25 Jan

LA DEUDEUCHE

Une Deudeuche verte ! Je dois vous pincer deux fois ! Vous vous souviendrez sûrement, quand vous étiez (plus) jeunes, avoir guetté certaines voitures pendant les longs trajets sur la route, afin de pouvoir au passage pincer vos frères et sœurs, ou en tout cas gagner des points. Moi je guettais toujours les Deux Chevaux, dites Deudeuches, et surtout les vertes. Elles sont pour moi une des grandes icônes de l’industrie française, au même titre que le TGV ou le Minitel (et oui, je suis assez vieux pour m’en souvenir !). Allez, tous en voiture, la Deudeuche nous emporte.

The 2 CV A green 2 CV ! I must pinch you twice ! You will surely remember, when you were young(er) having looked for certain cars during long trips on the road, so that you could pinch your siblings, or at least score some points. In any case, I was always on the lookout for 2 CVs, a.k.a. Deudeuches, and especially green ones. They are for me one of the icons of French industry, just the same as the TGV or the Minitel (and yes, I am old enough to remember it !). Onwards, and all aboard, the Deudeuche is taking us for a ride.

Tout d’abord, il me faut surligner la popularité et longévité d’un des modèles Citroën les plus connus au monde : la Deudeuche a été produite à plus de cinq millions d’exemplaires entre 1948 et 1990. On doit à Pierre Boulanger, installé patron de Citroën après le rachat de la marque par Michelin, l’idée de cette petite voiture : une étude de marché avait en effet établi le besoin d’une voiture avec quatre places assises, facile d’entretien, et peu gourmande. Si la Seconde Guerre Mondiale met presque fin au projet, une version presque définitive de la 2 CV est présentée en octobre 1948, au salon de l’automobile de Paris. 

First of all, I must put forward the popularity and longevity of one of the best known Citroën models in the world : more than five million Deudeuches were produced between 1848 and 1990. It is Pierre Boulanger, the new Citroën boss after the company was bought by Michelin, who had the idea of this little car : a market study had established the need for a four-seater, easy to maintain, and frugal. If the Second World War nearly puts paid to the project, an almost definitive version of the 2 CV is presented in October 1948, and the Paris Car Show. 

La fabrication et la distribution du premier modèle sont lentes, mais malgré le long temps d’attente et les plaisanteries (« On a droit à un ouvre-boîte si on en achète une ? »), la 2 CV connaît un énorme succès au début des années 60, même avec son toit en toile cirée. L’apogée des ventes arrive vers la fin des années 60, mais même avec les nouveaux modèles et les éditions spéciales (les «007», «Dolly»,  «Spot», «Cocorico» ou encore «Charleston»), la Deudeuche devient victime de voitures plus sûres et plus modernes.

The manufacturing and distribution of the first model are slow, but despite the long waiting list and the jokes (« Do you get a can opener with it ? »), the 2 CV encounters a huge success in the early 1960s, even with its cloth roof. The highest sales come towards the end of the decade, but even with the limited editions (the «007», «Dolly», «Spot», «Cocorico» or the  «Charleston»), the Deudeuche falls victim to safer and more modern cars.

C’est d’ailleurs une Charleston (comme celle conduite par Laurent Fabius, alors premier ministre de François Mitterrand) qui la dernière roule de la ligne de production, en juillet 1990. Mais cette TPV (toute petite voiture) est devenue grande, et les clubs d’enthousiastes, partout dans le monde, maintiennent et conduisent fièrement leurs Deudeuches. On rencontre même désormais des 2 CV équipées de moteurs électriques, et quel meilleur moyen de découvrir Paris qu’à son volant ?

Speaking of Charleston (like the one driven by Laurent Fabius, then Prime Minster under François Mitterrand), it is one of them that is the last 2CV to roll off the production line in July 1990. But this TPV (« Toute Petite Voiture », or Very Small Car) is all grown up, and car enthusiasts, all around the world, maintain and proudly drive their Deudeuches. You can even encounter 2 CVs with electric engines, and what better way to discover Paris than at the wheel of one ?

Je sais que les francophiles parmi vous seront d’accord avec moi : la Deudeuche, c’est la France, comme la Tour Eiffel ou la baguette. Je suis sûr aussi que vous avez dans vos archives de belles photos de vacances, passées à sillonner le pays de long en large, alors j’espère que vous les partagerez avec nous sur Twitter, Facebook ou Instagram, surtout si l’on y voit une Deudeuche. Je vous vois déjà tout sourire au volant de cette illustre voiture, alors n’hésitez pas. A bientôt !

I know that Francophiles amongst you will agree with me : the Deudeuche is France, just as the Eiffel Tower and the baguette. I am certain that you have, somewhere in your archives, some pretty holiday snaps, of times spent criss-crossing the country from end to end, so I hope that you will share them with us on Twitter, Facebook or Instagram, especially if they feature a Deudeuche. I can already see your smiles behind the wheel of this legendary car, so don’t hesitate. See you soon ! 

18 Jan

UN WEEK-END A CHARTRES

Fin octobre, en chemin pour voir ma maman à Blois, je suis passé pas très loin d’une ville que je connais un peu grâce à un vieil ami (pardon Jérôme !) Cette belle ville, c’est Chartres. Il faut dire aussi que si vous passez en voiture par cette région, il est très difficile de la manquer, car elle a un atout majeur : sa cathédrale, qui se dresse, fière, au-dessus des champs de la Beauce. Ce chef d’œuvre d’architecture gothique est la principale, mais pas la seule, attraction de cette charmante ville. Partons à sa découverte.

A weekend in Chartres At the end of October, en route to see my mum in Blois, I drove quite close to a town I know a little thanks to an old friend (sorry Jérôme !) This pretty town is Chartres. I must say that if you ever drive through this region, it is difficult to miss it, because it has one major trump card : its cathedral, which rises, proudly, above the fields of the Beauce. This masterpiece of gothic architecture is the main, but not the only, attraction in this charming town. Let’s go on the discovery trail.

Arrivé devant sa façade principale, on comprend vite pourquoi elle a été classée comme Patrimoine mondial par l’UNESCO en 1979. Ses deux tours, non identiques mais toutes les deux impressionnantes, encadrent une des plus grandes rosaces du monde. Entré à l’intérieur, on peut admirer les vitraux, dont la plupart datent des 12e et 13e siècle, et se distinguent encore plus grâce au célèbre bleu de Chartres, qui doit sa luminosité au cobalt utilisé dans leur construction.

Faced with the main facade, you quickly understand why it became a UNESCO World Heritage site in 1979. Its two towers, non identical but both impressive, frame one of the largest rose windows in the world. Once inside, you can admire the stained-glass windows, most of which date back to the 12th and 13th century, and are even more remarkable thanks to the famous « Chartres blue », which owes its luminosity to the cobalt used in their making.

Si l’on fait attention, on peut observer que la nef n’est pas à l’horizontale, mais monte très légèrement vers le chœur. En route, on lève tout naturellement les yeux vers le toit, mais la charpente métallique de 1837 n’est pas visible, qui a remplacé « la forêt », la charpente en bois originale détruite par l’incendie de juin 1836. En approchant la cathédrale de l’extérieur, on remarque aussi son toit de cuivre, couleur vert-de-gris. Encore une fois, les vitraux impressionnent, et racontent des histoires, ou illustrent les corps de métiers qui ont participé à la construction ou au financement de la cathédrale. 

If you look carefully, you can notice that the nave is not level, but climbs slightly towards the choir. On the way, your eyes naturally go up to the roof, but the 1837 metal frame is not visible, which replaced « the forest », the wooden frame destroyed by the fire of June 1836. When approaching the cathedral from the outside, you also notice its copper roof, and its verdigris colour. Once more, the windows are impressive, and tell stories, or illustrate the guilds that participated in the construction of or raising money for the cathedral.

Un des détails architecturaux de la cathédrale ne s’apprécie pas le nez en l’air, mais bel et bien fixé au sol : le labyrinthe, figure géométrique de presque 13 m de diamètre, représente le chemin symbolique de l’homme allant à la rencontre de Dieu. Que l’on parte du centre ou de l’extérieur, le chemin est le même. Pour en sortir, on doit d’ailleurs atteindre son cœur, avant d’en ressortir en direction de l’autel. Détail intéressant : le labyrinthe et la rosace de la façade (consacrée à la résurrection) ont le même diamètre, laissant la figure du Christ de la fin des temps occuper le centre des deux quand on les superpose. 

One of the details of the cathedral’s architecture cannot be appreciated when your nose is in the air, as it is firmly on the ground : the maze, a geometric figure almost 13 metres across, represents the symbolic journey of man towards God. Whether you start from the outside or from the centre, the way is the same. To get out, you must actually reach its heart, before getting out, walking towards the altar. Interesting detail : the maze and the rose window on the facade (dedicated to the resurrection story) have the same diametre, leaving the figure of Christ at the end of times to occupy the centre of both when you superimpose them.

On pourrait passer toute une journée dans et autour de la cathédrale, mais ça ne serait pas donner à la ville l’attention qu’elle demande. Les rues qui descendent de la cathédrale sont toutes sympa, avec leurs restaurants et magasins. La petite Maison Picassiette est surprenante (je vous laisserai découvrir pourquoi), le centre international du vitrail est très informatif, et personnellement, je ne manquerais pas le marché aux victuailles, sous la halle de la Place Billard. Je vous le dis : un long week-end à Chartres doit à tout prix figurer sur votre itinéraire la prochaine fois que vous allez en France.

You could spend a whole day in and around the cathedral, but that would not give the town the attention it deserves. The streets coming down from the cathedral are all cool, with their restaurants and shops. The little Picassiette House is surprising (I will let you discover why), the international stained-glass centre is very informative, and personally, I would not miss the provisions market, under the covered market place on Place Billard. I’m telling you : a long weekend in Chartres must be present at all costs on your itinerary next time you go to France. 

En parlant de voyages, et de (longs) week-ends en France, je me dois bien sûr de vous demander quels ont été, et seront, vos plus belles villes et régions à visiter pour quelques jours. Je ne sais pas si comme moi vous avez une région préférée, où vous retournez très souvent, ou si vous aimez découvrir quelque chose de nouveau à chaque fois que vous allez en France, ou y voyagez simplement pendant vos vacances. J’attends comme d’habitude vos coucous sur Twitter, Facebook et Instagram. A bientôt !

Speaking of trips, and of (long) weekends in France, I must ask you what were, and will be, the prettiest towns and regions to visit for a few days. I don’t know if like me you have a favourite region, to which you go back time and again, or if you like to discover something new each time you go to France, or simply travel through it during your holidays. As always, I look forward to your hellos on Twitter, Facebook and Instagram. See you soon ! 

04 Jan

LA TOUR EIFFEL

Je constate avec horreur que j’ai gravement manqué à ma tâche, chers amis et lecteurs. Voilà quelques années que j’écris ces lignes rien que pour vous (presque) toutes les semaines, et je n’ai jamais parlé de la tour Eiffel ! Il est grand temps que je le fasse, vu que je vous parle depuis peu des icônes françaises. Ce qui me fascine le plus au sujet de la Grande Dame, c’est son histoire, et plus particulièrement son origine et sa construction. Alors je vous propose de partir à la découverte de la genèse de ce monument qui représente la France partout dans le monde.

The Eiffel Tower I notice with horror that I have seriously fallen short, dear friends and readers, of your expectations. It has been quite a few years since I started writing these lines just for you (almost) every week, and I have never told you about the Eiffel Tower ! it is high time I did so, as I have lately been writing about French icons. What fascinates me about the Grande Dame is its story, and more particularly its origins and erection. So follow me if you will, and let’s discover the genesis of this monument which represents France the world over.

Juste avant le centenaire de la Révolution Française, le comité qui organise l’Exposition universelle de 1889 lance l’idée d’une grande tour de 300 mètres de haut, qui se dresserait sur le Champ-de-Mars, sur les berges de la Seine. Plus de 100 projets sont présentés, mais c’est celui de l’entreprise Eiffel, alors déjà connue pour ses structures en acier, qui est retenu. Emile Nouguier et Maurice Koechlin soumettent l’idée d’un pylône à quatre poutres qui se retrouvent au sommet. Après plusieurs études, l’architecte Stephen Sauvestre présente une version qui pourrait plaire au public.

Just before the hundreth anniversary of the French Revolution, the committee organising the Universal Exhibition of 1889 floats the idea of a 300 meter tower, which would rise from the Champ-de-Mars, on the South bank of the Seine. Over 100 projects are submitted, but it is that of Gustave Eiffel’s company, already renowned for its steel structures, which wins the day. Emile Nouguier and Maurice Koechlin propose a tower with four beams meeting at the top. After several studies, Stephen Sauvestre, an architect, presents a version likely to appeal to the public.

La construction des piles en béton qui ancrent la tour au sol commence le 1er juillet 1887. Les ingénieurs calculent tout au dixième de millimètres et les quelques 18 038 morceaux de ce puzzle en trois dimensions géants sont fabriqués dans l’usine de l’entreprise, avant d’être assemblés sur place. Il ne faut que vingt-et-un mois à des équipes bien rodées pour compléter l’assemblage de la tour ! Saviez-vous qu’il fallait 4 hommes pour poser chaque rivet ? Un pour le chauffer, un deuxième pour le tenir en place, un troisième pour en former la tête, et un quatrième pour finaliser son écrasement à grands coups de masse. La tour compte 2 500 000 rivets (dont seulement un tiers a été posé sur place)…

The erection of the concrete piles that anchor the Tower to the ground begins on July 1st 1887. Engineers calculate things to within tenths of millimeters and the giant 18,038 pieces of this three dimensional puzzle are produced in the company’s factory, before being assembled on site. Well trained teams take twenty-one months only to complete the tower ! Did you know that 4 men were needed to fix each rivet ? One to heat it up, a second to hold it in place, a third to form the head, and a fourth to finalise its hammering in with a huge sledgehammer. The Tower has 2,500,000 rivets (of which a third were driven in on site)…

Mes recherches ont vite découvert que l’opinion publique n’a pas toujours été très positive, non seulement à l’idée d’une tour qui frôlerait les mille pieds, mais aussi envers son apparence. Beaucoup de « critiques » (dont les grands et moins grands noms qui signèrent la Protestation des Artistes parue dans le journal Le Temps en février 1887) trouvent la tour « inachevée », ou « squelettique ». Huysmans utilise même l’adjectif « infundibuliforme » (je sais, moi non plus je ne sais pas ce que ça veut dire !) pour décrire « ce suppositoire criblé de trous ». Incroyable, non ?

My search for facts quickly uncovered at times far from positive views from the general public, not only about the idea of a tower reaching 1,000 feet, but also about its appearance. A lot of « critics » (among them big and lesser known names who signed the Artists Protest published in Le Temps newspaper in February 1887) find the tower « unfinished », or « skeletal ». Huysmans even uses the adjective « infudibuliforme » (I know, I don’t know what it means either !) to describe this « hole-riddled suppository ». Unbelievable, isn’t it ?

Pourtant, dès la fin des travaux, la tour rencontre un énorme succès populaire, et les critiques s’éteignent très vite. Il est clair que tout projet ne peut pas plaire à tout le monde, mais avec 7 000 000 de visiteurs par an, la tour Eiffel, en plus d’être un symbole de la France, est le bâtiment payant le plus visité au monde. 300 millions de personnes sont déjà venus la voir. Vous aussi ? Partagez vos anecdotes et photos avec moi sur Twitter, Facebook ou Instagram. A bientôt !

However, as soon as the work is over, the Tower becomes wildly popular, and critics disappear very quickly. It is clear that any given project cannot please everybody, but with 7,000,000 visitors a year, the Eiffel Tower, on top of being a symbol for France anywhere, is the most visited paying monument in the world. 300 million people have already visited it. Have you ? Please share your stories and pictures with me on Twitter, Facebook or Instagram. See you soon ! 

21 Dec

LA VACHE QUI RIT

Lors de mon récent passage en France, j’ai descendu l’allée des souvenirs en allant à Cousance, dans le département du Jura, où j’ai passé une partie de mon enfance. En route, je suis passé devant une usine portant l’image d’un bovidé rouge et hilare connu dans le monde entier. Je voudrais vous parler aujourd’hui de la Vache qui Rit, ou VQR pour faire plus court. Jules Bel et ses fils, Henri et Léon, sont à l’origine de ce fromage à tartiner, vendu dans le monde entier en parts triangulaires dans leur boîte ronde, portant l’image de la Vache en question. 

The Laughing Cow During my recent trip to France, I went down memory lane when I visited Cousance, in the Jura, where I spent part of my childhood. En route, I passed a factory adorned with the image of a red and smiling bovid famous the world over. I would like to tell you today about The Laughing Cow, or TLC for short. Jules Bel and his sons, Henri and Léon, created this spreadable cheese, sold throughout the world in triangular portions in their round box, bearing the picture of said Cow.

Mobilisé pendant la Première Guerre Mondiale, Léon est affecté au « Ravitaillement en Viande Fraîche », une unité ferroviaire dont les wagons se distingaient par des dessins, dont celui créé par Benjamin Rabier, représentant la Wachkyrie, le précurseur de la VQR actuelle. Léon dépose la marque en avril 1921, prenant avantage des avancements dans la fabricaton des fromages fondus. Il vend 12 000 boîtes des triangles fromagers dès la première année de production. Les boîtes rondes sont décorées d’une tête de vache rouge (un conseil de sa femme), parée de boucles d’oreilles en forme de boîte de VQR !

Mobilised during the First World War, Léon is posted with the « fresh meat supplies », a train unit whose cars were distinguishable by illustrations, one of which was created by Benjamin Rabier, representing the « Wachkyrie », the precursor of the current TLC. Léon registers the brand in April 1021, taking advantage of developments in the production of melted cheeses. He manages to sell 12,000 boxes of the triangular cheese in the first year of operation alone. The round boxes are decorated with the head of a red cow (on advice from his wife), wearing earrings in the shape of LTC boxes !

Léon saisit vite le pouvoir de la publicité, et fait construire une nouvelle usine à Lons, qui envoie son produit à l’étranger : l’Angleterre en 1929, la Belgique et le reste de l’Europe en 1933. Plus de 120 000 boîtes de VQR partent vers les distributeurs chaque jour, qui sont équipés de matériaux publicitaires (calendriers, plaques émaillées, etc.) par un « bureau de publicité » très actif dès 1926. En plus de la pub à la radio, des chansons, jingles, et des concours avec prix incroyables à gagner, la marque soutient également très rapidement les événements sportifs, apparaissant notemment dans la caravane du Tour de France en 1933.

Léon quickly realises how powerful advertisement is, and has a new factory built in Lons, which sends its production abroad : to England in 1929, to Belgium and the rest of Europe in 1933. More than 120,000 boxes of TLC leave for distributors each day, who are provided with advertising merchandise (calendars, enamelled plaques, etc.) by an «advertising office», very active as early as 1926. On top of ads on radio, songs, jingles, and competitions with incredible prizes to be won, the brand also quickly supports sporting events, appearing for example in the Tour de France entourage in 1933.

Après la Deuxième Guerre Mondiale, c’est le beau-fils de Léon Bel, Robert Fiévret, qui prend la direction de l’entreprise, et ce jusqu’en 1996. Avec de nouveaux produits, et un taux de matières grasses relevé à 40% après les pénuries, la VQR est plus présente que jamais dans l’imaginaire des Français, grâce à des campagnes publicitaires tous azimuts : presse, cinéma, autobus… En 1955, la VQR est enrichie à 55%, et des campagnes publicitaires, à la télévision à  partir de 1968, vantent la qualité des produits. Une stratégie qui marche : la VQR est une entreprise internationale, avec des usines au Danemark, dans le Kentucky, ou même à Tanger.

After the Second World War, Robert Fiévret, Léon Bel’s son-in-law, takes the helm of the business, until 1996. With new products, and with a creamier cheese (40% fat content) after the shortages, TLC is more present than ever in the imagination of the French, thanks to ad campaigns firing on all cylinders : press, cinema, buses… In 1955, TLC reaches a 55% fat content and ad campaigns, on television from 1968, sing the quality of the products. A winning strategy : TLC is now an international business, with factories in Denmark, in Kentucky and even in Tangiers.

Quand on a grandit en France, il est impossible de ne pas connaître la Vache qui Rit. Elle est partout, avec son grand sourire et ses grosses boucles d’oreilles en boîtes de Vache qui Rit, une superbe mise en abyme publicitaire. J’espère la voir pendant très longtemps dans les rayons des supermarchés et autres magasins, en France et ailleurs. Si jamais vous vouliez me parler de vos marques françaises préférées, j’attends votre message sur Twitter, Instagram ou Facebook. A bientôt !

When you grew up in France, it is impossible to not know The Laughing Cow. She is everywhere, with her huge smile and her big Laughing Cow boxes-shaped earrings, a superb advertising mise en abyme. I hope to be able to see her in the aisles of supermarkets and other shops for a long time to come, in France and elsewhere. If you ever wanted to tell me about your favourite French brands, I’ll be waiting for your messages on Twitter, Instagram or Facebook. See you soon ! 

14 Dec

UNE LAME CÉLÈBRE

Il y a en France une famille de taillandiers très célèbre, et je voudrais vous en parler aujourd’hui. Vous connaissez peut-être le nom de cette famille, car il est inscrit sur le manche de leur produit : Opinel. En 1800, Victor-Amédée s’installe tout à côté de Saint-Jean-de-Maurienne, et son fils Daniel continue le travail de son père. C’est son fils Joseph qui développe l’entreprise, jusqu’à présenter ses lames au Salon de Turin en 1911, où il reçoit une médaille d’or. Malgré les catastrophes (la première usine est détruite par le feu en 1926) Opinel devient alors une grande entreprise, et ses produits des classiques de l’industrie française.

A famous blade There is in France a very famous family of cutlers, and I would like to tell you about them today. You may know the name of this family, as it is inscribed on the handle of their product : Opinel. In 1800, Victor-Amédée settles near Saint-Jean-de-Maurienne, and his son Daniel continues his father’s work. It is his son, Joseph, who develops the business, to the point of presenting his knives at the Turin Show in 1911, where he receives a gold medal. Despite some catastrophes (the first factory burns down in 1926) Opinel then becomes a huge company, and its products classics of French industry.

Mais quels sont ces produits ? Les couteaux Opinel, que l’on trouve partout en France, sont des couteaux de poche pliants, du numéro 1, que l’on pouvait accrocher à la chaîne de sa montre, au numéro douze, qui a une lame de 12 cm. Si la production des numéro 1 et 11 a été suspendue vers 1935, le modèle 13, d’abord fabriqué comme objet publicitaire, a une lame de 22 cm ! Grâce au décret royal de Charles IX en 1565, toute lame doit porter la marque du maître coutelier : Joseph opte pour la main couronnée, qui est présente sur les armoiries de Saint-Jean-de-Maurienne.

But what are these products ? Opinel knives, which you can find everywhere in France, are foldable pocket knives, from number 1, which could be fixed to your watch chain, to number 12, with a 12 cm blade. If the production of numbers 1 and 11 was suspended around 1935, model 13, first manufactured as an advertising tool, boasts a 22 cm blade ! Thanks to Charles IX’s royal decree of 1565, every blade must bear the mark of the master cutler : Joseph chooses the crowned hand, which can be found on the coat of arms of Saint-Jean-de-Maurienne.

Les couteaux sont généralement formés de quatre éléments : la lame, le manche, des rivets, et une virole, cet anneau de métal indispensable entre le manche et la lame. En 1955, Marcel Opinel ajoute une virole tournante à la virole fixe, ce qui permet de sécuriser la lame ouverte. Ce système de sécurité, le Virobloc®, figure depuis 2000 sur tous les couteaux de la marque et permet, depuis 1990, de sécuriser la lame en position fermée. Voilà de quoi rendre l’Opinel reconnaissable !

Knives are usually formed of four elements : the blade, the handle, rivets and a ferrule, this necessary band of metal between the blade and handle. In 1955, Marcel Opinel adds a turning ferrule to the static one, which allows to secure the open blade. This safety mechanism, the Virobloc®, has been present on all the brand’s knives since 2000 and has allowed, since 1990, to secure the blade closed. That’s enough to make the Opinel recognisable !

Si le 29 janvier est une date maudite pour l’entreprise et la famille (l’usine fut détruite à cette date, qui est aussi celle du décès de Joseph en 1960, et de son fils Marcel en 1990), l’Opinel rencontre un succès fulgurant. Il est reconnu par le Victoria & Albert Museum comme un des objets les mieux conçus au monde, et entre dans le Larousse en 1989. En 2006, le recueil de design de Phaidon le place parmi les 999 objets les plus remarquables de tous les temps.

If January 29th is a cursed date for the business and the family (the factory was destroyed on that date, which is also that of the death of Joseph in 1960, and of his son Marcel in 1990), the Opinel encounters a startling success. It is recognisd by the Victoria and Albert Museum as one of the best designed objects in the world, and enters the pages of the Larousse dictionary in 1989. In 2006, Phaidon’s design bible places it amongst the most remarkable 999 objects of all times. 

J’adore mon Opinel, dont je me sers dans le jardin, et je sais aussi que mon frère utilise le sien très souvent. Ce que j’ai appris en faisant quelques recherches, c’est que l’Opinel d’origine est maintenant décliné en de nombreux modèles spécialisés : pour les huîtres, les champignons, en tire-bouchon, ou même pour la récolte des châtaignes ! Alors n’hésitez pas à me montrer le vôtre sur Twitter ou Instagram, où j’attends vos commentaires. A bientôt !

I love my Opinel, which I use in the garden, and I also know that my brother uses his very often. What I learnt while doing some research is that the original Opinal is now declined in numerous specialised models : for oysters, mushrooms, as a corkscrew, or even for the sweet chestnuts harvest ! So don’t hesitate to show yours off on Twitter or Instagram, where I await your comments. See you soon ! 

07 Dec

LES COMPAGNONS DU DEVOIR

Lors de mon récent passage à Blois pour enfin revoir ma maman (et faire le plein de courses à Intermarché…), nous prenions un café en terrasse au centre ville (tranquille, vu qu’on était un lundi en octobre), quand j’ai remarqué une plaque au dessus de la porte d’entrée de la maison d’à côté. Cette plaque déclarait qu’une mère des compagnons avait exercé cette fonction pendant des années. Ma question sera donc : connaissez-vous les compagnons du devoir, et savez-vous quel rôle joue leur(s) mère(s) ?

The Compagnons During my recent trip to Blois to finally see my mummy again (and fill up with groceries from Intermarché…), we were having a coffee on a terrace in the town centre (quiet, as it was a Monday in October), when I noticed a plaque above the front door of the house next door. This plaque was saying that a Compagnons’ Mother had performed her duties there for years. My question is this : do you know who the Compagnons du devoir are, and do you know what role their Mothers play ?

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France, pour leur donner leur nom complet, est une organisation qui serait née au Moyen-Age, où elle regroupait alors les corps de métiers qui aidaient à construire les châteaux et les églises. Cette organisation, typiquement masculine, accueille également les femmes depuis 2005, et compte plus de 30 métiers dans des domaines aussi variés que le bâtiment, les technologies de l’industrie, les métiers du goût ou même la maroquinerie.

The Compagnons du Devoir et du Tour de France, to give them their proper name, is an organisation that is said to have been born in the Middle Ages, when it got together all the various professions who were helping to build castles and churches. This organisation, typically masculine, has also been accepting women since 2005, and gathers over 30 professions in areas as varied as building, technology and industry, catering, or even leather craft.

Afin de devenir compagnon, les apprenti.e.s doivent effectuer leur tour de France, qui peut durer de trois à cinq ans. Pendant leur tour, les aspirants compagnons travaillent dur, se spécialisent dans leur domaine, et demeurent dans une cayenne, qui est invariablement menée par une mère. Elle-même épouse d’un compagnon, la mère prépare chaque soir un repas pris en commun avec les aspirants. Il est dit que tout manque de respect envers la mère entraîne le renvoi du compagnon et son exclusion immédiate.

To become a compagnon, aprentices have to complete a Tour de France, which can take them between three to five years. During their tour, the aspiring compagnons work hard, specialise in their chosen sector, and live in a cayenne, which is invariably lead by a mother. Herself married to a compagnon, the mother prepare a meal each night, which the students eat as a group. It is said that all lack of respect towards the mother leads to the sending off of the compagnon, and his/her immediate eviction.

Les compagnons travaillent beaucoup, et doivent suivre des cours, mais aussi voyager, être capable de parler plusieurs langues, et faire un séjour à l’étranger. Les étapes qui mènent un stagiaire à devenir compagnon itinérant sont longues, et peuvent prendre de six à neuf ans, mais doivent être suivies sans relâche si l’on veut recevoir son nom de compagnon. Seulement dix stagiaires sur cent sont acceptés au sein des diverses organisations que compte aujourd’hui le mouvement des compagnons.

The compagnons work really hard, and must take classes, but also travel, be able to speak several languages, and live abroad for a while. The stages that take an apprentice to the status of full traveling compagnon are long, and can be spread over six to nine years, but must be ticked off without slacking if you want to receive your compagnon name. Only ten out of a hundred apprentices are accepted in the bosom of the various organisations that nowadays form the compagnon movement.

Il y a tant à dire à se sujet que je le revisiterai peut-être très bientôt. Comme souvent, je terminerai cet article en vous posant une question. Après avoir fait des recherches, peut-être sur l’excellent site du Musée du Compagnonnage de Tours, j’espère que vous passerez me dire bonjour sur Twitter, Facebook ou Instagram pour me dire quel métier vous aimeriez apprendre en parcourant le pays, et en rencontrant vos compagnons. A bientôt !

There is so much to say on this topic that I might visit it again very soon. As often, I will end this post by asking you a question. After doing some research of you own, maybe on the excellent website of the Musée du Compagnonnage in Tours, I hope that you will drop by Twitter, Facebook or Instagram to let me know which métier you wouldl ike to learn while crisscrossing the country, and meeting fellow compagnons. Speak soon !

23 Nov

LA PÉTANQUE

Un verre de pastis sur une table à l’ombre d’un platane, un champ de lavande au lointain, un soleil de plomb, et le bruit d’une partie de pétanque animée. Rien de plus provençal, me direz-vous, et vous aurez raison. Même si l’on joue à la pétanque partout en France, et à travers le monde, le jeu que l’on connaît aujourd’hui trouve ses origines du jeu provençal, une évolution d’un jeu introduit en France par les Romains. Partons à la découverte des aspects les plus intrigants de ce sport.

Pétanque A glass of pastis on a table in the shade of a plane tree, a field of lavender in the distance, some heavy sunshine, and the noise of an animated match of pétanque. There’s nothing more provençal, I hear you say, and you are right. Even if pétanque is played all around France, and throughout the world, the game we know today has its origins in the « jeu provençal », which evolved from a game introduced in France by the Romans. Let’s discover some of the most intriguing aspects of this sport.

A en croire la légende, nous devons la pétanque à Jules Lenoir qui, souffrant de rhumatisme, ne pouvait pas prendre la petite course d’élan alors pratiquée avant de lancer ses boules. Son ami Eric Pitiot décida alors de limiter l’air de jeu et de demander aux joueurs de garder leur pieds « tanqués », ce qui aurait donné naissance au nom actuel de la nouvelle version du sport. On dit que Pitiot organisa le premier tournoi, en 1910, preuve que la pétanque est devenue très rapidement populaire.

If the legend is to be believed, we owe pétanque to Jules Lenoir, who, being afflicted by rhumatism, could no longer take the little run which was then de rigueur before throwing your boules. His friend Eric Pitiot decided there and then to limit the size of the playing field and to ask the players to keep their feet « tanqués », or kept together, which seems to have given its current name to the new version of the game. It is said that Pitiot organised the first tournament, in 1910, proof that pétanque became popular very rapidly.

Au tout début du sport, les boules utilisées étaient en bois, puis furent recouvertes de clous au cours du 19e siècle. On en trouve toujours sur les marchés aux puces et autres brocantes à travers la France. Après la Première Guerre Mondiale, les « développements » en matière de boules de canon donnent naissance aux boules de pétanque creuses en métal. D’où le son très distinctif quand un tir atteint son but si précisément !

Right at the beginning of the sport, the boules were wooden, but then became covered in nails during the 19th century. You can still find some of those in flea markets and other antiques shops throughout France. After the First World War, « developments » in cannon balls manufacture gave birth to hollow metal pétanque balls. Hence the very distinctive sound when one hits its mark ever so precisely !

Tout n’est pas toujours comme il se doit dans le monde de la pétanque, à tel point que l’on parle de temps en temps de « bouliganisme » ! Comme en 2007, dans la Nièvre, où trop d’alcool, et apparemment un peu trop de paris, ont perturbé un tournoi. Certaines règles qui gouvernent les tournois sont parfois surprenantes, comme le port des jeans, qui avait été interdit depuis les années 90 ! Vous imaginerez les pensées des joueurs à Nîmes… 

All is not always as it should be in the pétanque world, so much so that one sometimes hear of « bouliganism » ! Like in 2007, in the Nièvre département, where too much alcohol, and apparently too much betting disturbed a tournament. Certain rules that govern tournaments are sometimes surprising, such as the wearing of blue jeans, which had been banned since the 90s ! You will imagine what the Nîmes players thought of that…

Alors même si le Comité Olympique a refusé l’apparition de la pétanque lors des Jeux de Paris, le reste de la planète, plus de 160 pays, ont des équipes qui s’affrontent, amicalement et régulièrement, au cours de championnats du monde. Il ne me reste plus qu’à vous demander si vous aussi vous aimez jouer à la pétanque ; et comme d’habitude, j’aimerais bien entendre vos histoires, voir vos photos et connaître votre opinion sur ce loisir on ne peut plus français. Alors je vous dis à bientôt sur Twitter, Facebook ou Instagram ! 

So even if the Olympic Commitee refused to see pétanque appear in the Paris Games, the rest of the planet, over 160 countries, have teams going head to head, amicably and frequently, during World Championships. All that is left for me to do is ask you if you too like to play pétanque ; and as always, I would like to hear your stories, see your photos and know your opinion on this pastime that could not be more French. So I’ll say see you soon on Twitter, Facebook and Instagram !

16 Nov

ÉMILIE DU CHÂTELET

Les plus assidus d’entre vous auront vu sur Twitter ou Instagram que j’ai récemment assisté à un événement donné dans un endroit assez chichi à Londres. J’ai eu la grande chance d’être l’invité d’une bonne amie, qui comme par hasard produit une pièce de théâtre ayant pour héroïne une femme remarquable : Emilie du Châtelet. Si vous n’avez jamais entendu parler d’elle, je ne vous en veux pas, parce que c’était également mon cas. Mais il est temps de redresser cette situation en vous parlant de cette femme étonnante, qui devrait être plus connue, si vous voulez mon avis.

Emilie du Châtelet Eagle-eyed followers will have seen on Twitter or Instagram that I recently attended a bit of an event at a very swish location in London. I was lucky enough to be the guest of a great friend of mine, who happens to be producing a play about a remarkable woman : Emilie du Châtelet. If you have never heard her name before, I don’t blame you, as I hadn’t either. But it is time to redress this wrong by telling you a little about this amazing woman, which should be better known, if you ask me. 

Née en 1706 à Paris dans une famille aristocratique proche de Louis XIV, Gabrielle Emilie le Tonnelier de Breteuil se révèle rapidement être d’une intelligence sans pareille, et doit à son père une éducation alors rarement accordée aux filles. A l’âge de 12 ans, Emilie lit l’allemand, l’anglais, le grec et le latin. Elle est bonne musicienne, mais ce qu’elle veut vraiment comprendre, c’est ce qui gouverne l’univers, ce qui la mène à étudier les sciences, et les mathématiques en particulier, avec les grands maîtres, et à lire tous les ouvrages importants sur la physique.

Born in 1706 in Paris in an aristocratic family close to Louis XIV, Gabrielle Emilie le Tonnelier de Breteuil quickly turns out to be a brilliant mind and owes her father the kind of education that is at the time rarely accessible to girls. By the age of 12, Emilie reads German, English, Greek and Latin. She is an accomplished musician, but what she truly wants to understand is what rules the universe, which leads her to study the sciences, and mathematics in particular, with great masters, and to read all major volumes on physics. 

Après être présentée à la cour, où elle découvre son goût pour les bonnes choses, surtout les robes, les chaussures et les diamants, elle épouse, à 19 ans, le Marquis Florent Claude du Châtelet. La carrière militaire de son mari l’éloigne de sa jeune femme, mais, réalisant ses talents intellectuels, il la laisse vivre librement. Ils resteront bons amis et auront quatre enfants (Emilie mourra de complications liés à la naissance de sa fille). Moquée par les dames de la cour, sa naissance et son génie lèvent Emilie au-dessus de toute critique.

After being presented at court, where she discovers a taste for the finer things in life, especially dresses, shoes, and diamonds, she marries, aged 19, the Marquess Florent Claude du Châtelet. Her husband’s military career keeps him away from his young wife but, recognising her intellectual capacities, he lets her live a free life. They will remain great friends and have four children together (Emilie will die of complications after giving birth to a daughter). Mocked by the ladies of the court, her breeding and brilliance let Emilie shine above it all. 

Si sa liaison de quinze ans avec Voltaire est certainement marquante, c’est surtout parce qu’il l’a encouragée à poursuivre sa passion et son talent pour la physique et les mathématiques, et à développer un des plus brillants et vifs esprits de l’époque. L’histoire se rappellera que c’est Voltaire qui a convaincu Emilie d’essayer de briser le plafond de verre et d’être reconnue dans un monde dominé par les hommes. Emilie a écrit de nombreux traités, dont beaucoup on été publiés, mais c’est sa traduction du Principia Mathematica de Newton qui établit sa réputation. Cette traduction, toujours utilisée aujourd’hui, va plus loin que le texte original à travers des commentaires et autres compléments.

If her fifteen-year liaison with Voltaire is certainly one to remember, it is mainly because he encouraged her to pursue her passion and talent for physics and mathematics, and to develop one of the brightest and sharpest minds of her time. History will record that it was Voltaire who convinced Emilie to try to break the glass ceiling and be recognised in a male-dominated world. Emilie wrote many papers, many of them published, but it is her French translation of Newton’s Principia Mathematica which cements her reputation. This translation, still in use today, goes further than the original text through commentaries and complements.

J’espère vous en avoir assez dit sur cette femme extraodinaire pour vous convaincre que vous d’en apprendre plus sur Emilie. Bien sûr, l’occasion parfaite sera d’aller voir Moving Bodies, la pièce que mon amie produit. Quant à moi, j’ai hâte de retourner à Londres, car j’adore tout simplement le théâtre. Je vous dirai tout quand il sera temps, mais je dois vous laisser, avec juste une question cette semaine : quelle Française admirez-vous le plus ? J’aimerais vous en dire plus à leur sujet. A bientôt !

I hope I have written enough about this amazing woman for you to want to learn more about Emilie. Of course, the perfect occasion will be going to see Moving Bodies, the play that my friend is producing. I, for one, cannot wait for a trip to London, as I simply love the theatre. I will of course tell you all about it in due course, but I must leave you now, with just one question this week : which French woman do you admire most ? I’d like to tell you more about them. See you soon !

09 Nov

OÙ MANGER ?

S’il y a une chose à dire à propos de la France, c’est que lorsque l’on veut manger quelque part, on a presque toujours l’ambarras du choix. A part le lundi, bien sûr, car beaucoup des établissement dont je voudrais vous parler cette semaine sont souvent fermés le lundi, comme le reste des commerces à travers le pays ! Ce que j’aime avec tous les endroits où l’on peut manger en France, c’est qu’il y en a un pour toutes les occasions, alors je vous propose de les passer en revue.

Where to eat ? If there is one thing to say about France, it is that when you want to eat somewhere, you almost have too much choice. Apart from on Mondays, of course, because a lot of the establishments I would like to tell you about this week are often closed on a Monday, just like a lot of other shops throughout the land ! What I like about all these places where you can eat in France is that there’s one for all occasions, so I offer you to have a look at the line-up.

Si vous voulez manger sur le pouce, ou avez simplement envie d’une petite gourmandise, il vous faut partir à la recherche d’une boulangerie, pour y trouver des viennoiseries (croissants, pains au chocolat, chaussons aux pommes, etc), ou d’une pâtisserie, pour tous les gâteaux et autres délicieuses confections aux fruits ou à la crème. Vous pouvez bien sûr vous arrêtez dans un café pendant la journée pour un café-crème et un croissant le matin ou un sandwich à l’heure du déjeuner. Dans l’après-midi, je préfère m’arrêter dans un petit salon de thé indépendant, si j’en trouve un ! 

If you want to eat on the go, or simply fancy a treat, you have to look for a boulangerie (bakery), to find pastries (croissants, pains au chocolat, apple turnovers, etc), or for a pâtisserie (cake shop), for all those cakes and other delicious fruity or creamy confections. You can of course stop in a café during the day, for a milky coffee and a croissant in the morning or a sandwich at lunchtime. In the afternoon, I love to stop in a small independent salon de thé (tearoom), if I can find one !

Si vous cherchez un repas plus consistant, surtout à midi ou le soir, les régions plus rurales vous offrent parfois une auberge, souvent attachée à des chambres d’hôtes. Elles sont maintenant rares, mais vous y trouverez des plats simples mais bons, et une atmosphère conviviale. En ville, vous serez rarement déçus si vous poussez la porte d’une brasserie ou d’un bistro, car on y sert des classiques de la cuisine française, et des vins et bières du coin. En plus, les prix y sont généralement (très) raisonnables.

If you are looking for a fuller meal, especially for lunch or dinner, more rural areas will sometimes offer an auberge (inn), often attached to a B&B. They are now quite rare, but you will find simple but good dishes there, and a friendly atmosphere. In town, you will rarely be disappointed if you push open the doors of a brasserie or of a bistro, because you will be served French cuisine classics, and local wines and beers. On top of that, prices are usually (very) reasonable.

Si vous cherchez un repas de qualité supérieure ou un service au top, avec nappe blanche et jolis couverts, vous pouvez bien sûr trouver un restaurant, du plus simple au trois étoiles Michelin. Vous y choisirez des plats à la carte, ou dans un menu fixe, ou même un menu dégustation, avec un vin pour chaque plat. Quant à moi, je suis toujours content de trouver une bonne crêperie, surtout en Bretagne. Mon choix ? Une galette, une crêpe, et une bolée de cidre. Ça peut vous paraître bizarre, mais c’est un de mes petits plaisirs. 

If you are looking for a superior quality meal or top service, with white tablecloth and pretty cutlery, you can of course opt for a restaurant, from a simple one to three Michelin stars. You can choose dishes à la carte or from a menu fixe, or even a tasting menu, with a different wine for each dish. As for me, I am always happy to find a good crêperie, especially in Brittany. What do I choose ? A galette (savoury) and a crêpe (sweet), and a bowlful of cider. It may look odd to you, but it’s one of the treats I love.

Je finirai cet article avec, bien sûr, quelques questions, auxquelles, je l’espère, vous répondrez sur Twitter, Facebook ou Instagram. Ou aimez-vous manger quand vous allez en France ? Choisissez-vous vos préférés avec soin, ou laissez-vous au hasard le choix de votre repas du jour ? Etes-vous plutôt restaurant sérieux ou brasserie sympa ? Et bien sûr, dites-moi ce que vous achetez toujours dans la première pâtisserie que vous trouvez ! A bientôt. 

I will finish this post with, of course, a few questions which, I hope, you will answer on Twitter, Facebook or Instagram. Where do you like to eat when you go to France ? Do you choose your favourites with care, or do you leave it to chance to find your meal for the day ? Are you more about serious restaurants or cool brasserie ? And of course, tell me what you always buy in the first pâtisserie you come across ? See you soon !