10 May

MON PARCOURS LINGUISTIQUE

Je sais que certains d’entre vous ne vont pas me croire, mais voilà presque 25 ans que je suis (fermement) installé en Grande-Bretagne. Depuis mes années écossaises, mes passages par Winchester, Londres et Henley-on-Thames, et mon arrivée au nouveau QG d’ALK à Checkendon, j’ai fait ma vie ici. Ce qui explique que cette année, j’aurai vécu en Grande-Bretagne un an de plus qu’en France. Une occasion qui me fait réfléchir sur mon parcours linguistique. Alors, hop, on part se promener sur le sentier des souvenirs…

My linguistic journey I know that some of you will not believe me, but I have been (firmly) ensconced in Great-Britain for nearly 25 years. Since my Scottish years, my detours by Winchester, London, and Henley-on-Thames, and my arrival at the new ALK HQ in Checkendon, I made a life for myself here. Which explains that this year, I will celebrate one more year in Great-Britain than I have spent in France. An occasion that drew me to reflect on my linguistic journey. So, down memory lane we go…

Comme beaucoup d’enfants de ma génération, j’ai commencé à apprendre l’anglais à mon entrée au collège, à l’âge de 11 ans. Je me souviens de ma première leçon comme si c’était d’hier, et de toutes les autres d’ailleurs. Grâce à ma professeure, l’excellente Mme Janszack, j’ai très rapidement réalisé que j’étais fait pour cette langue, et j’ai beaucoup travaillé pour être aujourd’hui en mesure de la parler et de l’écrire, je l’espère correctement. Un travail de longue haleine, car je dirais que je l’apprends encore, et que je suis loin d’avoir fini !

As many children of my generation, I started learning English when I started secondary school, aged 11. I remember my first lesson as if it were yesterday, and all the others, actually. Thanks to my teacher, the excellent Madame Janszack, I quickly realised that I was made to learn this language, and I worked hard to be able to speak and write it, I hope correctly, today. A long haul task , asI would say that I am still learning it, and that I am far from finished!

La complexité de la langue anglaise n’est peut-être pas apparente à tout le monde, parce qu’il faut bien avouer que sa grammaire n’est pas si compliquée que ça : il n’est pas difficile de se rappeler qu’un verbe à la troisième personne du singulier a besoin d’un “s” au présent, après tout. Cela dit, apprendre la longue liste des verbes irréguliers au passé, et constater avec stupeur que certains noms ont également un pluriel irrégulier demande un peu de travail. Quoi qu’il en soit, les exceptions rendent les règles intéressantes, et je les adore sans retenue.

The complexity of the English language might not be apparent to everybody, because you’ll have to admit that its grammar is not that complicated: it is not difficult to remember that verbs in the third person singular of the present tense need an “s”, after all. That said, learning the long list of irregular verbs in the past tense, and noticing with horror that certain nouns also have irregular plurals takes some doing. However, exceptions make rules interesting, and I love them with abandon.

Choisir de venir enseigner le français en Grande-Bretagne plutôt que de rester enseigner l’anglais en France a été une décision très facile à prendre. Elle m’a permis de pratiquer mon anglais tous les jours, aussi bien dans un contexte professionnel que dans ma vie privée, tout en me donnant l’occasion de partager mon amour pour ma langue maternelle avec ses autres amoureux. Quelle chance de pouvoir le faire avec vous tous ici, et avec tous mes élèves à travers le monde, de la Grande-Bretagne aux États-Unis, en passant par les Philippines ou le Moyen Orient.

Choosing to come teaching English in Great-Britain rather that staying in France to teach English was an easy decision to take. It allowed me to practise my English every day, as much in a professional context as in my private life, while giving me the opportunity to share my love for my mother tongue with its many lovers. How lucky I am to be able to do just that with you all here, and with my students the world over, from Great-Britain to the United-States, via the Philippines and the Middle East.

Comme d’habitude, j’aimerais beaucoup savoir comment vous êtes arrivés ici, sur le blog d’Alphonse tALK, et pourquoi vous avez appris, et continuez d’apprendre le français. Je lis tous les jours sur Twitter et Instagram vos réponses à mes petits exercices, et vous me surprenez tout le temps avec leur rapidité et leur qualité. Alors s’il vous plaît, faites en sorte qu’elles continuent d’arriver et n’hésitez pas à recruter d’autres amoureux de la langue française à rejoindre la famille ALK. A bientôt ! 

As always, I would love to know how you alighted here, on Alphonse tALK’s blog, and why you learnt, and continue to learn, French. Every day, I read on Twitter and Instagram your answers to my little exercises, and you always surprise me with their speed and their quality. So please, make sure they keep coming, and don’t hesitate to recruit other lovers of French to join the ALK family. See you soon! 

01 Mar

UN COCHON

Comme le dit Juliette dans sa chanson Tout est bon dans l’cochon, l’animal qui est le sujet de mon article cette semaine est une source de bonnes choses presque inépuisable. De plus, il est non seulement très présent dans la vie et l’imaginaire des Français (mes grands-parents et leurs voisins élevaient au moins un cochon en commun tous les ans), mais figure également dans beaucoup d’expressions utilisées dans le langage courant. J’espère vous en faire découvrir au moins une ou deux, qu’elles soient plutôt positives ou négatives.

A pig As Juliette says in her song Tout est bon dans l’cochon, the animal, which this week is the theme of my post, is an almost inexhaustible source of good things. On top of it, it is not only present in the life and imagination of the French (my grand-parents and their neighbours used to raise at least one communal pig every year), but also figures in a lot of phrases used in common language. I hope I’ll hep you discover a couple of them, whether they be positive or negative. 

Deux de ces expressions, qui ne sont pas très gentilles envers nos amis roses, comparent votre écriture, votre travail ou encore la météo à quelque chose qu’ils pourraient produire. Si vous avez une écriture de cochon, c’est que vous avez la même qu’un docteur ; un temps de cochon décrit le genre de météo que vous n’appréciez pas, et gare à vous si vous effectuez un travail de cochon alors que l’on attend un résultat parfait. Comme vous le voyez, tout ça n’est pas très sympa, comme si les cochons n’étaient pas capables de faire quoi que ce soit de bon et de bien !

Two of these phrases, which are not very nice towards our pink friends, compare your writing, your work or even the weather to something they could produce. If you have une écriture de cochon (a pig’s writing), it is because you write like a doctor; un temps de cochon (a pig’s weather) describes the kind of weather that you don’t appreciate, and beware if you produce un travail de cochon (a pig’s job) when what is expected is a perfect result. As you can see, none of that is very nice, as if pigs were not able to do anything right and good !

Une expression qui n’est pas aussi négative que les précédentes peut être utilisée si l’on ne sait pas quelle décision prendre. Ne pas savoir si c’est du lard ou du cochon indique que l’on n’est pas sûr quelle voie prendre ou comment interpréter une situation qui n’est pas familière. Quant à la chanson de Juliette du premier paragraphe, elle indique qu’il ne faut rien gâcher, et à un équivalent en anglais : waste not, want not. Comme quoi le cochon peut nous apprendre des gestes importants. 

One phrase that is not as negative as the previous one can be used when you don’t know which decision to make. Ne pas savoir si c’est du lard ou du cochon (not to know if it’s lard or pig) means that you are not sure which way to go or how to interpret a situation with which you are not familiar. As for the Juliette song in the first paragraph, it indicates that you must not waste anything, and is the equivalent of the English phrase “Waste not, want not”. Seems to show that pigs can teach us important ways.

Si quelquefois on ne veut pas donner de la confiture aux cochons, ou, comme l’expression anglaise, jeter les perles devant les pourceaux, c’est que l’on ne veut rien gâcher. Je voudrais cependant terminer cet article sur une note plus positive, alors j’aimerais que vous et moi, nous devenions copains comme cochons ! Enfin une expression positive qui nous montre que comme ces animaux qui aiment la compagnie, nous aussi nous pouvons bien nous entendre et apprécier le temps passé ensemble. 

Sometimes, if you don’t want to give jam to the pigs (donner de la confiture aux cochons) or, as in the English phrase, throw pearls before swine, it is because you do not want to waste anything. I would like to finish this post on a more positive note, so I would like for you and me to become pals like pigs (copains comme cochons)! At last, a positive phrase which shows us that just as these animals that love company, we too can get along and appreciate time spent together.

Il ne me reste plus qu’à vous demander si vous avez une expression française préférée ? Plus spécifiquement, une expression qui comporte le nom d’un animal. Il y en a tellement, et pas qu’avec les cochons ! Je vais vous laisser avec une petite devinette, et j’attends vos réponses sur Twitter, Instagram ou Facebook : connaissez-vous l’expression française qui veut dire la même chose que “When pigs fly!” en anglais ? A bientôt !

All that is left for me to ask you is whether you have a favourite French phrase? More specifically, one that concerns an animal. There are so many of them, and not just about pigs! I am going to leave you with a little puzzle, and I’ll be waiting for your answers on Twitter, Instagram or Facebook: do you know the French equivalent to “When pigs fly !”? See you soon !

08 Jun

LA FRAISE

Ce fruit est un de mes préférés, du simple fait qu’il est délicieux, mais aussi car comme toutes les bonnes choses, je le déguste de préférence, voire exclusivement, en saison, ce qui en fait un plaisir particulier aux mois les plus chauds de l’année. Ayant goûté ma première fraise de la saison, mon esprit est parti en vadrouille et s’est fixé, pour des raisons qui lui sont propres, non pas sur le fruit lui-même, mais sur les multiples utilisations du mot dans la langue française.

Strawberry This fruit is one of my favourite, due to the simple fact that it is delicious, but also because, as for all other good things, I appreciate it preferably, if not exclusively, in season, which makes it one of the pleasures associated with the warmest months of the year. Having tasted my first strawberry of the season, my mind went off on a tangent and settled, for reasons that are not entirely clear, not on the fruit itself, but on the multiple uses of the word in the French language.

Le fruit lui-même est une fraise, qui peut être des bois quand on la trouve à l’état sauvage. J’adore aller en cueillir et les utiliser pour garnir de petites coquilles de pâte sablée ou feuilletée remplies de crème pâtissière. On peut également la porter autour du coup si l’on apparaît dans un film historique. La fraise peut aussi être maniée par les dentistes (on connaît bien le son de cet instrument). Apparemment, la fraise est aussi un instrument utilisé pour percer des trous dans le métal, mais j’ai dû ici faire des recherches, parce que je ne suis pas spécialiste en bricolage.

The fruit itself is a strawberry, which can be « of the woods » (une fraise des bois) when you find it in the wild. I love to go collect some and use them to garnish little cups of shortcrust or flaky pastry filled with crème pâtissière. You can also wear it as a ruff around your neck if you appear in a period drama. The « drill » can be handled by dentists (we all know the sound of this instrument). Apparently, as a « reamer », it is also used in metal work to drill holes, but I had to look this one up, as I am no expert in DIY.

Là où le mot devient plus intéressant pour moi est quand il est utilisé dans des expressions un peu plus idiomatiques. Je trouve la première assez drôle. Si vous aimez vous mêler de choses qui ne vous regardent pas, et que vous donnez votre avis sur tout, tout le temps, même quand on ne vous l’a pas demandé, on vous dira que vous ramenez votre fraise ! Je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante quant à l’origine de cette expression, alors n’hésitez pas à m’éclairer. 

Where the word becomes a little bit more interesting for me is when it is used in expressions that are a little bit more idiomatic. I find the first one quite funny. If you like to deal in things that have nothing to do with you, and give your opinion on everything, all the time, even when nobody asked you to, you will be told that you « bring your strawberry back » (ramener sa fraise), that you stick your oar or your nose in. I have not found any satisfactory explanations for this phrase, so if you can enlighten me, don’t hesitate to do so.

La seconde expression qui m’est venue en tête en dégustant un deuxième fruit rutilant est un peu moins marrante, voire même méchante. Si votre grand-oncle (ou qui que ce soit d’autre d’ailleurs) sucre les fraises, c’est qu’il est dans un état de décrépitude assez avancé, et que ses mouvements ne sont pas trop sûrs. Ses mains ont sûrement la tremblote, ce qui peut être très utile si l’on tient une cuillérée de sucre au-dessus d’un bol des fruits en question.

The second expression that popped into my head while tasting my second rutilant piece of fruit is not as funny, if not unkind. If your great-uncle (or anybody else, in fact)  is « sweetening the strawberries » (sucrer les fraises), it is because he is quite decrepit, and his movements are no longer steady. His hands have the shakes, which can be useful if you are holding a spoonful of sugar over a bowlful of the fruit in question.

Voilà comment fonctionne mon esprit. Plutôt que de se concentrer sur d’agréables sensations, il se pose des questions totalement aléatoires sur les usages d’un mot somme toute très courant. Si vous en connaissez d’autres, je compte sur vous pour me les faire connaître, dans un commentaire ci-dessous, ou en venant me faire coucou sur Twitter. Je vous y attends toujours, alors à bientôt !

That’s how my mind works. Rather than concentrating on pleasurable sensations, it ponders completely random questions on the uses of a somewhat common word. If you know more of them, I am counting on you to let me know, in a comment under this post, or by dropping to say hi on Twitter. I’m always available there, so see you soon ! 

23 Mar

LE FRANÇAIS DES RÉGIONS

Quand la plupart de mes clients me disent qu’ils sont contents de m’entendre parler français sans accent particulier, je suis toujours flatté par ce que j’accepte comme un compliment. En effet, du fait de mes origines multiples en France, de la Bourgogne à la Bretagne, en passant par le Jura, je n’ai jamais développé un accent marqué. Ayant habité pendant longtemps dans la vallée de la Loire, réputée comme étant le berceau d’un français « pur », mon français est lui aussi assez pur. 

Regional French  When most of my clients tell me that they are glad to hear me speak French without any particular accent, I am always flattered by what I accept as a compliment. Indeed, because of my mixed origins in France, from Burgundy to Brittany via the Jura, I never developed a strong accent. Having lived for a long time in the Loire valley, renowned as the cradle of « pure » French, the French I speak is also quite pure.

Ça ne veut pas dire que mon français, surtout parlé, est parfait et sans aucune trace de régionalisme. De plus, si vous avez déjà écouté, en tant qu’étudiant de la langue française, les membres d’une même famille parler entre eux, vous saurez que leur histoire commune fera de leurs discussions une masse de phrases à moitié avalées, de non-dits et d’expressions plus ou moins familiales ou régionales. Ce qui ne rend pas la compréhension très facile, je suis d’accord !

It does not mean that my French, especially the spoken version, is perfect and without any traces of regionalism. Moreover, if, as a student of the French language, you have ever listened to members of the same family talk to each other, you will know that their common history will turn their discussions into a mass of half-finished sentences, of what is left unsaid and a lot of more or less family or regional  phrases. Which does not make comprehension any easier, I agree !

Pour moi, une telle conversation sera, pour un étranger, dans tous les sens du terme, très difficile à comprendre, car personne ne fera attention à bien prononcer leurs mots ou à respecter la grammaire « correcte », si telle chose existe. Les plaisanteries seront parfois obscures, comme le seront les expressions spécifiques à leur région : pour parler d’un sac en plastique, cette espèce en voie de disparition, certains parleront de poche, de pochon ou même de pocheton.

For me, such a conversation will be, for a stranger, in all meanings of the term, very difficult to understand, because nobody will take care of pronouncing their words properly or respect « correct » grammar, if such a thing exists. The jokes will sometimes be obscure, as will be the phrases specific to a region : to talk about a plastic bag, this endangered species, some will mention « une poche », « un pochon » or even « un pocheton ».

Je parcours en ce moment l’excellent ouvrage de Mathieu Avanzi, Comme on dit chez nous, publié par les éditions Le Robert. Et je me pose des questions du genre : comment un apprenant pourrait-il comprendre que la serpillière, la wassingue ou la loque désigne le même morceau de tissu que l’on utilise pour laver les sols ? Et la même personne comprendrait-elle qu’en bon Bourguignon, je parle de la bonne rabasse qui vient de tomber, plutôt que de l’averse attendue presque partout ailleurs en France ? 

I am currently leafing through the excellent volume from Mathieu Avanzi, Comme on dit chez nous, published by Le Robert editions. And I am asking myself questions such as : how could a learner understand that la serpillièrela wassingue or la loque refer to the same piece of cloth with which you wash floors ? And would the same person understand that, as the good Bourguignon I am, I talk about la bonne rabasse which has just dropped, rather than the averse (rain shower) expected almost everywhere in France ?

Comme toujours, j’aimerais bien savoir ce que vous pensez de cet article, et si vous aussi vous avez eu quelques problèmes linguistiques pendant vos voyages en France. Le français des régions est quelquefois un peu dangereux pour la compréhension, mais fait également la richesse de la langue. Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou passer me voir sur Twitter et Instagram. A bientôt !

As always, I would love to know what you think of this post, and if you too have encountered a few linguistic problems during your journeys through France. Regional French is sometimes a little dangerous towards comprehension, but is also a source or riches for the language. What do you think ? Do not hesitate to leave me a comment or drop by on Twitter or Instagram. See you soon ! 

09 Jun

TOUT CE QUI SE TERMINE EN E…

OK, les gens, souhaitez-moi bonne chance, car une expérience intéressante m’attend, maintenant que mon cher et tendre, depuis qu’il a un peu plus de temps, a décidé de travailler son français. Je dis que ces leçons devraient être intéressantes, car elle seront avec moi. Je vous entends déjà me dire que je suis la personne la mieux placée pour lui donner des cours, mais je ne suis pas si sûr que ça soit le cas. Voyez-vous, tout comme beaucoup d’étudiants autour du monde, il a certaines idées bien calées en tête. 

All that ends in e… OK people, wish me luck, because an interesting experience is waiting for me, now that my beloved, since he found some free time, has decided to work on his French. I am saying that these lessons should be interesting, because they will be with me. I can already hear you say that I am the best placed person to give him lessons, but I am not that convinced that this is the case. You see, just like many other students around the world, he has certain ideas firmly lodged in his head. 

Tenez, par exemple, son idée que les noms communs se terminant en “e” en français sont féminins. Je vous l’accorde, beaucoup le sont, mais pas tous. Quid du musée et du lycée, ou même du squelette, seul mot en -ette qui est masculin. De même avec les adjectifs qui se terminent en -e qu’ils soient masculins ou féminins, comme tranquille ou féroce. Encore plus ennuyants pour lui sont les adjectifs dont la terminaison change avec le genre, comme paresseux.euse ou actif.ive par exemple.

Take, for exemple, his idea that all common names ending in “e” in French are feminine. I grant you that this is the case with many, but not with all. What of “le musée” and “le lycée”, or even of “le squelette”, unique word in -ette to be masculine. The same thing applies to the adjectives that end in -e whether they are masculine or feminine, like ‘tranquille’ or ‘féroce’. Even more annoying for him are the adjectives that see their endings change with their gender, like ‘paresseux.euse’ or ‘actif.ive’, for example.

Bien sûr, il y a certaines terminaisons sur lesquelles on peut un peu plus compter, surtout avec les noms communs. A part le squelette, tous les noms en -ette sont féminins, comme le sont ceux qui se terminent en -tion, -té, -ance, -ie ou -ude, -ade et -ode. Par contre, les terminaisons en -age, -eau, isme, -ment, -phone ou -scope sont masculines. Vous voyez, c’est facile, quand on sait comment!

Of course, there are some endings on which you can rely a little bit more, especially as far as common nouns are concerned. Apart from the skeleton, all nouns ending in -ette are feminine, as are those in -tion, -té, -ance, -ie or -ude, -ade and -ode. On the other hand, -age, -eau, isme, -ment, -phone or -scope endings are for masculine nouns. You see, it’s easy, once you know how! 

Les bizarreries de la langue française abondent et il est difficile de les expliquer ou de les ignorer. Tenez, par exemple, les trois mots masculins qui deviennent féminins au pluriel. Et oui, allez comprendre… Ou les quatre mots féminins (pas trois, pas cinq) qui se terminent en -u. Aucune autre combinaison de voyelles, juste -u. J’ai dû chercher longtemps quand on m’a posé la question la première fois. Et que dire des cinq pays masculins se terminant en -e quand orthographiés en français? 

The oddities of the French language are legions and it is difficult to explain them away or ignore them. Consider, for example, the three masculine nouns that become feminine in the plural. Yes, go figure… Or the four feminine nouns (not three, not five) which ends in -u. No other vowel combination, just a ‘u’. I had to think long and hard the first time someone asked me that question. And what is there to say about the five countries that are masculine despite their ‘e’ ending when spelt in French?

Vous voyez, avoir des idées un tantinet préconçues n’est pas forcément une bonne chose quand on veut apprendre le français, et même si vous pouvez vous fier à certaines règles, les exceptions sont nombreuses. D’où mon hésitation à accepter le défi de mon cher et tendre. Et au fait, si vous voulez la réponse aux deux petites énigmes ci-dessus, pourquoi ne pas passer me voir sur Instagram ou Twitter?

You see, to have somewhat preconcieved ideas is not necessarily a good thing wen you want to learn French, and even if you can rely on some rules, there are numerous exceptions. Hence my hesitation in accepting my beloved’s challenge. And by the way, if you want the answer to my two little riddles above, why not drop me a line on Twitter or Instagram?

13 Dec

It’s nearly time!

Never one to do things today when I can do them tomorrow, I have just sent my final forms to sort out my stand for the France Show, and called to organise the furniture on my stand (L59, see you there on 26-28th January!). And I cannot hide how much I am looking forward to my fourth appearance at this extravaganza of all things French.

Food, wine, culture, language, property, cooking demonstrations, book signings and cancan dancers, it’ll all be happening there. Of course, hosting at the show is actually a lot of work, but it is also a lot of fun, as you get to meet fellow exhibitors, new and old friends alike, but also a lot of visitors, come to have a grand day out.

Of course, the main aim of doing the show is to reach a new audience and meet potential new students. I will also be selling my books, and for the first time, the complete trilogy of tALK French will be available, at a special price for the show. I have met people there, who subsequently contacted me to take lessons, having taken the time to think about it. Choosing a tutor to help you improve your language skills is a commitment not to be undertaken on a whim, but there is nothing like meeting in person.

One of these lovely people I met at the show actually started a ten-lesson course this very morning, having met me last year. It seems to show that in this game, you have to be patient! And you know what, dear friends and readers, I still have a few FREE tickets to give away, so get in touch. If you promise to come and see me at the end of January, that it! My promise in return is that you’ll have a great time at the show!

C’EST PRESQUE L’HEURE!

N’étant pas un de ceux qui font le jour même ce qu’ils peuvent faire le lendemain, je viens juste d’envoyer les derniers formulaires pour garantir ma présence au France Show, et jai organisé par téléphone les meubles pour mon stand (L59, je vous y attendrai entre le 26 et 28 janvier!). Et je ne vous cache pas que j’ai hâte de faire ma quatrième apparition à cette extravagance qui représente tout ce qui est français.

La nourriture, le vin, la culture, la langue, les maisons, des démonstrations de cuisine, des rencontres d’auteurs et des danseuses de french cancan, tout y sera. Bien sûr, tenir le stand, c’est du travail, mais on s’amuse aussi beaucoup, puisque vous rencontrez les autres exposants, de nouveaux et vieux amis, mais aussi plein de visiteurs, venus passer une bonne journée.

Bien sûr, le but principal quand on participe au salon est d’atteindre un nouveau public et de rencontrer de nouveaux élèves. Je vendrai aussi mes livres, et pour la première fois, ça sera la trilogie complète de tALK French qui sera disponible, à un prix spécial pour le salon. J’y ai fait la rencontre de gens, qui m’ont ensuite contacté pour des leçons, ayant pris le temps de réfléchir. Choisir un tuteur pour vous aider à améliorer vos connaissances est un engagement à prendre au sérieux, mais il n’y a rien de tel que de se rencontrer pour de vrai.

Une de ces charmantes personnes rencontrées au salon a en fait commencé une série de dix leçons ce matin même, étant venu me voir l’an dernier. Ce qui tend à prouver qu’à ce jeu-là, il faut être patient! Et vous savez quoi, chers amis et lecteurs, j’ai encore quelques tickets GRATUITS à donner, alors faite-moi signe. Mais seulement si vous promettez de venir me voir fin janvier! Ma promesse est que vous ne regretterez pas votre journée au salon!

11 Jan

The joys of the countryside

Arnaud’s Language Kottage has now been my home for over six months, and I am loving every minute of it. You find me typing this blog entry in front of a roaring fire in the log burner, a hot chocolate by my side, after a long wintery walk through fields and woods, and a shared bottle of champagne and nibbles with our neighbours.

Some of my ‘friends’ were very quick to let me know, in no uncertain terms, that the long awaited move from London to a more rural location was never going to happen, but I am so glad to have proven them wrong. Other friends celebrated with me and have now been to the cottage and have loved it, remarking that it was ideal for me at this moment in time.

And I have to agree with them. As previously stated in this blog, I love seeing a lot of green, even in winter, and the foggy, damp or grey days have not affected me as much as they would have in London. In fact, I would go as far as saying that they haven’t affected me at all… The long walks, new neighbours and general friendliness of the area simply make me happy!

Of course, I have lost some of my London clients, who liked coming to my kitchen for their lessons, but I have retained my students on Skype, who still enjoy the same relaxed sessions with me. Of course, I also hope to find some more students to join me in my new home, between Henley-on-Thames and Marlow, for French baking sessions, or simply for face-to-face tuition.

Since it is this time of year again, why not make it your resolution for 2017 to learn, improve or practise your French? I’ll tell you what: if you get in touch with me from this very website before the end of February and quote the word ‘RESOLUTION’, I’ll give you 15% off a 10 hour course… Go on, what are you waiting for?

 

LES JOIES DE LA CAMPAGNE

Voilà bientôt six mois qu’Arnaud’s Language Kottage est mon petit chez-moi, et chaque minute qui passe est un délice. Vous me trouvez en train d’écrire ce blog devant un bon feu dans le poêle, un chocolat chaud à mes côtés, après une longue promenade hivernale à travers champs et bois, et une bouteille de champagne partagée avec les voisins autour de quelques canapés.

Quelques uns de mes ‘amis’ n’ont pas perdu de temps à me dire, en termes plutôt directs, que le déménagement tant attendu de Londres pour une destination plus rurale ne se ferait jamais, mais je suis tellement content de les avoir fait mangé leurs mots. D’autres ont célébré avec moi, sont même déjà venus au cottage, et l’adorent, ayant fait la remarque que c’est l’endroit idéal pour moi en ce moment précis.

Et je dois bien avouer que je suis d’accord avec eux. Comme je vous l’ai déjà dit dans ce blog, j’aime voir tout ce vert, même en hiver, et les journées pleines de brouillard, humides et grises ne m’ont pas fait le même effet que si j’avais été à Londres. En fait, j’irais même jusqu’à dire qu’elles ne m’ont pas affecté du tout… Les longues promenades, nouveaux voisins et l’amabilité locale me rendent tout simplement heureux!

Bien sûr, j’ai perdu certains de mes clients londoniens, qui aimaient venir me voir dans ma cuisine pour leurs leçons, mais j’ai gardé mes étudiants sur Skype, qui apprécient toujours les mêmes leçons décontractées. Bien sûr, j’espère trouver quelques élèves prêts à me rejoindre dans ma nouvelle demeure, entre Henley-on-Thames et Marlow, pour des leçons de pâtisserie en français, ou tout simplement des cours en face-à-face.

Puisque c’est derechef cette époque de l’année, pourquoi ne pas faire de votre résolution pour 2017 d’apprendre, améliorer ou pratiquer votre français? J’vais vous dire quelque chose: si vous me faites signe à partir de ce site même avant la fin février en mentionnant le mot ‘RESOLUTION’, je vous ferai 15% de réduction sur une séance de 10 leçons… Allez, qu’attendez-vous donc?

07 Feb

#JeSuisCirconflexe

I am in the process of writing volume two of tALK French, the ALK course book, and the Académie Française drops this bombshell on us all, French lovers, teachers and learners alike. To be fair, it’s been over two decades in the coming, but a ‘progressive’ culture minister has finally decided to act upon the edict of the Immortals.

Well, excuse me, august Académie members, and Najat Vallaud-Belkacem, but some of those changes are stupid. I grant you, getting rid of the hyphen in portmanteaux words, like weekend and portemonnaie, is not a bad thing, but losing the ‘i’ in oignon or ‘simplifying’ nénuphar into nénufar is ludicrous, and the allowed loss of my beloved circumflex on SOME letters and in SOME words but not others is bordering on the insane!

You, dear friends and readers, know that here at ALK HQ, we don’t deal in politics, so I will not wade into that side of the debate. My ‘beef’ is purely as a lover of the French language, where this thorny issue is seen from the point of view of someone who has made it his job to teach others the intricacies of said language in such a way that they become interesting and intriguing.

To me, the circumflex is in itself a beautiful remnant of changes long adopted, an echo of a lost ‘s’, and learning when to use it is hardly a big deal. It only affects a few words and even changes the meaning of some, like sur and sûr, which is why the Académie is not getting rid of it completely. In fact, you can continue to spell those words ‘the old way’, but teachers are told to teach the new way, too. How is that making things easier? And I’m sorry, but I cannot think of any way in which this is not a silly dumbing down of the beautiful rules governing French grammar and orthography.

I cannot but agree with Anne-Elisabeth Moutet writing in The Daily Telegraph on February 6th: “Tinkering with such a long-developing organic structure for the sake of facility is not just stupid: it is ugly, actively evil.” So worry not, Anne-Elisabeth (I hope you’re not getting rid of your hyphen!?), they’ll have to go through me before they get to you.

 

#JESUISCIRCONFLEXE

J’écris en ce moment même le deuxième volume de tALK French, le livre de cours d’ALK, et l’Académie Française lâche une bombe sur nous tous, enseignants, étudiants et amoureux de la langue. Pour être tout à fait honnête, cela fait plus de vingt ans qu’elle nous menaçait, mais une ministre de l’éducation nationale ‘progressiste’ a finalement décidé de s’occuper du décret des Immortels.

Et bien, je suis désolé, augustes membres de l’Académie, et Najat Vallaud-Belkacem, mais certains de ces changements sont stupides. Je vous l’accorde, se débarrasser du trait d’union dans les mots-valises (ha ha!), comme weekend et portemonnaie, n’est pas une mauvaise chose, mais perdre le ‘i’ dans oignon ou ‘simplifier’ nénuphar en nénufar est ridicule, et avec la perte sanctionnée de mon circonflexe adoré sur CERTAINES lettres et dans CERTAINS mots mais pas d’autres, on approche la folie pure!

Vous, chers amis et lecteurs, savez qu’ici, au QG d’ALK, on ne fait pas de politique, alors je m’en mêlerai pas. Le ‘problème’ est purement vu par un amoureux de la langue française, toute compliquée qu’elle soit, où ce problème épineux affecte quelqu’un dont le boulot est de l’enseigner aux autres d’une telle façon qu’elle devient intéressante et particulière.

Pour moi, l’accent circonflexe est en lui-même un charmant vestige de changements adoptés il y a longtemps, un echo d’un ‘s’ disparu, et apprendre quand l’utiliser n’est vraiment pas difficile. Il n’affecte que quelques mots et change même le sens de certains, comme sur et sûr, ce qui explique pourquoi l’Académie ne s’en débarrasse pas complètement. En fait, vous pouvez continuer à utiliser ‘la vieille façon’, mais les profs doivent aussi accepter la nouvelle façon d’écrire les choses. Comment cela rend-il la chose plus facile? Et je suis désolé, mais je n’arrive pas à trouver en quoi tout ceci n’est pas un nivellement par le bas des belles règles qui gouvernent la grammaire et l’orthographe françaises.

Je ne peux qu’être d’accord avec Anne-Elisabeth Moutet, qui écrit dans The Daily Telegraph du 6 février: “Bricoler avec une telle structure organique et au développement long au nom de la facilité n’est pas simplement stupide: c’est moche, proprement malfaisant.” Alors ne vous en faites pas, Anne-Elisabeth (j’espère que vous ne perdrez pas votre trait d’union!?), ils devront passer par-dessus mon cadavre encore chaud pour vous atteindre.

11 Nov

The FlashSticks wonder

You, assiduous readers, will remember that the Lime on a Bike had the pleasure to meet the enthusiastic (and oh so young!) FlashSticks people during the Language Show Live in London not too long ago. Aside from meeting the team, it was also the perfect occasion to talk about the launch of their new app, which I had the pleasure to test for them. So the least I can do now is to let you have my thoughts on this clever fusion of low and high technology.
Let’s start with the ‘low-tech’ end of the FlashSticks experience. The urge to place those sticky notes all over the place as you open the pack is too hard to resist, as you can see. Colour coded blue for masculine and pink for feminine nouns, they help you juggle the trickiest aspect of French by helping you remember the gender of things, and the green-coded verbs and adjectives are terrifically helpful too!
But onwards to the marvels of technology. Download the app and MAGIC! Those notes come to life: hover your phone over them and a member of the FlashSticks team will show you how to pronounce them. Your own genie in a bottle if you will! And that’s not all. With the premium version of the app, you can also undertake a fabulous journey through those exact same flashcards, learning tons of vocabulary, all very handily classed in categories that will help your brain compartmentalise and cross-reference them. Granted, the use of pretty colours and fun games might not be to everyone’s taste, but I have yet to meet a student who cannot learn when fun is injected into the teaching process.
So learning journey and colourful sticky notes aside, there is a final aspect of the app that never ceases to amaze me, and I have been playing with that function for weeks without tiring of it. The ‘Scan an Object’ function is simply A-MA-ZING. Honestly, it’s like having a little elf or a gremlin in your phone: take a picture of an object, and after a few seconds, there pops a description of said object in French (or any of the many languages other than French you can learn with FlashSticks). It is amazingly detailed, and as such can create some grammatical problems, but hit the ‘simplify’ button, and you have a reliable translation, which you can even hear from a native speaker. Magic, I tell you.
So if you’re looking for a fun way to improve your French (other languages available, as they say!), then I can heartily recommend FlashSticks.
Right, I’m off to find other things to scan… Au revoir!

LA MERVEILLE QU’EST FLASHSTICKS
Assidus lecteurs, vous vous souviendrez sûrement que le Citron Vert à Vélo a récemment eu le plaisir de rencontrer l’équipe FlashSticks, si enthousiaste (et tous si jeunes!), au Language Show Live à Londres. En plus de rencontrer ces jeunes gens, ce fut aussi l’occasion parfaite de causer du lancement de leur nouvelle app, que j’ai eu le plaisir de tester pour eux. Alors la moindre des choses est de vous raconter ce que je pense de cette fusion entre basse et haute technologie.
Commençons avec le coin ‘basse’ technologie de l’expérience FlashSticks. L’envie de placer ces notes collantes tout partout est simplement trop forte pour y résister, comme vous pouvez le constater. Qu’elles soient bleues pour les noms masculins ou roses pour les noms féminins, ces notes vous aident à jongler avec cet aspect le plus bizarre de la langue française en vous aidant à vous souvenir du genre des choses, et les notes vertes pour les verbes et adjectifs sont bien utiles aussi!
Mais passons aux merveilles de la technologie. Téléchargez FlashSticks sur votre téléphone et MAGIQUE! Ces notes prennent vie: faites flotter votre portable au-dessus de l’une d’elles et un membre de l’équipe vous montrera comment la prononcer. Votre propre génie dans la bouteille, en quelque sorte! Et ça n’est pas tout. Avec la version premium de cette app, vous pouvez aussi partir en voyage à travers ces mêmes notes, en apprenant des tonnes de vocabulaire, classé de façon très pratique en catégories pour aider votre cerveau avec le compartimentage et les références croisées. Je vous l’accorde, les jolies couleurs et les jeux amusants ne sont pas au goût de tout le monde, mais je n’ai jamais rencontré un étudiant qui n’apprend rien quand on injecte un peu de facétie dans l’art d’enseigner.
Alors jeux et notes collantes à part, il y a un dernier aspect de cette app qui ne cesse de m’épater, et voilà des semaines que je l’utilise sans m’en lasser. La fonction ‘Scanner un Objet’ est simplement IN-CROY-ABLE. Honnêtement, c’est comme si vous aviez un elfe ou un gremlin dans votre téléphone: prenez un objet en photo et après quelques secondes, voilà la description du dit-objet en français (ou tout autre des langues que vous pouvez apprendre avec FlashSticks). C’est tellement détailé que cela pose parfois quelques problèmes grammaticaux, mais choisissez de ‘Simplifier’, et vous obtiendrez une traduction à laquelle vous pouvez vous fier, et vous pouvez même l’entendre de la bouche d’un Français ou d’une Française pur beurre. Magique, je vous le dis.
Alors si vous cherchez un bon moyen d’améliorer votre français (autres langues disponibles, comme on dit souvent!), je vous conseille vivement FlashSticks.
Bon allez, je retourne chercher d’autres trucs à scanner… Bye bye!