Of roots and men

Are we pure products of our surroundings? Do we let ourselves be moulded by them or can we control the influences in our lives? I left France at the age of 24, and yet, seventeen years later, I still consider myself French. When France plays England at rugby, I hope “we” win. I always cheer for the French contestants, in anything serious or silly, just because I am one of them. I do get annoyed when one of “us” lets the side down, too.

As many of my friends will tell you, I am ‘very French’. That includes all the good things (whatever they are) and all the bad traits frequently attributed to the French (arrogant, moi?), although I don’t ever see this as a problem. I like to think of myself as a pure product of my terroir, that indefinable term summarising all conditions responsible for making something what it is. Like a good wine has its terroir, I believe we do to.

So, am I heading for an identity crisis? I think not. This is probably due to the fact that I have sponged off enough of my British surroundings to mitigate the worst of the French in me (at least I hope so!). Who says you cannot adopt a new terroir, and that you shouldn’t be able to combine two of them to create an even better set of conditions for you to grow and develop into. I believe I have.

L’HOMME ET SES RACINES

Sommes-nous le pure produit de notre environnement? Le laissons-nous nous changer ou peut-on contrôler ce qui influence notre vie? J’ai quitté la France quand j’avais 24 ans, et pourtant, dix-sept ans plus tard, je me considère toujours français. Quand la France affronte l’Angleterre sur la pelouse, j’espère toujours que “nous” allons gagner. J’applaudis toujours les candidats français dans quoi que ce soit, sérieux ou bête, simplement parce que j’appartiens au même peuple. Et ça m’embête aussi quand “un de nous” nous laisse tomber.

Mes amis vous le diront, je suis “très français”. Y compris tous les bons côtés (quels qu’ils soient) et tous les vices fréquemment attribués aux Français (arrogant, moi?), mais ça ne me dérange pas. J’aime m’imaginer comme étant le pur produit de mon terroir, ce mot presque indéfinissable qui décrit toutes les conditions nécessaires à faire de quelque chose ce qu’il est. Tout comme un bon vin, je crois que nous avons tous notre terroir.

Allons donc, me dirigerais-je vers une crise d’identité? Je ne le pense pas. Probablement parce que j’ai absorbé, comme une éponge, suffisamment de mon environnement britannique pour mitiger le pire de ma nature française (du moins je l’espère!). Qui peut affirmer qu’on ne peut pas adopter un nouveau terroir, ou en mélanger deux pour créer les conditions parfaites pour sa croissance. Je pense y avoir réussi.