12 Sep

Church teas

On a lovely sunny Sunday, a couple of weeks ago, it was my turn to host the Hambleden Church Teas. All through the summer season, from May to October, every Sunday afternoon, local residents bake and sell cakes for the church funds. At 50p for a cup of tea and £1.50 for a piece of home-made cake, it is always popular with locals, but also with the numerous walkers and cyclists going through this charming village.

Superbly supported by Penny, and with the invaluable help of Julia, who had baked six cakes to help me out, I am happy to report that we sold out of cakes in three hours and added nearly £300 to the kitty, a result for which I am very proud! There is also something incredibly satisfying about seeing complete strangers queue up to purchase your baked goods. My far breton, walnut tart and chocolate marble cake just disappeared.

Even if it was my first time, I had dared do things a little differently, as I had decided to introduce some savoury dishes in the mix of the traditional cakes. That very morning, I had prepared my version of a quiche lorraine, and two of my favourite offerings: a ham and olives cake parisien and a tuna loaf. The latter wasn’t a frank success at the event, but got gobbled up that evening back at home!

Everything else went, and everyone thought the savoury additions a good idea. I was particularly pleased with a group of walkers who all came back for seconds (thank you, guys!). So, as you can guess, dear friends and readers, I shall put my name forward for another turn next summer, and I hope to see you there!



Par un beau dimanche ensoleillé, il y a une quinzaine de jours, c’était mon tour de m’occuper du goûter de l’église à Hambleden. A travers tout l’été, de mai à octobre, tous les dimanches après-midis, les résidents locaux préparent et vendent des gâteaux pour les fonds de l’église. A 50p pour une tasse de thé et une livre cinquante pour une part de gâteau fait maison, c’est une occasion toujours populaire avec les indigènes, mais aussi avec les nombreux randonneurs et cyclistes qui traversent ce charmant village.

Admirablement soutenu par Penny, et avec l’aide très précieuse de Julia, qui avait fait six gâteaux pour m’aider, je suis très heureux de pouvoir vous dire qu’on a tout vendu en trois heures, et ajouté presque 300 livres à la caisse, un résultat dont je tire une grande fierté! Il y a aussi quelque chose d’incroyablement satisfaisant à voir de complets étrangers faire la queue pour acheter vos créations pâtissières. Mon far breton, ma tarte aux noix et mon gâteau marbré ont simplement disparu.

Même si c’était ma première fois, j’avais osé faire les choses un peu différemment, vu que j’avais décidé d’introduire des plats salés au milieu des gâteaux traditionnaux. Ce matin-là, j’avais préparé ma version d’une quiche lorraine, et deux de mes offrandes préférées: un cake parisien jambon-olives, et un pain de thon. Ce dernier ne fut pas un franc succès pendant la vente, mais fut dévoré le soir-même à la maison!

Tout s’est bien passé, et tout le monde a pensé que les plats salés étaient une bonne idée. Un groupe de randonneurs m’a particulièrement fait plaisir, à revenir pour une deuxième part (merci, les gars!). Et donc, comme vous pouvez vous en douter, chers amis et lecteurs, je me porterai volontaire pour un autre weekend l’été prochain, et j’espère vous y voir!

19 Dec

A guilty pleasure on TV

It’s confession time again, and this time, my thoughts have turned to the television. As I am typing this, an American cooking programme is showing on the Food Network and I am transfixed. The Pioneer Woman is on, and I simply have to watch her cook her way through a very American repertoire for her family, her friends and all the ranch workers. As she puts it, she lives in the middle of nowhere, on a huge cattle ranch, with her husband and four kids, and she cooks a lot.

Nothing is low fat or sugar free, and I am sure Mrs. Drummond will not mind me saying that it is not very sophisticated cuisine she is preparing day in, day out, but I simply admire her for the way she provides for her kin. She cooks with love and shops in bulk, goes for easy soups and amazing-looking burgers, uses a lot of infamous plastic cheese and goes Tex-Mex a lot. And yet I like her, because she does it all with great integrity and a lovely manner: she makes no excuses about cooking what her family likes to eat, and I love that. So here’s to you, Pioneer Woman!

The other American food programme that has me transfixed is called The Barefoot Contessa, which is the screen name of Ina Garten, a former White House employee. She also cooks American fare, and is equally fascinating. But here the comparison between the two ends, as the Contessa lives, cooks and entertains differently, in a famous posh part of the East coast of America, not in the wild wild West…

I have to admit I struggle a lot more watching Ina chortle her way through rather ghastly ‘themed’ shows, helping gormless young ladies prepare for dinner parties for their interior decorator friends, or serving hammer-shaped cookies to the builders throwing up a new barn on her extensive property. So I tend to switch the TV off, as even I have limits to how many food programmes I can stomach!



C’est encore une fois l’heure des confessions, et cette fois, mes pensées se tournent vers la télévision. Alors même que j’écris, je regarde un programme de cuisine américaine sur la chaîne Food Network, et je suis fasciné. C’est The Pioneer Woman, et je dois simplement la regarder préparer des plats de son repertoire américain pour sa famille, ses amis et tous les employés du ranch. Comme elle le dit elle-même, elle habite au milieu de nulle part, dans un énorme ranch à bétail, avec son mari, ses quatre mômes, et elle fait beaucoup à manger.

Ça n’est pas de la cuisine légère ou sans sucre, et Mme Drummond ne m’en voudra pas si je dis que ça n’est pas très sophistiqué non plus, ce qu’elle fait tous les jours, mais je l’admire tout simplement pour la façon dont elle s’occupe de sa couvée. Elle fait la cuisine avec amour, les course en gros, choisit des soupes simples et des burgers ahurissants, utilise plein de fameux fromage-plastique et va du côté Tex-Mex assez souvent. Et pourtant, je l’aime bien, parce qu’elle le fait avec intégrité et agréablement: elle ne s’excuse pas du fait qu’elle cuisine ce que sa famille aime manger, et j’aime ça. Alors à la vôtre, Pioneer Woman!

L’autre programme américain qui me fascine s’appelle The Barefoot Contessa (la Comtesse aux Pieds Nus), le nom de plume d’Ina Garten, ancienne employée à la Maison Blanche. Elle aussi a un répertoire très américain, et est tout aussi fascinante. Mais là s’arrête la comparison, vu que la comtesse habite, cuisine et reçoit différemment, dans une région très chic de la côte est des Etats-Unis, pas au Far West…

Je dois admettre que j’ai du mal à regarder Ina ricaner pendant tout un programme, en aidant des gourdes préparer un repas pour leurs copines décoratrices d’intérieur, ou en donnant des biscuits en forme de marteau aux ouvriers qui lui construisent une nouvelle grange sur son énorme propriété. Alors j’ai tendance à éteindre la télé, car même mon estomac a des limites en matière de programmes de cuisine!

07 Sep

Family secrets

Relax, I’m talking about family recipes here… This is a respectable blog, I’ll have you know! We all have favourite recipes, and some of them might even be treasured heirlooms, coming from fifteen generations back. Ok, maybe not that old, but it doesn’t mean they are not cherished.

My late maternal grandmother was a good French cook. Nothing too fancy, no high cuisine there, but robust, tasty dishes and desserts from her home region, Brittany, and her adopted home, Burgundy. That said, she could turn her hands to most things, and her cakes and tarts were things of beauty. What I am trying to say is that my grandma was more than good, she was a great cook.

She used to rear her own poultry and rabbits, and I was used to the ‘from pen to plate’ ethos of her cooking. Her roast chicken and ‘lapin en sauce’ were legendary. Coupled to the fresh produce from my grandpa’s garden, those made for fantastic family meals. One of our favourite starters was a fantastic rice salad with bits and bobs in it (that one is not quite a guarded secret, but we might come back to it later!), followed by a roast chicken with a potato gratin and maybe some green beans . Dessert was always a big deal, as my grandma loved to bake. Her cinnamon tart was amazing (I still can’t do pastry lattice like hers to put on top), and her chocolate cake… Well, that one is a family secret. And there was also an elaborate (in its preparation) gâteau basque, best kept for afternoon tea, as it wasn’t the most delicate of her confections and would not be enjoyed after a good meal!

My two favourite desserts are Grandma Dabet’s far breton, which regular readers will already know, and her marquise au chocolat, a fridge cake served with home-made crème anglaise. This one is quite rich and a total treat, but I can already let it slip that this will be the alternative dessert for the Christmas celebrations at ALK HQ…



Relax, je vous parle de recettes de famille… N’oublions pas que mon blog est bien sous tout rapport! Nous avons tous nos recettes préférées, et certaines d’entre elles font parfois partie d’un long héritage, qui nous suit depuis quinze générations. Ok, peut-être pas depuis aussi longtemps, mais ça ne veut pas dire qu’on n’y tient pas tout autant.

Ma grand-mère maternelle, qui vient de nous quitter, était bonne cuisinière. Rien de très compliqué, pas de haute cuisine, mais des plats robustes et goûtus et des desserts de sa région natale, la Bretagne, ou de sa région d’adoption, la Bourgogne. Cela dit, elle pouvait presque tout faire, et ses gâteaux et autres tartes étaient sublimes. Ce que j’essaye de vous dire, c’est que ma mémé était mieux que bonne cuisinière, c’était une super cuisinière.

Elle élevait ses volailles et ses lapins, et j’avais l’habitude de les voir passer de la basse-cour à la casserole. Son poulet rôti et son lapin en sauce étaient tous les deux légendaires. En y ajoutant les produits frais du jardin de mon grand-père, nous dégustions de délicieux repas de famille. Une de nos entrées préférées était une salade de riz fantastique avec des trucs et des machins dedans (la recette n’est pas secrète, mais on y reviendra sûrement!), suivie d’un poulet rôti avec un gratin de pommes de terre et peut-être quelques haricots verts . Le dessert était toujours un évènement, vu que ma mémé était également bonne pâtissière. Sa tarte à la cannelle était surprenante (je ne sais toujours pas faire les croisillons de pâte comme elle sur le dessus), et son gâteau au chocolat… Là, celui-là je le garde secret, pour le coup. On gardait un gâteau basque élaboré (dans sa préparation) pour le thé de cinq heures, vu qu’il n’était pas le plus léger de ses confections et n’était pas toujours apprécié à sa juste valeur à la fin d’un repas!

Mes deux desserts préférés qui me viennent de ma Mémé Dabet sont le far breton, que mes lecteurs assidus connaissent déjà, et sa marquise au chocolat, un dessert sans cuisson servi avec une tonne de crème anglaise maison. C’est un dessert riche et à manger avec modération, mais je peux vous confier qu’il sera le dessert un peu alternatif des célébrations de Noël au QG d’ALK…

23 Jun

Tout est bon dans l’cochon

At least that what they say. One thing is sure: the humble pig is a truly fantastic creature, providing us as it does with so many good things. First and foremost is the meat, assuming of course you are a carnivore (let’s assume you are, as you are still reading this!). From bacon to petit salé, it would take too long to list all the cuts and useful parts of a cochon. So I won’t.

Suffice it to say that each culture has its favourites and various methods to prepare the meat, which must run into thousands, as apparently pork is the most widely consumed meat throughout the world, and us French are certainly doing our bit. Walk into a charcuterie, and you will see what I mean: sausages, hams, saucisson, museau vinaigrette, it’s all there! From trotters to brawn (I know it’s not always a pig’s head used, but in France, it often is), we do like to use as much of the animal as possible. Although it may not be to everyone taste, the blood is also used to make delicious black pudding, but as I have already written about that one, I’ll spare you the details.

People say that if you eat meat, you shouldn’t be squeamish about seeing the process through, from living animal to finished product(s). Having once seen a more traditional slaughtering, I have to say it isn’t for the fainthearted… But I have to admit that it did not put me off eating pork, even though it is a harrowing ‘spectacle’.

I have read somewhere that you can use ‘pig’ in more than 180 commonplace products, from toothpaste and other cosmetics to bone china. True or not, it seems to prove that the life of a pig, provided of course it has been a happy one, is never wasted. And something to be celebrated, as one of my favourite artists puts it so well in this song. So I’ll leave you to enjoy Juliette’s little tune: https://www.youtube.com/watch?v=zQv3dhpKdhQ

Me? I’m off for a nice slice or two of rosette de Lyon…



C’est du moins ce qu’on dit. Une chose est sûre: l’humble cochon est une créature fantastique, qui nous donne tant de bonnes choses. Tout d’abord, il y a la viande, en supposant bien sûr que vous êtes carnivores (ce que je fais, si vous lisez toujours!). Du bacon au petit salé, la liste des bons morceaux du cochon serait trop longue. Alors je ne la ferai pas.

Il suffit de dire que chaque culture à ses méthodes diverses et variées pour préparer cette viande, sûrement quelques milliers, vu que le porc est la viande apparemment la plus consommée à travers le monde, et nous les Français nous donnons bien de la peine. Entrez dans une charcuterie, et vous verrez de quoi je parle: saucisses, jambons, saucisson, museau vinaigrette, tout y est! Des pieds de cochons au fromage de tête (je sais, ça n’est pas toujours une tête de cochon qui est utilisée, mais en France, ça l’est souvent), nous aimons utiliser la bête le plus possible. Bien que ça ne soit pas au goût de tout le monde, le sang entre aussi dans la fabrication du boudin noir, mais comme je vous en ai déjà parlé, je ne m’étendrai pas sur les détails.

On dit que si vous mangez de la viande, vous ne devriez pas faire la grimace à l’idée de passer de l’animal vivant au(x) produit(s) fini(s). Ayant assisté à un abattage traditionnel, je dois dire que ça n’est pas pour les plus timorés… Mais je dois bien avouer que ça ne m’empêche pas de toujours manger du porc, même si c’est un ‘spectacle’ difficile à regarder.

J’ai lu quelque part qu’on peut utiliser ‘le cochon’ dans plus de 180 produits de tous les jours, du dentifrice et autres cosmétiques à la porcelaine. Vrai ou faux, cela tendrait à prouver que la vie d’un cochon, pourvu bien sûr qu’elle aie été heureuse, n’est jamais gaspillée. Et même être une chose à célébrer, comme une de mes artistes préférés le fait si bien dans cette chanson. Alors je vous laisse vous régaler de la petite ritournelle de Juliette: : https://www.youtube.com/watch?v=zQv3dhpKdhQ

Moi? Je m’en vais déguster quelques rondelles de rosette de Lyon…

11 Mar

A second fantasy dinner

Picture yourself outside on a warm summer’s evening in the south of France. You know the rules, so I won’t repeat myself, but I figured it was time to go back to the Hotel Crillon-le-Brave and have a second dinner with the great and the famous, so here is the guest list.

Jodie Foster. Public yet mysterious figure, actress I have always admired. And she speaks impeccable French, a bonus!

Sir Patrick Stewart. I know, another Star Trek captain, but a grand Shakespearean actor, too.

Emma Thompson. Talented, outspoken, wonderful. I think she would be great fun to have around.

E.M. Forster. I wonder what this favourite author of mine would make of today’s crazy world.

Alison Krauss. Everything about this bluegrass lady is beautiful. The grace and purity of her voice moves me every time I hear it.

Bruce Willis. To liven things up a bit, tell us all about Hollywood. And if some catastrophe happens, he can save us all!

Karen Matheson. One of Scotland’s finest exports, with a voice like liquid gold, as they say. I would hope she’d entertain us after the meal.

Leonardo da Vinci. First genius, ever. Just to see what he’d come up with today. And so that he can see his Mona Lisa again.

Marie Curie. Her fascinating story from the horse’s mouth, so to speak, and in French, too.

Michel Roux Jr. I would love him to put the menu together and let his team execute while he joins us on the terrace.



Imaginez-vous en plein air par une chaude soirée d’été dans le sud de la France. Vous connaissez les règles, alors je ne vais pas me répéter, mais il me semble qu’il est grand temps de retourner à l’Hôtel de Crillon-le-Brave et d’organiser un autre dîner avec nos célébrités, alors voici la liste de mes invités pour ce soir.

Jodie Foster. Personnage public mais secret, actrice que j’ai toujours admirée. Et elle parle impeccablement le français, un vrai bonus!

Sir Patrick Stewart. Je sais, un autre capitaine de l’univers Star Trek, mais aussi un grand acteur shakespearien.

Emma Thompson. Talentueuse, franche, formidable. Et je suis sûr qu’elle serait super fun.

E.M. Forster. Je me demande ce que mon auteur favori penserait de ce monde de fous où nous vivons aujourd’hui.

Alison Krauss. Chez cette lady de la musique bluegrass, tout est magnifique. La grâce et la purité de sa voix m’émeuvent à chaque fois.

Bruce Willis. Pour faire bouger les choses un peu et tout nous dire sur Hollywood. Et en cas de catastrophe quelconque, il peut tous nous sauver!

Karen Matheson. Un des trésors de l’Ecosse, sa voix de l’or liquide pur, comme on dit. J’espère qu’elle nous chanterait quelque chose après dîner.

Léonard de Vinci. Le premier génie, tout court. Juste pour voir ce qu’il inventerait aujourd’hui. Et pour qu’il voie sa Joconde encore une fois.

Marie Curie. Sa fascinante histoire, racontée directement, en français, par la grande dame elle-même.

Michel Roux Jr. J’aimerais tant qu’il décide du menu, mais maintenant c’est son équipe qui s’en occupe, et il est en terrasse avec nous.

06 Mar

Dinner at sea

How do they do it? It’s a real mystery. Feeding 2000 people, to near faultless standards, everyday, nearly 24/7 and more often than not in the middle of the ocean. I am writing here about the talented chefs on board Cunard’s Queen Elizabeth. Under the direction of executive chef Klaus Kremer, the meals produced on this ship are simply amazing. And last summer, the most amazing of all was the chef’s table dinner.

Having seen it advertised at the bottom of the menu, we had decided to join ten other guests to treat ourselves to a seven-course tasting menu with paired wines. Indulgent? I’ll give you that. Excessive? Certainly not. We met our fellow gourmands at the door to the kitchens and were guided through them by none other than Chef Klaus himself. How he and his team can prepare so much in this comparatively small space is a master class in organisation and skills.

Skills that were in evidence that evening, as we watched the chefs at work before enjoying each dish and its accompanying wine. Seven courses of pure delight and invention, where tastes and textures mingled to provide us with a sensational experience.

Of course, there was the added bonus of meeting our fellow guests, each and every one a pleasure to talk to, as we all shared a love of good food and fine wines. And a very cosmopolitan table we were too, with at least five nationalities represented! What an evening we all had, and one I hope to repeat this summer on the Queen Victoria.



Comment font-ils? C’est un véritable mystère. Nourrir 2000 personnes, et presque sans fautes, tous les jours, presque 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et la plupart du temps au beau milieu de l’océan. Je vous parle ici des talentueux chefs à bord du Queen Elizabeth, de la ligne Cunard. Sous la direction de chef Klaus Kremer, les repas produits sur ce navire sont simplement merveilleux. Et l’été dernier, le plus merveilleux de tous a été la table du chef.

L’ayant vu mentionnée au bas du menu, nous avions décidé de joindre dix autres invités pour savourer un menu dégustation de sept plats, chacun accompagné de son vin. Indulgent? Je ne vous le fais pas dire. Un peu trop? Certainement pas. Nous avons retrouvé nos compagnons gourmands devant les cuisines, que nous avons visitées avec Chef Klaus lui-même. La façon dont équipe et lui préparent tout dans un espace comparativement confiné relève tout simplement du summum en matière d’organisation et de talent. Talent bien en évidence ce soir-là, alors que nous regardions les chefs au travail avant de nous délecter de chaque plat et de son vin. Sept plats inventifs et délicieux, où les saveurs et les textures se mélangeaient pour nous fournir des sensations uniques.

Bien sûr, le bonus était de faire la rencontre de nos compagnons dînatoires, si je puis dire, tous plus intéressants les uns que les autres, vu que nous partagions tous le même amour pour la bonne chère et les vins fins. Et quelle tablée cosmopolitaine, avec au moins cinq nationalités représentées! Ce fut une super soirée, que l’on espère répéter cet été à bord du Queen Victoria.

15 Dec

A dream lesson

It will have taken me a long time to write about this experience, but I really wanted to do it justice, so I waited a little while to tell you about it. A few months ago, I received a real treat for my birthday: dinner at the wonderful Angela Hartnett’s Murano restaurant. I will not detail the menu, perfect from start to finish, and served by a friendly and attentive team. Being my birthday, I even received a kiss from the chef-patron herself.

This being a present in itself, it isn’t what I would like to tell you about: I was also delighted to be given a place in what happened to be the last of the master classes Angela is to give for a while. So on a beautiful Sunday, I met my fellow students at the restaurant, where the celebrated chef taught us the art of pasta making (delicious spinach and ricotta tortellini), how to properly fillet a fish (sea bream to die for) and a fool-proof recipe for tarte tatin. We of course enjoyed it all, paired with delicious wines, with our invited guests.

Angela’s warmth, charm and expertise were on show that day, and she lavished all of us with so much attention that we all felt we learnt a lot more than just how to cook the dishes we prepared. Yes, the food was delicious (even if I say so myself!), the staff attentive and helpful, the setting utterly exquisite; but, as always, the main reason this lesson was a success was the teacher herself. Definitely serious about her craft, yet down to earth and a natural with her students, Angela (I hope she will forgive me the familiarity) is a great chef, a great teacher, and a great person.

So when’s the next master class?


Me décider à écrire à propos de cette expérience m’aura pris un petit moment, mais je voulais vraiment lui faire justice, alors j’ai attendu un peu pour tout vous dire. Il y a quelque mois, j’ai reçu un super cadeau d’anniversaire sous la forme d’un dîner à Murano, le restaurant de la superbe Angela Hartnett. Je ne vous décrirai pas le menu en detail, parfait du début à la fin, et servi par un personnel attentive et amical. Et vu que c’était mon anniversaire, j’ai même reçu la bise de la chef-patron elle-même.

Ce repas étant un vrai cadeau, ça n’est pas ce dont je voulais vous parler: j’ai également eu la chance d’obtenir une place dans ce qui se révéla être la dernière classe donnée par Angela, du moins pour un petit bout de temps. Alors en ce beau dimanche, j’ai retrouvé les autres étudiants au restaurant, où la célèbre chef nous a appris l’art de faire des pâtes (des tortellinis au ricotta et épinards délicieux), comment fileter un poisson proprement (une daurade à tomber par terre) et une recette infaillible pour une tarte tatin. Nous avons bien sûr dégusté le tout, accompagnés de vins délicieux, avec nos invités.

La chaleureuse approche d’Angela, son charme et son art étaient tous en évidence ce jour-là, et elle nous a donné tellement de son temps que nous avons tous eu l’impression d’avoir appris beaucoup plus que de simplement cuisiner les plats que nous avions préparé. Bien sûr, la nourriture était délicieuse (même si c’est moi qui le dit!), le personnel attentif et présent, le décor tout simplement exquis; mais, comme d’habitude, la raison principale pour la réussite de cette leçon était la prof elle-même. Définitivement sérieuse au sujet de son art, et pourtant terre-à-terre et naturelle avec ses étudiants, Angela (j’espère qu’elle me pardonnera ma familiarité) et un grand chef, un super professeur et une grande dame.

Alors à quand la prochaine classe?


17 Nov

Is it really cheating?

Tonight, we’re having Nigella’s quick chilli. I know some of you, dear readers, have already gasped in horror. So let me hit the nail firmly in place by revealing that I am not only a huge fan of the lady herself, but also of her quick recipes. No, let me rephrase that: I am a huge fan of ALL her recipes.

Nigella Express, however, is both a time- and a life-saver, containing many dishes that have become firm favourites in this household. The coq au Riesling is actually quite sophisticated, the curry in a hurry is fresh and as hot as you dare to make it, and the rapid ragù is the only answer to my craving for something more savoury than savoury. I usually double the quantity of lentils called for (and use the excellent French ones from le Puy, of course), but other than that, the recipe satisfies on all levels: easiness, quickness and taste.

So tonight, it’s chilli time. Some of the ingredients come from a jar or a tin, but the spices are fresh and the ground beef and chorizo are the best I can find. Letting it simmer is torture, and I readily confess that I often have a spoonful (or two or three) before the finished product has time to hit the table. I could justify this by saying that all cooks should taste their offerings, but I am afraid that in my case, it’s pure greed.

So here’s to you, Miss Lawson, this household loves you.


Ce soir, je prépare le chilli rapide de Nigella Lawson. Je sais que certains d’entre vous, chers lecteurs, sont horrifiés. Mais laissez-moi enfoncer le clou en révélant que je suis non seulement fan de la grande dame elle-même, mais aussi de ses recettes rapides. Correction: je suis super fan de TOUTES ses recettes.

Nigella’s Express, cela dit, vous fait gagner du temps et peut changer votre vie, et certaines de ces recettes sont vite devenues des classiques à la maison. Le coq au Riesling est en fait assez sophistiqué, le curry à la va-vite est frais mais aussi épicé que vous le voulez, et le ragù rapide et la seule solution quand j’ai besoin de quelque chose de succulent. Normalement, je mets double quantité de lentilles (et j’utilise les excellentes lentilles du Puy, bien sûr), mais autrement, la recette est juste ce qu’il me faut: facile, rapide et délicieuse.

Alors ce soir, c’est l’heure du chilli. Certains ingrédients viennent directement d’un bocal ou d’une boîte, mais les épices sont fraîches et le boeuf hâché et le chorizo de la meilleure qualité. Laisser ce plat mijoter est pure torture, et j’avoue librement que j’en vole une cuillérée (ou deux ou trois) avant que le produit fini n’aie le temps d’arriver sur la table. Je pourrais justifier ce vol en disant que tous les cuistots doivent goûter leurs plats, mais j’ai bien peur que dans mon cas, ça n’est que de la gourmandise.

Alors à la vôtre, Miss Lawson, chez nous, on vous aime.


28 Oct

Tea for two

In the last five years, around Christmas time, afternoon tea at Claridge’s has become a bit of a tradition. I know, it has not really been a long time for it to become a tradition, but I am measuring this in terms of anticipation and enjoyment. And I can promise you, I am anticipating it for months and enjoying every minute of it when the time comes.

Because, you see, everything conspires to force you to have a good time. The setting and décor of the tearooms are perfect, the staff efficient and the right side of friendly, and the food delicious and more than abundant. You start with choosing your first pot of tea, from a list giving you an embarrassment of riches. You can even push the boat out and go for the glass of bubbly, but I always feel that it is somewhat gilding the lily (alcohol, in the middle of the afternoon, not quite my thing.)

Then the first plate of finger sandwiches arrives, and the plates keep coming until you cry stop (which in this case takes three or four, they are that good). The second offering is a plate of dainty, delicate and delicious cakes, by which time you are usually ready for a second pot of tea. And finally, you get to the scones, clotted cream and special Christmas preserve. I am salivating and feeling full at the same time right now. Is that even possible?

However, it is all too yummy for words and well worth the wait, I’m telling you.



Juste avant Noël, notre thé de cinq heures, ou goûter dinatoire, à Claridge’s est une tradition annuelle ces cinq dernières années. Je sais, cinq ans, ça n’est pas vraiment assez pour en faire un tradition, mais ce que je juge, c’est combien je l’attends avec impatience en sachant combien je vais l’apprécier. Et je peux vous dire que j’en salive des mois à l’avance et que je savoure chaque minute quand la date arrive enfin.

Parce que voyez-vous, tout conspire à vous assurer un après-midi magique. Le salon de thé et son décor sont parfaits, le personnel professionnel et aimable comme il faut, et les victuailles délicieuses et plus qu’abondantes. Vous commencez par choisir votre premier thé, à partir d’un menu long comme le bras.  Vous pouvez même mettre les petits plats dans les grands et commencer par un verre de champagne, mais pour moi, c’est en faire un peu trop (l’alcool en plein milieu de l’après-midi, ça n’est pas vraiment mon style.)

Et c’est là que la première assiettes de sandwiches arrive, et elles continuent d’arriver jusqu’à ce que vous demandiez pitié (dans mon cas, au moins deux ou trois, tellement les sandwiches sont bons). Après ça, c’est le tour des petits gâteaux délicats et délicieux, et bien sûr votre deuxième théière. Et pour finir, il y a les scones, la clotted cream (encore plus épaisse que la crème fraîche) et la confiture de Noël. J’ai l’eau à la bouche et l’estomac plein en même temps. C’est possible, ça?

Cela dit, tout est si délicieux que toute definition est impossible mais vaut l’attente, c’est moi qui vous le dis.