21 Jul

STONEHENGE

Comme certain.e.s d’entre vous l’auront peut-être remarqué sur les médias sociaux que je fréquente, j’ai récemment visité le magnifique et fascinant site de Stonehenge. Malgré l’avoir admiré à partir de ma voiture du point de vue de l’A303 (on a toujours le temps d’admirer les pierres tant les bouchons sont fréquents à cet endroit!), je ne m’y étais jamais arrêté. Et bien, c’est maintenant chose faite, et je m’en félicite vraiment, même si je dois de plates excuses à Monsieur tALK, oublié à la maison… 

Stonehenge As some of you might have noticed on my social media platforms, I have recently visited the magnificent and fascinating site of Stonehenge. Despite having admired it from my car, driving on the A303 (you always have time to admire the stones since traffic jams are frequent around there!), I had never stopped by. Well, it is now a done thing, and I really congratulate myself, even if I owe Monsieur tALK many excuses for having forgotten him at home…

Comme indiqué plus haut, la circulation autour du monument peut être problématique (je ne ferai pas ici cas pour ou contre le tunnel), mais elle ne m’a pas empêché d’arriver à l’heure indiquée sur ma réservation, mesure prise afin d’assurer la réouverture du site durant le “nouveau normal”, où le nombre de visiteurs est limité. Les bus qui font la navette entre le centre d’exposition et le cercle de pierres étaient bien vides, la plupart des gens préférant faire le kilomètre et quelque à pied, surtout par le beau temps qui régnait ce jour-là. 

As indicated above, traffic around the monument can be problematic (I will not plead here for or against the tunnel), but it didn’t stop me from arriving at the time indicated on my booking, a measure taken so as to ensure the reopening of the site during the “new normal”, when visitors numbers are limited. The shuttle buses between the visitor centre and the stone circle were quite empty, most of the people opting to walk the mile between the two, especially on a great weather day as this one was. 

Le site lui-même, toujours aperçu de loin, se révéla être vraiment impressionnant, et m’a pour une raison inconnue beaucoup touché. Une autre mesure prise afin de préserver le monument, et, ces jours-ci, ses visiteurs, est la visite à sens unique qui vous fait contourner le site dans le sens des aiguilles d’une montre, et qui vous fait admirer la pierre “talon”, montrant grossièrement l’alignement du monument au moment du solstice d’hiver, avant de vous amener si près des pierres dressées que vous pourriez presque les toucher. 

The site itself, always glimpsed from afar, revealed itself to be really impressive, and, for some unknown reasons, touched me deeply. Another measure taken in order to preserve the monument, and, these days, its visitors, is the one way system which makes you go round in a clockwise direction, and lets you admire the heel stone, roughly indicating the alignment of the monument during the winter solstice, before leading you so close to the standing stones that you could almost touch them.

La présence de distributeurs de gel hydroalcoolique (à la forte odeur de whisky!), le port du masque et toutes les autres précautions devenues normales sont en fort contraste avec le site, qui a résisté à tant de choses depuis des millénaires, mais sont nécessaires à la visite du centre d’infirmation, fort bien conçu. Vous pouvez également télécharger gratuitement un commentaire audio qui est très informatif. 

The presence of sanitising gel (smelling strongly of whisky!), the wearing of a face mask, and all the other precautions that have become normal all contrast strongly against the site, which has withstood so much throughout the millennia, but are essential to the visit of the information centre, really well put together.  You can also download a free audio commentary which is very informative. 

Je dois maintenant lire plus au sujet de ce lieu mystérieux, qui fascine depuis sa “découverte”, car j’aimerais en savoir plus non seulement sur l’origine des pierres et leur signification, mais aussi sur les vagues d’exploration successives qui essayent depuis longtemps d’expliquer le cercle de pierres monumentales, ainsi que le reste du site, qui s’étend tout autour. Après avoir attendu si longtemps pour ma première visite à Stonehenge, j’ai maintenant hâte d’y retourner, alors si ça vous intéresse, faites-moi signe: vous pourrez vous joindre à Monsieur tALK et moi pour un retour aux pierres. 

I must now read more about this mysterious location, which has fascinated people since its “discovery”, as I would love to know more not only on the origin of the stones and their meaning, but also on the successive waves of exploration which have been trying to explain the monumental stone circle, as well as the rest of the site, which surrounds it. After waiting for so long for my first visit to Stonehenge, I now look forward to going back, so if you are interested, let me know: you could join Monsieur tALK and me for a second visit to the stones. 

01 Jul

C’ÉTAIT UN RENDEZ-VOUS

Paris, très tôt par une belle journée du mois d’août. Les rues sont presque désertes, à part quelques pigeons et deux ou trois piéton.ne.s, ce qui est une bonne chose, pour une raison qui devient vite évidente: un voiture fonce à toute allure vers une destination inconnue, au son d’un moteur puissant et de pneus crissants.

Rendez-vous Paris, very early on a beautiful August day. The streets are almost empty, apart from a few pigeons and two or three pedestrians, which is a good thing, for a reason that soon becomes clear: a car speeds towards an unknown destination, to the sound of a powerful engine and squealing tyres. 

Une amie m’a récemment envoyé ce film de Claude Lelouch, qui dure à peine plus de huit minutes, et que je n’avais pas vu depuis très longtemps. Mais encore une fois, j’ai été complètement tour à tour émerveillé, fasciné et terrifié par cette course éperdue à travers la capitale. Je dis terrifié, car à cause de la vitesse de la voiture, les pigeons réussissent à peine à s’envoler à temps, et, ce qui est plus important, au moins une piétonne se fait presque tailler un short!

A friend recently sent me this film by Claude Lelouch, which lasts barely eight minutes, and that I hadn’t seen for a long while. But once again I was completely flabbergasted, fascinated and terrified, in that order, by this crazy ride through the capital. I say terrified, because due to the speed of the car, the pigeons barely have time to fly away, and, which is more important, at least one pedestrian is almost run over! 

Tout d’abord roulant à tombeau ouvert sur les grandes artères comme l’Avenue Foch et les Champs Elysées, cette voiture se faufile ensuite entre les pigeons et les camions, passant devant l’Arc de Triomphe, l’obélisque de la place de la Concorde, l’opéra Garnier et le Louvre, avant de s’enfoncer dans les petites rues de Montmartre. Le tout à une vitesse folle, et sans compter les feux rouges grillés au passage.

Going at breakneck speed first of all on the big arteries like Avenue Foch and the Champs Elysées, this car then threads its way through the pigeons and the lorries, going past the Arc de Triomphe, the obelisk on the Place de la Concorde, the Garnier opera and the Louvre, before disappearing in the small streets of Montmartre. All of this at great speed, and without counting the red lights completely ignored on the way. 

Après quelques recherches, j’ai appris plus de détails sur ce court métrage de Claude Lelouch, qui dit par exemple avoir atteint 200km/h le long du kilomètre de l’Avenue Foch. On peut également le voir devoir abandonner un tournant à droite, la rue Lépic étant bloquée par un camion de livraison. Quant au passage sous les arcades aux guichets du Louvre… 

After doing a little bit of research, I learnt a few details on this short film by Claude Lelouch, who says for example that he reached 200km/h along the kilometre-long Avenie Foch. You can aso see him having to abandon a righthand turn, Rue Lépic being blocked by a delivery truck. And as far as the drive through the arcades at the entrance of the Louvre is concerned… 

Je ne veux pas tout vous dévoiler sur ce fabuleux petit chef-d’oeuvre de cinéma (et d’inconscience: pensez aux dangers courus!), et surtout pas comment il se termine (je ne veux rien divulgâcher!), alors je vous laisse le trouver et le savourer. Je serai comme d’habitude très intéressé de savoir ce que vous en pensez. Serez-vous comme moi impressionné, ou plutôt inquiets et outrés des risques que prit Lelouch. Laissez-moi un commentaire! 

I do not want to reveal all about this fabulous masterpiece of French cinema (and a masterpiece of foolhardiness: think about the danger!), and especially not how it ends (I don’t want to spoil anything!), so I will leave it for you to find and appreciate. I will, as always, be very interested to know what you think about it. Will you be, like me, impressed, or rather worried and shocked by the risks Lelouch took. Leave me a comment!   

19 May

J’AI VRAIMENT 47 ANS?

Je vous pose cette question parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je viens de compléter un marathon télé plutôt étonnant. Pas pour moi les séries scandinaves noires: j’ai regardé tous les épisodes d’un dessin animé qui a rythmé ma jeunesse, et qui s’appelle Les Mystérieuses Cités d’Or. C’est une série qui a fait école, s’il en est, et j’irais jusqu’à affirmer que n’importe quel.le français.e de ma génération la connait. 

Am I really 47? I am asking you this question because at the time of writing these lines, I have just completed a rather surprising  TV marathon. Not for me all these Scandi noirs: I watched every episode of a cartoon that beat the rhythm of my youth, called The Mysterious Cities of Gold. It was a seminal series, if there ever was one, and I would go as far as maintaining that there isn’t a French person of my generation who doesn’t know it. 

Et il y en a beaucoup d’autres: Albator, Goldorak, Capitaine Flam, Il était une fois l’homme, Candy, Maya l’abeille, pour n’en citer que quelques unes. Bien sûr, l’animation et la qualité générale de ces séries ont assez mal veilli, mais j’ai été à nouveau entraîné par une vague de nostalgie, malgré le fait que je me suis rappelé de l’histoire comme si j’avais de nouveau dix ans. 

And there are many more: Albator, Goldorak, Capitaine Flam, Once Upon A Time Man, Candy, Maya the Bee, to mention only a few. Of course the animation and general quality of these series haven’t necessarily aged well, but I was once more swept away on a wave of nostalgia, despite the fact that I remembered the story like I was ten years old again. 

Je ne sais pas vraiment ce qu’il y a de plus attrayant dans les souvenirs qui nous ramènent à nos jeunes années, mais pour moi, ce temps est une époque plus simple, sans complications. Une époque de cueillette de mûres, de longues soirées d’été passées à jouer aux billes, de mercredis après-midi à regarder mes dessins animés préférés. Alors en fait, il n’est peut-être pas si étonnant que bien des années plus tard je les regarde toujours. 

I don’t really know what is the most attractive about these memories that take us back to our youthful years, but for me, that time is a simpler era, without any complications. An era of blackberry picking, of long evenings spent playing marbles, of Wednesday afternoons watching my favourite cartoons. So in fact, maybe it isn’t that surprising that I’m still watching them all these years later. 

Bien sûr, il n’y avait pas que les dessins animés pour captiver mon imagination. Je me souviens d’un feuilleton franco-germano-roumain, Deux Ans de Vacances, une ré-imagination du roman éponyme de Jules Verne. Six épisodes pleins d’aventures, tous très intéressants, même s’il semble me souvenir que Doniphan, un des personnages principaux, était vraiment très énervant! 

Of course, the cartoons were not the only things to capture my imagination. I remember a French, German and Romanian series, Deux Ans de Vacances, a re-imagining of the eponymous Jules Verne novel. Six action-packed episodes, all very interesting, even if I seem to remember that Doniphan, one of the main characters, was really very annoying!

Je suis sûr que vous aussi, chers amis et lecteurs, vous sentirez tout nostalgiques en pensant à certains programmes que vous aimiez dans votre jeunesse, alors n’hésitez pas à venir nous en faire part. Je suis toujours super content de voir vos photos et de lire vos histoires quand vous passer me voir sur Twitter et Instagram. A très bientôt! 

I am sure that you too, dear friends and readers, will feel all nostalgic when thinking of certain programmes that you liked when you were younger, so don’t hesitate to come tell us about it. I am always super happy to see your pictures and to read your stories when you drop by Twitter and Instagram. See you very soon! 

30 Apr

LE VIDE-GRENIERS

Lors de ma dernière visite en France (comme c’est loin tout ça! Presque un souvenir distant…), ma maman m’avait parlé d’un de ces événements qui, en France, peuvent fermer toute une ville, ou du moins quelques unes de ses rues, le temps d’une journée. Ici, en Grande-Bretagne, ces événements prennent place le plus souvent dans un champ, où des gens comme vous et moi, ainsi que des professionnels, vendent des antiquités, du vintage ou des objets un peu plus modernes, directement depuis le coffre de leur voiture. Mais en France, nous déversons le contenu de nos greniers dans la rue, pour un bon vieux vide-greniers. 

The attics-emptyer During my last visit to France (how long ago was that! It’s almost a distant memory…), my mummy had mentioned one of those events that, in France, can take over an entire town, or at least a few of its streets, for a day. Here in the UK, these most often take place in a field, and people like you and me, as well as professional dealers, sell antiques, vintage and more modern objects out of the boot of their cars. But in France, we empty the contents of our attics onto the street, for a good old ‘vide-greniers’.

Oh quelle joie! J’adore tout simplement jeter un oeil sur tous ces objets personnels, des choses qui avaient depuis longtemps été oubliées dans un carton au fond du garage, gardées sous le lit depuis vingt ans, ou remises dans une armoire, pour ne plus jamais être revues. Jusqu’à ce que, soudainement, elles revoient la lumière du jour, seulement pour devenir le trésor de quelqu’un d’autre. 

Oh what a joy! I simply adore having a good look at everybody’s wares, things that had long been forgotten in a cardboard box at the back of the garage, stored under the bed for the last twenty years, or stashed away in a wardrobe, never to be seen again. Until, suddenly, they do see the light of day again, only to be passed on as newly acquired treasures to someone else.

Comme toujours, il faudra vous lever tôt et être préparé.e.s à farfouiller dans une tonne de ‘machins’ si vous voulez trouver la perle rare, cachée parmi le détritus d’une centaine de vies passées. Mais perles il y a, des jeux vidéos rétro aux vrais draps de lin, de trotinettes en vases colorés, de poupées sans tête aux livres de poches écornés. Il faut bien se rendre à l’évidence, les déchets de quelqu’un seront toujours le désir ardent et secret de quelqu’un d’autre, et on ne peut jamais juger à quoi ils ressembleront.

As always, you have to get up early and be prepared to rummage through an awful lot of ‘stuff’ if you want to find the pearl hidden amongst the detritus of a hundred past lives. But pearls you can find, from retro video games to genuine linen sheets, from scooters to colourful vases, from headless dolls to well thumbed paperbacks. Let’s face it, someone’s rubbish will always be someone else’s most earnest and secret desire, and there’s never any judging what that’s going to look like.

Ce jour-là, chers amis et lecteurs, j’en ai trouvé, des trésors. Je n’en ferai pas la liste, vu que c’était surtout des copies de grands classiques de la littérature française, mais je vais vous en raconter un. Là, perché de manière précaire sur une vieille bibliothèque bancale, il y avait un vase vert, en fait plutôt un verre monté en graine. Je l’avais remarqué, vu qu’il brillait dans le soleil matinal, et je n’ai pas pu résister. Je n’ai même pas négocié le prix de €10. Le vase était mien. Ma mère, il faut le dire, montra une retenue marquée: “J’ai déjà plein de merdouilles à la maison!”, dit-elle. 

That day, dear friends and readers, I did find some treasures. I will not list them all, as they were mostly copies of some of my favourite classics of French literature, but I will tell you about one. There, precariously perched on a rickety old bookcase was a green vase, actually more like an oversized tumbler. It caught my eye, glinting as it was in the morning sun, and I simply could not resist. I didn’t even haggle on the €10 price tag. The vase was mine. My mother, it has to be said, showed a lot of restraint: “I already have a lot of rubbish at home!”, she said. 

Alors bien sûr je me tourne vers vous, dans l’espoir que vous me régalerez des histoires de toutes les choses que vous avez trouvées dans les ‘car boot sales’ et autres vide-greniers au fil des ans, chez vous ou à l’étranger. Comme toujours, je veux tout savoir, y compris les toutes petites sommes que vous avez dû payer pour ce qui s’est avéré être un objet d’art sans prix… 

So of course I now turn to you all, in the hope that you will regale me with the tales of all the things you have found in car boot sales and other ‘vide-greniers’ over the years, at home and overseas. As always, I want to know everything, including how little you manage to spend on what turned out to be a priceless objet d’art… 

19 Feb

SOL EN SI

Chers amis et lecteurs, vous qui lisez cette colonne avec régularité (merci!!) saurez que je travaille souvent, la plupart du temps même, en musique, car le silence ne fait rien pour m’aider à me concentrer. Alors que j’étais à la recherche d’un sujet digne de vous intéresser, mes pensées se sont tournées vers l’album qui en ce moment même me fait me dandiner dans mon siège.

Sol En Si Dear friends and readers, you who read this column regularly (thank you!!) will know that I often work, most of the time even, with some music on, as silence does nothing to help me concentrate. As I was searching for a topic worthy of your interest, my thoughts turned towards the album that at this very moment makes me wriggle in my chair.

Sol En Si est un album enregistré live en 1993, pendant un concert d’un groupe d’artistes français très connus (du moins en France), dont les profits ont été reversés à l’association Solidarité Enfants SIDA, qui s’occupe de petits affectés par la maladie. Belle idée, et belle occasion pour un jeu de mots sur les initiales du nom de l’association caritative et des notes de musiques. 

Sol En Si is a a live album, recorded in 1993, during a concert by a group of well known French arists (at least in France), the profits of which were given to an association called Solidarité Enfants SIDA, which takes care of litles ones affected by AIDS. Beautiful idea, and a beautiful occasion for a play on words on the initials of the charity and the musical notes. 

Ces artistes, purs représentants de la chanson française (un thème déjà abordé dans ce blog), ne sont pas très connus en dehors de France, mais méritent de l’être. C’est pourquoi je vous parle de cet album, qui recueille de très bons examples de leur art, tous chantés en duos inédits, ou ensemble. Et quels artistes: Alain Souchon, Maurane, Maxime le Forestier, Catherine Lara, Michel Jonasz, et Francis Cabrel. 

These artists, perfect representatives of the ‘chanson française’ (a theme already mentioned in this blog), are not very well known outside France, but deserve to be. It is why I am telling you about this album, which gathers very good examples of their craft, all sung as never heard before duets, or ensembles. And what artists: Alain Souchon, Maurane, Maxime le Forestier, Catherine Lara, Michel Jonasz, and Francis Cabrel.

Franchement, rares sont les occasions où tant d’artistes se réunissent pour allier leur(s) talent(s) (Catherine Lara, par exemple, est aussi excellente violoniste) et créer quelque chose d’aussi harmonieux, pour une bonne cause, en plus. J’adore aussi le fait que sur cet album, ils chantent tous une de leurs chansons phares avec l’aide de l’un(e) de leurs collègues.

Honestly, rare are the occasions when so many artists are seen together, mixing their talent(s) (Catherine Lara, for example, is also a talented violinist) and creating something this harmonious, for a good cause on top of that. I also love the fact that on this album, they all sing one of their star songs with the help of one of their colleagues. 

Je vous conseille alors d’essayer de trouver cet album et de le découvrir par vous-mêmes, si vous aimez la chanson française et connaissez ces chanteurs et chanteuses, mais surtout si les deux clauses précédentes sont négatives. Je ne vois pas meilleur moyen de partir à la decouverte de talents dont vous ignoriez l’existence. Et bien sûr, j’espère qu’en retour vous me parlerez de votre album préféré, afin que je puisse l’écouter pendant que je travaille. 

I can only advise to find this album and to discover it for yourself, if you like ‘chanson française’ and knew these singers, but especially if the previous two clauses are a negative for you. I cannot see a best way to discover some talents you didn’t know about. And of course, I hope that in return you will tell me about your favourite album, so that I can listen to it while I work. 

20 Nov

ALLEZ COMPRENDRE!

Une araignée! Là, dans ma baignoire! Et pas une petite, non plus: elle est grosse comme la main. Bon, d’accord, j’exagère un peu. Mais elle m’a bien surpris alors que je remettais des serviettes propres en place après la visite d’un couple d’amis ce week-end. Je veux toutefois préciser qu’il ne s’agit pas là d’un sévère cas d’arachnophobie, mais seulement d’un certain malaise quant à l’aspect, et surtout à la rapidité de mouvement, de cette (certes toute petite) créature. 

Go figure!        A spider! There, in my bathtub! And not a small one, either: it is as big as my hand. Alright, I exagerate a little. But it took me by surprise as I was dropping clean towels back in place after a visit from a couple of friends this weekend. However, I want to offer the precision that it is not here a severe case of arachnophobia, but merely a queasy feeling when I am confronted by the aspect, and especially the rapidity of movement of this (however small) creature.

Je ne pense pas souffrir de quelle phobie que ce soit, et vous m’en voyez là bien content. Les chiens ne me font pas peur, les chats noirs croisant mon chemin me laissent de marbre, et je prendrai même un plaisir perverse à passer sous une échelle! Quant à rester chez moi, dans le noir, un vendredi treize, il n’en est pas question. Cela dit, ne vous méprenez pas: je comprends tout à fait que mon comportement puisse vous alarmer. 

I don’t believe I suffer from any phobias at all, and you find me very well of the fact. I am not scared of dogs, black cats crossing my path leave me nonplussed, and I would even take perverse pleasure to walk under a ladder! And as for staying at home, in the dark, on Friday the 13th, no chance of that happening. This being said, do not presume anything: I totally understand that my behaviour might send waves of alarm in you.

Je vois certain(e)s d’entre vous frissonner, et attraper une salière pour en envoyer le contenu par-dessus votre épaule. (La droite ou la gauche? Je ne sais plus, je ne suis pas très superstitieux non plus!) Mais si je n’ai pas de peurs irrationnelles, il y a bel et bien des choses qui me feront hésiter, si ce n’est reculer de dix pas. Tenez, le sable par exemple. Très peu pour moi, merci. Rien qu’à l’idée de le sentir sous mes pieds, j’en ai la chair de poule.

I see some of you shiver, and grab a salt shaker to send its contents over their shoulder. (The right one or the left one? I forget, I am not very superstitious either!) But if I do not have irrational fears, truly there are some things that will stop me in my tracks, if not go back ten paces. Here, sand for example. Not for me, thank you very much. The mere idea of feeling it between my toes gives me goosebumps.

Je ne laisserai pas non plus quelqu’un poser un morceau de pain à l’envers sur la table. Ok, c’est peut-être là un peu de superstition de ma part, mais bon, je me dis que c’est plutôt une convention bien française. Et tout comme mon grand frère, je ne toucherai pas une pêche, et encore moins en manger la peau. Enfin, vous ne me verrez jamais marcher ou me tenir à droite de mon mari. Je sais, allez comprendre.

I will not let someone place a piece of bread upside down on the table either. Ok, this might border on superstition on my part, but I tell myself that it is rather a French convention. And just like my older brother, I will not touch a peach, let alone eat its skin. Finally, you will never see me walk to the right of my husband. I know, go figure.

Vous savez très bien, chers amis et lecteurs, ce que je vais maintenant vous demander. Je vous en prie, dites-moi tout, de vos plus jolies phobies à toutes vos petite lubies qui laissent ceux qui vous rencontrent perplexes. Je serais curieux de savoir si nous en partageons quelques unes! 

You will have guessed, dear friends and readers, what I am now going to ask you. Please, tell me everything, from your loveliest phobias to these little foibles of yours, which leave those who meet you confused. I am curious to know whether we share some of them.

24 Jul

LE KITSCH A LA FRANÇAISE

La chanson française. Ce genre bien particulier, tant aimé en France et pourtant si méconnu hors des frontières de l’Héxagone. De grands noms, encore une fois inconnus ici en Grande-Bretagne, chantent en français depuis des décennies, et rencontrent un énorme succès. 

French kitschFrench ‘chanson’. This very particular genre, so beloved in France and totally unknown outside the borders of the country. Big names, once more unknown here in Great-Britain, have been singing in French for decades, and have been hugely successful.

Mais malgré tout ce talent, un usage de la langue française sans parallèle, de la poésie à foison, certains artistes insistent pour donner à ce genre bien français une réputation totalement diabolique, à travers des chansons, si on peut les appeler comme ça, que le mot ‘kitsch’ ne commence même pas à décrire: David et Jonathan, Hélène et les garçons, Licence IV, Bézu, Jordy, Début de Soirée, Sheila et beaucoup, beaucoup d’autres…

But despite all this talent, an unparalleled use of the French language, more poetry than you can shake a stick at, some artists insist on giving to this very French genre a completely diabolical reputation, through songs, if you can call them that, that the word ‘kitsch’ doesn’t even begin to describe: David and Jonathan, Hélène et les garçons, Licence IV, Bézu, Jordy, Début de Soirée, Sheila and so many others…

Depuis la fin des années 80, ce mouvement a heureusement ralenti, mais pas avant d’avoir fait beaucoup rire. Je n’ai cité ici que quelques noms,  que vous pourrez aller voir sur votre chaîne vidéo préférée, mais il y en a tant d’autres. Et avant que vous m’accusiez d’être méchant avec ces pauvres artistes, laissez-moi vous rassurer: comme tout le monde, j’ai beaucoup dansé sur leurs chansons très entraînantes. 

Since the end of the 80s, this movement has slowed down, thankfully, but not before creating a certain amount of mirth. I have only given you a few names, that you will be able to look up on your favourite video channel, but there are so many more. And before you accuse me of being nasty to these poor artists, let me reassure you: just like everybody else, I danced a lot on their very entertaining songs.

Vous connaissez le genre, il existe aussi en anglais: le genre de chansons que tout le monde dit détester, mais qui remplit la piste de danse dès les premières notes. Je suis sûr que vous pourrez trouver des tonnes d’équivalents, et j’espère que vous viendrez tous les partager avec nous en commentaires.

You know the type, it exists in English, too: the kind of songs that everyone say they hate, but that fill the dance floor from the first notes. I am sure that you will be able to find hundreds of equivalent songs, and I hope that you will all come share them with us in a comment.

16 Jul

UN VRAI GAMIN

Si vous parlez à un(e) Français(e) qui a à peu près mon âge (la quarantaine bien tassée), et que vous lui demandez le nom d’une émission qui a marqué sa jeunesse, je peux vous parier cher qu’au moins sept ou huit fois sur dix, le nom Récré A2 leur viendra aux lèvres. Et quand j’y pense, je suis de nouveau gamin, assis devant la télé le mercredi, journée sans école à l’époque. 

A kid at heartIf you talk to a French person who is roughly my age (way on the wrong side of forty), and you ask them the name of a show which had an impact on their youth, I can bet you that at least seven or eight out of ten will utter the words Récré A2. And when I think about it, I’m a kid again, sitting in front of the TV on a Wednesday morning, a day without school at the time. 

Cette émission culte, pleine de dessins animés (la plupart japonais ou d’origine japonaise), résume en elle-même ma jeunesse. Et c’est là l’essence de la nostalgie, non? Ce petit quelque chose qui vous rappelle de bons souvenirs, des expériences spéciales ou de tous les jours, et qui vous marquent. Et puisque je m’en souviens comme si c’etait hier, il est bien évident que ces dessins animés m’ont marqué. 

This show had cult symbol, and was crammed full of cartoons (Japanese for the most part, or of Japanese origin), and sums up my youth. And isn’t it the essence of nostalgia, right there? This little something that brings back good memories, special or everyday experiences, and that affect you. And as I remember them as if it were yesterday, it is obvious that they had an effect on me. 

Il y en avait tellement: Albator, Goldorak, Candy, Ulysse 31, les Mystérieuses Cités d’Or et surtout Capitaine Flam. Ces séries ont bercé mon enfance et j’avais hâte d’être à mercredi pour toutes les retrouver. Que ce soit voyager avec les conquistadores en Amérique du Sud ou à travers l’espace avec le capitaine, c’était là de belles aventures qui me faisaient rêver.

There were so many of them: Captain Harlock, UFO Robot Grendizer, Candy Candy, Ulysses 31, The Mysterious Cities of Gold, and above all, Captain Future. These series rocked my childhood, and I couldn’t wait for Wednesdays to watch them all. Whether it was travelling with the conquistadores in South America or through space with the Captain, there were beautiful adventures that let me dream. 

Alors en écrivant cet article, je me suis posé une seule question: est-ce au fond une mauvaise chose que de se laisser retomber en enfance de temps en temps? Je crois vraiment que non, et c’est avec grand plaisir que je regarde quelquefois un ou deux épisodes de mes séries préférées, la plupart disponibles de nos jours sur Internet. Vous vous joindrez bien à moi pour regarder les Chevaliers du Zodiaque?

So, while writing this post, I asked myself just one question: deep down, is it a bad thing that to let oneself fall back into one’s childhood world from time to time? I truly believe that it isn’t, and it is with great pleasure that I sometimes watch a few episodes of my favourite series, most of them available on the Internet nowadays. Why not join me to watch Saint Seiya?

05 Jun

D’OÙ VENEZ-VOUS?

Je pense que la question que l’on me pose le plus est: ‘D’où êtes-vous en France?’. C’est une question facile à poser à quelqu’un que l’on rencontre pour la première fois, et qui ne me dérange pas, bien au contraire. Mais c’est également une question qui peut éliciter une réponse assez longue. Alors autant commencer par la réponse courte: je suis né en Bourgogne, dans le joli département de la Côte d’Or, sur les bords de la Seine. Et c’est de là que je viens. 

Where are you from?   The question that people ask me the most is: ‘Where in France do you come from?’. It is an easy question to ask to someone you meet for the first time, and that I don’t mind, quite the opposite. But it is also a question that can elicit a rather long answer. So we might as well start with the short answer: I was born in Burgundy, in the pretty départementof the Côte d’Or, right on the Seine. And that is where I come from.

Cette belle région, que je visite tès souvent, tient une place bien spéciale dans mon coeur, même si je n’y suis pas resté très longtemps, même si je ne peux pas dire que j’y ai des racines très profondes. Ayant déménagé plusieurs fois après avoir quitté la Bourgogne, je me suis retrouvé à Orléans, sur les bords de la Loire, cette fois. 

This beautiful region, that I visit very often, occupies a special place in my heart, even though I didn’t stay there long, even if I can’t claim to have deep roots there. Having moved several times after leaving Burgundy, I found myself in Orléans, on the banks of the Loire this time. 

Là, j’ai passé mon baccalauréat et mes années à l’université, et ai effectué un petit passage par Bourges dans le cadre de mon service militaire. Et en 1997, je suis arrivé en Ecosse, où j’ai reçu mon diplôme de prof, avant d’enseigner dans quelques écoles. Je pense que j’y serais resté si le manque de travail ne m’avait fait ‘descendre’ en Angleterre. 

There, I went through my baccalauréat (the equivalent of A levels) and my university years, and I even went a little out of my way to Bourges in the framework of my military service. And in 1997, I arrived in Scotland, where I gained my PGCE, before teaching in a few schools. I think I would have stayed there if the lack of work hadn’t forced me to ‘go south’ to England.

Ceux et celles qui suivent les aventures de Monsieur tALK sauront que la Provence exerce sur moi une forte attraction, mais reconnaîtront aussi que depuis plus de vingt ans, je suis chez moi dans mon petit coin d’Angleterre, et maintenant au QG d’ALK, près de Henley-on-Thames. Alors peut-être que la prochaine fois qu’on me demandera d’où je viens, je répondrai que je viens de Mill End.

Those of you who follow the adventures of Monsieur tALK will know that Provence has on me a strong attraction, but will also recognise that for over twenty years, I have been at home in my little corner of England, and now at ALK HQ, near Henley-on-Thames. So maybe next time someone asks me where I come from, I will say I come from Mill End.