14 Aug

DE LA NATURE DES SOUVENIRS

Vous êtes-vous jamais demandé d’où viennent les souvenirs? Où les garde-t-on, bien au chaud, protégés, comme dans un cocon qui s’ouvre parfois pour les laisser revenir à la surface? Et qu’est-ce qui les fait éclore à nouveau? Ces pensées me viennent alors que je viens de reconduire une amie, que je n’avais pas vue depuis presque 10 ans, à l’aéroport.

Of the nature of memories

Have you ever wondered where memories come from? Where do we kep them, nice and warm, protected, like in a cocoon that sometimes opens up to let them come to the surface again? And what makes them blossom again? These thoughts are coming to me as I have just taken a friend, whom I had not seen in over 10 years, to the airport.

Bien sûr, nous avions passé toute une soirée à nous souvenir de petits détails, toujours importants, au sujet de l’année que nous avons passée à Glasgow, avec beaucoup d’autres, à préparer notre futur de profs. Et tous ces souvenirs me font maintenant penser à leur nature, et à ce qui les fait resurgir. Dans notre cas, c’était simplement le fait de parler de toutes les bonnes soirées passées à discuter, à manger, à boire (sans excès!), de tous les concerts, tous les cèilidhs et autres soirées…

Of course, we had spent a whole evening reminiscing about small details, always important, concerning the year we spent in Glasgow, with quite a few others, preparing our futures as teachers. And all these memories now make me think of their nature, and about what makes them resurface. In our case, it was simply the fact that we talked about all the super evenings spent chatting, eating, drinking (without excess!), about all the concerts, all the cèilidhs and other nights out…

Bien sûr, la madeleine de Proust nous a appris qu’une odeur peut nous transporter dans un passé, peut-être lointain, et nous faire ressentir des émotions parfois puissantes ou pénibles, comme ça, pour un rien. Mais je pense aussi que certains sons peuvent évoquer des souvenirs, comme le fait le chant des martinets, qui évoquent mes étés passés en Provence. Dans la même veine, certaines chansons me ramènent dans un passé plus ou moins lointain, et sont donc des machines à remonter le temps à part entière.

Of course, the Proust madeleine taught us that a smell can take us back to the past, maybe long gone, and make us remember feelings, sometimes powerful or painful, just like that, unprovoked. But I also think that certain sounds can invoke memories, as does the song of the swifts, which reminds me of my summers spent in Provence. In the same way, some songs take me back to a past that is more or less distant, and are therefore time machines in themselves.

Marie, par Véronique Sanson, me ramène en 1997, à Glasgow, où je me souviens l’avoir fait découvrir à un groupe de lycéens dans le cadre de leurs études de français. Si j’entends I’m not in love, par 10CC, je suis avec ma copine Laure, en 1994, bien au chaud dans son petit studio au dernier étage, la froide pluie écossaise battant la chamade sur le toit.

Marie, by Véronique Sanson, takes me back to 1997, in Glasgow, where I remember helping high school students discover its meaning in the framework of their French studies. I’m not in Love, by 10CC, I am with my friend Laure, in 1994, in the warmth of her little studio on the top floor, with the cold Scottish rain beating hard on the roof.

Et vous, chers amis et lecteurs, qu’est-ce qui vous fait remonter le temps? Quels souvenirs vous reviennent en tête quand vous sentez une odeur particulière, entendez cette chanson-là, ou voyez un petit détail apparemment sans importance? Dites-moi tout!

So, what about you, dear friends and readers, what takes you back in time? Which memories come flooding back when you smell a particular smell, hear that song, or see a tiny detail apparently meaningless? Tell me everything!

07 Aug

J’ÉTAIS À NEW YORK!

Chers amis et lecteurs, pour mon nouvel article sur ce blog, je vais vous parler de mes vacances. Vu que les paragraphes sont plus longs, je vais encore une fois intercaler la version française avec celle en anglais. J’espère que vous répondrez à la question à la fin!

Dear friends and readers, for my new post on this blog, I am going to tell you about my holidays. As the paragraphs are longer, I am once again going to sandwich the French version with the English one. I hope you will answer the question at the end!

 

Je sais, chers amis et lecteurs, que vous allez pensez (et que certains vont me le faire savoir par messages sur tous les médias sociaux!), que j’étais encore en vadrouille, et que je ne le méritait vraiment pas, vu que je ne travaille pas assez dur pour y avoir droit!

I know, dear friends and readers, that you are going to think (and that some will let me know via messages on social media!), that I was once again out and about, and that I really didn’t deserve it, because I am not working hard enough to have the right to go!

Mais voyez-vous, c’est la faute de Monsieur tALK, qui m’avait murmuré à l’oreille qu’il n’était jamais allé aux Etats-Unis, et qu’il rêvait d’y venir. Et bien voilà, c’est chose faite…

But you see, it’s Monsieur tALK’s fault, who had been whispering in my ear that he had never been to the United-States, and that he was dreaming of coming here. Well, here we are, it’s a done thing…

Quel plaisir de revenir dans la cité qui ne dort jamais. La dernière fois que j’ai arpenté les rues de cette métropole était en 2011, je crois, ou même peut-être avant! Certaines choses ne changent pas: les vendeurs de hot-dogs et de bretzels, Central Park, la statue de la Liberté et Broadway. Mais quelle joie de voir à nouveau un gratte-ciel s’élever sur le site du World Trade Center. Et le mémorial est tout simplement à couper le souffle.

What a pleasure it was to be back in the city that never sleeps. The last time I walked the streets of this metropolis was in 2011, I think, or maybe earlier, even! A few things never change: the hot-dogs and pretzels sellers, Central Park, the Statue of Liberty and Broadway. But what a joy to see again a sky-scraper rise on the site of the World Trade Center. And the memorial quite simply takes your breath away.

Mais il ne vous aide pas à vous préparer pour le musée du 11 septembre, qui vous arrache tout simplement le coeur. Je ne vous donnerai aucun détails ici, mais je pense vraiment qu’il vaut le détour. Tout comme un charmant bistro près de Greenwich Village, qui s’appelle Buvette, où j’ai mangé le MEILLEUR croque-madame, avant de traverser le pont de Brooklyn, d’explorer le coin et de prendre le ferry pour la 34ème rue, un super moyen d’admirer le panorama de Manhattan, et d’apprécier le développement de l’est de la cité.

But it does not prepare you for the 9/11 museum, which is simply heart-wrenching. I won’t go into details here, but I think that it deserves a visit. As does a charming bistro near Greenwich village, called Buvette, where I had the best croque-madame EVER, before walking across the Brooklyn Bridge, exploring the area and taking the ferry to 34thstreet, a great way to admire the Manhattan skyline, and to appreciate the development of the east side of the city.

Après la foule et l’action de la ville, Monsieur tALK s’est bien amusé dans l’Ohio, en rendant visite à de vieux amis et en s’en faisant de nouveaux. Ça nous a aussi fait du bien de voir un peu de pluie, quelque chose qu’on avait pas vu depuis un lustre à la maison! Une balade en bateau, la rencontre de chiens géants, admirer de belles maisons, tout était tellement sympa que le citron vert a hâte d’y retourner. Mais vous, chers amis et lecteurs? Avez-vous passé des vacances que vous voudriez nous raconter? J’attends vos messages avec impatience!

After the hustle and bustle of the city, Monsieur tALK had a lot of fun in Ohio, visiting old friends and making new ones. It was also a relief to see some rain, something we had not seen for a few weeks back at home! A boat ride, meeting giant dogs, looking at lovely houses, it was such a lovely time that the lime can’t wait to go back! But what about you, dear friends and readers? Have you had some lovely holidays you can tell us about? I look forward to reading your messages!

24 Jul

MES MOTS PRÉFÉRÉS: LES NOMS

Suivant mes verbes préférés dans un article précédent, j’ai pensé revenir sur le sujet et vous parler de quelques uns de mes noms favoris. Mai quel défi: comment choisir seulement 5 noms parmi les milliers de noms que comporte la langue française? Devais-je choisir le banal ou le poétique? Du coup, cette petite sélection est ‘du moment’, vu que je change d’avis au moins dix fois par jour, ou du moins à chaque fois qu’on me demande mon nom préféré. Alors voici mon top 5, pour l’instant:

une libellule  [ynlibelyl]: J’aime la version française de ce mot, tellement plus douce et innocente que la version anglaise (dragonfly), et qui je pense reflète la grâce de ce superbe insecte.

un taille-crayon  [ɛ̃  tajɛkʁɛjɔ̃]:  Ici, j’adore l’honnêteté de ce nom, et la simplicité de sa construction, qui,en fait, fait miroir à son correspondant anglais.

un hérisson  [ɛ̃  eʁisɔ̃]:  Mes lecteurs avides sauront qu’une famille de quatre vit dans mon jardin, et j’apprécie le nom piquant de cet animal, tout comme la douce créature elle-même.

une cruche  [ynkʁyʃ]:  J’aime la syllabe craquante de ce nom, et sa définition argotique assez coquine, décrivant une ingénue assez naïve et simple…

un arc-en-ciel  [ɛ̃n-aʁkɑ̃sjɛl]:  J’aime, encore une fois, la nature plutôt prosaïque de ce nom francais, qui de façon un peu perverse, est aussi assez poétique. Et pas de pluie, comme dans sa traduction anglaise, merci beaucoup!

Encore une fois, je fais appel à vous, chers amis et lecteurs, pour me faire savoir quel sont vos noms français préférés. Je suis prêt à parier que je serai surpris par vos choix, alors allez-y, faites-moi plaisir et laissez un commentaire ci-desous!

My favourite words: nouns

Following my favourite verbs in a previous article, I thought I would come back to the topic and talk to you about some of my favourite nouns. But what a challenge: how to select only 5 of the thousands of nouns in the French language? Should I go for the mundane or the poetic? This little selection is therefore ‘of the moment’, as I am known to change my mind at least ten times a day, or at least every time people ask me what my favourite French noun is. But here is my top 5, for the moment:

une libellule  [yn libelyl]: a dragonfly. I love the much sweeter and more innocent sound of this French noun, which I think reflects the grace of this wonderful insect.

un taille-crayon  [ɛ̃  tajɛkʁɛjɔ̃]: a pencil sharpener. Here, I love the honesty of this noun, and the simplicity of its construction, which actually mirror its English counterpart.

un hérisson  [ɛ̃  eʁisɔ̃]: a hedgehog. Avid readers will know that a family of four live in my garden, and I appreciate the rather prickly sound of the name of this animal, just like the very sweet creature itself.

une cruche  [yn kʁyʃ]: a pitcher. I like the crisp syllable of this noun, and its rather naughty slang meaning, describing a rather naïve and simple ingenue…

un arc-en-ciel  [ɛ̃n-aʁkɑ̃sjɛl]: a rainbow. I particularly like, once more, the rather prosaic nature of this French noun, which, rather perversly, is also quite poetic in its direct translation of ‘bow-in-the-sky’. And no mention of rain, thank you very much!

Once again, I call upon you, dear friends and readers, to let me know which French nouns are your favourite. I am ready to bet that I will be surprised by your choices, so go on, make me happy and leave a comment below!

17 Jul

LE CRATÈRE DE VIX

Chers amis et lecteurs. Cette semaine, je reviens à la présentation traditionnelle de mon blog, avec le texte français précédant le texte en anglais. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop, mais je pense que cet article est mieux servi par cet disposition.

Dear friends and readers. This week, I am coming back to the traditional presentation of my blog, with the French text coming before the text in English. I hope that you will not be too mad at me, but I think that this article is better served through this arrangement.

 

En janvier 1953, le superbement nommé Maurice Moisson, agriculteur de son état, découvre la tombe d’une princesse celte, alors qu’il laboure son champ à Vix, dans le joli département de la Côte d’Or. Mes lecteurs assidus sauront que ce département est celui  qui a vu ma naissance, mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’il abrite toujours aujourd’hui ce trésor, un des plus gands vaisseaux en bronze connus au monde.

Tout d’abord, il me faut expliquer ce qu’est un cratère, et pourquoi cet énorme objet est parfois appelé le vase de Vix. Dans la Grèce antique, le vin servi lors de banquets était souvent dilué avec de l’eau et parfumé d’épices. Cette dilution se faisait dans de grands récipients ayant la forme de vases, d’où le nom. Et apparemment, vu la taille de cet objet découvert dans sa tombe (il pouvait contenir 1100 litres!), la dame de Vix avait certainement l’intention d’offrir de somptueux repas dans l’autre monde!

Ce qui caractérise le cratère arraché à la terre bourguignonne est sa taille: il mesure plus d’un mètre soixante de haut et pèse plus de deux cents kilos. Il est décoré de frises et ses anses sont presque effrayantes avec ces gorgones qui font une grimace pas possible! Le fait que ce cratère soit souvent décrit comme une merveille technique me rend très fier de le voir exposé au musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur -Seine.

Même si le vase est la pièce maîtresse découverte dans cette tombe, les autres trésors sont aussi merveilleux: un char complet, des meubles en veux-tu en voilà, de la vaisselle, et surtout des bijoux, dont un torque en or fin, qui décorait le cou de la belle dame. Vous pouvez voir le tout dans le même musée, dont je vous conseille vivement la visite, bien entendu!

Et vous, amis et lecteurs, quelle visite me recommanderiez-vous? J’adore les musées et l’histoire, surtout celle de l’antiquité, alors n’hésitez pas à me dire ce qui est à ne pas manquer dans votre coin du monde. A bientôt!

 

The Vix krater

In January 1953, the superbly named Maurice Moisson [la moisson = the harvest], a farmer, discovers the tomb of a Celtic princess, as he is ploughing his field in Vix, in the pretty département of the Côte d’Or. My avid readers will know that this département is the one that witnessed my birth, but what you might not know is that it still houses this treasure today, one of the biggest known bronze vessels in the world.

First of all, let me explain what a krater (or crater) is, and why this enormous object is sometimes also called the vase of Vix. In ancient Greece, wine served during banquets was often diluted with water and perfumed with spices. This watering down was done in large receptacles looking like vases, hence the name. And by the looks of it, from the size of that object discovered in her tomb (it could contain 1,100 litres!), the lady of Vix was probably going to throw magnificent parties in the other world!

What makes this krater pulled out of the Burgundian earth so special is its size: it is over 1m60 tall and weighs more than 200kg. It is decorated with friezes and its handles are almost scary, carrying gorgons with a grin you wouldn’t believe! The fact that this krater is often described as a technical marvel makes me very proud to see it exhibited in the Musée du Pays Châtillonnais, in Châtillon-sur-Seine.

Even if the vase is the key piece discovered in this tomb, the other pieces of the treasure are equally sumptuous: a complete chariot, more furniture than you can throw a stick at, some crockery and most of all some pieces of jewellery, amongst them a pure gold torc, which was decorating the beautiful lady’s neck. You can see it all in the very same museum, and I can only recommend a visit, of course!

And what about you, friends and readers, which visit would you recommend? I adore museums and history, especially antiquity, so please don’t hesitate to let me know what is not to be missed in your corner of the world. See you soon!

10 Jul

MES MOTS PRÉFÉRÉS: LES VERBES

Chers amis et lecteurs! Après les gentils commentaires qui ont suivi la nouvelle présentation de mon blog avec le dernier article, je recommence cette semaine. Alors s’il vous plaît, dites-moi si vous aimez lire ce qui suit avec les paragraphes en français et en anglais alternés.

Dear friends and readers! After the nice comments that followed the new presentation of my blog in the latest post, I am doing it again this week. So please, let me know if you like to read what follows with alternating French and English paragraphs.

 

Je ne sais pas si vous avez déjà pris le temps d’apprécier la beauté de certains mots, aux dépends de la langue qu’ils représentent. Et bien, pendant mes leçons, je tombe parfois sur des mots qui me font penser: ‘Attends un peu. C’est un joli mot, en fait!’ Pour certains d’entre eux, simplement parce qu’ils ‘sonnent’ juste et beau, pour d’autres parce qu’ils sonnent exactement comme ils sont ou s’écrivent. Alors j’ai pensé qu’au cours des prochaines semaines, je vous donnerai le top 5 dans trois catégories, en commençant par les moins évidents: les verbes. Allons-y.

I don’t know if you have ever taken the time to appreciate the beauty of some words, regardless of the language they represent. Well, in the course of my lessons, I sometimes stumble across words that make me think: ‘Hang on a minute. That’s actually a pretty word!’ Some of those simply because they ‘sound’ right and beautiful, others because they sound almost exactly like what they are and look like. So I thought that over the next few weeks, I would give you my top five in three categories, starting with the least obvious: verbs. Here goes.

tintinnabuler [tɛ̃tinabyle]: produire une série de sons léger et aigus. J’entends des clochettes ou des verres en cristal qui cliquettent quand j’utilise ce mot. Un autre joli verbe, cliqueter!

tintinnabuler [tɛ̃tinabyle]: to produce a series of light and high-pitched sounds. I hear tiny bells or clinking crystal glasses when I use this word. Another nice verb, to clink!

sourdre [suʁdʁ]: sortir de terre, en parlant des eaux; naître, se manifester peu à peu. J’aime assez le côté un peu sombre de ce verbe, très peu utilisé, malheureusement.

sourdre [suʁdʁ]: to come out of the ground, talking of water; to be born, to manifest itself slowly. I quite like the rather dark feel of this verb, unfortunately rarely used.

chuchoter [ʃyʃɔte]: dire quelque chose à voix basse. Un exemple parfait d’un verbe qui ressemble à sa définition. On ne peu pas crier ‘chuchoter’!

chuchoter [ʃyʃɔte]: to say something in a low voice. A perfect example of a verb that looks like its definition. You cannot shout ‘to whisper’!

éclore [eklɔʁ]: sortir de son oeuf, s’ouvrir, fleurir, s’épanouir. J’adore la douceur de ce verbe, où même le r devient si doux pour accueillir la nouvelle vie sortie de l’oeuf, ou la fleur à peine épanouie. 

éclore [eklɔʁ]: to come out of one’s shell, to open up, to flower, to blossom. I love the softness of this verb, where event the r becomes so soft to greet the new life coming out of the egg, or the flower that has just blossomed.

s’assoupir [sasupiʁ]: s’endormir d’un sommeil léger, devenir plus calme. Un autre verbe qui pour moi est presque une onomatopée, tellement le son devient souffle, calme et sans souci, comme un bébé qui s’endort.

s’assoupir [sasupiʁ]: to go to sleep softly, to become calmer. Another verb, which for me is almost an onomatopeia, so soft the sound it produces, calm and without a care in the world, like a baby going to sleep.

Comme toujours, chers amis et lecteurs, j’aimerais tellement avoir votre avis. Quels sont vos verbes préférés, dans n’importe quelles langues que vous parlez ou apprenez à aimer? Dites-moi tout.

As always, dear friends and readers, I would love to hear from you. What are your favourite verbs, in any of the languages you speak or are learning to love? Tell me everything.

03 Jul

EST-CE QU’IL FAIT VRAIMENT TROP CHAUD?

Chers amis et lecteurs, cette semaine, j’essaie quelque chose de nouveau avec cet article, où vous trouverez chaque paragraphe en français d’abord, immédiatement suivi de la version anglaise du même paragraphe. S’il vous plaît, dîtes-moi ce que vous pensez de cet arrangement, ou si vous préférez la version classique du texte français entier, suivi du même texte entier en anglais. Vous pouvez me contacter par commentaire sous cet article, mais aussi sur Twitter et sur Facebook. A bientôt, et merci d’avance pour vos idées!

Dear friends and readers, this week, I am trying something new with this post, where you will find each paragraph in French first, immediately followed by the English version of the same paragraph. So please, let me know what you think about this set up, or whether you prefer the classic version, with the whole French text, followed by the same entire text in English. You can contact me through a comment under this post, but also on Twitter and on Facebook. See you soon, and thank you in advance for your ideas!

 

Salut à tous! Au moment où j’écris ces quelques lignes, le soleil est haut dans le ciel, ainsi que les avions qui foncent vers Heathrow. Sans compter les milans royaux qui tournent, tournent, tournent et montent encore plus haut sans donner un coup d’aile. Et il fait chaud. Je sais que certains d’entre vous ne me croiront pas (Il fait chaud? En Angleterre? Et puis quoi encore!?), et que d’autres vont me plaindre car ils préfèrent la grisaille et la pluie.

Hello all! At the time I am writing these few lines, the sun is high in the sky, as are the planes rushing towards Heathrow. Not forgetting the red kites who turn, turn, turn and climb ever higher without flapping their wings. And it is hot. I know that some of you will not believe me (It is hot? In England? Pull the other one!?), and that others are going to pity me, because they prefer a grey and rainy weather.

Mais moi, je ne me plains pas. Je ne me plaindrai jamais de la présence du soleil et d’un peu de chaleur. Après tout, nous somme en juillet, et même dans le sud de l’Angleterre on a droit à quelques journées d’été, non? Et nous avons maintenant eu droit à quelques unes de ces belles journées. Ce qui fait que j’ai déjà entendu pas mal de gens dire que vraiment, il est temps que ça cesse.

But I, for one, am not complaining. I will never complain about the sun shining or about a bit of  heat. After all, it’s July already, and even in the south of England we have a right to some of those nice days, have we not? And we have now been blessed by a few of these beautiful days. Which means that I have already heard quite a few people say that it is high time that it stopped.

Quand j’entends ça, je ne dis rien. Je souris bêtement, et je ne dis rien. Au risque de me répéter, j’aime la chaleur, le soleil, le ciel bleu, les oiseaux qui volent et même les gros avions pleins de gens qui descendent doucement vers l’aéroport. Je me sens bien sous un soleil de plomb, à l’abri sous mon parasol, avec mon travail, ma musique et une petite brise bien sympathique pour me rafraîchir.

When I hear these comments, I say nothing. I smile stupidly, and I say nothing. At the risk of repeating myself, I like the heat, the sun, the blue sky, the birds flying high and even the big planes full of people slowly descending towards the airport. I feel right under a blazing sun, under the shelter of my parasol, with my work, my music, and a nice little breeze to cool me down.

Une autre raison pour mon amour du beau temps cette semaine: le QG d’ALK va recevoir pas mal d’invités pour la Régate, et j’aime autant qu’il fasse beau pour que tout le monde s’amuse bien, sur l’eau comme dans mon jardin, et pas renfermé à l’intérieur. Alors moi je dis: pourvu que ça dure!

Another reason for my loving the nice weather this week: ALK HQ is going to entertain quite a few guests for the Regatta, and I’d rather like for it to be nice, so that everybody should have a good time, on the water as in my garden, and not shut up indoors. So here’s what I say: long may it continue!

26 Jun

COMMENT APPRENEZ-VOUS?

Pendant une de mes récentes leçons, mon étudiante et moi en sommes venus à parler des divers conseils que nous donnerions à quelqu’un qui vient de commencer à apprendre le français, ou toute autre langue étrangère, d’ailleurs. Je dois dire que cette conversation (entièrement en français!) m’a donné quelques nouvelles idées intéressantes au sujet du monde complexe qu’est l’apprentissage d’une langue.

Mon étudiante a dit que le meilleur conseil qu’elle a jamais reçu, et que j’ai renforcé pendant nos leçons, est l’importance de construire une bonne base de vocabulaire. Elle a aussi dit qu’à travers mon approche du vocabulaire, je l’ai inspirée à apprendre des familles de mots, car cette façon d’apprendre lui convenait.

Et voici donc la chose importante: j’ai lu tant de blogs, d’articles et de colonnes pleines de conseils au sujet de l’acquisition du vocabulaire, et de son importance ou de sa futilité, et me disant le plus souvent comment le faire. Mais il faut se rendre à l’évidence: on apprend tous différemment, alors mon meilleur conseil est d’apprendre du vocabulaire, vu que c’est important, mais de le faire d’une façon qui marche pour vous. Des autocollants partout à la maison pour étiqueter les choses, aux couleurs coordonnées pour les genres ou les types de mots, des listes, des jeux de mémoires, tout est bon.

Et c’est la même chose avec la grammaire. Vous entendrez et lirez plein de conseil, et la plupart sont utiles (à part ceux, à mon avis, qui vous disent de ne pas l’apprendre…). Mais en fait, la façon que vous choisirez pour approcher ce sujet épineux doit être personnelle. Si je puis m’exprimer sur le sujet, je dirais ceci: ne sous-estimez pas l’importance de l’apprentissage de la grammaire, mais essayez de l’apprendre en contexte.

Pour moi, cela veut dire que quel que soit votre style préféré, que vous lisiez, écoutiez ou causiez, il y aura toujours un exemple parfait de cette règle spécifique qui vous éclairera et vous apprendra à construire des phrases plus longues et plus complexes. Bien sûr, vous trouverez toujours des gens comme moi, qui aiment vraiment lire un livre de grammaire comme on lit un roman, mais vous savez que je suis un peu spécial!

Alors, chers amis et lecteurs, dites-moi tout: comment apprenez-vous votre vocabulaire? Et est-ce que l’apprentissage de la grammaire est important pour vous? J’aimerais savoir ce que vous en pensez tous, alors laissez mes lecteurs (et moi!) vos astuces préférées en commentaire.

How do you learn?

In one of my recent lessons, my student and I came to talk about the various pieces of advice we would give to someone who had just started learning French, or any other foreign language, for that matter. I have to say that this conversation (conducted entirely in French!) gave me some very interesting and fresh insights into the complex world of language learning.

My student said that the best advice that she was ever given, and that I had reinforced during our lessons, was the importance of building a good vocabulary base. She also said that she had been inspired to learn word families through my approach to vocabulary, because it worked for her.

And here is the important thing: I have read so many blogs, articles and advice columns about vocabulary building, telling you whether it is important or futile, and more often than not telling you how to do it. But let’s face it: we all learn differently, so my best advice is learn vocabulary, as it is important, but do it in a way that works for you. Sticky notes all over the house to label things, colour coordinated for genders or word types, lists, pelmanism, it’s all good.

The same thing applies to the learning of grammar. You will hear and read all sorts of advice, and most of them are useful (apart from, to my mind, the ones telling you not to bother learning any…). But really, the way you choose to approach this thorny subject must be a very personal one. If I may throw in my views on the subject, I will say this: do not underestimate the importance of learning grammar, but try to learn it in context.

This, to me, means that whatever your prefered learning style, whether you read, listen or chat away, there will always be a perfect example of a specific rule that will enlighten you and make you understand how to build longer, more complex sentences. Of course, you will always find people like me, who actually enjoy reading a grammar book as you read a novel, but then again, I’m quite special!

So, dear friends and readers, tell me all: how do you lear your vocabulary? And is learning grammar important to you? I would love to hear from you all, so please leave all my readers (and me!) your favourite tips in a comment.

15 May

At ALK HQ

I am not sure if you, dear friends and readers, are all aware that I am a heavy user of  social media, which I use to spread the word about ALK. You will find me mostly on Twitter, Instagram and Facebook (can I encourage, nay, convince you to follow the links, as likes and follows are greatly appreciated!?). I wanted to point this fact out to you today, as I am trying to find out what kind of content you, students of French, would like to see on said platforms, in order to make the service I offer an even better one.

One of the regular features of my Twitter feed is a daily multiple-choice quiz, which I publish most weekdays, at around 11am. I think this little exercise enables you to sharpen your grammar and vocabulary skills, through questions of varying degrees of difficulty. Back due to popular demand after a little hiatus, I also publish a Twictée every day, which will help you practise your listening skills: listen to the sound file, transcribe what you hear, and send me your answer, which will fit in a tweet, and I will have a look for you.

In my effort to help you all learn French, I also provide you with what I hope are attractive and helpful words and phrases of the day on Instagram, complete with explanations and pronunciation. A lot of people seem to appreciate them, so I hope to make you a convert. Also on Instagram, you will find regular updates and news on all things related to life in and around ALK HQ, and also to Monsieur tALK’s travels.

Finally, you can join me on Facebook, where you will find most of the above on the ALK page, but also an as yet small but growing band of Friends of Arnaud’s Language Kitchen. So if you can join me on any of these sites, I would be delighted to hear from you: you can tell me all about you, and how I can help you learn and practise French. Is that a deal?

AU QG D’ALK

Je ne sais pas si vous, chers amis et lecteurs, savez tous que je suis très souvent sur les médias sociaux, que j’utilise pour faire connaître ALK. Vous me trouverez surtout sur Twitter, Instagram et Facebook (puis-je vous encourager, non, vous convaincre de suivre les liens, car les coeurs et les abonnements sont vraiment appréciés!?). Je voulais vous le faire savoir aujourd’hui, car j’essaie de découvrir quel genre de contenu vous, étudiants en français, voudriez voir sur les-dites plateformes, afin d’améliorer encore plus le service que je vous offre.

Une des rubriques régulières sur mon compte Twitter est un petit quiz a choix multiples, que je publie presque tous les jours de la semaine, vers 11 heures. Je pense que ce petit exercice vous permet d’aiguiser votre grammaire et votre vocabulaire, à travers des questions de difficulté variée. De retour après une brève absence, et à la demande générale, je publie également une Twictée tous les jours, qui vous aide à pratiquer vos dons d’écoute: écoutez la dictée, écrivez ce que vous entendez, et envoyez-moi votre réponse, qui tient dans un tweet, et regarderai ça pour vous.

Pour rendre votre apprentissage du français plus efficace, je vous propose aussi ce que j’espère être des mots et expressions du jour utiles et jolis sur Instagram, avec des explications et leur prononciation. Pas mal de gens ont l’air de les apprécier, alors j’espère vous y convertir. Egalement sur Instagram, vous trouverez des nouvelles et des annonces sur tout ce qui se rapporte à la vie à et autour du QG d’ALK, ainsi que sur les voyages de monsieur tALK.

Enfin, vous pouvez vous joindre à moi sur Facebook, où vous trouverez presque tout ça sur la page ALK, mais aussi un groupe aujourd’hui petit mais grandissant, les Friends of Arnaud’s Language Kitchen. Alors si vous pouvez vous joindre à moi sur ces sites, je serai ravi de recevoir de vos nouvelles: vous pourrez tout me dire sur vous, et comment je peux vous assister à apprendre et pratiquer le français. On fait comme ça?

08 May

A name

I quite like my very French name, even if there has been many a day I wished I could leave it behind. It has already been the case, and on many occasions, as my surname was a silly cause of bullying at school. Barge, you see, is a slang word for ‘crazy’, and that made me an easy target. To add insult to injury, so to speak, I remember a stupid, thankfully short-lived TV series about a very caricatural French family called ‘La Famille Bargeot’, which my tormentors threw at me any occasion they had.

To make up for the evidence that my surname has caused me problems, and still does, I can rely on the fact that I have always liked my first name, a typical French name despite its German origins, as I understand it. The family story goes that my mother wanted to name me Renaud, only to be vetoed by my paternal grandfather, thinking that she might as well go all the way and call me ‘Citroën’!

But I hear you ask, dear friends and readers, what prompted this sudden and introspective foray into my name. Here is the short version of what was going on in my head as I wrote these lines: I am the middle brother of three, and I don’t have children; my older brother has two lovely daughters, and at the time I was thinking of all this, my younger brother was awaiting the arrival of his first child. So you see, the family name was coming to an end on this particular branch.

But the arrival, on May 1st, of baby Maxime has changed all that. This tiny, perfect little thing already carries a great weight on his shoulders: whether I like it or not, our family name will live on for at least another generation, and I can only hope it will be a good thing.

So whatever your name says about you, and whether you like it or not, it is yours, half given to you by your parents, half inherited from your forebears. Unless, of course, you choose to use a different one, or change it completely. So tell me, people, what is your name, and what does it mean to you?

UN NOM

J’aime assez mon nom bien français, même s’il y a eu bien des jours où j’aurais aimé le laisser derrière moi. Ça a déjà été le cas, et pas qu’une fois, vu que mon nom de famille a été une cause de harcèlement à l’école. Barge, voyez-vous, c’est de l’argot pour ‘fou’, et ça a fait de moi une proie facile. Pour tourner le couteau dans la plaie, si je puis dire, je me souviens d’une stupide mais heureusement éphémère série télé autour d’une famille française bien caricaturale, ‘La famille Bargeot’, que mes bourreaux ne manquaient jamais d’utiliser comme arme de choix.

Pour faire contrepoids à l’evidence que mon nom de famille m’a causé des problèmes, et le fait encore, je peux me fier au fait que j’ai toujours aimé mon prénom, typiquement français malgré ses origines allemandes, si je me souviens bien. L’histoire dans la famille veut que ma mère voulait m’appeler Renaud, mais a reçu le veto de mon grand-père paternel, qui pensait qu’elle devrait pousser le vice encore plus loin, et me nommer ‘Citroën’!

Mais je vous entends demander, chers amis et lecteurs, ce qui m’a poussé à ce soudain élan introspectif au sujet de mon nom. Voici la version courte de ce qui se passait dans ma tête alors que j’écrivais ces lignes: je suis le deuxième de trois frères, et je n’ai pas d’enfants; mon frère aîné a deux charmantes filles, et au moment où je pensais à tout cela, mon frère cadet attendait l’arrivée de son premier. Alors vous voyez, le nom de famille devait s’éteindre sur cette branche de la famille.

Mais l’arrivée, le premier mai, de bébé Maxime a tout changé. Ce tout p’tit bout parfait porte déjà gros sur ses épaules: que je le veuille ou non, notre nom de famille survivra pour au moins une autre génération, et je ne peux qu’espérer que ça sera une bonne chose.

Alors, peu importe ce que votre nom révèle, et que vous l’aimiez ou pas, il est à vous, à moitié donné par vos parents, à moitié hérité de vos ancêtres. A moins, bien sûr, que vous n’en choisissiez un autre, ou le changiez complètement. Alors dites-moi, tous, comment vous vous appelez, et ce que ça veut dire pour vous.