30 Jan

Dreaded grammar

Most of my students start their lessons with me with a modicum of vocabulary, a smattering of grammar and a heavy dose of motivation and enthusiasm. I would say that this is a very nice recipe for success, provided that they are not scared to learn more of the dreaded French grammar…

I grant you, it is not the most difficult in the world, but it does have its complexities and sticky rules that manage to catch the French themselves. I do believe, however, that with a little application, it can be conquered. As far as I am concerned, there is still a couple of rules that still trip me up if I don’t stop and think about what I am writing.

One of those is of course the agreement of the past participle in the passé composé when used in more complex situations. I’m sure that chatty people or confident speakers will know how to make the past participle agree with a direct object or object pronoun placed before the auxiliary avoir. Rusty people, get in touch on social media, I can help you if that’s still beyond you. But how many of you are familiar with what happens with the same past participle when used with an infinitive?

Yes. Me neither. As I said, I have to stop and think, and more often than not, check the rule again in one of my books… Is it ‘Les chanteuses que j’ai entendues chanter’ or ‘Les chanteuses que j’ai entendu chanter’? I’ll give you a clue: it all depends on what the real ‘subject’ of the infinitive is, and whether it directly applies to it. Are you confused yet? I told you this one was complex.

So, dear friends and readers, what grammar rule have you always found difficult to understand or apply? I would love to know, and would love even more to be able to help, so get in touch!

 

CETTE SACREE GRAMMAIRE

La plupart de mes étudiants commencent leurs leçons avec moi avec un mininum de vocabulaire, une poignée de grammaire et une bonne dose de motivation et d’enthousiasme. Je dirais que c’est une bonne recette pour le succès, pourvu qu’ils n’aient pas peur d’apprendre un peu plus de cette sacrée grammaire française…

Je vous l’accorde, ça n’est pas la plus difficile au monde, mais elle a ses complexités et ses règles agaçantes qui réussissent à faire chuter les Français eux-mêmes. Je crois, cependant, qu’avec un peu de soin, on peut la conquérir. En ce qui me concerne, il y a en toujours une ou deux qui me font toujours des entourloupes si je ne prends pas le temps de réfléchir à ce que j’écris.

Une d’entre elles est l’accord du participe passé quand le passé composé est utilisé dans des situations plus complexes. Je suis sûr que les Causeurs et les Confiants parmi vous sauront faire le participe passé s’accorder avec un objet direct ou un pronom objet placé avant l’auxiliaire avoir. Les Rouillés, faites-moi signe sur les médias sociaux, je peux vous aider si ça vous échappe toujours. Mais combien d’entre vous sont familiers avec ce qui se passe quand le même participe passé est utilisé avec un infinitif?

Oui. Moi non plus. Comme je l’ai dit, je dois faire une pause et réfléchir, et, très souvent, consulter un des mes livres pour revoir la règle… Est-ce que c’est ‘Les chanteuses que j’ai entendues chanter’ ou ‘Les chanteuses que j’ai entendu chanter’? Je vous donne un indice: tout dépend du ‘sujet’ réel de l’infinitif, et de savoir s’il s’y applique directement. Confus? Je vous l’avais dit, celle-là est complexe.

Alors, chers amis et lecteurs, quelle règle de grammaire avez-vous toujours trouvée difficile à comprendre ou à appliquer? J’aimerais bien savoir, et aimerais encore plus être en mesure de vous aider, alors faites-moi signe!

28 Feb

Is it all worth it?

I have recently written a little something about French grammar for my good friend A Polyglot Mum, which you can read here, and it got me thinking about that very same subject anew. That very same week, I also had a lovely and lively lesson with two of my students, who came to me with a couple of questions that arose from the homework I gave them to do. I know, I am evil.

Answering those questions kept opening up others and we spent most of our lesson looking at some rather precise points of grammar. Now, I know that this simple sentence will have some of you recoil in horror, but I had a great time, and perhaps even more surprisingly, so did my students.

I know this is the case, as I did ask them at the end of the lesson, because, you see, I always want to make sure that the people who put their trust in me learn a thing or two. To me, it is more than simply making sure they are getting what they pay for; if my students come to the end of a lesson without having learnt anything, and without enjoying it, I have failed them, and that obviously will not do.

Enjoyment is one thing, but clients come to me so I can help them reach a specific goal, and I pride myself in helping them do so in a friendly and approachable way, which seems to explain why all of them have confirmed that they would be signing on for another course of ten lessons. It’s either the personalised service, or they REALLY like French grammar, too. How’s that for a frightening thought?

 

ÇA VAUT LE COUP?

Il n’y a pas longtemps, j’ai écrit un petit quelque chose au sujet de la grammaire française pour ma bonne copine A Polyglot Mum, que vous pouvez lire ici, et ça m’a fait réfléchir à ce même sujet sous un nouvel angle. Cette même semaine, j’ai aussi donné une leçon animée et ma foi pas mauvaise à deux de mes élèves, qui sont venus me voir avec deux ou trois questions issues des devoirs que je leur avais donnés. Je sais, je suis horrible.

En répondant à ces questions, nous en avons ouvert d’autres, et nous avons passé la plus grande partie de la leçon à parler de points de grammaire plutôt pointus. Bon, je sais que cette simple phrase verra certains d’entre vous reculer, totalement horrifiés, mais je me suis bien amusé et, ce qui est peut-être plus surprenant, mes élèves se sont bien amusés aussi.

Je le sais, car je leur ai posé la question à la fin de la leçon, parce que, voyez-vous, j’aime toujours m’assurer que les gens qui me font confiance pour leur enseigner le français apprennent un truc ou deux. Pour moi, c’est plus que de simplement m’assurer qu’ils reçoivent ce pour quoi ils ont payé; si mes élèves arrivent à la fin d’une leçon sans avoir rien appris, et sans s’amuser un peu, j’échoue dans ma mission, et ça ne me plait pas du tout.

S’amuser et une chose, mais mes clients viennent me voir pour que je les aide à atteindre un but précis, et je suis fier de les aider à le faire en étant amical et abordable, ce qui tendrait à expliquer pourquoi ils signent tous un nouveau contrat pour dix autres leçons. Soit c’est le service personalisé, soit c’est qu’ils aiment VRAIMENT la grammaire française. Et si ça n’est pas une idée effrayante, ça…

25 Feb

Mistakes galore

I started learning English in secondary school, aged 11. During those first four years, my teacher was Madame Janszack (I hope this is the correct spelling), and wonderful she was, too. We all remember at least one teacher for how good they were, on any level, and for me, Madame J is that teacher. She taught me how to learn a foreign language, and I am still following her teachings thirty years on.

I remember her lessons very vividly, perhaps because hers were the only ones where I gave any teacher my undivided attention (the span of which is one of a gnat), but mainly because her teaching style matched the way I like to learn. As a pure product of the French education system, I was taught French grammar, syntax and orthography properly, and that was also the way I was taught English. I may still get a few things wrong thirty years on, and I am still learning (do you ever truly stop?), but some of the mistakes people make in English I find deeply irritating…

One of them is the use of ‘of’ instead of ‘have’, as in “he must of made a mistake”, comparable to fingernails on a blackboard. Another is the current predilection, in both languages, for using a comparative adjective when an adverb is needed, as in “She could have done it quicker.” Why that annoys and vexes me, I do not know, but it does. And it does so deeply, to the point of correcting people on the telly. So, because of my love of correct grammar, I do hope you do not find anything that annoys and vexes you in what you have just read…

 

DES FAUTES A GOGO

J’ai commencé à apprendre l’anglais au collège, à l’âge de onze ans. Pendant ces quatre premières années, ma prof était Madame Janszack (j’espère avoir la bonne orthographe), et elle était une super prof. On s’en souvient tous d’au moins un, parce qu’ils étaient tout aussi super, à n’importe quel niveau, et celle dont je me souviens, c’est Madame J. Elle m’a enseigné comment apprendre un langue étrangère, et trente ans après, je suis toujours ses préceptes.

Je me souviens de ses leçons comme si j’y étais, peut-être parce qu’elles étaient les seules pendant lesquelles je donnais à mon prof toute mon attention (et je n’en ai pas beaucoup), mais surtout parce que son style correspondait à ma façon d’apprendre. Etant un pur produit du système éducatif français, j’ai appris la grammaire, la syntaxe et l’orthographe françaises comme il se doit, et c’est la même chose avec l’anglais. Après trente ans, je fais peut-être encore des fautes, et j’apprends tous les jours (est-ce qu’on arrête vraiment d’apprendre?), mais certaines fautes que les gens font m’agacent vraiment…

Comme quand on utilise ‘of’ au lieu de ‘have’: “He must of made a mistake”, que je compare au bruit des ongles qui grincent sur le tableau noir. Une autre faute qui m’énerve vraiment en ce moment, dans les deux langues, c’est l’utilisation d’un comparatif quand un adverbe fait l’affaire, comme dans le désormais célèbre “L’homme le plus vite du monde”. Quant à savoir pourquoi cela m’énerve tellement, je ne sais pas, mais je vous assure que ça me rend dingue. Et pas qu’un peu, au point d’engueuler les gens à la télé. Alors, à cause de mon amour pour la grammaire, j’espère que vous ne trouverez rien qui vous énerve ou vous rende dingue dans ce que vous venez de lire…