutty Emmental, a juicy peach to finish with.

It may not be much, I agree, but to me it means one thing: the holidays have started…

 

LES PLAISIRS D’UN PIQUE-NIQUE

Je veux vous parler d’un de mes vices. D’accord, ça n’est pas un des pires péchés au monde, et peut-être même quelque chose dont vous êtes aussi coupables: j’adore une bon pique-nique. Mais seulement si toutes les conditions sont réunies. Tout d’abord, je n’aime pas ces réunions trop organisées avec tous vos amis, des tables et des chaises, dans le jardin ou le parc local, avec un panier plein à craquer de victuailles préparées la veille avec amour.

Non, je vous parle d’occasions bien moins sophistiquées. Ma préférée vous ferait sûrement reculer avec horreur. Mais essayez quand même d’imaginer la scène, s’il vous plaît. Vous avez pris le ferry entre Douvres et Calais, où vous avez eu un petit-déjeuner convenable, et vous êtes en route pour le sud de la France. Pendant la matinée, vous vous arrêtez dans une petite ville ou vous savez que tous les petits commerces peuvent vous fournir du bon pain, du fromage, de la charcuterie et quelques fruits. Prendre une pause vous fait du bien, mais c’est l’anticipation de ce qui suit qui vous pousse à continuer un peu plus loin.

Et finalement, il est l’heure; vous trouvez un coin ombragé sur une aire d’autoroute (je sais, je sais, c’est super glamour) et vous savourez votre premier morceau de France depuis longtemps: des sandwiches à la baguette bien croquante, des tomates bien mûres à la croque au sel, de l’emmental bien affiné, une pêche juteuse en dessert.

Ça n’est pas grand’chose, je vous l’accorde, mais pour moi, ça veux dire une seule chose: les vacances ont bel et bien commencé…

14 Jul

The cherry picker

I am referring to my dear mama, here. Living at the foot of Mont Ventoux as she is, and being retired, as she is too, she is often called to help some friends of hers to pick fruit in the summer. She gets to help with apricots, peaches, nectarines, and most importantly for me, who loves them, cherries.

These friends of my mum’s, who own quite a few cherry trees, are very generous with the fruit of her labour (see what I did there?), and she is always bringing full baskets of them home at the end of the day. So when I was last there, we had a glut of cherry concoctions. We made a few fluffy clafoutis (purists, cover your ears, the fruit were stoned), some gorgeous jam, preserved cherries in kirsch, ready for be served with some ice-cream and cigarettes russes, and finally, we used the fresh fruit in an ‘all-in-I-am-trying-this-for-the-first-time’ type of cake, which actually turned out to be utterly scrumptious.

Now, I love cherries and I could eat them until I look like them, as the saying goes in my family, but even I have to admit that that summer crop was HUGE! However, why would you turn them down when their only cost was some hard work on your mother’s part? Now all I need to do is time my next summer visit for the peach-picking season.

 

LA CUEILLEUSE DE CERISES

Je vous parle ici de ma petite maman. Vivant au pied du Mont Ventoux, et étant à la retraite, ses amis l’appellent souvent pendant l’été pour aider à cueillir les fruits. Elle a la chance de ramasser les abricots, les pêches, les nectarines et, c’est là que je suis le plus jaloux, vu que je les adore, les cerises.

Ses amis de ma mère, qui possèdent pas mal de cerisiers, sont très généreux avec les fruits de son labeur (jeu de mots, comme dirait Maître Capello), et elle rapporte toujours de pleins panniers à la maison à la fin de la journée. C’est pourquoi, lors de ma dernière visite, nous avons eu une pléthore de préparations à la cerise. Nous avons fait des clafoutis dodus comme un oreiller (désolé les puristes, sans noyaux), de la confiture bonne à tomber par terre, des cerises au kirsch, prêtes à servir avec de la glace à la vanille et des cigarettes russes, et pour finir, un gâteau ‘tout-en-un-c’est-la-première-fois-que-j’essaye-ça’ avec les fruits frais, qui se révèle être plutôt délicieux.

Bon, j’adore les cerises et je pourrais en manger jusqu’à ce que je leur ressemble, comme on dit dans ma famille, mais même moi je dois bien avouer que la récolte cet été était ÉNORME! Cela dit, pourquoi les refuser quand leur seul coût est un peu de travail par quelqu’un d’autre, ma mère en l’occurrence? Maintenant, il ne me reste qu’à faire en sorte que ma prochaine visite coincide avec la saison des pêches.

12 May

A fantasy dinner

The premise is that you can invite any ten guests, historical or contemporary, to a dinner party. I always imagine the settings for my party as a warm July evening in Provence, on the terrace of the Hostellerie de Crillon-le-Brave. The dinner is a seven-course degustation menu, from local and seasonal ingredients, accompanied by some fine local wines. The (somewhat selfish) aim of this party is to get to spend time with some of the people you’ve always wanted to meet. In no particular order, here are my guests.

Dr Lucy Worsley. Familiarly known as Dr Lucy, her TV programmes are favourites of mine for their intelligence and humour, both traits to be found in their author, I’m sure.

Claude Monet. I have been a fan of his art for years and his personal life is as interesting as his oeuvre. I would love to see him at work throughout the day.

Kate Mulgrew. A rather unconventional choice, but I would love to talk to Captain Janeway of the starship Voyager.

Nigel Slater. Simple, warm, comfortable. I love the man’s food and would love to meet the man behind it.

Barbra Streisand. The voice. The diva. ‘Nuff said.

Peter F. Hamilton. Science-fiction author extraordinaire. His Night’s Dawn Trilogy is simply unputdownable. I would love to ask him how you put a story like that together.

Bette Midler. Another voice, another diva. Who wouldn’t want to experience the Divine?

Emile Zola. Passion incarnate in so many fields, it is the novelist and politician I am dying to meet.

Véronique Sanson. French singer-songwriter active since the early 70s. Simply my favourite.

Sir Ian McKellen. The man, the actor, the gay rights activist. And come on, tell me you would not want to meet Gandalf?

UN DÎNER DE RÊVE

Le principe est simple: vous pouvez inviter dix personnes, historiques ou contemporaines, à dîner. Pour cette soirée, comme je l’imagine, est une chaude nuit de juillet en Provence, sur la terrasse de l’Hostellerie de Crillon-le-Brave. Le dîner suit le menu dégustation, sept plats accompagnés de bons vins locaux. Le but (quelque peu égoïste) de cette soirée est de passer quelques heures avec des personnes que vous avez toujours voulu rencontrer. Voici la liste de mes invités, sans aucun ordre précis.

Dr Lucy Worsley. Connue sous le nom peut-être familier de Docteur Lucy, ses programmes à la télé sont mes préférés, pour leur intelligence et leur humour, qualités que je suis sûr de trouver chez leur auteur.

Claude Monet. Je suis fan de son art depuis des années et sa vie privée est aussi intéressante que son oeuvre. J’aimerais le voir au travail à travers la journée.

Kate Mulgrew. Choix peu conformiste, mais j’aimerais discuter avec Capitaine Janeway, du vaisseau Voyager.

Nigel Slater. Simples, chaudes, confortables. J’adore ses recettes et aimerais rencontrer l’homme qui les invente.

Barbra Streisand. La voix. La diva. C’est tout.

Peter F. Hamilton. Auteur de science-fiction extraordinaire. J’ai lu sa Night’s Dawn Trilogy plusieurs fois. J’aimerais bien lui demander comment on fait pour imaginer une histoire pareille.

Bette Midler. Une autre voix, une autre diva. Mais qui ne voudrait pas rencontrer la Divine Miss M?

Emile Zola. La passion incarnée, dans tant de domaines, mais c’est le romancier et l’homme politique que je veux rencontrer.

Véronique Sanson. Active depuis le début des années 70, cette auteure-compositrice est tout simplement ma préférée.

Sir Ian McKellen. L’homme, l’acteur, l’activiste pour la cause des homosexuels. Allez, qui ne voudrait pas rencontrer Gandalf?

24 Apr

These are made for walking

When visiting a new city (or town, or village, or hamlet, for that matter), I like to do so, as far as possible, on foot. Of course, major cities are well equipped in terms of public transport and a recent trip to Berlin would not have been the same without the extensive and superb network of trains, underground trains and other tramways and buses. However, how best to appreciate the extent of the Wall without walking its old route, taking in the sights?

And this is where a great pair of shoes becomes important, or crucial, even. And this is also here that my new best friends at Anatomic Shoes come in. Never wanting to sacrifice style over substance (there are standards to be respected at all times), I was grateful to be wearing a stylish, yet supremely comfortable pair of brown suede shoes from their extensive collection. I love those shoes, and all the other pairs I own! They are specifically designed to offer ultimate comfort to the wearer without even remotely offending the beholders’ eyes.

This is why wherever I go, I pack a pair or two of Anatomic shoes. A long weekend in the south of France in May? The driving shoe-style loafers will be perfect. Two weeks on a cruise ship in August? I will have shoes for all occasions, from the relaxed to the ultra formal. But, please don’t take my word for it and try these shoes for yourselves.

http://www.anatomicshoes.com

 

FAITES POUR MARCHER

Quand je visite une nouvelle capitale (ou une ville, un village ou même un lieu-dit, en fait), j’aime le faire, autant que possible, à pied. Bien sûr, les grandes villes sont bien équipées en matière de transports en commun et un récent voyage à Berlin n’aurait pas été le même sans le superbe et consequent réseau de trains, métro et autres tramways et bus. Cela dit, comment mieux apprécier l’étendue de Mur sans en parcourir la route à pied, en admirant toutes les attractions.

Et c’est là que porter une bonne paire de chaussures devient important, ou même crucial. Et c’est également là que mes nouveaux amis à Anatomic Shoes le deviennent aussi. Je ne veux jamais sacrifier le style pour la qualité (il y a tout de même des valeurs à respecter en tout temps), et j’étais bien content de porter une élégante paire de chaussures en daim marron, qui font partie de leur superbe collection. Je les adore, ces chaussures, et toutes les autres paires que je possède! Elle sont faites spécifiquement pour offrir un confort suprême à celui qui les porte sans même songer à offenser celui qui les regarde.

C’est pourquoi, où que j’aille, j’emporte toujours une paire de chaussures Anatomic. Un long weekend dans le sud de la France en mai? Les mocassins seront parfaits. Deux semaines de croisière en août? J’aurai des chaussures pour toutes les occasions, de la détente aux ultra formelles. Mais ne me croyez pas sur parole et essayez-les vous-mêmes.

http://www.anatomicshoes.com

14 Apr

No gawping please, I’m a celebrity

A few years back, I was in Megève, an absurdly pretty town in the French Alps, once the winter preserve of the St Tropez set (Saint-Trop’ l’été, Megève l’hiver, they say). It can’t still be the case if riff-raff like yours truly managed to find a way in (and I have never even been to St Tropez, in any season!)

That first night, it being my birthday (a distinct advantage of being a summer baby is that you’re often on holiday when your birthday comes round), I was treated to a meal at Le Flocon de Sel, a two Michelin star-restaurant (it now has three) where Emmanuel Renaut, meilleur ouvrier de France and chef extraordinaire, made that evening hard to forget by coming out of the kitchen to take our order (I had sweetbreads) in person and even a second time to shake our hands upon our leaving, replete and happy beyond words.

But it is another chance encounter that reminded me that Nigel Slater once wrote that the “the English are probably the world’s least subtle celebrity-spotters.” The following night, and in another of Megève’s finest establishments (I know, I know, but we were on holiday, after all…), I had to almost physically restrain my dining companion after we spotted the fabulous Maureen Lipman dining en famille at the next table. And the prize for not rubbernecking and not pestering? A gorgeous smile from the lady herself as she passed our table later that evening.

 

NE ME REGARDEZ PAS, JE SUIS CÉLÈBRE

Il y a quelques années, j’étais à Megève, une ville absurdement jolie dans les Alpes, à une époque la réserve de chasse des stars de Saint-Tropez (Saint-Trop’ l’été, Megève l’hiver, selon le dicton). Ça ne peut plus être le cas, puisque le moindre des mortels que je suis y est allé (et je n’ai même jamais visité Saint-Tropez, en n’importe quelle saison!)

Le premier soir, vu que c’était mon anniversaire (un avantage certain d’être un bébé d’été est que vous êtes souvent en vacances quand c’est votre anniversaire), on m’avait gâté avec un repas au Flocon de Sel, un restaurant avec deux étoiles Michelin (qui en a aujourd’hui trois), où Emmanuel Renault, meilleur ouvrier de France et chef extraordinaire a fait de cette soirée un évènement mémorable en sortant de sa cuisine pour prendre notre commande en personne (j’ai choisi des ris de veau), et encore une fois pour nous donner une poignée de main à notre depart, complets et heureux.

Mais c’est une autre rencontre fortuite qui m’a fait revenir en mémoire ce que Nigel Slater a un jour écrit: “les anglais sont certainement les chasseurs de célébrités les moins subtiles.” Le deuxième soir, et dans un autre établissement culinaire de Megève (je sais, je sais, mais on était en vacances après tout…), j’ai presque dû m’asseoir sur mon compagnon de table après qu’il a remarqué la fabuleuse Maureen Lipman, qui dînait en famille à la table d’à côté. Et notre récompense pour ne pas l’avoir ennuyée ou fixée? Un charmant sourire de cette grande dame à son passage près de notre table en fin de soirée.

10 Mar

The eggs or the chicken?

Which one came first? The age-old question has finally been answered. And by none other than yours truly. That’s right, your heard it here first.

Wanting to bake a cake while on holiday at my dear mama’s, and it being market day, I ventured into the village in search of the only missing ingredient: eggs. And I found them first (so there, I told you, question answered) at the smallest stall in that day’s market, (wo)manned by a sweet lady selling her hens’ production. So a dozen I bought, carefully packed in cardboard boxes with a pretty chicken picture on them.

As you may know, I cannot resist a French market, so I had to have a gander. It is then I stumbled across the chicken (see, I told you, conclusive proof of the order of things.) The prettiest hen I ever saw, in the shape of a rotund ornament now taking pride of place in my kitchen. Because, you see, that Monday was my birthday, and my mummy got it for me as a present.

All this seems to prove the importance of French markets: from eggs to existential questions, they provide answers to all your everyday problems.

 

L’OEUF OU LA POULE?

Qui est venu en premier? Cette question millénaire a enfin trouvé réponse. Et par qui, moi-même tout seul personnellement. Et oui, je sais, c’est un scoop de première.

Etant en vacances chez ma chère maman, j’ai eu l’envie de faire un gâteau, et vu que c’était lundi, jour de marché, je me suis rendu au village à la recherche du seul ingrédient qui me manquait: des oeufs. Et je les ai trouvés (et toc, je vous l’avais bien dit), sur la plus petite table que l’on puisse trouver, tenue par une charmante dame qui vendait la production de ses poules. J’en ai pris une douzaine (d’oeufs, pas de poules!), soigneusement rangés dans deux boîtes en carton décorées par un joli dessin d’un gros poulet.

Comme vous le savez peut-être, je ne peux pas résister à un marché français, alors j’ai continué à gambader. Et c’est à ce moment-là que je suis tombé sur la poule (et toc derechef, preuve irréfutable de l’ordre des choses.) La plus jolie poule du monde, sous la forme d’une sculpture toute ronde qui décore aujourd’hui fièrement ma cuisine. Parce que ce que je ne vous avais pas dit, c’est que c’était mon anniversaire ce jour-là et que ma maman m’en a fait cadeau.

Tout ça semble prouver l’importance des marchés français: des oeufs aux questions existentielles, on y trouve toutes les réponses à vos problèmes quotidiens.

 

03 Mar

Light lunch on the terrace

I’ve just bought a new hat. A proper Panama, I’m assured. The fact that I had to practise my non-existant Spanish in Bédoin market tells me that it might actually be true! It looks great, and I look even better than that with it on. But before you accuse me of vanity, let me reassure you that necessity was indeed the mother of that purchase, or whatever the phrase is. Hot, hot, hot, the sun is, and beating down relentlessly (not that I am complaining), so I thought I’d get some stylish protection.

And what better way to put the new hat to the test than wearing it for a light lunch on the terrace. The location shall remain top secret, because it is MY hotel and I’m not sharing, even with you lot. Let’s just say that it is a corner of heaven on earth for me: I look over Mont Ventoux, the cicadas are singing and the swifts are swooping. On a hot sunny day like today, it doesn’t get better than this.

Coralie takes my order (she approves of the hat, by the way). I am being good, with a few olives and almonds to nibble on while waiting for my salad. I am, however, having a glass of Chateau Pesquié rosé with it. It comes from just down the road, is chilled to perfection and goes down a treat with my delicious salad.

No dessert, just a coffee, but more on that later… 

DÉJEUNER LÉGER EN TERRASSE

Je viens d’acheter un nouveau chapeau. Un vrai Panama, m’a-t-on assuré. Comme j’ai dû essayer mon  espagnol inexistant sur le marché de Bédoin, je me dis que ça doit être vrai! Il est superbe, et moi aussi quand je le porte. Mais avant d’être accusé de vanité, laissez moi vous assurer que c’est par nécessité que je l’ai acheté. Parce que le soleil tape fort, fort, fort, et que la chaleur n’en finit pas (mais je ne me plains pas), alors je me suis dit que je pourrais me protéger tout en ayant l’air cool (‘jeu de mots’, comme l’aurait dit Maître Capello).

Et le meilleur moyen de tester mon nouveau chapeau, c’est de le porter pour déjeuner en terrasse. L’endroit précis restera secret, parce que je suis dans MON hôtel et que je ne le partage pas, même pas avec vous, chers lecteurs. Je dirai seulement que c’est mon petit coin de paradis: j’ai une superbe vue sur le mont Ventoux, les cigales chantent et les hirondelles virevoltent. Par une telle journée de canicule, on ne peut pas faire mieux.

Coralie prend ma commande (elle aime le chapeau, incidemment). Je suis sage, avec quelques olives et amandes à grignoter en attendant ma salade. Cela dit, je me permets un verre de rosé Château Pesquié. Je peux presque voir la propriété d’ici, il est bien frais et accompagne parfaitement ma salade.

Pas de dessert, juste un café, mais c’est une autre histoire…

26 Jan

Meat? At the fish market?

Last August, I happened to be in Bergen, in Norway. As it apparently rains a lot in Bergen, I was lucky to enjoy one of the 30 days or so of sunshine to be had there every year. After a guided walk of the city, I ended up at its quite spectacular fish market. Apart from the chunky Norwegian knitwear and the “anything-and-everything-reindeer stalls” (including pâté, surprisingly good), the bulk of the market is devoted to the products of the sea.

The first thing that caught my eye was a big tank where gigantic crustaceans were swimming. I enquired and was told that they were king crabs. You can buy the whole beast, but every stall sells the legs separately, most over a metre long and 3 fingers wide, truly spectacular. They are also widely available, as apparently a veritable army of them is on the march down the coast from Russia and the Arctic Circle.

Alongside the king crabs, salmon is sold under all sorts of guises: fresh, smoked, cured, with and without flavourings, it’s all there. There is also an incredible wide choice of fish and shellfish available, of course. What pleased me even more, as it was lunchtime, was that you could take a seat behind almost any stall and order lunch. A superb prawn and king crab sandwich caught my eye and was devoured, but I could have had a seafood platter or freshly cooked mussels instead.

After lunch, I noticed dark, almost black, slabs of fish I had not seen before. I had to ask, as I truly didn’t recognise them, and was told something I was not ready for. They were slices of whale meat. Sold in chunks the size of a tuna steaks, but double the thickness of one, it is, I am told, a delicacy, despite its hefty price.

Whatever your views on the presence of whale meat at the market, there it was, as undeniably Norwegian as the rest of it. And yet, I loved every minute I spent there.

DE LA VIANDE AU MARCHÉ AUX POISSONS

On est en août dernier, et je suis à Bergen, en Norvège. Comme il y pleut apparemment très souvent, j’ai la chance de profiter d’une des 30 journées ensoleillées annuelles. Après une visite guidée à pied de la ville, je me retrouve au spectaculaire marché aux poissons. A part les épais tricots norvégiens et les éventaires “le-renne-à-tous-les-goûts” (y compris du pâté, bizarrement délicieux), le plus gros du marché est dévoué aux produits de la mer.

La première chose qui attire mon attention est un aquarium de belle taille où nagent des crustacés gigantesques. Des crabes royaux, me dit-on. Vous pouvez acheter la bête entière, mais également les pinces en pièces détachées, la plupart longues de plus d’un mètre et épaisses comme trois doigts, tout simplement impressionnantes. Et on n’en manque pas, car apparemment une veritable armée est en marche vers le sud, depuis la Russie et le cercle polaire.

A côté des crabes royaux, le saumon est en vente sous toutes ses guises: frais, fumé, en saumure, avec ou sans parfum, vous le trouverez ici. Bien sûr, il y a aussi un choix incroyable de poissons et fruits de mer. Ce qui me fait encore plus plaisir, vu qu’il est l’heure du déjeuner, c’est que vous pouvez vous asseoir derrière chaque éventaire et commander votre déjeuner. Je choisis et dévore avec appétit un énorme sandwich au crabe royal et aux crevettes, mais j’aurais pu tout aussi bien choisir des moules ou un plateau de fruits de mer.

Ça n’est qu’après mon déjeuner que je remarque des morceaux de poisson presque noirs. La curiosité me pousse à demander ce que c’est, mais je ne suis pas vraiment prêt à entendre la réponse: de la viande de baleine. Vendue en tranches comme le thon, mais deux fois plus épaisses, il s’agit bien là, m’a-t-on assuré, d’un mets délicat très apprécié, malgré son prix élevé.

Qu’on approuve ou pas, elle est bien là, devant moi, indéniablement norvégienne, comme le reste des produits sur le marché. Et vous savez quoi, j’ai apprécié chaque minute passée au marché aux poisson, et à la viande, de Bergen.